{"id":674,"date":"2022-08-19T11:35:13","date_gmt":"2022-08-19T09:35:13","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.unil.ch\/dinarr\/?p=674"},"modified":"2025-01-07T16:18:16","modified_gmt":"2025-01-07T15:18:16","slug":"manchette-o-dingos-o-chateaux","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/dinarr\/manchette-o-dingos-o-chateaux\/","title":{"rendered":"J.P. Manchette &#8211; \u00d4 dingos, \u00f4 ch\u00e2teaux!"},"content":{"rendered":"\n<p>Dans ce roman paru en 1972 dans la collection \u00ab\u00a0S\u00e9rie noire\u00a0\u00bb de Gallimard, on suit les aventures de Julie, jeune femme pr\u00e9sent\u00e9e comme mentalement instable, engag\u00e9e par un riche industriel pour veiller sur le jeune Peter, son neveu et h\u00e9ritier d&rsquo;une fortune dont l&rsquo;industriel est le gestionnaire momentan\u00e9. La cupidit\u00e9 pousse ce dernier \u00e0 commanditer un double meurtre, sur la personne de Peter en particulier, mais aussi sur celle de Julie, r\u00e9duite \u00e0 un d\u00e9g\u00e2t collat\u00e9ral. Celle-ci s&rsquo;av\u00e8re pourtant pleine de ressources et donne du fil \u00e0 retordre \u00e0 ses tueurs.<\/p>\n\n\n\n<p>Le passage (<em>Romans noirs<\/em>, Gallimard \u00ab\u00a0Quarto\u00a0\u00bb, 2005, p. 282-3) se situe au moment o\u00f9 Julie est parvenue \u00e0 leur \u00e9chapper, en faisant de l&rsquo;auto-stop. Peter et elle sont pris par un cadre commercial ventripotent (et bien entendu lubrique), aupr\u00e8s de qui elle d\u00e9guise son identit\u00e9 en se faisant passer pour une jeune fille au pair anglaise (et bien entendu d\u00e9vergond\u00e9e).<\/p>\n\n\n\n<div data-wp-interactive=\"core\/file\" class=\"wp-block-file\"><object data-wp-bind--hidden=\"!state.hasPdfPreview\" hidden class=\"wp-block-file__embed\" data=\"https:\/\/wp.unil.ch\/dinarr\/files\/2022\/08\/Manchette-O\u0302Dingos-_compressed.pdf\" type=\"application\/pdf\" style=\"width:100%;height:600px\" aria-label=\"PDF embarqu\u00e9\"><\/object><a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/dinarr\/files\/2022\/08\/Manchette-O\u0302Dingos-_compressed.pdf\" class=\"wp-block-file__button wp-element-button\" download>T\u00e9l\u00e9charger<\/a><\/div>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">\u00c9l\u00e9ments pertinents pour l&rsquo;analyse<\/h2>\n\n\n\n<p>Quels sont les enjeux que l&rsquo;on donnera pour essentiels dans l&rsquo;analyse narratologique d&rsquo;un tel passage? <\/p>\n\n\n\n<p>Quels sont les types de <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/dinarr\/ressources-theoriques\/sequences-textuelles\/\">s\u00e9quence<\/a> auxquels on a affaire ici, et lesquelles pr\u00e9sentent le plus d&rsquo;int\u00e9r\u00eat pour une telle analyse?<\/p>\n\n\n\n<p>Dans quelle mesure les informations pr\u00e9sent\u00e9es ici sont-elles d\u00e9termin\u00e9es par les personnages, et donc \u00e0 associer \u00e0 leur <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/dinarr\/ressources-theoriques\/perspective-narrative\/point-de-vue\/\">point de vue<\/a>, leur <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/dinarr\/subjectivite-de-la-narration\/\">subjectivit\u00e9<\/a>?<\/p>\n\n\n\n<p>Dans quelle mesure le sont-elles par le <strong>narrateur<\/strong>? Quelle est le degr\u00e9 de son objectivit\u00e9?<\/p>\n\n\n\n[ajouter d&rsquo;autres aspects li\u00e9s \u00e0 d&rsquo;autres onglets th\u00e9oriques encore \u00e0 venir]\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Notre proposition d&rsquo;analyse<\/h2>\n\n\n\n<p>L\u2019ensemble de ce roman s\u2019inscrit dans un r\u00e9gime de narration <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/dinarr\/subjectivite-de-la-narration\/\">omnisciente<\/a>. Mais, ponctuellement, cette omniscience est remise en question. C\u2019est le cas dans cette s\u00e9quence, qui joue sur les changements de <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/dinarr\/ressources-theoriques\/perspective-narrative\/point-de-vue\/\">point de vue<\/a>\u00a0: en majorit\u00e9 externe, le point de vue glisse \u00e0 l\u2019interne \u00e0 plusieurs reprises, pour finalement se maintenir dans une externalit\u00e9 stricte. Pr\u00e9cisons au passage que Manchette, grand lecteur de polars am\u00e9ricains de l\u2019entre-deux-guerres (Dashiell Hammett, Raymond Chandler), a beaucoup pratiqu\u00e9 le \u00ab\u00a0behaviorisme\u00a0\u00bb litt\u00e9raire, l\u2019exclusion ostentatoire de toute psychologie au profit d\u2019une stricte externalit\u00e9 de point de vue. C\u2019est dans une telle externalit\u00e9 que la s\u00e9quence se termine \u2013 mais en observant la dynamique par laquelle on en vient \u00e0 l\u2019abandon du point de vue interne, on verra que l\u2019enjeu d\u00e9passe le cadre strictement narratif, pour se d\u00e9porter (c&rsquo;est du moins notre avis) au niveau d\u2019une politique d\u2019\u00e9criture.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans le premier paragraphe, entre le verbe de perception qui ouvre la s\u00e9quence (\u00ab&nbsp;Julie regarda l\u2019homme&nbsp;\u00bb) et le jugement de valeur qui la cl\u00f4t (\u00ab&nbsp;il \u00e9tait porcin&nbsp;\u00bb), tout indique exemplairement un r\u00e9cit en point de vue interne. Mais d\u00e8s le deuxi\u00e8me paragraphe, on observe des changements: un m\u00e9lange de deux points de vue internes (Julie, le conducteur) et du point de vue du narrateur lui-m\u00eame. On ne peut attribuer la qualit\u00e9 \u00ab&nbsp;idiote&nbsp;\u00bb du sourire au jugement du conducteur: le point de vue est vraisemblablement partag\u00e9 ici par Julie et le narrateur, tout comme les informations concernant les effets de carnation et de sudation du personnage masculin. En revanche, \u00ab&nbsp;il se demandait si c\u2019\u00e9tait du lard ou du cochon&nbsp;\u00bb est un subtil m\u00e9lange des point de vue du conducteur et du narrateur, lequel profite de l\u2019ancrage interne pour nourrir le lexique porcin qui qualifie par essence son personnage.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans les lignes qui suivent, la narration va principalement s&rsquo;attacher au point de vue de l&rsquo;homme (\u00ab&nbsp;elle agitait un bras, bizarrement&nbsp;\u00bb), quoiqu&rsquo;une mixit\u00e9 soit maintenue, afin de conserver le regard r\u00e9probateur et sarcastique que porte sur lui le narrateur. On comprend, \u00e9tant donn\u00e9 le caract\u00e8re lamentable du personnage, que le point de vue interne ne puisse pas tenir longtemps, qu&rsquo;il faille en sortir, quasiment par hygi\u00e8ne. Puis un \u00e9l\u00e9ment va forcer l&rsquo;abandon du point de vue interne du conducteur: sa perte de connaissance. La violence m\u00eame de cet abandon indique le d\u00e9saveu, la punition&nbsp;: il n\u2019a plus le droit d\u2019avoir un point de vue, ayant \u00e9t\u00e9 trop b\u00eate &#8211; litt\u00e9ralement &#8211; pour ne pas r\u00e9aliser plus t\u00f4t qu\u2019entre le lard et le cochon, il ne pouvait s\u2019agir que du second.<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-large\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"733\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/dinarr\/files\/2022\/08\/IMG_5212-1024x733.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-695\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/dinarr\/files\/2022\/08\/IMG_5212-1024x733.jpg 1024w, https:\/\/wp.unil.ch\/dinarr\/files\/2022\/08\/IMG_5212-300x215.jpg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/dinarr\/files\/2022\/08\/IMG_5212-768x550.jpg 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/dinarr\/files\/2022\/08\/IMG_5212-540x387.jpg 540w, https:\/\/wp.unil.ch\/dinarr\/files\/2022\/08\/IMG_5212-1080x773.jpg 1080w, https:\/\/wp.unil.ch\/dinarr\/files\/2022\/08\/IMG_5212.jpg 1418w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Adaptation en BD par Tardi, Futuropolis, 2011<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p>\u00c0 partir de ce moment, le partage du point de vue ne devrait plus se faire, en principe, qu\u2019entre le narrateur et Julie, puisqu&rsquo;ils l&rsquo;ont partag\u00e9 jusqu&rsquo;ici, en connivence face au bourgeois concupiscent. Mais les choses ne se passent pas tout \u00e0 fait ainsi: le narrateur profite de cette redistribution des pouvoirs de l&rsquo;action pour abandonner d\u00e9finitivement le point de vue interne de Julie, au point que le sens de ses actions (jeter les chaussures, d\u00e9chirer les habits, prendre la route de la M\u00e9diterran\u00e9e), s&rsquo;il peut \u00eatre en partie inf\u00e9r\u00e9 du contexte, n&rsquo;est pas explicit\u00e9. II reste, \u00e0 ce stade du r\u00e9cit, partiellement myst\u00e9rieux, s&rsquo;agissant notamment de la destination que se donne Julie en partant vers le sud.<\/p>\n\n\n\n<p>On observe donc, successivement, un partage du point de vue entre le narrateur et Julie, puis un abandon ostensible de tout ancrage interne. \u00c0 nos yeux, l&rsquo;explication de ces ph\u00e9nom\u00e8nes est de nature socio-politique. Dans un premier temps, le narrateur et son personnage f\u00e9minin ont besoin l&rsquo;un de l&rsquo;autre \u00e0 des fins de t\u00e9moignage. Le point de vue du narrateur doit \u00eatre clairement partag\u00e9 avec celui de son h\u00e9ro\u00efne et distanci\u00e9 du protagoniste masculin, afin d&rsquo;indiquer \u00e0 quel point les \u00e9preuves que Julie affronte sont syst\u00e9matiquement li\u00e9es \u00e0 une forme de masculinit\u00e9 toxique, y compris dans les aspects ordinaires de sa vie. <\/p>\n\n\n\n<p>Ce passage est plut\u00f4t digressif, s\u2019agissant d\u2019un genre romanesque qui, traditionnellement, consacre la majorit\u00e9 de ses contenus \u00e0 la construction de l\u2019intrigue polici\u00e8re. Celle-ci ne progresse pas particuli\u00e8rement durant cette s\u00e9quence; notamment, son protagoniste momentan\u00e9 ne peut \u00eatre rang\u00e9 d\u00e9finitivement ni dans la cat\u00e9gorie des adjuvants ni dans celle des opposants \u00e0 l\u2019action de Julie. Il s\u2019agit plut\u00f4t ici d\u2019une s\u00e9quence \u00e0 valeur quasiment documentaire (nonobstant l&rsquo;aspect complaisant et clich\u00e9 du bourgeois ventru), o\u00f9 Manchette rappelle \u00e0 son lectorat qu\u2019une femme jeune et isol\u00e9e, m\u00eame si elle se trouve dans une situation d\u2019urgence absolue o\u00f9 sa vie est en jeu, doit compter sur les difficult\u00e9s suppl\u00e9mentaires li\u00e9es \u00e0 son sexe, aux yeux des hommes qu\u2019elle est susceptible de croiser. C\u2019est, dans un premier temps, ce partage du point de vue qui permet de consid\u00e9rer le roman comme f\u00e9ministe. <\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignright size-full\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"725\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/dinarr\/files\/2022\/08\/folle-a\u0300-tuer5-1024x725-1.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-697\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/dinarr\/files\/2022\/08\/folle-a\u0300-tuer5-1024x725-1.jpeg 1024w, https:\/\/wp.unil.ch\/dinarr\/files\/2022\/08\/folle-a\u0300-tuer5-1024x725-1-300x212.jpeg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/dinarr\/files\/2022\/08\/folle-a\u0300-tuer5-1024x725-1-768x544.jpeg 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/dinarr\/files\/2022\/08\/folle-a\u0300-tuer5-1024x725-1-540x382.jpeg 540w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Marl\u00e8ne Jobert et Thomas Waintrop dans l&rsquo;adaptation d&rsquo;Yves Boisset, <em>Folle \u00e0 tuer<\/em> (1975)<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p>Dans un second temps, ce f\u00e9minisme de Manchette est corrobor\u00e9 par le choix du narrateur, de plus en plus net au fil de l&rsquo;extrait, de maintenir un point de vue externe sur les actions de Julie&nbsp;: tout comme le conducteur de la voiture, nous sommes \u2013 particuli\u00e8rement si nous nous identifions comme lect<em>eurs<\/em> \u2013 rendus \u00e0 notre incapacit\u00e9 de saisir la finalit\u00e9 de ces actions. Tout se passe comme si Manchette disait \u00e0 son lectorat masculin (cis-h\u00e9t\u00e9ro), auquel lui-m\u00eame s\u2019associe en tant qu\u2019homme&nbsp;: \u00e0 l\u2019instar de ce conducteur, qui ne se consid\u00e8re pas comme sp\u00e9cialement mal intentionn\u00e9, nous sommes syst\u00e9miquement susceptibles d\u2019adopter un comportement d\u00e9plac\u00e9 et de profiter d&rsquo;une position de pouvoir sur les femmes. Et si nous trouvons r\u00e9pugnant ce cadre commercial ventripotent et lubrique, si nous applaudissons \u00e0 la capacit\u00e9 conjointe de Julie d\u2019\u00e9chapper \u00e0 la fois \u00e0 ses poursuivants et \u00e0 un viol, nous devons \u00e9galement admettre que notre intrusion dans les pens\u00e9es de la protagoniste n\u2019est pas non plus compl\u00e8tement innocente.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Concernant l&rsquo;usage didactique d&rsquo;un tel passage<\/strong>: quelles que soient les directions prises dans son interpr\u00e9tation, l&rsquo;int\u00e9r\u00eat fondamental d&rsquo;une lecture analytique de cette s\u00e9quence r\u00e9side dans le m\u00e9lange des options que se donne l&rsquo;auteur pour pluraliser les regards possibles sur la sc\u00e8ne qu&rsquo;il d\u00e9crit. Loin de constituer une relation objective aux informations fournies, les changements de point de vue devraient conduire \u00e0 observer, jusque dans son externalisation compl\u00e8te, les signes d&rsquo;une subjectivit\u00e9 narratoriale qui oriente, mais aussi interroge et dynamise, les mani\u00e8res de comprendre et d&rsquo;interpr\u00e9ter le texte.<\/p>\n\n\n\n<p>Enfin, et ceci aurait pu figurer en amont de ces consid\u00e9ration, il ne faudrait pas perdre de vue le fait que la pr\u00e9\u00e9minence progressive du point de vue externe pr\u00e9sente un avantage fondamental dans le d\u00e9veloppement d&rsquo;une <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/dinarr\/intrigue-et-tension-narrative\/\">intrigue<\/a>, en particulier dans le genre du roman policier: celui d&rsquo;exciter la curiosit\u00e9. En tant qu&rsquo;il exploite un genre fortement codifi\u00e9, Manchette sait tr\u00e8s bien qu&rsquo;il peut compter sur le\u00b7la lecteur\u00b7trice pour chercher \u00e0 comprendre pourquoi Julie \u00ab\u00a0jette au loin\u00a0\u00bb les chaussures d&rsquo;\u00c9mile Ventr\u00e9e: peut-\u00eatre en vue de gagner du temps lorsque celui-ci, reprenant connaissance, ne manquera pas d&rsquo;alerter la police? Mais pourquoi Julie ne veut-elle pas aller \u00e0 la police elle-m\u00eame? Pourquoi prend-elle la route de la M\u00e9diterrann\u00e9e? Autant de questions qui ne manqueront pas de se pr\u00e9senter, nourrissant les d\u00e9bats, et auxquelles une poursuite de la lecture apportera &#8211; sans doute &#8211; des \u00e9l\u00e9ments de r\u00e9ponse&#8230;<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading has-large-font-size\">Pour aller plus loin<\/h2>\n\n\n\n<p>J. Kaempfer (2009), \u00ab Roman noir et fonction po\u00e9tique. <em>La position du tireur couch\u00e9<\/em> de Manchette&nbsp;\u00bb, <a href=\"https:\/\/serval.unil.ch\/resource\/serval:BIB_318D06ADD166.P001\/REF\">en ligne<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>G. Turin (2015), \u00ab&nbsp;Vestiges du polar et retour du politique. Une lecture compar\u00e9e de Manchette et d&rsquo;Echenoz&nbsp;\u00bb, <em>Revue Critique de Fixxion Fran\u00e7aise Contemporaine<\/em> n\u00b010, <a href=\"https:\/\/www.revue-critique-de-fixxion-francaise-contemporaine.org\/rcffc\/article\/view\/fx10.14\">en ligne<\/a>.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dans ce roman paru en 1972 dans la collection \u00ab\u00a0S\u00e9rie noire\u00a0\u00bb de Gallimard, on suit les aventures de Julie, jeune femme pr\u00e9sent\u00e9e comme mentalement instable, engag\u00e9e par un&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":1002371,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"template-full-width.php","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[8],"tags":[17,23,44,21,22,11,12,15,42,43],"class_list":{"0":"post-674","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-fiches-pratiques","8":"tag-curiosite","9":"tag-intrigue","10":"tag-narrateur","11":"tag-omniscience","12":"tag-point-de-vue-externe","13":"tag-point-de-vue-global","14":"tag-point-de-vue-interne","15":"tag-point-de-vue-local","16":"tag-sequence","17":"tag-subjectivite"},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/dinarr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/674","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/dinarr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/dinarr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/dinarr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1002371"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/dinarr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=674"}],"version-history":[{"count":5,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/dinarr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/674\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1788,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/dinarr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/674\/revisions\/1788"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/dinarr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=674"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/dinarr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=674"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/dinarr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=674"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}