{"id":1097,"date":"2014-05-20T14:24:02","date_gmt":"2014-05-20T12:24:02","guid":{"rendered":"http:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/?p=1097"},"modified":"2022-07-15T15:53:00","modified_gmt":"2022-07-15T13:53:00","slug":"la-pensee-ecologique-une-anthologie","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/2014\/05\/la-pensee-ecologique-une-anthologie\/","title":{"rendered":"La pens\u00e9e \u00e9cologique: une anthologie"},"content":{"rendered":"<p>La pens\u00e9e \u00e9cologique: une anthologie, publi\u00e9 en janvier 2014 aux Presses Universitaires de France (PUF) est un livre d\u2019une ampleur sans pr\u00e9c\u00e9dent en \u00e9cologie. Cet ouvrage majeur qui se veut avant tout un instrument de travail (880p.) a \u00e9t\u00e9 \u00e9crit \u00e0 quatre mains par Dominique Bourg, (professeur ordinaire et philosophe \u00e0 l\u2019IGD) et Augustin Fragni\u00e8re, (Phd in environment studies and political philosophy, IGD).<!--more--><\/p>\n<p>Le livre retrace l\u2019\u00e9volution de la pens\u00e9e \u00e9cologique sur une large p\u00e9riode de deux si\u00e8cles et demi, de ses pr\u00e9mices (18\u00e8me si\u00e8cle) jusqu\u2019\u00e0 aujourd\u2019hui, avec plus de 80 auteurs diff\u00e9rents, dont certains traduits ici pour la premi\u00e8re fois de l\u2019anglais, de l\u2019allemand, et du japonais. Cette diversit\u00e9 est \u00e0 l\u2019image d\u2019un courant pluridisciplinaire : on y trouve donc des textes ayant trait \u00e0 la g\u00e9ographie, la philosophie, la biologie, ou la climatologie, parmi d\u2019autres disciplines. On rel\u00e8vera ici que dans ce sens, ce livre est fid\u00e8le \u00e0 la FGSE &#8211; dont sont issus les auteurs &#8211; une facult\u00e9 \u00e9galement au croisement des sciences sociales et naturelles. On pourrait prendre la citation suivante des auteurs comme fil conducteur de l\u2019ouvrage :<\/p>\n<blockquote class=\"alignright\"><p>\u00ab La pens\u00e9e \u00e9cologique consiste en une interpr\u00e9tation \u00e0 nouveaux frais de la place de l\u2019humanit\u00e9 au sein de la nature, en termes de limites de la biosph\u00e8re, de finitude de l\u2019homme, et de solidarit\u00e9s avec l\u2019ensemble du vivant. \u00bb<\/p><\/blockquote>\n<p>En effet, au c\u0153ur de la question environnementale se trouve la relation Homme-Nature qui a \u00e9t\u00e9 boulevers\u00e9e d\u00e8s l\u2019essor de la R\u00e9volution Industrielle. Dominique Bourg et Augustin Fragni\u00e8re entendent donc d\u00e9montrer ici, par un choix de textes pertinents, \u00e0 la fois la d\u00e9pendance des soci\u00e9t\u00e9s humaines envers le milieu qu\u2019elles exploitent et d\u00e9t\u00e9riorent sans consid\u00e9ration sur le long terme, mais aussi la prise de conscience d\u2019une nature pr\u00e9cieuse et g\u00e9n\u00e9reuse dont la valeur intrins\u00e8que est irrempla\u00e7able, impliquant une n\u00e9cessaire solidarit\u00e9. En ce qui concerne l\u2019activisme \u00e9cologique, on retrouve une opposition structurante similaire dans la pens\u00e9e d\u2019Arne Naess, philosophe norv\u00e9gien du 20\u00e8me si\u00e8cle, qui am\u00e8ne en 1973 un distinguo entre l\u2019\u00e9cologie superficielle et l\u2019\u00e9cologie profonde. La deep ecology ne s\u2019int\u00e9resse pas seulement aux pollutions ou \u00e0 l\u2019\u00e9puisement des ressources, mais va chercher \u00e0 identifier les fondements d\u2019une crise d\u2019ampleur plan\u00e9taire dont les causes sont soci\u00e9tales et \u00e9conomiques. Elle met en valeur la possibilit\u00e9 d\u2019une int\u00e9gration harmonieuse de l\u2019homme dans la nature.<\/p>\n<p>Le recueil est structur\u00e9 en deux parties intitul\u00e9es Chronologie et Les Grands Enjeux. On \u00e9volue ainsi entre Rousseau (exaltation du milieu naturel), Thoreau (ermite et penseur am\u00e9ricain du 19\u00e8me), Marsh (premier travail d\u2019environnementalisme scientifique am\u00e9ricain), puis Vernadsky en 1925 (formalisateur du concept de Biosph\u00e8re et pr\u00e9curseur du discours contemporain sur l\u2019Anthropoc\u00e8ne) jusqu\u2019\u00e0 Jared Diamond en 2005 (r\u00e9ductions brutales des soci\u00e9t\u00e9s et de leurs effectifs d\u00e9mographiques suite \u00e0 la destruction de leur habitat). Bien qu\u2019il ne suive pas n\u00e9cessairement une lin\u00e9arit\u00e9 historique, cet ouvrage ambitieux d\u00e9voile habilement de nombreuses ressources sur le questionnement des soci\u00e9t\u00e9s humaines face \u00e0 leur environnement, de ses premi\u00e8res interrogations jusqu\u2019\u00e0 l\u2019impasse du mode de pens\u00e9e ultralib\u00e9ral, reflet de l\u2019insouciance soci\u00e9tale face \u00e0 un monde fini, l\u2019oecoum\u00e8ne.<\/p>\n<h6>R\u00e9f\u00e9rence bibliographique<\/h6>\n<ul>\n<li><strong><a href=\"https:\/\/www.puf.com\/Autres_Collections:La_pens\u00e9e_\u00e9cologique._Une_anthologie\">La Pens\u00e9e \u00e9cologique, une anthologie<\/a><\/strong>, sous la direction de Dominique Bourg et Augustin Fragni\u00e8re, PUF Editions 2014, Collection : L&rsquo;\u00e9cologie en questions, ISBN : 978-2-13-058444-5, EAN : 9782130584445, 896 p.<\/li>\n<\/ul>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La pens\u00e9e \u00e9cologique: une anthologie, publi\u00e9 en janvier 2014 aux Presses Universitaires de France (PUF) est un livre d\u2019une ampleur sans pr\u00e9c\u00e9dent en \u00e9cologie. Cet ouvrage majeur qui se veut avant tout un instrument de travail (880p.) a \u00e9t\u00e9 \u00e9crit \u00e0 quatre mains par Dominique Bourg, (professeur ordinaire et philosophe \u00e0 l\u2019IGD) et Augustin Fragni\u00e8re, [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":47,"featured_media":1105,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":"","_links_to":"","_links_to_target":""},"categories":[66905],"tags":[66949,66936],"class_list":{"0":"post-1097","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-recherche-en-action","8":"tag-augustin-fragniere","9":"tag-dominique-bourg"},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1097","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/47"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1097"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1097\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1105"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1097"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1097"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/geoblog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1097"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}