{"id":172,"date":"2025-10-15T09:20:42","date_gmt":"2025-10-15T07:20:42","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.unil.ch\/extinctionsalpines\/?page_id=172"},"modified":"2025-10-24T10:06:01","modified_gmt":"2025-10-24T08:06:01","slug":"journee-detude-04-12-2025","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/extinctionsalpines\/journee-detude-04-12-2025\/","title":{"rendered":"Journ\u00e9e d&rsquo;\u00e9tude \u00ab\u00a0Penser l&rsquo;extinction : pertes, r\u00e9manences et m\u00e9tamorphoses bioculturelles\u00a0\u00bb"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"has-text-align-left has-large-font-size\"><strong>8h45 \u00e0 17h30,<\/strong> <strong>4 D\u00e9cembre 2025 <\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-left has-large-font-size\">Unil &#8211; Site de Sion<br>Chemin de l\u2019Institut 18<br>1967 Bramois<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-large-font-size\"><strong>Inscription : <\/strong><a href=\"https:\/\/events.unil.ch\/register\/569\/1043?lang=fr\">https:\/\/events.unil.ch\/register\/569\/1043?lang=fr<\/a><\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Pr\u00e9sentation<\/h2>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>L&rsquo;actualit\u00e9 marqu\u00e9e par la crise climatique, l&rsquo;\u00e9rosion de la biodiversit\u00e9 et le d\u00e9passement des limites plan\u00e9taires met sur le devant de la sc\u00e8ne les r\u00e9flexions autour de l&rsquo;extinction. Ce concept est au c\u0153ur du projet \u00ab\u202fExtinctions alpines\u202f\u00bb financ\u00e9 par le FNS (2025-2029) qui vise \u00e0 mieux saisir par deux \u00e9tudes de cas la transformation des milieux alpins : disparition annonc\u00e9e de la plupart des glaciers et perturbation des \u00e9cosyst\u00e8mes mena\u00e7ant certaines esp\u00e8ces comme les galliformes de montagne (lagop\u00e8des, t\u00e9tras-lyre\u2026), ainsi que le chamboulement des repr\u00e9sentations et des activit\u00e9s humaines en lien avec ces entit\u00e9s en train de disparaitre.\u00a0<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019extinction, d\u2019abord adopt\u00e9e pour rendre compte de la disparition d\u2019esp\u00e8ces vivantes en biologie de la conservation \u00e0 des fins de politiques et d\u2019actions de pr\u00e9servation de la biodiversit\u00e9 (Mitchell, 2016 ; Delord, 2010), est aujourd\u2019hui devenue l\u2019objet d\u2019un nouveau champ de savoirs encore en construction au sein des humanit\u00e9s environnementales\u202f: les <em>extinction studies<\/em>. Ce champ d\u2019\u00e9tude vise, par une \u00ab approche contextuelle \u00bb, \u00e0 comprendre chaque \u00ab histoire d&rsquo;extinction \u00bb. Celles-ci sont uniques en fonction de leur g\u00e9ographie (Symons et Garlick, 2020) et des processus qui les engendrent. Ainsi, il appara\u00eet fondamental d\u2019explorer \u00ab ce que signifie une extinction, pourquoi elle importe et pour qui \u00bb (Rose, Doreen et Churlew, 2017 : 2-3) afin d\u2019en saisir toutes les implications socio-culturelles, \u00e9cologiques et territoriales. Rose, Dooren et Chrulew refusent d\u2019aborder l\u2019extinction de mani\u00e8re abstraite. Pour eux, \u00ab l\u2019extinction est exp\u00e9riment\u00e9e, r\u00e9sist\u00e9e, mesur\u00e9e, \u00e9nonc\u00e9e, perform\u00e9e et narr\u00e9e de diverses mani\u00e8res auxquelles nous devons \u00eatre attentifs \u00bb (2017 : 2-3). Il apparait alors important de saisir les connaissances g\u00e9ographiques, les transformations historiques, sociales, politiques, \u00e9cologiques et \u00e9conomiques li\u00e9es au processus d\u2019extinction (Symons et Garlick, 2020 : 289). Il s\u2019agit de s\u2019int\u00e9resser \u00e0 une esp\u00e8ce particuli\u00e8re et \u00e0 ses relations au monde plus vaste, multisp\u00e9cifique.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Les <em>extinction studies<\/em> insistent sur le fait que l&rsquo;extinction est un ph\u00e9nom\u00e8ne intrins\u00e8quement et inextricablement bioculturel (Rose, Dooren, et Chrulew, 2017: 5 ; Sodikoff, 2012), qui ne concerne pas que \u00ab les disparitions d\u2019esp\u00e8ces vivantes, mais aussi de langues, de savoirs \u00e9cologiques et de pratiques traditionnelles \u00bb (Stepanoff, 2021 : 15). En dehors des <em>extinctions studies<\/em>, le concept \u00ab d\u2019extinction de l\u2019exp\u00e9rience \u00bb, th\u00e9oris\u00e9 par Robert Pyle, vient \u00e9clairer cet aspect du processus d\u2019extinction en se focalisant sur les extinctions locales, et la perte de savoirs et liens concomitant \u00e0 la rar\u00e9faction\/disparition d\u2019une esp\u00e8ce. Ainsi, l\u2019esp\u00e8ce peut ne pas avoir compl\u00e8tement disparu en tant que telle, ou pas encore, ou seulement localement, mais pour les habitants d\u2019un lieu donn\u00e9, elle est d\u00e9j\u00e0 \u00e9teinte, et surtout leur exp\u00e9rience concr\u00e8te, sensible, est perdue (Pyle, 2016).&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Cette journ\u00e9e d\u2019\u00e9tude, quelques mois apr\u00e8s le lancement du projet \u00ab\u202fExtinctions alpines\u202f\u00bb, vise \u00e0 faire le point sur l\u2019\u00e9tat actuel des recherches et des d\u00e9bats acad\u00e9miques autour du concept d\u2019extinction, tout en illustrant sa mobilisation par quelques usages pratiques. Apr\u00e8s une introduction contextualisant le projet en cours et ses deux \u00e9tudes de cas, diff\u00e9rents intervenants reviendront sur l\u2019histoire du terme extinction, sur la construction des processus d\u2019extinction.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Programme<\/h2>\n\n\n\n<p><strong>8h45 : Accueil et caf\u00e9 <\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>9h : Introduction au colloque et pr\u00e9sentation du projet \u00ab\u00a0Extinctions alpines\u00a0\u00bb<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>9h15 : \u201c<em>Les \u00ab extinction studies \u00bb : de l\u2019\u00e9cologie \u00e0 l\u2019\u00e9cocidologie<\/em>\u201c<\/strong>. <\/p>\n\n\n\n<p><strong>Julien Delord<\/strong>, Maitre de conf\u00e9rences en histoire des sciences et des techniques, Universit\u00e9 de Strasbourg<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-left has-small-font-size\">Depuis les ann\u00e9es 2000 a \u00e9merg\u00e9 un courant d\u2019\u00e9tude consacr\u00e9 aux conditions et aux effets socio-\u00e9cologiques au sens large de la disparition des esp\u00e8ces intitul\u00e9 \u00ab extinction studies \u00bb. Je consid\u00e9rerai dans cette intervention l\u2019ampleur du basculement de la recherche vers ce qu\u2019on peut nommer une \u00e9cocidologie, non plus seulement l\u2019\u00e9tude des causes et des effets proximaux (\u00e9cologiques) des extinctions d\u2019esp\u00e8ces ou de la biodiversit\u00e9, lesquels distinguaient clairement causes humaines et ph\u00e9nom\u00e8nes naturels, mais l\u2019appr\u00e9hension, par des approches parfois tr\u00e8s originales, des dynamiques syst\u00e9miques, hybrides et bio-politiques, de l\u2019\u00e9cocide actuel. Apr\u00e8s avoir rappel\u00e9 quelques jalons historiques essentiels de la reconnaissance et de la conceptualisation des extinctions, notamment ceux qui mettent en avant la figure bien particuli\u00e8re de la montagne dans l\u2019appr\u00e9hension et l\u2019imaginaire des extinctions, je m\u2019interrogerai sur quelques dimensions \u00e9pist\u00e9mologiques de cette \u00ab \u00e9cocidologie \u00bb et sur l\u2019hypoth\u00e8se de la \u00ab Reine rouge \u00bb anthropoc\u00e9nique, autrement dit la course adaptative \u00e0 l\u2019encontre de l\u2019annihilation r\u00e9ciproque entre le monde vivant et les formes de vie humaines.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>10h :<em>\u201cSe rem\u00e9morer en contexte d\u2019extinction\u201d<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Laura Juillard<\/strong>, <strong>&nbsp;<\/strong>Docteure en Sciences sociales de la conservation<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\">Avec les changements environnementaux actuels, les soci\u00e9t\u00e9s humaines sont de plus en plus confront\u00e9es \u00e0 l\u2019extinction (locale ou globale) d\u2019esp\u00e8ces, d\u2019habitats, de structures paysag\u00e8res autrefois caract\u00e9ristiques de leur lieu de vie (IPBES, 2024). Si ces entit\u00e9s ne peuvent plus faire l\u2019objet de rencontres directes, la question de leur inscription dans les m\u00e9moires ou de leur disparition dans l\u2019oubli est cependant porteuse d\u2019enjeux socio-\u00e9cologiques.&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\">L\u2019amn\u00e9sie environnementale d\u00e9signe ainsi l\u2019oubli des conditions environnementales v\u00e9cues par le pass\u00e9 (Kahn et Friedman, 1995). Cette amn\u00e9sie pourrait conduire les soci\u00e9t\u00e9s humaines \u00e0 accepter peu \u00e0 peu des conditions environnementales d\u00e9favorables aux humains et aux non-humains, \u00e0 oublier que d\u2019autres conditions environnementales sont possibles (Papworth et al, 2008) et \u00e0 perdre progressivement l\u2019habitude de vivre des interactions intimes et profondes avec des entit\u00e9s non humaines \u2013 des exp\u00e9riences de nature (Pyle, 2003).&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\">Au contraire, la m\u00e9moire environnementale permettrait de pr\u00e9server ces entit\u00e9s au sein de repr\u00e9sentations transmises, partag\u00e9es ou rev\u00e9cues personnellement (Juillard et al, 2024). Adoptant une diversit\u00e9 de format (tradition orale, contes, m\u00e9dias num\u00e9riques\u2026), la rencontre indirecte d\u2019entit\u00e9s non humaines au sein de \u00ab lieux de m\u00e9moire \u00bb (Nora, 1989) red\u00e9finit la mani\u00e8re dont les soci\u00e9t\u00e9s humaines interagissent avec leur environnement. Cette red\u00e9finition est d\u2019autant plus int\u00e9ressante dans le cadre de transformations soci\u00e9tales qui limitent l\u2019acc\u00e8s \u00e0 des exp\u00e9riences de nature directes (Cazalis et al, 2023). J\u2019aborderai ainsi les enjeux li\u00e9s \u00e0 la m\u00e9moire environnementale \u00e0 travers les notions de solastalgie -la nostalgie pour un environnement familier victime de d\u00e9gradations (Albrecht et al, 2007)\u2013 et de patrimoine bioculturel \u2013 l\u2019ensemble des caract\u00e9ristiques \u00e9cologiques d\u2019un environnement et des savoirs, pratiques et repr\u00e9sentations culturelles associ\u00e9es (Elands et al 2019).&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><strong>10h45 : Pause<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>11h05 : \u201c<em>De l\u2019attachement \u00e0 l\u2019arrachement. Exp\u00e9riences et r\u00e9cits de l\u2019extinction bioculturelle chez les chasseurs aux engins landais<\/em>\u201d. <\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>L\u00e9a Filiu, <\/strong>Docteure en Ethnologie<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-left has-small-font-size\">Cette proposition de communication interroge la notion d\u2019extinction en explorant ses d\u00e9clinaisons de forme (extinction biologique, culturelle ou les deux), les temporalit\u00e9s de ses manifestations, sa mise en r\u00e9cit \u00e0 l\u2019\u00e9chelle collective et\/ou individuelle et la mani\u00e8re dont elle recompose les mani\u00e8res locales de faire soci\u00e9t\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-left has-small-font-size\">Apr\u00e8s avoir redonn\u00e9 rapidement les contours fondamentaux des chasses aux engins \u00e9tudi\u00e9es sur le plan technique et \u00e9cologique (I.) et la mani\u00e8re dont les interdictions l\u00e9gales ont \u00e9t\u00e9 v\u00e9cues par les personnes sur le terrain (II.), j\u2019aborderai dans le d\u00e9tail les quatre profils de strat\u00e9gie discursive et \u00e9motionnelle (III.) que d\u00e9veloppent les personnes pour d\u00e9passer le traumatisme de l\u2019extinction bioculturelle.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>11h50 : Pause repas<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>13h : Introduction de la session de l&rsquo;apr\u00e8s midi<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>13h15 : <em>\u00ab\u00a0Extinction as Global Structural Violence\u00a0\u00bb<\/em> <\/strong>(en visioconf\u00e9rence)<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Audra Mitchell<\/strong>, Professor in Global Political Ecology, Balsillie School of International Affairs, Wilfrid Laurier University<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\">As global rates of plant and animal extinctions mount, anxieties about the future of the earth\u2019s ecosystems are fueling ever more ambitious efforts at conservation and efforts to control earth&rsquo;s systems. In this talk, I argue that these responses not only ignore but also magnify powerful forms of structural violence like colonialism, racism, genocide, extractivism, ableism, and heteronormativity, ultimately contributing to the destruction of unique life forms and ecosystems. Specifically,&nbsp; I will discuss the links between extinction and interlocking forms of structural violence &#8211; including the possibility of re-framing extinction as an expression of violence &#8211; as well as strategies for resistance.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>14h : &nbsp;<em>\u201cRevenants and Shades: Tracing Emergent Biocultures in Haunted Landscapes\u201d<\/em> <\/strong>(en visioconf\u00e9rence)<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Genese Sodikoff<\/strong>, Associate Professor of Anthropology, Rutgers-Newark School of Art and Science<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-left has-small-font-size\">From the Alps to Madagascar, landscapes are haunted by spectral figures: the \u201crevenant,\u201d a species that returns, altered, and the \u201cshade,\u201d a being or practice fading into silence. In this talk, I invoke these figures to reflect on emergent forms of bioculture and their multispecies histories. In the Alps, the celebrated return of the lynx as a managed spectacle occurs in a culture that has forgotten how to live with it. The revenant fosters new roles like the citizen-scientist steward, embodying a curated wildness. This \u201cloud\u201d narrative of conservation success overshadows the quiet fading of shades\u2014the ptarmigan vanishing from sightlines, the grouse&rsquo;s lekking ritual disappearing from soundscapes. These sensory losses are the aftermath of a cultural heritage that has already been lost.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-left has-small-font-size\">Biocultural extinction and revival are ensconced in place-based political economies. In Madagascar, the precarious return of the ploughshare tortoise\u2014a revenant threatened by trafficking\u2014unfolds alongside the obsolescence of its protective taboos. Here, the emergent bioculture is inchoate. Unlike the Alpine spectacle, the tortoise is again a source of food or an illicit commodity. Those who might harvest them are not stewards but salvage entrepreneurs, their actions a rupture from both traditional taboo and modern conservation. Understanding these haunted ecologies\u2014why a revenant signifies spectacle here and subsistence there, or whether the loss of a species is preceded by the loss of its cultural meaning\u2014requires combining the deep-time archives of history and ecology with the immersive immediacy of ethnography.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>14h45 : Pause<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>15h15 :<\/strong><strong> \u201c<em>Extinctions locales sur les sommets ou persistance aux marges des glaciers ? Futur et trajectoires de la v\u00e9g\u00e9tation alpines\u201d <\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Christophe Randin<\/strong>, professeur associ\u00e9 en biog\u00e9ographie, Universit\u00e9 de Lausanne, Directeur de la Fondation Aubert<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-left has-small-font-size\">Le monde conna\u00eet actuellement un r\u00e9chauffement climatique rapide et en raison de leur situation continentale centrale, la temp\u00e9rature des Alpes augmente deux fois plus rapidement que les surfaces continentales de l&rsquo;h\u00e9misph\u00e8re nord. Ce fort r\u00e9chauffement aura des cons\u00e9quences importantes sur les \u00e9cosyst\u00e8mes, en particulier en haute montagne, o\u00f9 la distribution des esp\u00e8ces est avant tout d\u00e9pendante des temp\u00e9ratures et de l\u2019enneigement. Sous l\u2019influence du r\u00e9chauffement climatique, les esp\u00e8ces animales et v\u00e9g\u00e9tales se d\u00e9placent \u00e0 des altitudes de plus en plus \u00e9lev\u00e9es. Ainsi, la richesse sp\u00e9cifique des v\u00e9g\u00e9taux a augment\u00e9 sur les sommets alpins au-dessus de la limite de la for\u00eat. Cette immigration de nouvelles esp\u00e8ces s&rsquo;acc\u00e9l\u00e9rant en parall\u00e8le avec l\u2019acc\u00e9l\u00e9ration du r\u00e9chauffement mesur\u00e9 ces derni\u00e8res d\u00e9cennies et conduira, \u00e0 terme, \u00e0 des extinctions locales caus\u00e9es par la diminution de surfaces disponibles en altitude et la comp\u00e9tition avec les esp\u00e8ces de basse altitude.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-left has-small-font-size\">Si les esp\u00e8ces v\u00e9g\u00e9tales sp\u00e9cialis\u00e9es voient leur aire de r\u00e9partition se r\u00e9duire pour atteindre finalement leur plafond de verre \u00e9cologique, le retrait rapide des glaciers lib\u00e8re de nouvelles surfaces qui offrent, au moins temporairement, de nouveaux habitats aux esp\u00e8ces cryophiles. Ces espaces peuvent fonctionner comme des \u00ab arches de No\u00e9 \u00bb \u00e9cologiques, permettant la persistance de certaines plantes alpines malgr\u00e9 la contraction de leurs niches sommitales.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-left has-small-font-size\">Cette pr\u00e9sentation propose d&rsquo;explorer la tension entre extinctions locales programm\u00e9es et persistance potentielle dans de nouveaux \u00e9cosyst\u00e8mes \u00e9mergents, de faire une synth\u00e8se des cons\u00e9quences \u00e9cologiques mais aussi socio-culturelles de la disparition des plantes alpines et finalement d&rsquo;imaginer des futurs possibles, entre deuil \u00e9cologique et ouverture de nouvelles trajectoires adaptatives.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>16h :<\/strong> <strong>\u201c<em>Cohabiter avec la disparition : vers une \u00e9cologie des perceptions<\/em>\u201d<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Laurence Piaget-Dubuis<\/strong>, photographe et artiste<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\">Inscrite dans les milieux alpins, cette d\u00e9marche explore la mani\u00e8re de percevoir les processus de perte et de transformation \u00e0 travers une \u00e9cologie des perceptions fond\u00e9e sur l\u2019exp\u00e9rience sensible, la m\u00e9moire, la relation et la transmission.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\">Elle relie sentir, faire et penser pour renouveler notre mani\u00e8re de parcourir ce territoire. Articul\u00e9e autour de trois axes : le visible et l\u2019invisible, le sensible et le rationnel, l\u2019individuel et le collectif, elle engage une mani\u00e8re d\u2019\u00eatre <a>au monde fond\u00e9e<\/a> sur la coexistence. Entre entropie (perte, effacement) et symbiose (relation, cohabitation), se rejouent les tensions entre disparition et persistance du vivant. Les outils de perception multisensoriels (marche, observation, \u00e9coute, image, \u00e9criture, parole et silence, etc.) mobilisent le corps et les sens dans une \u00e9cologie du geste et de l\u2019attention, o\u00f9 l\u2019acte de percevoir devient une forme de connaissance qui transforme et transmet des repr\u00e9sentations recompos\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\">\u00c0 la crois\u00e9e de l\u2019art, de la science et de la p\u00e9dagogie, cette d\u00e9marche tisse un espace de dialogue pour faire de l\u2019absence un lieu d\u2019exp\u00e9rience, du changement une possibilit\u00e9 de lien, et inscrire le vivant dans des r\u00e9cits qui accompagnent le devenir du monde vivant.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>16h45 : Synth\u00e8se de la journ\u00e9e et conclusion<\/strong><br><br><strong>17h15 : Ap\u00e9ritif<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\">\n<p><\/p>\n<\/blockquote>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>8h45 \u00e0 17h30, 4 D\u00e9cembre 2025 Unil &#8211; Site de SionChemin de l\u2019Institut 181967 Bramois Inscription : https:\/\/events.unil.ch\/register\/569\/1043?lang=fr Pr\u00e9sentation L&rsquo;actualit\u00e9 marqu\u00e9e par la crise climatique, l&rsquo;\u00e9rosion de la&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":1003030,"featured_media":230,"parent":0,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"class_list":["post-172","page","type-page","status-publish","has-post-thumbnail"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/extinctionsalpines\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/172","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/extinctionsalpines\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/extinctionsalpines\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/extinctionsalpines\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1003030"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/extinctionsalpines\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=172"}],"version-history":[{"count":4,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/extinctionsalpines\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/172\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":256,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/extinctionsalpines\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/172\/revisions\/256"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/extinctionsalpines\/wp-json\/wp\/v2\/media\/230"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/extinctionsalpines\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=172"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}