{"id":11057,"date":"2024-01-15T11:44:42","date_gmt":"2024-01-15T10:44:42","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/?p=11057"},"modified":"2024-04-23T08:53:00","modified_gmt":"2024-04-23T06:53:00","slug":"comment-proteger-la-biodiversite-en-ameliorant-le-suivi-de-la-diversite-genetique-globale","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/2024\/01\/comment-proteger-la-biodiversite-en-ameliorant-le-suivi-de-la-diversite-genetique-globale\/","title":{"rendered":"Comment prot\u00e9ger la biodiversit\u00e9\u00a0? En am\u00e9liorant le suivi de la diversit\u00e9 g\u00e9n\u00e9tique globale"},"content":{"rendered":"<figure class=\"wp-block-post-featured-image\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1799\" height=\"1200\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/files\/2024\/01\/rana-graeca.jpg\" class=\"attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image\" alt=\"\" style=\"object-fit:cover;\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/files\/2024\/01\/rana-graeca.jpg 1799w, https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/files\/2024\/01\/rana-graeca-300x200.jpg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/files\/2024\/01\/rana-graeca-1024x683.jpg 1024w, https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/files\/2024\/01\/rana-graeca-768x512.jpg 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/files\/2024\/01\/rana-graeca-1536x1025.jpg 1536w, https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/files\/2024\/01\/rana-graeca-1320x880.jpg 1320w\" sizes=\"auto, (max-width: 1799px) 100vw, 1799px\" \/><\/figure>\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\">La \u00ab&nbsp;grenouille grecque&nbsp;\u00bb, Rana graeca, fait partie des esp\u00e8ces inclues dans l\u2019analyse. Cr\u00e9dit photo&nbsp;: Andreas Meyer<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group has-background has-global-padding is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\" style=\"background-color:#eeeeee\">\n<p><strong>La diversit\u00e9 g\u00e9n\u00e9tique est cruciale pour permettre aux esp\u00e8ces de s\u2019adapter aux d\u00e9r\u00e8glements climatiques. Une \u00e9tude internationale co-conduite par des chercheurs de l\u2019UNIL d\u00e9montre que les efforts actuels de monitoring de la diversit\u00e9 g\u00e9n\u00e9tique en Europe sont lacunaires et insuffisants. Elle propose une approche in\u00e9dite pour identifier et pointer<\/strong>&nbsp;<strong>les zones g\u00e9ographiques d\u2019importance sur lesquelles se concentrer.<\/strong><\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>La diversit\u00e9 g\u00e9n\u00e9tique des animaux et des plantes est essentielle pour leur adaptation face aux bouleversements climatiques<\/li>\n\n\n\n<li>Le suivi actuel de cette diversit\u00e9 est lacunaire, et pourrait nous faire perdre des variants g\u00e9n\u00e9tiques importants<\/li>\n\n\n\n<li>Une \u00e9tude co-dirig\u00e9e par l\u2019UNIL renseigne sur les zones o\u00f9 monitorer la diversit\u00e9 g\u00e9n\u00e9tique en Europe.<\/li>\n\n\n\n<li>Elle confirme qu\u2019un meilleur suivi des esp\u00e8ces et de leur diversit\u00e9 g\u00e9n\u00e9tique est urgemment n\u00e9cessaire au niveau international<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p>Sur notre plan\u00e8te, chaque \u00eatre vivant se distingue de ses semblables par de petites diff\u00e9rences dans son mat\u00e9riel h\u00e9r\u00e9ditaire. Ainsi, lorsque l\u2019environnement change et devient d\u00e9favorable \u00e0 des populations d\u2019esp\u00e8ces (v\u00e9g\u00e9tales et animales), cette variabilit\u00e9 g\u00e9n\u00e9tique peut leur permettre de s\u2019adapter aux nouvelles conditions, plut\u00f4t que de s\u2019\u00e9teindre ou de devoir migrer vers d\u2019autres habitats. De mani\u00e8re simplifi\u00e9e, on peut donc dire que la diversit\u00e9 des g\u00e8nes repr\u00e9sente une des cl\u00e9s de survie des esp\u00e8ces. En 2022, la <a href=\"https:\/\/www.cbd.int\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Convention internationale sur la diversit\u00e9 biologique<\/a> (CBD) a d\u2019ailleurs maintenu et accru le besoin de prot\u00e9ger la\u00a0diversit\u00e9 g\u00e9n\u00e9tique au sein des esp\u00e8ces sauvages, une dimension fondamentale de la biodiversit\u00e9 trop n\u00e9glig\u00e9e jusqu\u2019ici.<\/p>\n\n\n\n<p>Le r\u00e9chauffement climatique cause actuellement d\u00e9j\u00e0 une pression importante sur de nombreuses esp\u00e8ces en Europe, notamment dans les populations qui se trouvent aux limites climatiques de leur aire de distribution. Leur capacit\u00e9 de r\u00e9sistance \u00e0 une plus grande chaleur ou s\u00e9cheresse, mais aussi face aux nouvelles esp\u00e8ces colonisant leur milieu, conditionne donc leur survie. C\u2019est dans ces situations limites qu\u2019il est le plus int\u00e9ressant de mesurer la diversit\u00e9 g\u00e9n\u00e9tique, pour \u00e9valuer l\u2019aptitude des esp\u00e8ces consid\u00e9r\u00e9es \u00e0 persister.<\/p>\n\n\n\n<p>Publi\u00e9e dans&nbsp;<em>Nature Ecology &amp; Evolution,<strong>&nbsp;<\/strong><\/em>une \u00e9tude internationale co-dirig\u00e9e par l\u2019UNIL s\u2019est pench\u00e9e sur le monitoring de la diversit\u00e9 g\u00e9n\u00e9tique en Europe. Olivier Broennimann et Antoine Guisan, rattach\u00e9s \u00e0 la Facult\u00e9 de biologie et m\u00e9decine et \u00e0 la Facult\u00e9 des g\u00e9osciences et de l\u2019environnement, ont fourni une contribution essentielle, en d\u00e9veloppant un outil in\u00e9dit pour identifier des zones g\u00e9ographiques o\u00f9 elle devrait \u00eatre suivie en priorit\u00e9. Leurs r\u00e9sultats montrent que les efforts pour surveiller la diversit\u00e9 g\u00e9n\u00e9tique en Europe sont lacunaires et devraient \u00eatre compl\u00e9t\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p>En analysant l\u2019ensemble des programmes de suivi g\u00e9n\u00e9tique en Europe, l\u2019\u00e9tude a d\u00e9montr\u00e9 que des efforts accrus devraient \u00eatre d\u00e9ploy\u00e9s dans des zones se trouvant principalement au Sud-Est (Turquie et Balkans). \u00ab\u00a0Sans une meilleure surveillance europ\u00e9enne de la diversit\u00e9 g\u00e9n\u00e9tique, nous risquons de perdre des variants g\u00e9n\u00e9tiques importants\u00a0\u00bb, t\u00e9moigne Peter Pearman, principal auteur de l\u2019\u00e9tude et ancien collaborateur de l\u2019UNIL. L\u2019am\u00e9lioration du suivi permettrait de d\u00e9tecter les zones favorables \u00e0 ces variants, et de les prot\u00e9ger dans le but de maintenir la diversit\u00e9 g\u00e9n\u00e9tique essentielle \u00e0 la survie \u00e0 long terme des esp\u00e8ces. Certaines des esp\u00e8ces menac\u00e9es fournissent en outre des services inestimables aux humains, comme le fonctionnement des \u00e9cosyst\u00e8mes (inclus agricoles), la pollinisation des cultures, la purification de l\u2019eau ou la r\u00e9gulation du climat.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019\u00e9tude comprenait 52 scientifiques de 60 universit\u00e9s ou instituts de recherche dans 31 pays. Les r\u00e9sultats sugg\u00e8rent qu\u2019il faudrait adapter les programmes europ\u00e9ens de suivi de la diversit\u00e9 g\u00e9n\u00e9tique (\u00ab\u00a0<em>monitoring<\/em>\u00ab\u00a0) en utilisant ce type d\u2019approche de mani\u00e8re plus syst\u00e9matique et inclure toutes les r\u00e9gions sensibles et riches en diversit\u00e9 g\u00e9n\u00e9tique. Au vu des accords internationaux r\u00e9cents pour stopper le d\u00e9clin de la biodiversit\u00e9, que la Suisse a sign\u00e9, l\u2019\u00e9tude rel\u00e8ve aussi qu\u2019un meilleur suivi des esp\u00e8ces en g\u00e9n\u00e9ral et en particulier de leur diversit\u00e9 g\u00e9n\u00e9tique est urgemment n\u00e9cessaire au niveau international. Cela permettra une meilleure planification de l\u2019utilisation du territoire, et un meilleur soutien aux actions de conservation et de restauration des \u00e9cosyst\u00e8mes, qui aidera \u00e0 assurer la persistance des esp\u00e8ces et des services qu\u2019elles nous fournissent.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-28f84493 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column has-background is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\" style=\"background-color:#eeeeee;flex-basis:60%\">\n<div class=\"wp-block-group has-background has-global-padding is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\" style=\"background-color:#eeeeee\">\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Source<\/h4>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>Peter Pearman, Olivier Broennimann, [+ 48 auteur.e.s] &amp; Antoine Guisan, Mike Brufford.&nbsp;Monitoring species genetic diversity in Europe varies greatly and overlooks potential climate change impacts, <em><strong>Nature Ecology &amp; Evolution<\/strong><\/em>, 2023.<\/li>\n<\/ul>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\"><\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La \u00ab&nbsp;grenouille grecque&nbsp;\u00bb, Rana graeca, fait partie des esp\u00e8ces inclues dans l\u2019analyse. Cr\u00e9dit photo&nbsp;: Andreas Meyer La diversit\u00e9 g\u00e9n\u00e9tique est cruciale pour permettre aux esp\u00e8ces de s\u2019adapter aux d\u00e9r\u00e8glements climatiques. Une \u00e9tude internationale co-conduite par des chercheurs de l\u2019UNIL d\u00e9montre que les efforts actuels de monitoring de la diversit\u00e9 g\u00e9n\u00e9tique en Europe sont lacunaires et [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1002548,"featured_media":11058,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":"","_links_to":"","_links_to_target":""},"categories":[67088,66905],"tags":[66980],"class_list":{"0":"post-11057","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-parutions","8":"category-recherche-en-action","9":"tag-antoine-guisan"},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/11057","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1002548"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=11057"}],"version-history":[{"count":5,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/11057\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":11081,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/11057\/revisions\/11081"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/wp-json\/wp\/v2\/media\/11058"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=11057"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=11057"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=11057"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}