{"id":1376,"date":"2023-01-26T14:37:15","date_gmt":"2023-01-26T13:37:15","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.unil.ch\/dispositifs\/?page_id=1376"},"modified":"2024-01-23T14:22:58","modified_gmt":"2024-01-23T13:22:58","slug":"conferences-2023","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/dispositifs\/conferences-2023\/","title":{"rendered":"Conf\u00e9rences 2024"},"content":{"rendered":"\n<p>Mercredi 27 mars  |  18h  |  salle Unith\u00e8que 4.215<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\"><strong><em>Machines \u00e0 voir au XIXe si\u00e8cle : inventions techniques et variations m\u00e9taphoriques<\/em><\/strong><br>Delphine Gleizes (Universit\u00e9 Grenoble Alpes)<\/p>\n\n\n\n<p>S\u2019int\u00e9resser aux \u00ab&nbsp;machines \u00e0 voir&nbsp;\u00bb, c\u2019est s\u2019attacher \u00e0 un ensemble d\u2019objets et de dispositifs en apparence divers&nbsp;: des instruments d\u2019optique destin\u00e9s \u00e0 augmenter la vue humaine (tels le microscope ou le t\u00e9lescope) d\u00e9j\u00e0 install\u00e9s dans le paysage techno-scientifique depuis des si\u00e8cles&nbsp;; des appareils qui enregistrent ou produisent de l\u2019image (fixe ou anim\u00e9e) et qui sont des innovations du XIX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle&nbsp;(kal\u00e9idoscope, ph\u00e9nakistiscope, chambre noire photographique, Cin\u00e9matographe, etc.)&nbsp;; des spectacles optiques comme la fantasmagorie, le diorama ou le panorama&nbsp;; parfois m\u00eame des machines \u00e0 communiquer impliquant l\u2019interaction audiovisuelle. Ce vaste ensemble h\u00e9t\u00e9rog\u00e8ne, qui participe des mutations du regard sur le long XIX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle, est en fait r\u00e9gi et unifi\u00e9 par des caract\u00e9ristiques communes&nbsp;: scientifiques, spectaculaires et m\u00e9diatiques.<\/p>\n\n\n\n<p>Il s\u2019agira de suivre la trajectoire qui accompagne l\u2019\u00e9mergence technologique puis la vulgarisation de ces objets m\u00e9diatiques et d\u2019en envisager le rendement dans l\u2019imaginaire collectif d\u2019une \u00e9poque, le XIX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle. D\u2019un point de vue m\u00e9thodologique, en prenant appui sur quelques \u00e9tudes de cas, on interrogera ce qui, sous l\u2019angle technique et pragmatique (pour reprendre les cat\u00e9gories d\u00e9finitionnelles du dispositif propos\u00e9es par Philippe Ortel) autorise l\u2019usage paradigmatique des machines \u00e0 voir dans le discours social en g\u00e9n\u00e9ral et dans le texte litt\u00e9raire en particulier. Ou pour le dire en d\u2019autres termes&nbsp;: comment et pourquoi les machines \u00e0 voir font-elles image&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>    <\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<p>  Jeudi 25 avril  |  18h  |  salle Unith\u00e8que 4.215<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\"><strong><em><strong><em>\u201cThe Prisoner\u2019s Cinema\u201d: performing brain science in the 1950s<\/em><\/strong><\/em><\/strong><br>Andreas Killen (City College of New York)<\/p>\n\n\n\n<p>In the 1950s scientists and clinicians investigated a form of hallucination known as \u201cthe prisoner\u2019s cinema.\u201d In doing so they drew on a wide range of novel techniques whose appearance at this time contributed to making the brain a newly explorable organ. This paper examines the role of psychologist Donald Hebb \u2013 leading architect of the cognitive revolution that contributed to the emergence of today\u2019s \u201ccerebral subject\u201d \u2013 in the study of this syndrome, and relates it, on the one hand, to his effort to forge links between psychology and neurophysiology, and on the other to his brainwashing experiments &#8211; specifically, his research on sensory deprivation and the effects of exposure to propaganda. In both contexts, the study of hallucination carried important implications for Hebb\u2019s answer to the problem of doubt about knowledge of the external world.<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<p>Mercredi 22 mai  |  18h  |  salle Unith\u00e8que 4.215<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\"><strong><em><strong><em><strong><em>Le grand bazar de la lanterne magique indienne<\/em><\/strong><\/em><\/strong><\/em><\/strong><br>Amandine D\u2019Azevedo (Universit\u00e9 Paul-Val\u00e9ry, Montpellier 3)<\/p>\n\n\n\n<p>Soudain, Krishna domine le d\u00e9mon-serpent Kaliya au fond du fleuve&nbsp;! Un miracle&nbsp;: l\u2019enfant-dieu a vaincu le d\u00e9mon. La divinit\u00e9 est l\u00e0, face au public. Cette image existe sur des millions de repr\u00e9sentations en Inde, depuis des centaines d\u2019ann\u00e9e. Elle existe aussi dans un film, Kaliya Mardan, (1919, de Dadasaheb Phalke, le \u00ab&nbsp;p\u00e8re du cin\u00e9ma indien&nbsp;\u00bb) et sur une petite plaque de lanterne magique\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>Si le film est connu, inscrit dans l\u2019histoire du cin\u00e9ma muet indien, la plaque de lanterne, elle, est longtemps rest\u00e9e muette. L\u2019unique lanterne magique indienne, d\u00e9pos\u00e9e dans les archives du film de Pune (NFAI) pendant des d\u00e9cennies, a gard\u00e9 tout son myst\u00e8re. S\u2019il reste peu d\u2019\u00e9l\u00e9ments \u00e0 son sujet, ses plaques survivantes, \u00e9clatantes de couleurs et anim\u00e9es, entrouvrent un univers foisonnant de dieux et de d\u00e9esses, mais aussi de sayn\u00e8tes humoristiques et \u00e9piques. Il faut alors creuser, pour tenter de retracer les histoires de ce dispositif en Inde, pour lequel il ne reste quasiment aucune archive\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>Lorsque la lanterne magique arrive en Inde, dans les bagages des colons, elle sert avant tout \u00e0 des fins \u00e9ducatives&nbsp;et religieuses : c\u2019est un support pour promulguer des r\u00e8gles hygi\u00e9nistes, expliquer des principes agricoles&nbsp;ou encore pr\u00e9senter la religion par le fait de missionnaires. Cette conf\u00e9rence propose de regarder une autre histoire&nbsp;: celle d\u2019une appropriation vernaculaire, une r\u00e9interpr\u00e9tation magique, qui a fait de cet objet colonial le v\u00e9hicule d\u2019une imagerie indienne. En regardant les plaques anim\u00e9es de cette lanterne familiale, qui sera exploit\u00e9e de 1892 \u00e0 1918, on plonge dans un univers color\u00e9, religieux, o\u00f9 les grands h\u00e9ros des r\u00e9cits mythologiques croisent tigres et paons, o\u00f9 les d\u00e9esses rencontrent des danseuses en rang, et o\u00f9 les aventures de Krishna s\u2019entrem\u00ealent \u00e0 des d\u00e9fil\u00e9s militaires. Loin de lisser une histoire complexe, o\u00f9 beaucoup reste \u00e0 d\u00e9couvrir, cette conf\u00e9rence propose de d\u00e9plier le champ visuel \u00e0 l\u2019\u0153uvre derri\u00e8re l\u2019histoire locale d\u2019une famille qui, \u00e0 la fin du XIX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle et au d\u00e9but du XX<sup>e<\/sup>, s\u2019empare, dans la r\u00e9gion de Bombay, d\u2019un dispositif occidental qu\u2019ils vont modifier, transformer, fa\u00e7onner pour qu\u2019il devienne un spectacle d\u00e9votionnel populaire indien.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Mercredi 27 mars | 18h | salle Unith\u00e8que 4.215 Machines \u00e0 voir au XIXe si\u00e8cle : inventions techniques et variations m\u00e9taphoriquesDelphine Gleizes (Universit\u00e9 Grenoble Alpes) S\u2019int\u00e9resser aux \u00ab&nbsp;machines \u00e0 voir&nbsp;\u00bb, &hellip; <\/p>\n","protected":false},"author":1002544,"featured_media":0,"parent":0,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"class_list":["post-1376","page","type-page","status-publish"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/dispositifs\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/1376","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/dispositifs\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/dispositifs\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/dispositifs\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1002544"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/dispositifs\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1376"}],"version-history":[{"count":5,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/dispositifs\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/1376\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1439,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/dispositifs\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/1376\/revisions\/1439"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/dispositifs\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1376"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}