{"id":1956,"date":"2020-05-13T21:39:03","date_gmt":"2020-05-13T19:39:03","guid":{"rendered":"http:\/\/wp.unil.ch\/futurspossibles\/?p=1956"},"modified":"2020-05-14T15:26:30","modified_gmt":"2020-05-14T13:26:30","slug":"la-prochaine-pandemie-est-previsible-il-est-temps-de-prendre-au-serieux-la-crise-ecologique","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/futurspossibles\/2020\/05\/la-prochaine-pandemie-est-previsible-il-est-temps-de-prendre-au-serieux-la-crise-ecologique\/","title":{"rendered":"La prochaine pand\u00e9mie est pr\u00e9visible, il est temps de prendre au s\u00e9rieux la crise \u00e9cologique"},"content":{"rendered":"<p><a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/futurspossibles\/files\/2020\/05\/save_our_future-1.jpg\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-1960\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/futurspossibles\/files\/2020\/05\/save_our_future-1.jpg\" alt=\"\" width=\"1466\" height=\"796\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/futurspossibles\/files\/2020\/05\/save_our_future-1.jpg 1466w, https:\/\/wp.unil.ch\/futurspossibles\/files\/2020\/05\/save_our_future-1-300x163.jpg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/futurspossibles\/files\/2020\/05\/save_our_future-1-1024x556.jpg 1024w, https:\/\/wp.unil.ch\/futurspossibles\/files\/2020\/05\/save_our_future-1-768x417.jpg 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/futurspossibles\/files\/2020\/05\/save_our_future-1-735x400.jpg 735w, https:\/\/wp.unil.ch\/futurspossibles\/files\/2020\/05\/save_our_future-1-1320x717.jpg 1320w\" sizes=\"auto, (max-width: 1466px) 100vw, 1466px\" \/><\/a><\/p>\n<blockquote><p><strong>OPINION \/\/ <em>La relation entre pand\u00e9mie et destruction des \u00e9cosyst\u00e8mes est maintenant bien \u00e9tablie, mais elle est trop ignor\u00e9e par le grand public et les instances de d\u00e9cision, \u00e9crivent plus de 120 scientifiques, dont deux Prix Nobel, dans une tribune collective.<\/em><\/strong><\/p><\/blockquote>\n<p><em>Par un collectif de 120 scientifiques<\/em> <em>(voir la liste compl\u00e8te des signataires en bas de l\u2019article)<\/em><\/p>\n<p><em>\u00c0\u00a0la suite de\u00a0l\u2019\u00e9mission \u00ab\u00a0Naviguons \u00e0 vue\u00a0\u00bb du\u00a030 mars 2020 \u00e0 la RTS, et en se basant sur une tribune publi\u00e9e par des confr\u00e8res fran\u00e7ais dans Lib\u00e9ration le 8 avril suivant et sur plusieurs articles scientifiques ou\u00a0parus dans la presse europ\u00e9enne, il a \u00e9t\u00e9 estim\u00e9 important de rendre attentifs par cette tribune nos compatriotes en Suisse sur quelques faits scientifiques montrant le lien entre l\u2019\u00e9mergence\u00a0de pand\u00e9mies et l\u2019environnement naturel<\/em>.<\/p>\n<p>La pand\u00e9mie de Covid-19 \u00e9tait inimaginable pour beaucoup. Elle a suscit\u00e9 les pires th\u00e9ories complotistes. Pour de nombreux chercheurs, cependant, une \u00e9pid\u00e9mie \u00e0 large \u00e9chelle n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 une surprise. D\u00e9but 2018, l\u2019Organisation mondiale de la sant\u00e9 (OMS) avait d\u2019ailleurs introduit une \u00abmaladie X\u00bb dans la liste des pathologies pouvant potentiellement provoquer un \u00abdanger international\u00bb, invitant les gouvernements \u00e0 anticiper et \u00e0 stopper les processus qui provoquent les \u00e9pid\u00e9mies de masse et pas seulement \u00e0 r\u00e9pondre aux maladies lorsqu\u2019elles apparaissent.<\/p>\n<p>De nombreux laboratoires dans le monde consacrent leurs efforts \u00e0 comprendre les dynamiques \u00e9pid\u00e9miologiques des nouvelles maladies infectieuses comme le Covid-19. Des pand\u00e9mies ont d\u00e9j\u00e0 eu lieu, d\u2019autres sont \u00e0 pr\u00e9voir, c\u2019est une quasi-certitude. Les probl\u00e8mes sanitaires, m\u00e9dicaux, sociaux et \u00e9conomiques que nous d\u00e9couvrons et vivons en ce moment sont \u00e9normes.\u00a0Mais ils ne sont pas les seuls probl\u00e8mes \u00e0 r\u00e9soudre.<\/p>\n<p>L\u2019\u00e9pid\u00e9mie actuelle appartient au groupe des zoonoses, maladies qui lient esp\u00e8ces sauvages, animaux domestiques et humains. L\u2019humanit\u00e9 rencontrera toujours des esp\u00e8ces virales, microbiennes et parasitaires auxquelles elle n\u2019est pas adapt\u00e9e et contre lesquelles elle n\u2019est pas pr\u00e9par\u00e9e. On estime que les 5400 esp\u00e8ces de mammif\u00e8res connus dans le monde h\u00e9bergent quelque 460\u2009000 esp\u00e8ces de virus, dont l\u2019immense majorit\u00e9 reste \u00e0 d\u00e9crire. L\u2019immense majorit\u00e9 de ces esp\u00e8ces virales sont inoffensives pour l\u2019homme. Mais m\u00eame un faible pourcentage d\u2019esp\u00e8ces infectieuses constitue d\u00e9j\u00e0 une r\u00e9serve d\u2019agresseurs ph\u00e9nom\u00e9nale : depuis des ann\u00e9es, nous avons affront\u00e9 le VIH, Ebola, la dengue, Zika, le chikungunya, la fi\u00e8vre de Lassa, le SARS, le H5N1, le H1N1, et bien d\u2019autres maladies \u00e9mergentes qui, \u00e9tant moins spectaculaires, n\u2019ont pas fait la une de l\u2019actualit\u00e9. Mais leur nombre semble en constante augmentation depuis un demi-si\u00e8cle et les \u00e9pisodes \u00e9pid\u00e9miques se font de plus en plus fr\u00e9quents.<\/p>\n<h4>Empreinte probl\u00e9matique<\/h4>\n<p>Les mammif\u00e8res sauvages ne repr\u00e9sentent plus aujourd\u2019hui que 5% de la biomasse des mammif\u00e8res terrestres, les humains et leurs animaux domestiques repr\u00e9sentant les 95% restants. On pourrait donc croire que la menace du passage du virus des mammif\u00e8res sauvages \u00e0 l\u2019homme diminue avec leur r\u00e9gression. Le contraire se produit parce que l\u2019empreinte humaine sur l\u2019ensemble de la plan\u00e8te devient \u00e9norme. Comme indiqu\u00e9 dans le rapport global 2019 de\u00a0<a href=\"https:\/\/ipbes.net\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">la plateforme intergouvernementale IPBES<\/a>\u00a0sur la biodiversit\u00e9 et les services \u00e9cosyst\u00e9miques, notre empreinte sur l\u2019ensemble de la plan\u00e8te devient probl\u00e9matique, notamment avec 75% des \u00e9cosyst\u00e8mes terrestres et plus de 65% des \u00e9cosyst\u00e8mes marins significativement modifi\u00e9s par les activit\u00e9s humaines. Ces transformations causent une forte fragmentation des paysages naturels et entra\u00eenent une d\u00e9gradation pr\u00e9occupante de la biodiversit\u00e9. Ceci a pour cons\u00e9quence de perturber les cha\u00eenes alimentaires des esp\u00e8ces animales sauvages et peut provoquer des changements comportementaux qui poussent certaines de ces esp\u00e8ces \u00e0 exploiter des ressources en lien avec les activit\u00e9s humaines. Ceci augmente les risques de transmission de pathog\u00e8nes aux humains ou \u00e0 leurs animaux domestiques.<\/p>\n<p class=\"has-background has-very-light-gray-background-color\"><strong><em>\u00ab\u00a0Les virus b\u00e9n\u00e9ficient de ce nouveau r\u00e9seau de diffusion que leur ouvrent les interconnexions entre leurs h\u00f4tes potentiels\u00a0\u00bb <\/em><\/strong><\/p>\n<p>Les virus b\u00e9n\u00e9ficient de ce nouveau r\u00e9seau de diffusion que leur ouvrent les interconnexions entre leurs h\u00f4tes potentiels. Aujourd\u2019hui, ceux qui nous menacent tirent avantage de l\u2019expansion globale des activit\u00e9s humaines. Ainsi, un virus qui effectuait encore, en automne 2019, son cycle biologique dans une population de chauves-souris quelque part en Asie, \u00e9merge, quelques mois apr\u00e8s, sur un march\u00e9 chinois pour s\u2019\u00e9tendre \u00e0 la terre enti\u00e8re en mars 2020 sous le nom de SARS-CoV-2. Apparemment, ce virus est entr\u00e9 en contact avec un autre virus transport\u00e9 par le pangolin et aurait repris de celui-ci un g\u00e8ne tr\u00e8s agressif pour l\u2019\u00eatre humain.<\/p>\n<h4>Prise en compte des limites<\/h4>\n<p>Les pand\u00e9mies qui nous frappent ne sont qu\u2019une facette du changement plan\u00e9taire. Celui-ci inclut de mani\u00e8re tout aussi pr\u00e9occupante l\u2019extinction massive d\u2019esp\u00e8ces par la transformation des milieux naturels, notamment en raison de la disparition des habitats, l\u2019extraction des ressources, la pollution g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e de l\u2019air, de l\u2019eau et des sols et le d\u00e9r\u00e8glement climatique. L\u2019humanit\u00e9 est aujourd\u2019hui confront\u00e9e aux cons\u00e9quences pour elle-m\u00eame de ses activit\u00e9s, r\u00e9sultant de ses choix \u00e9conomiques et politiques.<\/p>\n<p>Pour un d\u00e9veloppement durable, d\u2019autres choix sont n\u00e9cessaires qui sont li\u00e9s \u00e9troitement \u00e0 la pr\u00e9servation des environnements naturels. Comme le GIEC le fait pour le climat, l\u2019IPBES dispose de nombreux faits et connaissances scientifiques pour renseigner les gouvernements sur les d\u00e9fis pos\u00e9s par la pr\u00e9servation des \u00e9cosyst\u00e8mes et de la biodiversit\u00e9 et sur les moyens d\u2019y r\u00e9pondre. Il convient \u00e0 tous les acteurs de la soci\u00e9t\u00e9, \u00e9lues et \u00e9lus politiques en premier lieu, de s\u2019en saisir afin d\u2019engager des politiques nationales et supranationales \u00e0 la hauteur des enjeux.<\/p>\n<h4>Des verrous \u00e0 lever<\/h4>\n<p>Cette n\u00e9cessit\u00e9 d\u2019action politique pose immanquablement la question des verrous \u00e0 lever dans la gouvernance de nos interactions avec la biosph\u00e8re et la prise en compte de ses limites. Les soussign\u00e9s demandent aux responsables politiques d\u2019agir aussi et sans tarder sur les facteurs \u00e0 l\u2019origine de cette pand\u00e9mie dramatique pour tenter d\u2019\u00e9viter que cette pand\u00e9mie ou une semblable ne se reproduise et pour l\u2019inscrire dans une approche syst\u00e9mique tenant compte \u00e0 la fois de nos besoins et des relations entre humains et avec l\u2019ensemble des organismes vivants.<\/p>\n<p>Pour aller dans la direction des changements n\u00e9cessaires, nous demandons que soient prises des mesures novatrices pour contrer le changement climatique, pour prot\u00e9ger la biodiversit\u00e9, pr\u00e9server la for\u00eat tropicale, les habitats naturels terrestres et aquatiques, ainsi que tout mettre en \u0153uvre pour promouvoir une utilisation plus respectueuse du territoire, ainsi qu\u2019une \u00e9conomie qui permette de diminuer de mani\u00e8re significative notre empreinte environnementale.<\/p>\n<p>Cette n\u00e9cessit\u00e9 d\u2019action politique pose immanquablement la question des verrous \u00e0 lever dans la gouvernance de nos interactions avec la biosph\u00e8re et la prise en compte de ses limites. Les soussign\u00e9s demandent aux responsables politiques d\u2019agir aussi et sans tarder sur les facteurs \u00e0 l\u2019origine de cette pand\u00e9mie dramatique pour tenter d\u2019\u00e9viter que cette pand\u00e9mie ou une semblable ne se reproduise et pour l\u2019inscrire dans une approche syst\u00e9mique tenant compte \u00e0 la fois de nos besoins et des relations entre humains et avec l\u2019ensemble des organismes vivants.<\/p>\n<div class=\"wp-block-group has-background\">\n<div class=\"wp-block-group__inner-container\">\n<p><em>Article publi\u00e9 le 5 mai 2020 sur le <\/em><a href=\"https:\/\/www.letemps.ch\/opinions\/prochaine-pandemie-previsible-temps-prendre-serieux-crise-ecologique?utm_source=Newsletters&amp;utm_campaign=30b21cea57-newsletter_briefing&amp;utm_medium=email&amp;utm_term=0_56c41a402e-30b21cea57-109459765\">site du journal Le Temps. <\/a><em>\u00c9galement publi\u00e9 sur<\/em> <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/viral\/\">VIRAL, les multiples vies du Covid-19.<\/a><\/p>\n<blockquote><p><strong><em>Les signataires (par ordre alphab\u00e9tique)<\/em><\/strong><br \/>\nProf. Alexandre Aebi (UNINE), Prof. Jake Alexander (ETHZ), Prof. Rapha\u00ebl Arlettaz (UNIBE), Prof. Sven Bacher (UNIFR), Prof. Andrew Barry (EPFL), Prof. Jordi Bascompte (UZH), Prof. Tom Battin (EPFL), Prof. Alexis Berne (EPFL), Prof. Rizlan Bernier-Latmani (EPFL), Prof. Cleo Bertelsmeier (UNIL), Prof. Louis-F\u00e9lix Bersier (UNIFR), Prof. Marie Besse (UNIGE), Prof. Wolf Blanckenhorn (UZH), Dr Kurt Bollmann (WSL), Dr Med. Riccardo Bondolfi, Dr Florian Breider (EPFL), Dr Jakob Brodersen (EAWAG), Prof. Alexandre Buttler (EPFL), Prof. Marc Chesney (UZH), Dr Nathalie Ch\u00e8vre (UNIL), Prof. Philippe Christe (UNIL), Prof. Sandra Citi (UNIGE), Prof. Elena Conti (UZH), Dr Daynah Payne (UNIBE-GMBA), Dr Luiz F. De Alencastro (EPFL), Prof. Jacques Dubochet (UNIL), Prof. Peter Duelli (WSL), Dr Andreas Fliessbach (FIBL), Prof. Marion Fresia (UNINE), Dr Luca Fumagalli (UNIL), Prof. Blaise Genton (Unisant\u00e9), Prof. Jaboury Ghazoul (ETHZ), Dr. Christophe Giobellina (HUG), Prof. Adrienne Gr\u00eat-Regamey (ETHZ), Prof. Charlotte Grossiord (EPFL-WSL), Prof. Beno\u00eet Guery (CHUV), Dr Thomas Guillaume (Agroscope), Prof. Antoine Guisan (UNIL), Dr Philippe Hauser (CHUV), Prof. Janet Hering (EAWAG-EPFL-ETHZ), Dr Felix Herzog (Agroscope), Dr Angelika Hilbeck (ETHZ), Prof. Christof Holliger (EPFL), Dr Marcel Hunziker (WSL), Prof. Bastiaan Ibelings (UNIGE), Dr Mauro Jermini (Agroscope), Prof. Vincent Kaufmann (EPFL), Prof. Laurent Keller (UNIL), Prof. James Kirchner (ETHZ), Prof. Christian Klug (UZH), Prof. Tamar Kohn (EPFL), PD Dr Eva Knop (Agroscope), Prof. Jacob Koella (UNINE), Prof. Barbara K\u00f6nig (UZH), Dr Maike Krauss (FIBL), Prof. Michael Kr\u00fctzen (UZH), Prof. Anna Liisa Laine (UZH), Prof. Fran\u00e7ois Lefort (HEPIA), Prof. Anthony Lehmann (UNIGE), Prof. Laurent Lehmann (UNIL), Prof. Michael Lehning (WSL-EPFL), Prof. Peter Linder (UZH), Dr Jean-Luc Loizeau (UNIGE), Dr Josep Oriol Manuel (CHUV), Dr Pierre Mariotte (Agroscope), Dr Oliver Martin (ETHZ), Dr Blake Matthews (EAWAG), Prof. Michel Mayor (UNIGE), Prof. Anders Meibom (EPFL), Prof. Peter Messerli (UNIBE), Prof. Pascal Meylan (UNIL), Prof. Edward Mitchell (UNINE), Dr Marco Moretti (WSL), Prof. Heinz M\u00fcller-Sch\u00e4rer (UNIFR), Prof. Athanasios Nenes (EPFL), Prof. Pascal Niklaus (UZH), Dr Martin Obrist (WSL), Prof. John Pannell (UNIL), Prof. Christian Parisod (UNIBE), Prof. Raffaele Peduzzi (UNIGE), Dr Sandro Peduzzi (UNIGE), Prof. Lo\u00efc Pellissier (ETHZ-WSL), Prof. Owen Petchey (UZH), Dr Bertrand Piccard (Fondation Solar Impulse), Dr Francesco Pomati (EAWAG), Prof. J\u00e9r\u00f4me Pugin (HUG), Prof. Sergio Rasmann (UNINE), Prof. Andrea Rinaldo (EPFL), PD Dr Anita Risch (WSL), Prof. Marc Robinson-Rechavi (UNIL), Prof. Alexandre Roulin (UNIL), Prof. Walter Salzburger (UNIBAS), Prof. Marcelo R. Sanchez-Villagra (UZH), Prof. Ian Sanders (UNIL), Prof. Maria J. Santos (UZH), Prof. Michael Schaepman (UZH.World Biodiv. Forum), Prof. Gabriela Schaepman-Strub (UZH), Prof. Florian P. Schiestl (UZH), Prof. Bernhard Schmid (UZH), Prof. Knut Schmidtke (FIBL), Prof. Christian Sch\u00f6b (ETHZ), Prof. Rainer Schulin (ETHZ), Dr Martin Sch\u00fctz (WSL), Prof. Tanja Schwander (UNIL), Prof. Ole Seehausen (UNIBE-EAWAG), Prof. Irmi Seidl (UZH-WSL), Prof. Sonia I. Seneviratne (ETHZ), Prof. David Shore (UNIGE), Prof. Vera Slaveykova (UNIGE), Dr Dr Eva Spehn (Acad. Suisse. Scie. Nat.), Prof. Konrad Steffen (WSL-ETHZ-EPFL), Dr Serge Stoll (UNIGE), Dr Lucius Tamm (FIBL), Prof. Joseph Tarradellas (EPFL), Dr Josh Van Buskirk (UZH), Prof. Marcel Van Der Heijden (Agroscope\/UZH), Prof. Erica Van De Waal (UNIL), Prof. Urs Von Gunten (EPFL-EAWAG), Dr Jean-pierre Vermes (CentroMedico TI), Dr Pascal Vittoz (UNIL), Ing. Agr. Gaby Volkart (Ateliernature), Prof. Gretchen Walters (UNIL), Prof. Alex Widmer (ETHZ), Prof. Walter Wildi (UNIGE), Prof. Yvonne Willi (UNIBAS), Dr Sonia Wipf (CH Nat. Park), Prof. Niklaus ZIMMERMAN (WSL\/ETHZ)<\/p><\/blockquote>\n<\/div>\n<\/div>\n<div class=\"ssba-classic-2 ssba ssbp-wrap left ssbp--theme-1\">\n<div><\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Par un collectif de 120 scientifiques \/\/ La relation entre pand\u00e9mie et destruction des \u00e9cosyst\u00e8mes est maintenant bien \u00e9tablie, mais elle est trop ignor\u00e9e par le grand public et les instances de d\u00e9cision<\/p>\n","protected":false},"author":1119,"featured_media":1958,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","_uag_custom_page_level_css":"","footnotes":""},"categories":[8,14,17,11,1],"tags":[],"class_list":{"0":"post-1956","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-alimentation-agriculture","8":"category-consommation","9":"category-education","10":"category-gouvernance-democratie","11":"category-stimulez-vos-imaginaires"},"uagb_featured_image_src":{"full":["https:\/\/wp.unil.ch\/futurspossibles\/files\/2020\/05\/save_our_future.jpg",800,1200,false],"thumbnail":["https:\/\/wp.unil.ch\/futurspossibles\/files\/2020\/05\/save_our_future-150x150.jpg",150,150,true],"medium":["https:\/\/wp.unil.ch\/futurspossibles\/files\/2020\/05\/save_our_future-200x300.jpg",200,300,true],"medium_large":["https:\/\/wp.unil.ch\/futurspossibles\/files\/2020\/05\/save_our_future-768x1152.jpg",735,1103,true],"large":["https:\/\/wp.unil.ch\/futurspossibles\/files\/2020\/05\/save_our_future-683x1024.jpg",683,1024,true],"1536x1536":["https:\/\/wp.unil.ch\/futurspossibles\/files\/2020\/05\/save_our_future.jpg",800,1200,false],"2048x2048":["https:\/\/wp.unil.ch\/futurspossibles\/files\/2020\/05\/save_our_future.jpg",800,1200,false],"hitmag-landscape":["https:\/\/wp.unil.ch\/futurspossibles\/files\/2020\/05\/save_our_future-800x450.jpg",800,450,true],"hitmag-featured":["https:\/\/wp.unil.ch\/futurspossibles\/files\/2020\/05\/save_our_future-735x400.jpg",735,400,true],"hitmag-grid":["https:\/\/wp.unil.ch\/futurspossibles\/files\/2020\/05\/save_our_future-348x215.jpg",348,215,true],"hitmag-list":["https:\/\/wp.unil.ch\/futurspossibles\/files\/2020\/05\/save_our_future-290x220.jpg",290,220,true],"hitmag-thumbnail":["https:\/\/wp.unil.ch\/futurspossibles\/files\/2020\/05\/save_our_future-135x93.jpg",135,93,true],"mailpoet_newsletter_max":["https:\/\/wp.unil.ch\/futurspossibles\/files\/2020\/05\/save_our_future.jpg",800,1200,false]},"uagb_author_info":{"display_name":"Delphine Ducoulombier","author_link":"https:\/\/wp.unil.ch\/futurspossibles\/author\/dducoulo\/"},"uagb_comment_info":0,"uagb_excerpt":"Par un collectif de 120 scientifiques \/\/ La relation entre pand\u00e9mie et destruction des \u00e9cosyst\u00e8mes est maintenant bien \u00e9tablie, mais elle est trop ignor\u00e9e par le grand public et les instances de d\u00e9cision","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/futurspossibles\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1956","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/futurspossibles\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/futurspossibles\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/futurspossibles\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1119"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/futurspossibles\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1956"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/futurspossibles\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1956\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/futurspossibles\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1958"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/futurspossibles\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1956"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/futurspossibles\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1956"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/futurspossibles\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1956"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}