«Avec le recul, une différenciation aurait été appréciée»

Oui, j’ai vraiment envie de m’exprimer à ce sujet et suis heureuse d’apprendre que d’autres personnes pensent comme moi. Tout en comprenant que dans une telle situation de crise le Conseil Fédéral n’a pas beaucoup de temps pour réagir et donc ne peut «faire dans la dentelle», une différenciation aurait été appréciée.

Personnellement, j’ai 74 ans et suis en excellente forme. J’ai toujours été attentive à ce que je mange, fait du sport et sors encore aujourd’hui mon chien trois fois par jour. La gymnastique, le Qi Gong et la méditation sont des outils précieux face au «stress». Je ne prends aucun médicament et n’ai plus sollicité ma caisse maladie depuis des années! Les montants des contrôles habituelles tous les deux ans (médecin de famille, gynécologue, ophtalmologue) ne dépassent jamais ma franchise.

Et puis j’apprends tout d’un coup que je suis une personne à risque sur le seul critère de mon âge!

Positive attitude

Ma façon de gérer ces semaines, certes différentes, mais loin d’être si terribles, était de faire un «régime» quasi total des nouvelles de toutes sortes; de réfléchir à toute chose positive dont je jouis et de montrer ma gratitude pour cela. Depuis la 2e guerre mondiale, la Suisse et donc ses habitant(e)s n’ont plus vécus des situations de vie vraiment dangereuses. Soyons reconnaissants.

Ce qui me préoccupe le plus c’est d’avoir l’impression que beaucoup de gens sont juste totalement incapable de fonctionner différemment, de ne pas tout avoir tout de suite, de ne pas être à même de vivre dans l’insécurité, d’avoir perdu le contrôle. La Vie n’est pas un fleuve tranquille où tout nous est dû. Le principe même de la nature est le changement, non? Est-ce qu’une où deux générations ont omis de donner des outils à leurs enfants?

Barbara M. S.