{"id":1473,"date":"2024-05-14T15:50:37","date_gmt":"2024-05-14T13:50:37","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.unil.ch\/dinarr\/?page_id=1473"},"modified":"2026-04-14T12:25:04","modified_gmt":"2026-04-14T10:25:04","slug":"intrigue-et-tension-narrative","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/dinarr\/intrigue-et-tension-narrative\/","title":{"rendered":"INTRIGUE ET TENSION NARRATIVE"},"content":{"rendered":"\n<ul class=\"wp-block-list has-accent-color has-border-background-color has-text-color has-background\">\n<li><strong>De quoi s&rsquo;agit-il?<\/strong> &#8212; Mettre en intrigue un r\u00e9cit consiste \u00e0 nouer une tension pour donner envie au lecteur ou \u00e0 la lectrice de progresser vers un d\u00e9nouement. La tension se noue quand on commence \u00e0 se poser des questions sur l\u2019histoire qui est racont\u00e9e et elle se d\u00e9noue quand le r\u00e9cit donne des r\u00e9ponses. Il y a deux mani\u00e8res de nouer une intrigue&nbsp;: a) quand on se pose des questions sur la mani\u00e8re dont les \u00e9v\u00e9nements vont \u00e9voluer, on ressent du suspense ; b) quand le r\u00e9cit est myst\u00e9rieux et qu\u2019on se pose des questions sur ce qui se passe ou sur ce qui s\u2019est pass\u00e9, on \u00e9prouve de la curiosit\u00e9. Une bonne intrigue m\u00e9nage aussi des surprises, car elle ne doit pas \u00eatre trop pr\u00e9visible.<\/li>\n\n\n\n<li>I<strong>nt\u00e9r\u00eat pour l&rsquo;\u00e9l\u00e8ve? <\/strong>&#8212;<strong> <\/strong>D\u00e9couvrir comment on peut nouer et d\u00e9nouer de la tension dans un r\u00e9cit permet de r\u00e9fl\u00e9chir sur les aspects qui rendent l\u2019histoire int\u00e9ressante. M\u00eame la meilleure histoire peut \u00eatre ennuyeuse si l\u2019\u00e9crivain ou l\u2019\u00e9crivaine ne sait pas cr\u00e9er du suspense, de la curiosit\u00e9 ou des surprises. Nouer et d\u00e9nouer une tension donne du rythme au r\u00e9cit et structure ce que les sc\u00e9naristes appellent des \u00ab&nbsp;arcs narratifs&nbsp;\u00bb.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Int\u00e9r\u00eat pour l&rsquo;enseignant\u00b7e ?<\/strong> &#8212; Le travail sur la mise en intrigue permet de prendre du recul par rapport \u00e0 une histoire qui nous captive, justement dans les termes de cette captivit\u00e9. On se donne le temps et les outils pour comprendre les m\u00e9canismes qui nous rivent au r\u00e9cit. \u00c0 cet effet, la mise en intrigue renvoie \u00e0 tous les moyens par lesquels un r\u00e9cit suscite un int\u00e9r\u00eat pour le d\u00e9veloppement de l\u2019histoire, alors que lorsqu\u2019on se contente du sch\u00e9ma narratif pour avoir un regard g\u00e9n\u00e9ral, on s\u2019attache \u00e0 la chronologie des \u00e9v\u00e9nements sans tenir compte de la progression narrative. Ce travail permet de partir de questions simples (que se passe-t-il \u00e0 ce point de l\u2019histoire&nbsp;?) pour aborder ensuite des m\u00e9canismes narratifs parfois complexes (portant par exemple sur la vitesse ou l\u2019ordre du r\u00e9cit, la restriction ou l\u2019\u00e9largissement local du savoir, etc.).<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p>Tous les r\u00e9cits racontent une histoire (c\u2019est-\u00e0-dire mettent en sc\u00e8ne une s\u00e9quence d\u2019action ou d\u2019\u00e9v\u00e9nements), en revanche, on ne peut pas affirmer que tous les r\u00e9cits nouent une intrigue. Certains r\u00e9cits visent \u00e0 expliquer des \u00e9v\u00e9nements plut\u00f4t qu\u2019\u00e0 intriguer leur public. Quand le r\u00e9cit poss\u00e8de une intrigue, la narration plonge le public au c\u0153ur des \u00e9v\u00e9nements, de sorte qu\u2019il devient possible d\u2019explorer les virtualit\u00e9s actionnelles, d\u2019exp\u00e9rimenter les obscurit\u00e9s et les incertitudes d\u2019un \u00e9v\u00e9nement, d\u2019exercer son aptitude \u00e0 anticiper le d\u00e9veloppement de situations instables.<\/p>\n\n\n\n<p>Il ne faut donc pas confondre la s\u00e9quence des \u00e9v\u00e9nements racont\u00e9s et sa mise en intrigue. Il y a mise en intrigue quand les \u00e9v\u00e9nements racont\u00e9s visent \u00e0 intriguer le public. L\u2019intrigue se noue quand l\u2019histoire suscite l\u2019int\u00e9r\u00eat, renforce le d\u00e9sir de progresser dans la lecture jusqu\u2019\u00e0 un d\u00e9nouement. Quand l\u2019intrigue est nou\u00e9e, le public est invit\u00e9 \u00e0 se poser des questions concernant les \u00e9v\u00e9nements racont\u00e9s&nbsp;: qu\u2019est-il arriv\u00e9&nbsp;? que se passe-t-il&nbsp;? comment l\u2019histoire finira-t-elle&nbsp;? comment le r\u00e9cit va-t-il se d\u00e9nouer&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>Comme le montre l\u2019exemple suivant, imagin\u00e9 par Fran\u00e7ois Truffaut, l\u2019art de nouer une intrigue tient non seulement \u00e0 l\u2019int\u00e9r\u00eat de l\u2019action, qui contient g\u00e9n\u00e9ralement des conflits ou des buts difficiles \u00e0 atteindre, mais \u00e9galement \u00e0 la capacit\u00e9 de l\u2019auteur (ou du r\u00e9alisateur) de susciter une sorte de tension narrative en <em>dramatisant<\/em> l\u2019\u00e9v\u00e9nement, c\u2019est-\u00e0-dire en insistant sur l\u2019incertitude de son d\u00e9roulement jusqu\u2019au d\u00e9nouement&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p>Un personnage part de chez lui, monte dans un taxi et file vers la gare pour prendre le train. C\u2019est une sc\u00e8ne normale \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur d\u2019un film moyen. Maintenant, si avant de monter dans un taxi, cet homme regarde sa montre et dit&nbsp;: \u00ab&nbsp;Mon Dieu, c\u2019est \u00e9pouvantable, je n\u2019attraperai jamais mon train&nbsp;\u00bb, son trajet devient une pure sc\u00e8ne de suspense car chaque feu rouge, chaque croisement, chaque agent de la circulation, chaque panneau indicateur, chaque coup de freins, chaque manipulation du levier de vitesse vont intensifier la valeur \u00e9motionnelle de la sc\u00e8ne. (Truffaut 1975&nbsp;: 16)<\/p>\n\n\n\n<p>Dans le langage courant, on entend souvent l\u2019expression&nbsp;: \u00ab&nbsp;C\u2019\u00e9tait ennuyeux, il n\u2019y avait pas d\u2019intrigue&nbsp;!&nbsp;\u00bb. Dans cette phrase, on comprend que l\u2019intrigue est li\u00e9e \u00e0 l\u2019int\u00e9r\u00eat du r\u00e9cit, \u00e0 sa capacit\u00e9 de susciter de la curiosit\u00e9 ou du suspense, qui produisent l\u2019attente d\u2019un d\u00e9nouement, et de m\u00e9nager des surprises (des rebondissements, etc.). On s\u2019int\u00e9resse ici \u00e0 l\u2019effet que le r\u00e9cit est susceptible de produire sur le lecteur, \u00e0 la tension narrative qui est comme un arc tendu vers une r\u00e9solution inconnue. Les sc\u00e9naristes parlent souvent d\u2019arcs narratifs&nbsp;pour d\u00e9crire cette structuration du r\u00e9cit sous la forme d\u2019une alternance tension-r\u00e9solution. L\u2019intrigue peut \u00eatre ainsi d\u00e9finie comme la structuration dynamique d&rsquo;un r\u00e9cit fond\u00e9 sur un n\u0153ud, qui cr\u00e9e de la tension narrative, et d\u2019un d\u00e9nouement, qui a pour fonction de r\u00e9soudre cette tension.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Diff\u00e9rence entre suspense et curiosit\u00e9<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Comme l\u2019explique Tzvetan Todorov, il existe deux formes de r\u00e9cit policier tr\u00e8s diff\u00e9rentes, qui reposent sur des effets fondamentalement oppos\u00e9s, mais qui peuvent fusionner dans certains cas&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\">\n<p>On se rend compte ici qu\u2019il existe deux formes d\u2019int\u00e9r\u00eat tout \u00e0 fait diff\u00e9rentes. La premi\u00e8re peut \u00eatre appel\u00e9e la curiosit\u00e9&nbsp;; sa marche va de l\u2019effet \u00e0 la cause&nbsp;: \u00e0 partir d\u2019un certain effet (un cadavre et certains indices) il faut trouver sa cause (le coupable et ce qui l\u2019a pouss\u00e9 au crime). La deuxi\u00e8me forme est le suspense et on va ici de la cause \u00e0 l\u2019effet&nbsp;: on nous montre d\u2019abord les causes, les donn\u00e9es initiales (des gangsters qui pr\u00e9parent de mauvais coups) et notre int\u00e9r\u00eat est soutenu par l\u2019attente de ce qui va arriver, c\u2019est-\u00e0-dire des effets (cadavres, crimes, accrochages).<\/p>\n<cite>Todorov, 1971 : 60<\/cite><\/blockquote>\n\n\n\n<p>On peut g\u00e9n\u00e9raliser le propos de Todorov et consid\u00e9rer qu\u2019il existe en effet deux mani\u00e8res fondamentales de nouer une intrigue&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-table aligncenter\"><table><tbody><tr><td class=\"has-text-align-center\" data-align=\"center\">Type de n\u0153ud<br>textuel<\/td><td class=\"has-text-align-center\" data-align=\"center\">Narration d\u2019un \u00e9v\u00e8nement<br>dont l\u2019issue est incertaine (p.ex. un conflit, une qu\u00eate&#8230;)<\/td><td class=\"has-text-align-center\" data-align=\"center\">Narration incompl\u00e8te d\u2019un \u00e9v\u00e9nement<br>(\u00e9nigmes, secrets&#8230;)<\/td><\/tr><tr><td class=\"has-text-align-center\" data-align=\"center\">Type d\u2019activit\u00e9 cognitive<\/td><td class=\"has-text-align-center\" data-align=\"center\"><strong>Pronostic<\/strong><br>hypoth\u00e8ses portant sur le d\u00e9veloppement ult\u00e9rieur ou le r\u00e9sultat final de l\u2019\u00e9v\u00e9nement<\/td><td class=\"has-text-align-center\" data-align=\"center\"><strong>Diagnostic<\/strong><br>hypoth\u00e8ses visant \u00e0 expliquer l\u2019\u00e9v\u00e9nement actuel ou pass\u00e9 \u00e0 partir d\u2019indices<\/td><\/tr><tr><td class=\"has-text-align-center\" data-align=\"center\">Type de tension narrative<\/td><td class=\"has-text-align-center\" data-align=\"center\"><strong>Suspense<\/strong><\/td><td class=\"has-text-align-center\" data-align=\"center\"><strong>Curiosit\u00e9<\/strong><\/td><\/tr><\/tbody><\/table><\/figure>\n\n\n\n<p>Pour d\u00e9terminer la mani\u00e8re dont l\u2019intrigue se noue, il suffit de se demander quelles sont les questions que le public est invit\u00e9 \u00e0 se poser \u00e0 un moment donn\u00e9 du d\u00e9veloppement du r\u00e9cit.<\/p>\n\n\n\n<p><em>Suspense<\/em>&nbsp;: Dans le premier cas, une complication vient perturber une situation ordinaire et les actions qui suivent ouvrent diff\u00e9rentes virtualit\u00e9s que le lecteur ou la lectrice peut envisager sous la forme de pronostics incertains. L\u2019effet de suspense est alors renforc\u00e9 par le respect au moins partiel de la chronologie de l\u2019histoire, ce qui nous rapproche du plan des personnages impliqu\u00e9s dans les \u00e9v\u00e9nements. Souvent, le suspense est obtenu en signalant un danger imminent, dont les personnages n\u2019ont pas forc\u00e9ment conscience. Le lecteur se demande alors&nbsp;: que va-t-il se passer&nbsp;? va-t-il y arriver&nbsp;? comment cela va-t-il finir&nbsp;? etc.<\/p>\n\n\n\n<p><em>Curiosit\u00e9<\/em>&nbsp;: Dans le second cas, le respect de la chronologie est rarement respect\u00e9. Le lecteur est confront\u00e9 \u00e0 une repr\u00e9sentation incompl\u00e8te d\u2019\u00e9v\u00e9nements qui suscitent sa curiosit\u00e9. Une fois le d\u00e9nouement d\u00e9voil\u00e9, il devient possible, en fouillant le pass\u00e9 du r\u00e9cit, d&rsquo;en combler les lacunes jusqu\u2019\u00e0 ce qu\u2019une compr\u00e9hension suffisante de la situation narrative puisse \u00eatre reconstruite. Le recours \u00e0 ce proc\u00e9d\u00e9 est une fa\u00e7on assez classique de nouer une intrigue dans les premi\u00e8res pages d\u2019un r\u00e9cit ou pour le genre des enqu\u00eates polici\u00e8res. Dans ce cas, le lecteur peut tenter d\u2019anticiper le d\u00e9nouement en formulant des diagnostics \u00e0 partir d\u2019indices diss\u00e9min\u00e9s dans le r\u00e9cit. Le lecteur se demande alors&nbsp;: que s\u2019est-il pass\u00e9&nbsp;? quel est le secret que dissimule ce personnage&nbsp;? qui est le coupable&nbsp;? etc.<\/p>\n\n\n\n<p><em>Surprise<\/em>&nbsp;: un troisi\u00e8me int\u00e9r\u00eat narratif est fond\u00e9 sur la n\u00e9cessit\u00e9 de l\u2019intrigue de rester suffisamment originale et impr\u00e9visible pour d\u00e9jouer les pronostics et les diagnostics des lecteurs et produire des effets de surprise. Les retournements impr\u00e9vus (les \u00ab&nbsp;coups de th\u00e9\u00e2tre&nbsp;\u00bb) et les surprises qu\u2019ils engendrent soulignent la n\u00e9cessit\u00e9 de renouveler continuellement nos mod\u00e8les de pr\u00e9vision pour s\u2019adapter \u00e0 un monde \u00e9volutif. Ces effets ont donc une importance majeure sur la mani\u00e8re dont les r\u00e9cits contribuent \u00e0 \u00e9largir les cadres d\u2019exp\u00e9rience. Les reconfigurations peuvent porter sur des savoirs litt\u00e9raires (la pr\u00e9visibilit\u00e9 des genres) ou sur des savoirs plus g\u00e9n\u00e9raux (attentes concernant les fonctionnement sociaux ou psychologiques).<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Dramatisation de l&rsquo;action par le discours narratif<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019intensit\u00e9 de la mise en intrigue s\u2019appuie aussi sur des variations de rythme, d\u2019ordre et de perspective narrative. Les <em>pauses<\/em> descriptives ou digressives ainsi que les <em>sommaires<\/em> sont rarement des passages tendus, alors que les <em>sc\u00e8nes<\/em>, qui mettent en avant des s\u00e9quences d\u2019action et des dialogues, sont marqu\u00e9es par une plus forte dramatisation des \u00e9v\u00e9nements, souvent au profit d\u2019une intensification de la curiosit\u00e9 et du suspense. Le d\u00e9nouement de la curiosit\u00e9 entraine quant \u00e0 elle la plupart du temps le recours \u00e0 des analepses, dramatis\u00e9es ou non. Une bonne fa\u00e7on de susciter de la curiosit\u00e9 au d\u00e9but d\u2019un r\u00e9cit consiste \u00e0 jeter le lecteur ou la lectrice au c\u0153ur des \u00e9v\u00e9nements et d\u2019exposer r\u00e9trospectivement le contexte n\u00e9cessaire pour comprendre ce qui se passe.<\/p>\n\n\n\n<p>Par ailleurs, la restriction du savoir ou son \u00e9largissement sont souvent exploit\u00e9s pour renforcer respectivement la curiosit\u00e9 ou le suspense&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>Quand un personnage d\u00e9tient un secret ou formule un plan myst\u00e9rieux, il suscite de la curiosit\u00e9&nbsp;;<\/li>\n\n\n\n<li>Quand nous sommes inform\u00e9s d\u2019un danger qu\u2019il ignore, cela renforce le suspense.<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p>Enfin l\u2019usage d\u2019un point de vue interne permet souvent d\u2019expliciter les virtualit\u00e9s narratives qui donnent son relief \u00e0 l\u2019intrigue. Cela permet aussi de mettre en \u00e9vidence les incertitudes et les inqui\u00e9tudes \u00e9prouv\u00e9es par les personnages, ce qui renforce souvent la tension par empathie ou identification. <\/p>\n\n\n\n<p><strong>Phases de l\u2019intrigue<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Les \u00e9l\u00e9ments fondamentaux de l\u2019intrigue sont le n\u0153ud et le d\u00e9nouement. Le n\u0153ud se d\u00e9finit comme un lieu important du r\u00e9cit o\u00f9 un \u00e9l\u00e9ment de l\u2019histoire vise \u00e0 intriguer le lecteur, c\u2019est-\u00e0-dire \u00e0 produire de la tension narrative (suspense ou curiosit\u00e9). Le d\u00e9nouement se d\u00e9finit quant \u00e0 lui comme le lieu de la r\u00e9solution de cette tension, c\u2019est-\u00e0-dire comme une r\u00e9ponse aux questions engendr\u00e9es par le n\u0153ud. D\u2019autres \u00e9l\u00e9ments optionnels que l\u2019on rattache \u00e0 l\u2019intrigue sont l\u2019exposition, les p\u00e9rip\u00e9ties, le climax et l\u2019\u00e9pilogue, ainsi que les cliffhangers et les fins ouvertes.<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li><em>Exposition<\/em>&nbsp;: On peut aussi parler de phase d\u2019exposition pour d\u00e9crire la partie de l\u2019intrigue qui vise \u00e0 poser les \u00e9l\u00e9ments essentiels de l\u2019histoire. G\u00e9n\u00e9ralement, cette phase est marqu\u00e9e par une dominance de la curiosit\u00e9, notamment lorsque nous sommes directement plong\u00e9s dans le cours de l\u2019action, et nous recevons progressivement des \u00e9l\u00e9ments d\u2019explication. Une fois les \u00e9l\u00e9ments essentiels de l\u2019intrigue connus, la tension s\u2019oriente g\u00e9n\u00e9ralement vers le suspense, la question \u00e9tant de savoir comment le ou la protagoniste va parvenir \u00e0 se sortir d\u2019une situation difficile.<\/li>\n\n\n\n<li><em>N\u0153ud<\/em>&nbsp;: dans cette phase o\u00f9 la tension se noue, nous sommes amen\u00e9s \u00e0 nous interroger sur certains \u00e9l\u00e9ments importants de l\u2019histoire, qui sont pr\u00e9sent\u00e9s comme incertains ou \u00e9nigmatiques, ce qui suscite le d\u00e9sir d\u2019en savoir plus, et donc de progresser vers un d\u00e9nouement attendu.<\/li>\n\n\n\n<li><em>P\u00e9rip\u00e9ties<\/em>&nbsp;: dans cette phase, nous progressons vers la r\u00e9solution mais sans que la tension ne se d\u00e9noue. Au contraire, elle tend \u00e0 augmenter \u00e0 mesure que l\u2019on s\u2019approche du d\u00e9nouement. Le retardement de la r\u00e9solution se fait g\u00e9n\u00e9ralement par l\u2019insertion de mini-intrigues ench\u00e2ss\u00e9es dans l\u2019intrigue principale, chaque p\u00e9rip\u00e9tie devant \u00eatre d\u00e9nou\u00e9e pour reprendre la progression. Cette phase vise donc \u00e0 entretenir la tension, et m\u00eame \u00e0 la faire monter jusqu\u2019\u00e0 un point culminant appel\u00e9 <em>climax<\/em>.<\/li>\n\n\n\n<li><em>D\u00e9nouement<\/em>&nbsp;: dans cette phase, des r\u00e9ponses sont apport\u00e9es aux questions que nous nous posions, l\u2019incertitude est ainsi r\u00e9solue et la tension est d\u00e9nou\u00e9e.<\/li>\n\n\n\n<li><em>\u00c9pilogue<\/em>&nbsp;: La phase finale est parfois d\u00e9finie comme un \u00e9pilogue, o\u00f9 le sens global de l\u2019intrigue est discut\u00e9 et fait souvent l\u2019objet d\u2019une \u00e9valuation morale, alors que la tension est d\u00e9j\u00e0 r\u00e9solue.<\/li>\n\n\n\n<li><em>Cliffhangers<\/em> et <em>fins ouvertes<\/em>&nbsp;: Il faut noter \u00e9galement qu\u2019il existe des r\u00e9cits non d\u00e9nou\u00e9s. Dans ce cas, la fin demeure ouverte et nous sommes amen\u00e9s \u00e0 trouver nous-m\u00eame des r\u00e9ponses aux questions laiss\u00e9es en suspens par le r\u00e9cit. Quand une fin ouverte se trouve \u00e0 la fin d\u2019un chapitre ou d\u2019un \u00e9pisode de s\u00e9rie, et qu\u2019il s\u2019agit d\u2019attendre une suite annonc\u00e9e, on parle de <em>cliffhanger<\/em>.<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p><strong>Hi\u00e9rarchies des \u00ab&nbsp;arcs narratifs&nbsp;\u00bb<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Il est souvent possible de d\u00e9terminer une intrigue principale et des intrigues secondaires ou subsidiaires. Dans les s\u00e9ries, notamment t\u00e9l\u00e9vis\u00e9es, ces diff\u00e9rentes intrigues sont appel\u00e9es des \u00ab&nbsp;arcs&nbsp;\u00bb, qui sont articul\u00e9s aux diff\u00e9rentes charni\u00e8res du r\u00e9cit&nbsp;: il y a l\u2019arc global, qui couvre l\u2019ensemble de la s\u00e9rie, mais il y a aussi des arcs subsidiaires qui structurent chaque saison, chaque \u00e9pisode, et diff\u00e9rentes s\u00e9quences au sein des \u00e9pisodes. L&rsquo;alternance des chapitres dans un roman peut aussi offrir des articulations pour un ench\u00e2ssement des intrigues et des sous-intrigues, chaque segment du r\u00e9cit trouvant une conclusion relative tout en faisant progresser l&rsquo;arc narratif principal.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Pour entrer dans les d\u00e9bats<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019<em>intrigue<\/em> est souvent confondue avec les notions de <em>s\u00e9quence<\/em> ou de <em>sch\u00e9ma narratif <\/em>ou<em> quinaire<\/em>, comme s\u2019il s\u2019agissait de synonymes. Il y a cependant de bonnes raisons de diff\u00e9rencier l\u2019intrigue, au sens \u00e9troit du terme utilis\u00e9 ici, des diff\u00e9rentes mani\u00e8res de formaliser la trame de l\u2019histoire, qui se sont d\u00e9velopp\u00e9es dans le sillage de la morphologie de Vladimir Propp (1970&nbsp;; Adam 1997). Boris Tomachevski (1955) ne confond d\u2019ailleurs par les niveaux narratifs qui correspondent \u00e0 la <em>fabula<\/em> (histoire) et au <em>sujet<\/em> (r\u00e9cit) avec leur <em>mise en intrigue<\/em>, dispositif visant \u00e0 cr\u00e9er une tension dans la lecture qu\u2019il d\u00e9signe avec le terme \u0438\u043d\u0442\u0440\u0438\u0433\u0430 emprunt\u00e9 au fran\u00e7ais.<\/p>\n\n\n\n<p>Le sch\u00e9ma narratif repr\u00e9sente la structure globale des \u00e9v\u00e9nements racont\u00e9s. Cette structure \u2013 qui montre l&rsquo;important structurelle d&rsquo;une <em>complication<\/em> venant perturber une <em>situation initiale <\/em>et finissant par d\u00e9boucher sur une <em>r\u00e9solution<\/em> et une <em>situation finale <\/em>\u2013 peut \u00e9videmment servir de mati\u00e8re pour la mise en intrigue d\u2019un r\u00e9cit, dans la mesure o\u00f9 elle peut servir \u00e0 nouer puis \u00e0 d\u00e9nouer un suspense, mais les deux mani\u00e8res d\u2019aborder la s\u00e9quentialit\u00e9 narrative sont tr\u00e8s diff\u00e9rentes (Baroni 2023). En effet, le sch\u00e9ma narratif est autonome de sa fonction discursive, la forme d\u2019une histoire \u00e9tant d\u00e9termin\u00e9e, d&rsquo;un point de vue interne, par l&rsquo;ordre chronologique et causal des \u00e9v\u00e9nements racont\u00e9s, sans pr\u00e9juger de ses fonctions externes. Il implique les personnages de l\u2019histoire qui prennent part aux \u00e9v\u00e9nements racont\u00e9s, mais pas la communication entre l\u2019auteur et le lecteur.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 l\u2019inverse, la mise en intrigue est un dispositif qui doit \u00eatre pens\u00e9 \u00e0 la fois sur un plan rh\u00e9torique et esth\u00e9tique<em>&nbsp;<\/em>: elle a pour fonction de donner naissance un <em>int\u00e9r\u00eat narratif<\/em> qui repose sur une organisation sp\u00e9cifique de la double s\u00e9quence de l\u2019histoire et de sa mise en discours (Sternberg 1992). Beaucoup de r\u00e9cits qui se nouent par un effet de <em>curiosit\u00e9<\/em> reposent ainsi sur une exposition lacunaire ou retard\u00e9e de certains \u00e9l\u00e9ments de l\u2019histoire, ce qui induit une introduction ult\u00e9rieure d\u2019informations concernant le pass\u00e9 des \u00e9v\u00e9nements, de sorte que la mise en intrigue s\u2019\u00e9carte notoirement de l\u2019ordre chronologique de la s\u00e9quence narrative (voir Baroni 2023).<\/p>\n\n\n\n<p>Par ailleurs, la s\u00e9quence narrative est d\u00e9terministe (elle se r\u00e9alise toujours de la m\u00eame mani\u00e8re), tandis que la mise en intrigue est probabiliste&nbsp;: sa fonction est d&rsquo;ouvrir un r\u00e9seau de <em>virtualit\u00e9s<\/em> dans le fil de la lecture (Dannenberg 2008&nbsp;; Kukkonen 2020) pour orienter une <em>progression<\/em> (Phelan 1989) aimant\u00e9e par le <em>d\u00e9sir<\/em> d\u2019un d\u00e9nouement (Brooks 1984), dont la fonction est de r\u00e9soudre les incertitudes nou\u00e9es par le n\u0153ud de l&rsquo;intrigue. Il faut enfin ajouter que les rouages de l\u2019intrigue d\u00e9pendent de la forme du discours narratif autant que de l\u2019histoire, la tension n\u2019\u00e9tant jamais enti\u00e8rement d\u00e9termin\u00e9e par la seule nature des \u00e9v\u00e9nements racont\u00e9s, mais aussi par la mani\u00e8re, plus ou moins intrigante, de les mettre en r\u00e9cit (Baroni 2017). Comme le r\u00e9sume Villeneuve:<\/p>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\">\n<p>Le <em>Littr\u00e9<\/em>, le <em>Larousse<\/em> et le <em>Quillet<\/em> accordent \u00e0 l\u2019intrigue la vertu de cr\u00e9er du suspense et d\u2019\u00e9veiller la curiosit\u00e9 du lecteur-spectateur. C\u2019est sur ce plan que se d\u00e9marque pour la peine le couple n\u0153ud-d\u00e9nouement. Les complications, les enchev\u00eatrements, les combinaisons d\u2019\u00e9v\u00e9nements sont intimement li\u00e9s au pouvoir de s\u00e9duction qu\u2019exerce l\u2019intrigue sur le lecteur ou le spectateur. Gr\u00e2ce \u00e0 ce second plan, on comprend mieux la sp\u00e9cificit\u00e9 du premier [celui des actions]. On saisit pourquoi la confusion r\u00e8gne entre l\u2019action et l\u2019intrigue. Une fois de plus, la notion d\u2019intrigue permet de lier la <em>fable<\/em> au <em>discours<\/em>, la puissance formelle aux effets de lecture, l\u2019action aux effets rh\u00e9toriques, pour ne pas dire \u00e0 la rh\u00e9torique des formes.<\/p>\n<cite>Villeneuve 2003: 46-47<\/cite><\/blockquote>\n\n\n\n<p>Sur le plan des activit\u00e9s scolaires, s\u00e9quence narrative, tension et mise en intrigue sont des outils qui ne servent par les m\u00eames finalit\u00e9s. La s\u00e9quence narrative est un outil qui sert \u00e0 r\u00e9sumer un r\u00e9cit ou, pour les activit\u00e9s de production \u00e9crite, elle structure la phase de l\u2019<em>inventio<\/em>, durant laquelle l&rsquo;\u00e9l\u00e8ve \u00e9labore les lignes principales d&rsquo;une histoire susceptible de fournir la mati\u00e8re premi\u00e8re d\u2019un r\u00e9cit que l\u2019on jugera complet et bien organis\u00e9. \u00c0 l\u2019inverse, la mise en intrigue invite \u00e0 interpr\u00e9ter les nombreux dispositifs narratifs mobilis\u00e9s par un auteur ou une autrice pour susciter du suspense, de la curiosit\u00e9 ou des surprises, pour plonger le public dans un labyrinthe de virtualit\u00e9s dont l\u2019importance \u00e9thique et la valeur esth\u00e9tique est souvent proportionnelle \u00e0 la dramatisation des \u00e9v\u00e9nements. L\u2019approche par la tension narrative peut aussi servir de guide dans le processus de r\u00e9daction qui correspond aux phases de la <em>dispositio<\/em> et de l\u2019<em>elocutio<\/em>, en aidant \u00e0 chercher la meilleure mani\u00e8re de raconter l&rsquo;histoire en orientant l\u2019attention du lecteur sur le caract\u00e8re impr\u00e9visible ou myst\u00e9rieux des \u00e9v\u00e9nements et en suscitant le d\u00e9sir d&rsquo;un d\u00e9nouement complet, ou au contraire ouvert.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>R\u00e9f\u00e9rences<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Adam, Jean-Michel (1997), <em>Les Textes: types et prototypes<\/em>, Paris, Nathan.<\/p>\n\n\n\n<p>Baroni, Rapha\u00ebl (2007), <em>La Tension narrative<\/em>. Suspense, curiosit\u00e9 et suprise, Paris, Seuil.<\/p>\n\n\n\n<p>Baroni, Rapha\u00ebl (2014), \u00ab&nbsp;Les rouages de l\u2019intrigue dans l\u2019atelier de Ramuz&nbsp;: la tension expliqu\u00e9e&nbsp;\u00bb, <em>\u00c9tudes de Lettres<\/em>, n\u00b0 295, p. 109-131.&nbsp;<br>DOI&nbsp;: <a href=\"https:\/\/doi.org\/10.4000\/edl.614\">https:\/\/doi.org\/10.4000\/edl.614<\/a><\/p>\n\n\n\n<p>Baroni, Rapha\u00ebl (2013), \u00ab&nbsp;Didactiser la tension narrative&nbsp;: apprendre \u00e0 lire ou apprendre comment le r\u00e9cit nous fait lire&nbsp;?&nbsp;\u00bb, <em>Recherches &amp; Travaux<\/em>, n\u00b0 83, p. 11-23.<br>DOI&nbsp;: <a href=\"https:\/\/doi.org\/10.4000\/recherchestravaux.649\">https:\/\/doi.org\/10.4000\/recherchestravaux.649<\/a><\/p>\n\n\n\n<p>Baroni, Rapha\u00ebl (2023), \u00ab&nbsp;Des virtualit\u00e9s du monde de l\u2019histoire \u00e0 la mise en intrigue&nbsp;: une alternative au sch\u00e9ma narratif&nbsp;\u00bb, <em>Pratiques. Linguistique, litt\u00e9rature, didactique<\/em>, n\u00b0 197-198. URL: <a href=\"https:\/\/journals.openedition.org\/pratiques\/12755\">https:\/\/journals.openedition.org\/pratiques\/12755<\/a><\/p>\n\n\n\n<p>Baroni, Rapha\u00ebl (2017), <em>Les Rouages de l\u2019intrigue<\/em>, Gen\u00e8ve, Slatkine \u00e9rudition. Ouvrage en acc\u00e8s libre, URL\u00a0: <a href=\"https:\/\/api.unil.ch\/iris\/server\/api\/core\/bitstreams\/7fc5430d-924d-4950-9395-0950a7a98424\/content\">https:\/\/api.unil.ch\/iris\/server\/api\/core\/bitstreams\/7fc5430d-924d-4950-9395-0950a7a98424\/content<\/a><\/p>\n\n\n\n<p>Brooks, Peter (1984), <em>Reading for the Plot: Design and Intention in Narrative<\/em>, Cambridge, Harvard University Press.<\/p>\n\n\n\n<p>Dannenberg, Hilary (2008), <em>Coincidence and Counterfactuality. Plotting Time and Space in Narrative Fiction<\/em>, Lincoln, University of Nebraska Press.<\/p>\n\n\n\n<p>Kukkonen, Karin (2020), <em>Probability Designs. Literature and Predictive Processing<\/em>, New York, Oxford University Press.<\/p>\n\n\n\n<p>Phelan, James (1989), <em>Reading People, Reading Plots: Character, Progression, and the Interpretation of Narrative<\/em>, Chicago, University of Chicago Press.<\/p>\n\n\n\n<p>Propp, Vladimir (1970), <em>Morphologie du conte<\/em>, Paris, Seuil.<\/p>\n\n\n\n<p>Sternberg, Meir (1992), \u00abTelling in time (II): Chronology, Teleology, Narrativity\u00bb, <em>Poetics Today<\/em>, n\u00b0 13 (3), p. 463-541.<\/p>\n\n\n\n<p>Todorov, Tzvetan (1971), \u00abTypologie du roman policier\u00bb, in <em>Po\u00e9tique de la prose<\/em>, (dir.), Paris, Seuil, p. 55-65.<\/p>\n\n\n\n<p>Tomachevski, Boris (1965), \u00abTh\u00e9matique\u00bb, in <em>Th\u00e9orie de la litt\u00e9rature<\/em>, T. Todorov (dir.), Paris, Seuil, p. 263-307.<\/p>\n\n\n\n<p>Truffaut, Fran\u00e7ois (1975), <em>Le Cin\u00e9ma selon Hitchcock<\/em>, Paris, Seghers.<\/p>\n\n\n\n<p>Villeneuve, Johanne (2004), <em>Le Sens de l\u2019intrigue, ou la narrativit\u00e9, le jeu et l&rsquo;invention du diable<\/em>, Qu\u00e9bec, Presses Universitaires de Laval.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Fiche de synth\u00e8se<\/h2>\n\n\n\n<p>T\u00e9l\u00e9chargez ici la fiche de synth\u00e8se (secondaire 2, lyc\u00e9e, gymnase).<\/p>\n\n\n\n<div data-wp-interactive=\"core\/file\" class=\"wp-block-file\"><object data-wp-bind--hidden=\"!state.hasPdfPreview\" hidden class=\"wp-block-file__embed\" data=\"https:\/\/wp.unil.ch\/dinarr\/files\/2025\/01\/Fiche-synthese-Intrigue.pdf\" type=\"application\/pdf\" style=\"width:100%;height:600px\" aria-label=\"Contenu embarqu\u00e9 Fiche synthe\u0300se Intrigue.\"><\/object><a id=\"wp-block-file--media-80d6362d-141c-4882-ad01-15dc0733541f\" href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/dinarr\/files\/2025\/01\/Fiche-synthese-Intrigue.pdf\">Fiche synthe\u0300se Intrigue<\/a><a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/dinarr\/files\/2025\/01\/Fiche-synthese-Intrigue.pdf\" class=\"wp-block-file__button wp-element-button\" download aria-describedby=\"wp-block-file--media-80d6362d-141c-4882-ad01-15dc0733541f\">T\u00e9l\u00e9charger<\/a><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Tous les r\u00e9cits racontent une histoire (c\u2019est-\u00e0-dire mettent en sc\u00e8ne une s\u00e9quence d\u2019action ou d\u2019\u00e9v\u00e9nements), en revanche, on ne peut pas affirmer que tous les r\u00e9cits nouent une&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":1001512,"featured_media":1501,"parent":0,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"template-full-width-cover.php","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"class_list":["post-1473","page","type-page","status-publish","has-post-thumbnail"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/dinarr\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/1473","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/dinarr\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/dinarr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/dinarr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1001512"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/dinarr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1473"}],"version-history":[{"count":5,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/dinarr\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/1473\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2166,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/dinarr\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/1473\/revisions\/2166"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/dinarr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1501"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/dinarr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1473"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}