{"id":11995,"date":"2024-07-03T09:40:09","date_gmt":"2024-07-03T07:40:09","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/?p=11995"},"modified":"2024-07-03T17:40:13","modified_gmt":"2024-07-03T15:40:13","slug":"nouveaux-communs-et-processus-de-commoning-defis-et-opportunites-pour-le-developpement-territorial-et-touristique","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/2024\/07\/nouveaux-communs-et-processus-de-commoning-defis-et-opportunites-pour-le-developpement-territorial-et-touristique\/","title":{"rendered":"Nouveaux communs et processus de\u00a0commoning\u00a0: d\u00e9fis et\u00a0opportunit\u00e9s pour le d\u00e9veloppement territorial et touristique"},"content":{"rendered":"\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Se relier au territoire et y trouver une place<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"has-background\" style=\"background-color:#f2f2f2\"><em>Th\u00e8se en g\u00e9ographie, soutenue le 11 septembre 2024 par L\u00e9a Canevet, rattach\u00e9e \u00e0 l&rsquo;Institut de g\u00e9ographie et durabilit\u00e9 (IGD) de la FGSE.<\/em><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image alignright size-full\"><a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/files\/2024\/07\/canevet.jpg\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"320\" height=\"180\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/files\/2024\/07\/canevet.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-11996\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/files\/2024\/07\/canevet.jpg 320w, https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/files\/2024\/07\/canevet-300x169.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px\" \/><\/a><\/figure>\n\n\n\n<p>La th\u00e8se questionne notre rapport \u00e0 l\u2019espace social, physique, touristique, politique. Elle propose d\u2019aborder les communs et les processus de\u00a0<em>commoning\u00a0<\/em>comme un moyen de se reconnecter au territoire en tant qu\u2019individu et en tant que communaut\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Les communs sont d\u00e9finis par trois crit\u00e8res centraux : une ressource partag\u00e9e, une communaut\u00e9 utilisatrice et des r\u00e8gles de gouvernance et de gestion (Coriat, 2015; E. Ostrom, 1990; Roudaut &amp; Cecutti, 2017; Thom\u00e9, 2016). Depuis une vingtaine d\u2019ann\u00e9e, l\u2019utilisation croissante du terme de \u00ab commun \u00bb (seul ou accompagn\u00e9 d\u2019un adjectif) aussi bien dans la litt\u00e9rature scientifique (Hess, 2008 ; Bollier, 2014 ; Coriat 2015 ; Foster &amp; Iaione, 2015 ; Festa, 2016 ; Pusey &amp; Chatterton, 2016 ; Bianchi &amp; al., 2022 ; Newton et Rocco, 2022) que dans d\u2019autres sph\u00e8res (publique, politique) montre un regain d\u2019int\u00e9r\u00eat pour le concept.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019\u00e9tude des communs permet d\u2019aborder un vaste champ de th\u00e9matiques en proposant des alternatives aux mod\u00e8les dominant de gouvernance et de gestion des ressources sur les territoires (Kebir &amp; Wallet, 2021). Certains communs produisent des biens et des services s\u2019appuyant sur des ressources locales et participent \u00e0 une forme de d\u00e9veloppement du territoire (Kebir &amp; Wallet, 2021).<\/p>\n\n\n\n<p>Parmi les biens et les services propos\u00e9s par les communaut\u00e9s g\u00e9rant les communs, certains sont destin\u00e9s aux touristes ou sont utilis\u00e9s par ces derniers. En effet, les \u00e9volutions des pratiques touristiques montrent la volont\u00e9 des touristes de vivre des exp\u00e9riences plus authentiques que certains communs semblent proposer. En outre, le tourisme s\u2019appuie depuis de nombreuses ann\u00e9es sur des ressources communes (comme les paysages) pour se d\u00e9velopper (Briassoulis, 2002 ; Holden, 2005 ; Goodwin, 2017), participant parfois \u00e0 la destruction de ces derni\u00e8res (Pintassilgo &amp; Silvia, 2007 ; De &amp; al., 2020). Cette relation entre les communs et le tourisme peut \u00eatre \u00e0 la fois un atout (g\u00e9n\u00e9rer des revenus, diffuser des id\u00e9es, etc.) pour les communaut\u00e9s g\u00e9rant les communs, mais peut \u00e9galement constituer un risque (appropriation, d\u00e9voiement, etc.).<\/p>\n\n\n\n<p>Au vu de la revue de litt\u00e9rature, la probl\u00e9matique propos\u00e9e est la suivante : quel r\u00f4le jouent les communs et les processus de&nbsp;<em>commoning&nbsp;<\/em>dans la red\u00e9finition d\u2019une nouvelle acception du d\u00e9veloppement territorial et touristique ? Pour r\u00e9pondre \u00e0 cette question, deux \u00e9tudes de cas ont \u00e9t\u00e9 s\u00e9lectionn\u00e9e : H\u00f4tel du Nord \u00e0 Marseille et Darwin \u00e0 Bordeaux. La premi\u00e8re propose des balades et des chambres d\u2019h\u00f4tes dans les quartiers Nord de Marseille et la seconde est un tiers-lieu install\u00e9 dans une ancienne caserne militaire qui est devenu une attraction touristique incontournable \u00e0 Bordeaux. Pour comprendre ces initiatives, des m\u00e9thodes qualitatives ont \u00e9t\u00e9 mises en place (entretiens, observations, observations participantes, etc.). En \u00e9tudiant ces initiatives sous le prisme du tourisme et du d\u00e9veloppement territorial, la th\u00e8se fait \u00e9merger un certain nombre d\u2019interrogations (en termes d\u2019am\u00e9nagement du territoire, de nouvelles pratiques touristiques et \u00e9conomiques et de gouvernance territoriale). Dans le contexte actuel de crises environnementale, d\u00e9mocratique et \u00e9conomique, la th\u00e8se pr\u00e9sente les communs comme des outils d\u2019exp\u00e9rimentation de nouvelles pratiques plus durables et des moyens de se relier et de trouver une place dans les territoires.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Se relier au territoire et y trouver une place Th\u00e8se en g\u00e9ographie, soutenue le 11 septembre 2024 par L\u00e9a Canevet, rattach\u00e9e \u00e0 l&rsquo;Institut de g\u00e9ographie et durabilit\u00e9 (IGD) de la FGSE. La th\u00e8se questionne notre rapport \u00e0 l\u2019espace social, physique, touristique, politique. 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