partir à l’étranger? ne perds surtout pas cette opportunité!

Difficile à croire qu’il y a seulement 5 mois, j’étais encore à la maison essayant de boucler mes bagages et n’ayant absolument aucune idée de ce qu’allait me réserver ce voyage. En regardant derrière moi ce semestre à UBC maintenant terminé, il m’aura apporté bien plus que tout ce que j’aurais pu imaginer.

Tout d’abord, le campus d’UBC est situé à l’ouest de Vancouver, au bord de l’océan. Cette université est presque une ville en elle-même où on pourra y trouver un hôpital, une piscine, une patinoire, de nombreux supermarchés, restaurants et bars ! Il se passera aussi énormément de choses sur le campus, des évènements sportifs de toutes sortes, des conférences sur des sujets divers ou encore de nombreux concerts ! La plage du campus (Wreck Beach) ou l’immense parc séparant UBC de la ville (Pacific Spirit Regional Park) faisaient tout le charme de cette université.

Les couchers de soleil sur Wreck Beach
La bibliothèque

 

 

 

 

 

 

 

Les allées du campus

Concernant mes cours, cela valait déjà tellement la peine de partir rien que pour ça ! Etant en troisième année de Bachelor en Management, j’avais beaucoup de flexibilité lors du choix de mes cours et ai donc pu sélectionner des sujets qui m’intéressaient vraiment ; c’est-à-dire des cours liant économie et environnement, développement durable ou encore gestion des ressources renouvelables. Suivre ce genre de cours au Canada m’aura été extrêmement bénéfique car de part sa situation géographique, ce pays est bien plus concerné par la pollution des océans, le manque de certaines ressources comme les poissons ou encore par la déforestation par exemple. J’avais sélectionné 4 branches (24 crédits) et ne conseillerai pas plus car la charge de travail était largement suffisante ! Je reconseille vivement le cours COMM 386J « Strategies for Responsible Business » qui m’aura énormément appris et ouvert les yeux sur beaucoup de choses. Ce qu’il faut savoir avant de partir, c’est que le système est très différent de ce à quoi les étudiants de Lausanne sont habitués: là-bas, les étudiants n’ont jamais eu d’examens finaux valant 100% de leur note finale mais ont une grande part de leur note réalisée durant le semestre, par le biais de mid-terms, d’assignments ou encore de notes de participation. Le rythme était difficile à prendre au départ, il a fallu se réhabituer à prendre des notes papiers car afin de favoriser la participation, les ordinateurs n’étaient pas toujours tolérés. Aussi, il fallait être bien plus attentif en cours car à n’importe quel moment le professeur pouvait afficher une question pour note à laquelle il nous fallait répondre par le biais d’une télécommande. Bien que ce genre de cours étaient stressants au départ, cela a finalement instauré un climat plus détendu dans l’auditoire, où certains professeurs avaient envie de nous connaître et nous encourageaient vraiment à exprimer notre opinion. C’était tout-à-fait commun de leur parler avant ou après le cours et leur relation « hiérarchique » avec les étudiants était bien moins marquée qu’à Lausanne : je n’oublierai jamais ce dernier jour de cours où ma professeure en larmes nous a pris dans les bras pour nous dire au revoir. Et finalement, bien qu’il y ait plus à faire durant le semestre, c’est tellement soulageant quand la période d’examens arrive et qu’au lieu d’avoir 7 examens qui valent 100% on en a seulement 3 qui valent 50% grand maximum. On s’octroie bien plus de temps pour soi, et on apprécie les journées de ski sans culpabiliser qu’on devrait être en train de réviser 😉

La gentillesse ainsi que l’hospitalité des Canadiens est également quelque chose dont je me souviendrai toujours. De cette dame qui une fois nous a payé nos courses au supermarché à cet inconnu qui nous a prêté sa voiture pour la journée, j’ai été tellement reconnaissante et impressionnée! La vie en résidence sur le campus était aussi comme vivre dans une grande communauté : c’était tout à fait normal de poster régulièrement des annonces pour prêter ou emprunter des choses à ses voisins, et au final ça a créé tellement de liens.

Fairview – résidence pour étudiants d’échange principalement – comme un petit village!

 

Aussi et surtout, le Canada m’aura fascinée par l’immensité et la variété de ses paysages. Chaque week-end était une nouvelle aventure et me donnait l’impression de ne jamais avoir mis un terme à mes vacances. J’ai eu la chance de partir dans les Rocheuses, de faire du surf à Tofino, du ski à Grouse Mountain ou Whistler ou encore de voir les aurores boréales dans le Yukon, sans compter les multiples hikes et endroits à découvrir autour de Vancouver, tous autant spectaculaires !

Grouse Mountain, BC
Garibaldi Lake, BC

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Haines Junction, YT
Joffre Lake, BC

 

 

 

 

 

 

 

 

 

St-Mark Summit, BC
Lake Louise, AB

 

 

 

 

 

 

 

Finalement, je ne regrette absolument pas d’être partie et réalise tout ce que cette expérience m’aura appris: apprendre à vivre « seule » mais entourée de centaines d’étudiants d’horizons complètement différents qui au final rendent cet échange bien plus enrichissant. Apprendre à accepter le changement, à rencontrer des gens tellement intéressants mais à qui il faudra dire au revoir rapidement, apprendre à valoriser chaque instant. Apprendre à gérer son temps, et conclure qu’on dormira quand on sera vieux finalement. Mais avant tout, afin de ne rien regretter, apprendre à saisir chaque opportunité, et cela commence avec celle de partir étudier à l’étranger.

Beautiful British Columbia

Beautiful British Columbia

Salut tout le monde !

Voilà que mon semestre à Vancouver s’est terminé. C’est passé tellement vite, je n’arrive pas à croire que je suis déjà de retour. Je n’ai pas eu le temps de vous parler de mon expérience (désolééé) durant le semestre alors cet article est l’occasion de revenir sur cette expérience de folie et de vous montrer toutes les choses incroyables à faire à et près de Vancouver !

 

Première chose, l’université !

UBC est une uni énorme (un peu plus de 52’000 étudiants dans le campus !) qui se trouve tout au bord de l’océan. L’emplacement est magique ! En tant que personne adorant l’océan, c’est génial de pouvoir étudier avec vue sur des îles, descendre à Wreck Beach (plage de l’université, mais nudiste !) en 10min depuis votre bâtiment de cours et apercevoir des phoques au large de la plage. Plus encore, les couchers de soleil à cet endroit sont à tomber ! Un autre endroit que j’ai adoré sur le campus, c’est le Pacific Spirit Provincial Park. Forêt immense de cèdres et fougères, cet endroit est super pour aller marcher, courir et se changer les idées.

Pacific Spirit Provincial Park
Coucher de soleil sur Wreck Beach

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Les J.O. à posteriori

La flame à UBC!
La flamme à UBC!
La flamme à UBC!

La flamme qui court sur le campus de UBC. On suivait ce cierge triomphant en se bousculant, à pied ou à vélo l’excitation était à son comble, on avait l’impression d’être au centre du monde. C’était the place to be! Pourtant durant les mois qui avaient précédés on sentait à peine que les Jeux Olympiques arrivaient. Et soudain ce fut la cérémonie d’ouverture, les feux d’artifices et les chansons à l’eau de rose. Le pays élu sortit tambours et trompettes pour annoncer la bonne nouvelle! Les J.O. ont commencés! C’était beau de voir tout ce monde faire la queue pour communier tous ensemble et encourager leur pays sur grand écran au centre de Vancouver. Il y avait deux points de vue à ce moment-là : L’atmosphère dans la capitale olympique est géniale et on veut en faire partie! ou alors, C’est horrible et on s’enfuit en Californie !

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Vacances en Jamaïque

Vacances en Jamaïque

Alors voilà, la Jamaïque fait partie des destinations prisées du tourisme balnéaire. C’est fabuleux ! Le plus beau c’est que cette affiche publicitaire se trouve dans le quartier le plus délaissé de Vancouver. En effet, le Downtown Eastside sur Hastings Street est connu pour ses problèmes de drogues et ses SDF. Voir cette affiche à cet endroit est bien représentatif de la société de consommation dans laquelle on vit. On essaiera toujours de vendre, même à ceux qui n’ont pas les moyens. Mais le plus fascinant c’est l’emplacement de la pancarte. Cela traduit exactement la situation. En l’occurrence les fils barbelés sont la barrière matérialisée entre les pauvres et un idéal de mode de vie aisé, une sorte de bonheur en barre. En veux-tu ? suis la consigne! Or, de fait personne dans cette zone lugubre ne pourrait imaginer partir pour des vacances glamours en Jamaïque.

hu hu ! quelle blague, c’est désopilant !

Clairs-obscurs, Halloween et rêves sombres

Clairs-obscurs, Halloween et rêves sombres

7Nov09, 14:07, Downtown Vancouver

Aujourd’hui, les choses ont bien changé : il pleut, il fait froid, les « midterms » nous cloîtrent à la biblio jusqu’à minuit (oui, elle est ouverte jusqu’à 1h du mat.. !) et il pleut, il pleut, il pleut encore. Mais ça ne déteint pas trop sur le moral et je rencontre toujours des gens sympas. Et puis les nuages donnent parfois l’occasion au soleil de jouer à cache-cache, ce qui nous offre des spectacles clairs-obscurs mieux que George de La Tour !

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