Retour sur la visite à l’Agroscope de Pully

Rescapée des annulations pour cause de Covid, la visite de l’Agroscope de Pully a eu lieu le mardi premier septembre, pour le plus grand intérêt des 25 participants.

Notre guide, Monsieur Jean-Laurent Spring, chef du groupe de recherche en viticulture, a mis l’accent sur la mission particulière de cet Agroscope, fondé déjà au 19e siècle, dans un Pully encore entouré de vastes vignobles.

A cette époque, le mildiou et l’oïdium, des champignons nuisibles venus d’Amérique, menaçaient d’anéantir les vignobles européens et il s’agissait de trouver un remède à ces deux dangereux fléaux. Les réponses de l’époque furent phytosanitaires.

Le réchauffement climatique et le mouvement écologique ont orientés les travaux actuels vers la recherche de plants résistant naturellement aux ravageurs. La pourriture grise a été la première cible de recherche et a abouti à  la création du Gamaret, du Garanoir et du Diolinoir entre autres. Actuellement l’Agroscope de Pully sélectionne et croise des plants présentant des qualités de résistance particulières, les observe pendant plusieurs années, élimine impitoyablement, au fur et à mesure de leur croissance, ceux qui ne tiennent pas leurs promesses.

Une fois les plants sélectionnés en âge de fournir une récolte, les employés préparent de mini cuvées, une soixantaine tout de même, afin de voir si le vin tient la promesse des fruits!

Nous avons eu l’occasion d’arpenter plusieurs parchets de plants sélectionnés, sous la conduite savante de notre guide, et de constater de visu que certains plants présentaient des atteintes, tandis que d’autres portaient des récoltes prometteuses.

Le but final de ces recherches est de produire des plants ne nécessitant aucun traitement!

Enfin, pour clore cette belle visite en plein air, nous avons pu déguster sous la tonnelle de l’Agroscope, et avec toutes les précautions sanitaires nécessaires, les deux vins issus de ce processus de sélection, le Divico rouge, déjà planté par quelques vignerons et le Divona blanc, nouvellement proposé à la plantation.

Françoise Thévenaz, organisatrice de la visite

NB: Le numéro de septembre de la revue historique « Passé simple » propose un très intéressant dossier sur les origines de la vigne et du vin en Valais.

Visite des ateliers CFF et de la maison Schott à Yverdon-les-Bains

Une bonne vingtaine de participants ont eu l’occasion de se retrouver à Yverdon-les-Bains le mardi 24 avril 2019. Deux visites organisées par le président de Connaissance 3, le PrRoger Darioli et M. Ulrich Hochstrasser, ont permis de se rendre compte de technologies très opposées au point de vue des dimensions. L’une se mesure en millimètres, voire dixièmes de millimètres. L’autre travaille au niveau du micron, voire du millièmes de micron!

La première technologie est celles des Ateliers de CFF à Yverdon. Ce sont ceux qui s’occupent essentiellement de l’entretien et la révision des parties motorisées des trains, soit les locomotives ou les voitures motorisées des compositions locales ou à système pendulaire (ICN). Les voitures, à savoir les éléments qui transportent les voyageurs, sont entretenues dans les autres ateliers CFF répartis en Suisse. A savoir: le nom «wagon» est réservé aux véhicules transportant des marchandises.

Durant la visite, nous sommes confrontés à des éléments de dimensions importantes, pouvant peser plusieurs tonnes. Cependant, les exigences pour que tout fonctionne parfaitement se traduisent en millimètres voire en dixièmes de millimètres. Au jour de la visite, la composition entière d’un ICN était en révision. Nous avons pu nous rendre compte de la complexité d’un train et de toutes ses parties, des petits roulements à billes ou à rouleaux jusqu’aux roues de diamètre imposant devant être frettées pour un arrondi parfait.

Après cette longue promenade à travers ces très ateliers, un lunch attendait ensuite les participants au restaurent du Y-Park. Cela permit à la fois d‘entretenir de sympathiques conversations individuelles et de reprendre des forces avant la visite de la maison Schott, installée dans ce parc de technologies vaudois.

Cette maison fait partie du groupe international Schott, un des grands fabricants internationaux de verres industriels. Mais l’histoire du verre à Yverdon remonte à la MaisonGuinchard Verre Optique, fondée en 1968. D’abord spécialisée dans la fabrication de disques et de barreaux en verre optique ainsi que la fabrication de verres d’instruments pour l’aéronautique, elle a rapidement étendu son programme aux substrats plans-parallèles, aux asphères et aux verres traités par processus de couches minces. En 1998, son site a été transféré au parc scientifique et technologique d’Yverdon-les-Bains. L’entreprise est devenue filiale à 100% de SCHOTT Suisse SA Yverdon en octobre 2003.

Après une introduction par son directeur, il a été possible de visiter une partie des ateliers. La plupart des machines sont assez imposantes et, pourtant, elles travaillent à la hauteur du micron, comme mesure de base, pour la fabrication de verres pour optiques spécialisées. Ces verres spéciaux seront ensuite utilisés pour des systèmes laser, des appareils optomécaniques et optoélectroniques, en métrologie et appareils médicaux, ainsi que dans l’aéronautique, les applications spatiales et l’industrie horlogère.

Nous avons pu nous rendre compte que des dizaines d’installations – dont certaines nous sont familières voire utilisées tous les jours pour nos activités – sont possibles grâce à la technologie et la fabrication hyperspécialisée d’une entreprise qui fait partie du parc industriel suisse, vaudois en particulier, mais aussi soutenue au plan mondial par le groupe dont elle dépend.

Raymond Benoit

Voyage dans le temps

Visite culturelle – Plongée au coeur des premières étapes de l’histoire humaine: du Paléolithique à l’époque romaine.

A l’opposé du film « Retour vers le futur », nous avons vécu, dans le cadre de la première visite de la saison 2019-2020, une expérience que l’on pourrait nommer « Avance vers le passé » !

La visite du Musée romain de Vallon et de ses magnifiques mosaïques, découvertes il y a peu et mises en valeur en 2000, a plongé les participant-e-s dans un passé relativement proche (160-170 après J.-C.). Le guide, M. Pierre Chaignat, passionné d’histoire depuis sa jeunesse (il a vécu une grande partie de sa vie à Avenches), nous a envoûtés par ses explications détaillées sur la vie des Romains. Ces derniers avaient découvert la région des Trois lacs, d’où l’implantation d’Aventicum (20’000 habitants), car l’eau était déjà précieuse à cette époque. Ils avaient créé des axes de communication que nos routes actuelles ont repris en partie. Ils construisaient des ponts et aqueducs remarquables et commerçaient déjà depuis le Plateau suisse entre la Vallée du Rhône (Lyon) et l’Allemagne. Ces riches commerçants se faisaient construire de belles demeures proches d’Aventicum. Les mosaïques de Vallon en sont une illustration remarquable.

Puis, au village lacustre de Gletterens, les participants sont remontés encore davantage dans le passé en découvrant le Paléolithique, puis la vie simple des premiers agriculteurs et artisans du Néolithique vivant sur les bords du Lac de Neuchâtel il y a env. 5000 ans, puis enfin l’Age du Bronze. Devant des figurants muets et habillés comme à l’époque, occupés aux diverses tâches quotidiennes du passé (feu, chasse, artisanat, nourriture, bronze, etc..), un guide-conteur nous a fourni toutes les explications idoines.

Que de chemin parcouru par l’Homme depuis ce lointain passé. Qu’en adviendra-t-il dans 5000 ans? La technologie sera-t-elle toujours au service de l’être humain ou sera-ce l’inverse?

Jean Desarzens, responsable de visites

Caux Belle Epoque

Visite culturelle – En compagnie d’Andrew Stallybrass, historien et collaborateur de la Fondation Initiatives et Changement Suisse, propriétaire du Caux Palace

14 mai & 20 juin 2019

Le rendez-vous est à la gare de Caux et c’est un embarquement immédiat pour un voyage dans le temps. En effet, la ligne du train à crémaillère circulant entre Glion et les Rochers-de-Naye a été inaugurée en 1892 et la construction de la gare date de la Belle Epoque. C’est du reste pour cette raison que le Palace de Caux, construit entre 1900 et 1902 par l’architecte Eugène Jost, montre tout son faste aux visiteurs arrivant en train. A l’inverse, l’arrivée par la route, ouverte beaucoup plus tard, longe les locaux de service : buanderie, arrière-cours et chambre des domestiques des hôtes qui se déplaçaient avec leur personnel. Voici un des rappels historiques auxquels notre guide Andrew Stallybrass nous rend attentifs. Il multipliera les anecdotes historiques tout au long de la journée avec beaucoup de charisme et un léger accent britannique tout à fait charmant.

M. Stallybrass est certainement LA personne idéale pour mêler la grande Histoire du 20e siècle à celle, plus locale, d’un bâtiment extraordinaire sauvé de la démolition au sortir de la Seconde Guerre mondiale.

À sa construction, le Caux Palace est l’un des hôtels les plus grands et les plus luxueux jamais construits : il a été érigé en un temps record, compte tenu du paysage, avec presque autant de temps dévolu au mur de soutènement qu’au bâtiment lui-même. Avant la Première Guerre mondiale, le Caux Palace mène la grande vie et reçoit des hôtes aussi prestigieux que John D. Rockefeller, Sacha Guitry ou le Maharaja de Baroda (dont nous avons visité la chambre) ; la crise économique de 1929 entraîne l’hôtel vers la faillite et finalement sa fermeture au début de la Seconde Guerre mondiale. Le gouvernement suisse réquisitionne les lieux qui serviront de refuge à des centaines de juifs.

En 1946, la fondation Initiatives et Changement[1] achète le Caux Palace et y organise des rencontres internationales dans un objectif de réconciliation d’après-guerre. Cette ouverture sur le monde reste à l’ordre du jour des rencontres estivales qui perdurent encore aujourd’hui.

Découvrir les joyaux architecturaux – salle de bal, théâtre – distribués par les longs couloirs du Caux Palace est un enchantement puisque, comme le précisait M. Stallybrass, l’entretien du bâtiment s’est toujours fait au plus près des moyens financiers modestes de la Fondation, donc en touchant le moins possible à la structure d’origine.

Après un repas dans le réfectoire lumineux, nous avons arpenté les rues du village afin d’y découvrir d’autres témoignages de cette si belle époque!

Patricia Dubois, SG Connaissance 3

[1] Anciennement Réarmement moral, du nom du mouvement international créé par le pasteur réformé Franck Buchman en 1938. Les fonds nécessaires ont été trouvé chez des privés.

Visite de la pharmacie du CHUV

La pharmacie du CHUV: quel atout pour les patients!

Affichée rapidement complète, cette visite a enchanté les participant-e-s qui ont été impressionnés par le volume et la diversité des activités déployées par plus de 100 collaborateurs-trices pour une prise en charge thérapeutique de qualité pour plus de 50’000 patients hospitalisés chaque année au CHUV.

Sous la houlette du pharmacien-chef, le Pr F. Sadeghipour, et de l’un de ses adjoints, le Dr Pierre Voirol, nous avons assisté à une présentation de ses diverses missions phares de la pharmacie et à son organisation, puis à la découverte de ses structures.

Un vif intérêt a été suscité non seulement par la performance et la haute fiabilité des trois robots géants assurant de manière continue le stockage et la distribution de plus de 60% des médicaments, mais aussi par les mesures visant à promouvoir la sécurité dans la production, la distribution et l’utilisation rationnelle des produits thérapeutiques, sans oublier son engagement en faveur de l’enseignement et la recherche au sein de l’Ecole de pharmacie Genève-Lausanne.

L’apéro convivial au Carnotzet du CHUV fut l’occasion de sympathiques et fructueux échanges entre les participant-e-s et nos deux hôtes qui furent chaleureusement remerciés pour leur accueil qui restera gravé dans les souvenirs.

Les peintures de Sébastien Mettraux

Impossible de restituer ici la générosité avec laquelle Sébastien Mettraux a su partager ses enthousiasmes, ni les nombreuses découvertes rencontrées aux détours de ses explications: je laisse aux historiens de l’art, et à Karine Tissot du CACY en particulier (voir PDF), le soin de commenter une œuvre en devenir. Je peux en revanche transmettre un témoignage et quelques émotions…

Je me parque devant la gare qui, à elle seule, mérite le déplacement. L’impressionnante horloge marque 13h45: chouette, il me reste le temps d’admirer le bâtiment, trésors «heimatstil» chargé d’histoire et de prendre un petit café au Buffet récemment ré-ouvert. Notre président et quelques participants à la visite sont déjà sur place et devisent sur la terrasse ombragée.

La visite démarre avec l’arrivée de notre hôte, Sébastien Mettraux qui vit et travaille à la gare: une chance et un honneur, mais aussi une source d’inspiration et la possibilité de bénéficier d’assez d’espace pour créer et pour stocker ses œuvres. Il nous emmène d’abord dans son atelier et nous découvrons à la fois les entrailles du bâtiment inauguré en 1915 et le lieu de création d’un artiste contemporain capable de travailler non-stop pendant des heures entières sans quitter son nid.

Il a sorti pour nous divers œuvres et se lance avec plaisir et volubilité dans des commentaires passionnants quant à leur contexte, leur thématique, leur technique: Seb Mettraux peint, grave, sculpte, photographie et nous apprendrons qu’il est même musicien à ses heures!

Il nous parle de sa vie entre travail à l’usine et art, de ses sources d’inspiration, de l’importance des couleurs, de sa fascination pour les machines industrielles et le graphisme d’objets du quotidien : il nous ouvre son monde en nous mettant en main le fil pour relier entre elles ses diverses réalisations. Celui avec lequel il tisse avec talent une œuvre aux multiples facettes.

Patricia Dubois, SG de Connaissance 3

Voyage à Pompéi

En automne 2015, Connaissance 3 proposait à ses adhérents un séjour à Naples et Pompéi en compagnie de l’archéologue Michel Fuchs. Chantal de Schoulepnikoff, cheffe de pupitre à Connaissance 3, a participé à ce voyage coorganisé avec le magazine Générations en collaboration avec Histoire et Voyages. Elle nous en fait ici le récit.

POmpei-web-msToutes les conditions étaient réunies pour faire du voyage à Naples, Pompéi, Herculanum, Capri et autres lieux, une magnifique réussite: temps radieux pendant toute la semaine, accompagnement de choix par le professeur Michel Fuchs et par Serena notre guide locale, visites de lieux mythiques dont le nom seul frappe les esprits, qu’aurait-on pu rêver de mieux?

C’est à la suite d’une conférence du professeur Fuchs à Connaissance 3, en novembre 2012, que l’idée d’un voyage à Pompéi sous sa direction a surgi. Le magazine Générations s’est occupé de l’organisation, avec le concours d’Histoire et Voyages. Le succès a été tel qu’il a fallu organiser deux voyages successifs, avec une vingtaine de participants à chaque fois.

Après une première nuit à Fiumicino (dont certains d’entre nous ont découvert qu’il ne s’agit pas seulement d’un aéroport mais aussi d’une charmante petite ville de pêcheurs), c’est à Capoue, ou plutôt à Santa Maria Capua Vetere et à son amphithéâtre, que la première journée a été consacrée. Nous avons pu constater lors du déjeuner que les délices de Capoue ne sont pas un vain mot: la farandole raffinée d’antipasti concoctée par la Locanda Antichi Sapori de Capulla, a laissé de beaux souvenirs gustatifs!

Pompei-web-1Le lendemain, après l’installation dans un confortable hôtel de Naples face à la mer et au Castello Dell’Ovo, c’est la visite de Pompéi qui a occupé toute la journée. Le professeur Fuchs, aussi passionné que passionnant, nous a relaté sur les lieux l’éruption de 79 et ses conséquences: un émouvant parcours qui montre un instantané sans équivalent de la vie quotidienne à l’époque romaine, des temples aux boutiques d’artisans, des palais prestigieux aux thermes, des tanneries aux fresques de la Villa des Mystères, de la maison du chirurgien à celle des plaisirs …

Si nous avions pu appréhender l’architecture de la ville en la parcourant, parfois avec certaines difficultés tant les pavés sont disjoints et les trottoirs inégaux, c’est au musée national de Naples que nous avons pu prendre connaissance des merveilles que recelaient les habitations et les lieux publics:  peintures murales, mosaïques, statues, sculptures, objets de culte ou d’usage quotidien, une passionnante découverte commentée par le professeur Fuchs avec son immense culture et son brio habituel.

Changement de décor l’après-midi: Serena, notre guide locale aux vastes connaissances et à l’enthousiasme contagieux, nous a entraînés à travers le dédale des ruelles de sa ville natale, étonnant contraste entre églises baroques, palais somptueux, maisons décrépites et boutiques regorgeant de productions locales, principalement les étonnantes figurines destinées aux célèbres crèches: s’il paraît naturel que le pape François y occupe une place de choix, il est plus surprenant d’y retrouver Angela Merkel, Silvio Berlusconi ou Georges Clooney (photo ci-contre)

Puis ce fut l’embarquement pour Capri, sur une mer d’huile et dans la brume matinale: le dévoilement progressif des rochers de Capri, un véritable enchantement! Après une montée vertigineuse en minibus sur la route étroite et sinueuse judicieusement surnommée « mamma mia », notre groupe s’est séparé en deux: les « marcheurs » sont partis avec le professeur Fuchs découvrir la villa de Tibère, tandis que les « romantiques » ont suivi Serena sur les traces du docteur Axel Munthe dans la superbe villa San Michele (photo ci-contre), dont le projet et l’histoire sont relatées dans le livre-culte de ce médecin et philanthrope suédois, Le Livre de San Michele, paru en 1929.

Serena nous avait ensuite réservé une surprise: un petit bateau nous a emmenés faire le tour de Capri et c’est ainsi que nous avons pu découvrir avec émerveillement certaines des fameuses grottes, les eaux turquoise, les « Faraglioni », ainsi que le « scugnizzo » (une sorte de Gavroche napolitain) juché sur un rocher.

Cette splendide journée a pris fin à Sorrente, où quelques-uns d’entre nous ont fait leurs emplettes de pâtes ou de risotto, de limoncello, de clochettes porte-bonheur de San Michele… ou de personnages de crèches.

Enfin, notre périple s’est terminé par la visite d’Herculanum, ville plus petite que Pompéi, mieux conservée et encore en partie enfouie puisque située sous la ville moderne. Ce qui laisse la porte ouverte à toutes les imaginations! Contrairement à Pompéi, les bâtiments gardent la trace de leurs étages et des structures en bois (qui ont été « lyophilisées » par les coulées successives). L’illusion de la vie y est donc encore plus marquée qu’à Pompéi, d’autant plus que des décors et des objets (par exemple un métier à tisser) ont été conservés.

En 79, après la première éruption, environ 300 habitants se sont enfuis pour trouver refuge sur la plage, où ils ont été rattrapés dans la nuit par la nuée ardente qui les a tués dans leur sommeil. Ils sont encore visibles dans la position où la mort les a saisis (« petrificati »).

L’après-midi a été consacrée à la visite de la Villa de Poppée à Oplontis. Ce magnifique édifice, tout orné de fresques remarquablement  conservées (photo ci-contre) en lieu et place, est aussi impressionnant que son immense piscine (60 mètres de long!) et ses jardins. Il faisait sombre quand nous avons parcouru les nombreuses salles, et la lumière d’une lanterne allumée ponctuellement (il ne faut pas risquer d’abîmer les couleurs des peintures) ajoutait encore au mystère de cette Villa.

C’était une belle manière de conclure ce voyage fascinant à travers l’époque romaine, dont on constate qu’elle est en fait bien proche de la nôtre.

Chantal de Schoulepnikoff, bénévole Connaissance 3 et participante au voyage

Voyage à Lisbonne

Du 13 au 20 septembre 2015, Arthur Sauter et Carla Rouge, organisateurs bénévoles de visites culturelles pour Connaissance 3, ont emmené un petit groupe à la découverte de la capitale portugaise. Un séjour riche d’histoire et de culture.

VIS-LisbonneConnaissance 3 Au bord de l’estuaire du Tage, peu avant que le fleuve rejoigne l’Océan Atlantique, la capitale du Portugal est riche d’une histoire et d’une culture marquée par l’outremer. Une croisière sur le Tage, des balades dans divers quartiers historiques (Baixa, Alfama, Bairro Alto), la découverte de monuments et de points de vue, ont fait sentir l’histoire, histoire marquée notamment par les relations avec la Rome antique, par l’épopée des Découvertes, par le terrible tremblement de terre de 1755, et la reconstruction de la ville au temps des Lumières, par la Révolution du 25 avril 1974, dite des œillets, mettant un terme au régime fasciste de Salazar.

La ville blanche est une cité portuaire, commerciale, cosmopolite, où cohabitent des personnes issues d’Asie, d’Afrique et du Brésil, dont cultures et arts culinaires s’interpénètrent souvent.

Tout en gardant le caractère particulier de certains quartiers, la reconstruction a favorisé un urbanisme moderne, ainsi que l’art baroque que côtoie parfois l’Art Nouveau. L’architecture contemporaine marque surtout le quartier de l’Exposition universelle de 1998, visité le dernier jour du séjour. Le cachet de Lisbonne est lié peut-être d’abord à la lumière, à des températures clémentes, aux nombreux belvédères et parcs, aux ruelles de l’Alfama, comme aussi aux trottoirs faits de petits pavés, parfois avec des motifs élégants, aux façades souvent ornés d’azulejos, à la diversité architecturale. Construite sur des collines, la cité oblige à monter et descendre, ouvrant souvent la perspective sur le Tage ou sur le château saint Georges, qui fut palais des Maures avant d’être celui des rois chrétiens.

La période des grandes découvertes (XV-XVIe siècle) fut l’occasion d’un essor scientifique et artistique, dont témoigne notamment le Monastère des Jerónimos (Belém), dont la visite était incontournable… S’y manifeste avec éclat l’exubérance de l’art manuelin et le sentiment de vivre un tournant historique qui ont marqué le début du XVIe siècle.

Un trajet en bus nous a conduits au point le plus occidental du continent européen, au port de pêche d’ Ericeira, au palais royal d’été de Sintra. Un autre nous a menés plus au nord à la découverte d’une partie du pays et de trois monuments classés au patrimoine de l’Unesco : le Couvent du Christ (ancien centre des Templiers) à Tomar, et les monastères historiques de Batalha et Alcobaça. Au retour, coup d’œil sur l’Océan du haut des falaises de Nazaré.

Pour sentir un peu la vie des habitants, que faire de simple sinon parcourir les rues (certaines, il est vrai, envahies par les touristes) se déplacer en métro ou en tram, fréquenter un petit hôtel et des bistrots de quartier? Ce qui n’a pas empêché de goûter à la gastronomie lors d’un repas d’adieux au bord du Tage. Une soirée a conjugué divers plats portugais et du fado chanté par une artiste connue et amie. Un aperçu de la vie culturelle et littéraire a été esquissé au gré des promenades, comme une invitation à partir à la découverte d’une riche littérature.

Carla Rouge et Arthur Sauter, bénévole à Connaissance 3

A la découverte du domaine Wannaz

Fin de semestre biodynamique

Le programme de printemps-été s’est terminé le 16 juin dernier avec la visite du domaine Wannaz (Lavaux). Les participants ont pu se familiariser avec le concept de la biodynamie pratiquée par Gilles Wannaz. « La biodynamie, c’est une agriculture sans pesticide ni herbicide de synthèse, qui remet la vigne dans sa posture primaire, sauvage, en relation avec les éléments qui l’entourent », a longuement expliqué ce vigneron passionné.

Une philosophie du vivant où tout est lié, des pratiques d’agriculture qui font appel au respect de la nature et au final, un vin aux saveurs surprenantes, composé « d’amour et de sulfites ». Le programme de Connaissance 3 s’est donc achevé dans un cadre naturel exceptionnel sur une note poétique et magique qui a ravi les neurones, les yeux et les papilles des participants…

Connaissance 3 vous donne rendez-vous à la rentrée, avec un programme de conférences variées, des cours passionnants et des visites culturelles enrichissantes. En ligne sur notre site dès le 17 août!

A la découverte des oiseaux migrateurs

Visite culturelle du 25 avril 2015

Malgré une météo peu clémente, cette matinée-découverte consacrée à l’observation des oiseaux migrateurs à l’île aux oiseaux de St-Sulpice a permis aux participants d’observer dans leur habitat naturel plus d’une vingtaine d’espèces: Grand cormoran, Plongeon arctique, Plongeon imbrin, Grèbe huppé, Harle bièvre, Cygne tuberculé, Poule d’eau, Foulque macroule, Héron cendré, Mouette rieuse, Goéland leucophée, Sterne pierregarin, Chevalier sylvain, Chevalier guignette, Petit gravelot, Bergeronnette grise, Hirondelle rustique, Fauvette à tête noire, Corneille noire, Merle noir, Pinson des arbres, Bruant ortolan.