{"id":12186,"date":"2024-11-01T10:46:40","date_gmt":"2024-11-01T09:46:40","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/?p=12186"},"modified":"2026-02-06T14:37:00","modified_gmt":"2026-02-06T13:37:00","slug":"des-scientifiques-de-lunil-expliquent-pourquoi-le-leman-emet-de-grosses-quantites-de-co2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/2024\/11\/des-scientifiques-de-lunil-expliquent-pourquoi-le-leman-emet-de-grosses-quantites-de-co2\/","title":{"rendered":"Des scientifiques de l&rsquo;UNIL expliquent pourquoi le L\u00e9man \u00e9met de grosses quantit\u00e9s de CO2"},"content":{"rendered":"\n<figure class=\"wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe loading=\"lazy\" title=\"Une \u00e9quipe de l\u2019UNIL parvient \u00e0 expliquer pourquoi le L\u00e9man \u00e9met de larges quantit\u00e9s de CO2\" width=\"500\" height=\"281\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/XbwC3WH6k4Y?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share\" referrerpolicy=\"strict-origin-when-cross-origin\" allowfullscreen><\/iframe>\n<\/div><\/figure>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group has-background has-global-padding is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\" style=\"background-color:#eeeeee\">\n<figure class=\"wp-block-image alignleft size-full is-resized is-style-rounded\"><a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/files\/2024\/11\/perga.jpg\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"250\" height=\"250\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/files\/2024\/11\/perga.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-12201\" style=\"width:200px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/files\/2024\/11\/perga.jpg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/files\/2024\/11\/perga-150x150.jpg 150w\" sizes=\"auto, (max-width: 250px) 100vw, 250px\" \/><\/a><figcaption class=\"wp-element-caption\">Marie-Elodie Perga, Institut des dynamiques de la surface terrestre<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p><strong>Au contraire des oc\u00e9ans, les lacs sont de gros \u00e9metteurs de CO<sub>2<\/sub>. Pour quelles raisons et quels sont les m\u00e9canismes \u00e0 l\u2019\u0153uvre ?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Des scientifiques de l\u2019UNIL sont parvenu\u00b7e\u00b7s \u00e0 expliquer pour la premi\u00e8re fois le cycle du carbone complet dans le lac L\u00e9man, g\u00e9n\u00e9rant un mod\u00e8le applicable \u00e0 plusieurs grands lacs embl\u00e9matiques du monde.<\/p>\n\n\n\n<div style=\"height:1px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<p>Comme la plupart des lacs dans le monde, le L\u00e9man est un \u00e9metteur de gaz \u00e0 effet de serre, et notamment de dioxyde de carbone (CO<sub>2<\/sub>). Annuellement, il produit autant de CO<sub>2<\/sub>&nbsp;que le transport automobile de la ville de Lausanne (\u2243 150&rsquo;000 habitant\u00b7e\u00b7s). Ce ph\u00e9nom\u00e8ne \u2013 la production de CO<sub>2<\/sub>&nbsp;par les lacs \u2013 est connu depuis des ann\u00e9es. Il existe cependant un large d\u00e9bat quant aux m\u00e9canismes \u00e0 l\u2019\u0153uvre.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Les donn\u00e9es de base d\u2019une \u00e9nigme carbone<\/h3>\n\n\n\n<p>Dans le monde scientifique, les th\u00e9ories traditionnelles attribuent les \u00e9missions de CO<sub>2<\/sub>&nbsp;lacustres \u00e0 l\u2019arriv\u00e9e massive dans le lac de mati\u00e8re organique provenant des sols environnants. Cette mati\u00e8re, issue de la d\u00e9composition de r\u00e9sidus v\u00e9g\u00e9taux et animaux, serait drain\u00e9e dans l\u2019eau par les pluies, puis d\u00e9compos\u00e9e une fois dans le lac par les micro-organismes qui y vivent, ce qui g\u00e9n\u00e8rerait du CO<sub>2<\/sub>. On appelle cela le processus de respiration. Bien qu\u2019elle permette d\u2019expliquer l\u2019activit\u00e9 de certains lacs, cette th\u00e9orie ne fonctionne pas pour le cas du L\u00e9man : il ne re\u00e7oit que tr\u00e8s peu de mati\u00e8re organique de ses rives. Son bilan sur une p\u00e9riode d\u2019un an devrait \u00eatre neutre, avec une production de CO<sub>2<\/sub>&nbsp;en hiver (d\u00e9composition de mati\u00e8re organique, brassage des eaux), compens\u00e9e par l\u2019absorption de CO<sub>2<\/sub>&nbsp;en \u00e9t\u00e9 (photosynth\u00e8se des algues). Comment expliquer alors qu\u2019il d\u00e9passe le bilan neutre de CO<sub>2<\/sub>&nbsp;annuel attendu ?<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Un m\u00e9canisme enfin cern\u00e9<\/h3>\n\n\n\n<p>A l\u2019UNIL, une \u00e9quipe de scientifique vient de d\u00e9crypter les m\u00e9canismes en jeu. La majeure partie des \u00e9missions provient en r\u00e9alit\u00e9 de l\u2019\u00e9rosion naturelle des roches sur le bassin amont du lac. C\u2019est l\u2019eau de pluie qui, en arrivant sur les roches, lib\u00e8re des ions bicarbonates et calcium, qui se retrouvent ensuite dans le lac. En \u00e9t\u00e9, sous l\u2019effet de la chaleur, et de la pouss\u00e9e des algues &#8211; qui changent le pH de l\u2019eau et jouent le r\u00f4le de catalyseur \u2013 les ions forment des microparticules de calcaire. On appelle cela la pr\u00e9cipitation de calcite. Cette r\u00e9action chimique lib\u00e8re du CO<sub>2<\/sub>, et donne au lac son aspect bleu-vert laiteux \u00e0 la saison chaude. Les algues continuent d\u2019absorber du CO<sub>2<\/sub>&nbsp;car pr\u00e9sentes en nombre, mais cela ne suffit pas \u00e0 compenser la production massive issue de l\u2019\u00e9rosion des roches. Les \u00e9missions suppl\u00e9mentaires sont donc le fait d\u2019un processus g\u00e9ologique, et non uniquement biologique, comme on le pensait jusqu\u2019ici.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-1 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex\">\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/files\/2024\/11\/lexplore1-1.jpeg\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"768\" data-id=\"12192\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/files\/2024\/11\/lexplore1-1-1024x768.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-12192\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/files\/2024\/11\/lexplore1-1-1024x768.jpeg 1024w, https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/files\/2024\/11\/lexplore1-1-300x225.jpeg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/files\/2024\/11\/lexplore1-1-768x576.jpeg 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/files\/2024\/11\/lexplore1-1-1320x990.jpeg 1320w, https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/files\/2024\/11\/lexplore1-1.jpeg 1440w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/a><figcaption class=\"wp-element-caption\">Marie-Elodie Perga sur la plateforme L\u00e9XPLORE<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/files\/2024\/11\/lexplore2.jpeg\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"768\" data-id=\"12194\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/files\/2024\/11\/lexplore2-1024x768.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-12194\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/files\/2024\/11\/lexplore2-1024x768.jpeg 1024w, https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/files\/2024\/11\/lexplore2-300x225.jpeg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/files\/2024\/11\/lexplore2-768x576.jpeg 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/files\/2024\/11\/lexplore2-1320x990.jpeg 1320w, https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/files\/2024\/11\/lexplore2.jpeg 1440w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/a><figcaption class=\"wp-element-caption\">L\u00e9XPLORE est dot\u00e9e d&rsquo;une instrumentation de haute technologie. Ici Guillaume Cunillera, chef technicien de la plateforme<\/figcaption><\/figure>\n<\/figure>\n\n\n\n<p>Cette d\u00e9couverte a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9e dans&nbsp;<em>Science Advances<\/em>. \u00ab Nos r\u00e9sultats expliquent le cycle du carbone dans le L\u00e9man, certes, mais ils mettent surtout au jour un processus universel, qui s\u2019applique \u00e0 plusieurs grands lacs embl\u00e9matiques du monde \u00bb, explique Marie-Elodie Perga. prof. de limnologie \u00e0 la Facult\u00e9 des g\u00e9osciences et de l\u2019environnement de l\u2019UNIL et co-autrice de l\u2019\u00e9tude. \u00ab Cette probl\u00e9matique me taraudait depuis ma th\u00e8se \u00bb, raconte-t-elle. \u00ab C\u2019est en utilisant une infrastructure scientifique unique au monde \u2013 la plateforme L\u00e9XPLORE, que nous avons pu observer \u00e0 tr\u00e8s fine \u00e9chelle, mod\u00e9liser et mettre ces processus en \u00e9quation, apportant la pi\u00e8ce manquante aux mod\u00e9lisations traditionnelles du cycle du carbone. \u00bb Pos\u00e9 sur le lac L\u00e9man, le laboratoire flottant a en effet permis de monitorer diff\u00e9rents param\u00e8tres en lien avec le cycle du carbone, de mani\u00e8re continue et \u00e0 haute fr\u00e9quence.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Un apport significatif pour lutter ad\u00e9quatement contre le r\u00e9chauffement climatique<\/h3>\n\n\n\n<p>Outre l\u2019int\u00e9r\u00eat purement scientifique de cette d\u00e9couverte, ces nouvelles donn\u00e9es sont significatives pour contribuer \u00e0 combattre correctement le r\u00e9chauffement climatique, notamment. \u00ab Des bilans sont effectu\u00e9s chaque ann\u00e9e pour d\u00e9signer les \u00e9metteurs (sources) et les stockages (puits) de carbone sur notre plan\u00e8te \u00bb, explique Marie-Elodie Perga. \u00ab Il est tr\u00e8s important d\u2019avoir une connaissance pointue sur la fa\u00e7on dont le CO<sub>2<\/sub>&nbsp;est naturellement transport\u00e9, stock\u00e9 et transform\u00e9 entre les continents, l\u2019eau et l\u2019atmosph\u00e8re. Seule une vision globale permettra de mener des actions efficaces pour lutter contre le r\u00e9chauffement de la plan\u00e8te. \u00bb<\/p>\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading\">Source<\/h5>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>G. Many, N. Escoffier, P. Perolo, F. B\u00e4renbold, D. Bouffard, M-E. Perga, Calcite precipitation: the forgotten piece of lakes\u2019 carbon cycle, <em>Science Advances<\/em>, 2024<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-28f84493 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\" style=\"flex-basis:66.66%\">\n<div class=\"wp-block-group bordure has-global-padding is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<div style=\"height:10px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-cover is-light\" style=\"min-height:163px;aspect-ratio:unset;\"><span aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-cover__background has-background-dim-0 has-background-dim\" style=\"background-color:#7b96b3\"><\/span><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1000\" height=\"363\" class=\"wp-block-cover__image-background wp-image-12222\" alt=\"\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/files\/2024\/11\/lexplore.jpg\" data-object-fit=\"cover\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/files\/2024\/11\/lexplore.jpg 1000w, https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/files\/2024\/11\/lexplore-300x109.jpg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/files\/2024\/11\/lexplore-768x279.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 1000px) 100vw, 1000px\" \/><div class=\"wp-block-cover__inner-container has-global-padding is-layout-constrained wp-block-cover-is-layout-constrained\">\n<p class=\"has-text-align-center has-large-font-size\"><\/p>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<div style=\"height:10px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">La plate-forme L\u00e9XPLORE&nbsp;&nbsp;<strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp;<\/strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<\/h4>\n\n\n\n<p>L\u00e9XPLORE est une plateforme scientifique de recherche de dix m\u00e8tres sur dix pos\u00e9e sur le L\u00e9man en Suisse, \u00e0 pr\u00e8s de 600 m\u00e8tres de la rive. Elle est \u00e9quip\u00e9e d\u2019une instrumentation de haute technologie (109 capteurs) et fournit des mesures en continu, jours et nuits, par toutes conditions m\u00e9t\u00e9orologiques. L\u00e9XPLORE regroupe cinq institutions (EPFL, EAWAG, INRAE, UNIL, UNIGE) qui m\u00e8nent des recherches multidisciplinaires et de pointe sur le lac et l\u2019atmosph\u00e8re. Elle est \u00e9galement utilis\u00e9e comme un lieu de formation et d\u2019enseignement, et un outil de vulgarisation pour le grand public.<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\" style=\"flex-basis:33.33%\"><\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Au contraire des oc\u00e9ans, les lacs sont de gros \u00e9metteurs de CO2. Pour quelles raisons et quels sont les m\u00e9canismes \u00e0 l\u2019\u0153uvre ? 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