{"id":1165,"date":"2021-10-11T14:37:58","date_gmt":"2021-10-11T12:37:58","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.unil.ch\/biss2\/?p=1165"},"modified":"2021-10-25T13:18:05","modified_gmt":"2021-10-25T11:18:05","slug":"la-reconnaissance-du-viol-comme-arme-de-guerre-interets-reflexions-et-limites","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/biss2\/la-reconnaissance-du-viol-comme-arme-de-guerre-interets-reflexions-et-limites\/","title":{"rendered":"La reconnaissance du \u00ab viol comme arme de guerre \u00bb : int\u00e9r\u00eats, r\u00e9flexions et limites"},"content":{"rendered":"\n<h4 class=\"has-text-align-right wp-block-heading\"><\/h4>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\" style=\"flex-basis:66.66%\">\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Par Debra Lanfranconi<\/h4>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\" style=\"flex-basis:33.33%\">\n<div class=\"wp-block-file alignright\"><a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/biss2\/files\/2021\/10\/La-reconnaissance-du-viol-comme-arme-de-guerre-interets-reflexions-et-limites-\u2013-BISS.pdf\" class=\"wp-block-file__button\" download>T\u00e9l\u00e9charger l&rsquo;article en PDF<\/a><\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"has-accent-color has-text-color wp-block-heading\"><strong>La reconnaissance du viol en temps de combat en tant qu\u2019institution politique<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>Le ph\u00e9nom\u00e8ne du viol de masse a connu un essor apr\u00e8s la seconde guerre mondiale, en faisant des femmes les victimes intentionnelles des guerres. Cependant, ce n\u2019est qu\u2019\u00e0 partir du conflit en ex-Yougoslavie, d\u00e9but\u00e9 en 1991, que la conception du \u00ab&nbsp;viol comme arme de guerre&nbsp;\u00bb a surgi en tant que telle<sup>2<\/sup>. Les dossiers issus du terrain ont mis en \u00e9vidence le ph\u00e9nom\u00e8ne avec le caract\u00e8re sp\u00e9cifique de sa syst\u00e9maticit\u00e9, ce qui a permis une cons\u00e9quente reconnaissance et un traitement de la question au niveau international&nbsp;: la qualification, en 2008, du \u00ab&nbsp;viol comme crime de guerre, crime contre l\u2019Humanit\u00e9 ou comme acte constitutif du crime de g\u00e9nocide&nbsp;\u00bb par l\u2019ONU<sup>3<\/sup>. La reconnaissance des viols en tant que pratique exerc\u00e9e syst\u00e9matiquement a \u00e9galement relev\u00e9 leur <em>politisation<\/em>, \u00e0 savoir leur inscription \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur d\u2019une strat\u00e9gie politique.<\/p>\n\n\n\n<p>Les viols \u00e9tant effectu\u00e9s au service d\u2019un plan militaire particulier, ils ne constituent donc plus uniquement des pratiques, aspects ou des effets p\u00e9riph\u00e9riques, ind\u00e9sirables ou in\u00e9vitables du combat<sup>2<\/sup>. Afin de comprendre la logique de l\u2019utilisation de la torture sexuelle \u00e0 l\u2019\u00e9gard des femmes au service d\u2019un projet militaire sp\u00e9cifique, il est n\u00e9cessaire de se pencher sur le but des conflits ethniques.<br><\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"has-accent-color has-text-color wp-block-heading\"><strong>La construction symbolique du corps f\u00e9minin et son instrumentalisation selon les buts des conflits ethniques<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>Loin de se contenter de la d\u00e9faite physique de l\u2019arm\u00e9e adversaire, la communaut\u00e9 qui exerce le contr\u00f4le sur la zone aspire, lors des affrontements ethniques, \u00e0 une v\u00e9ritable \u00ab&nbsp;destruction \/ d\u00e9construction \u00bb<sup>4<\/sup> de la culture des ennemis. Le but de ces conflits \u00e9tant, en effet, l\u2019\u00e9limination des traces de la pr\u00e9sence d\u2019une communaut\u00e9, l\u2019effacement d\u2019une m\u00e9moire historique, mais surtout la destruction d\u2019une identit\u00e9 culturelle collective<sup>2<\/sup>.<br><br>Dans cette logique de destruction, les femmes d\u00e9tiennent un r\u00f4le particulier. Leur corps \u00e9tant souvent symboliquement con\u00e7u comme repr\u00e9sentant de la Nation toute enti\u00e8re &#8211; il nous suffit de penser \u00e0 la Marianne fran\u00e7aise ou \u00e0 la Statue de la Libert\u00e9 aux \u00c9tats-Unis, le viol renferme en soi une atteinte envers l\u2019ensemble de la communaut\u00e9, contre l\u2019int\u00e9grit\u00e9 physique, culturelle et sociale du groupe dans son ensemble<sup>4<\/sup>. De plus, le r\u00f4le des femmes a toujours \u00e9t\u00e9 qualifi\u00e9 de \u00ab&nbsp;ressource reproductive&nbsp;\u00bb, \u00e9pouses et m\u00e8res dans la sph\u00e8re priv\u00e9e<sup>3<\/sup>, \u00e9galement au service de la Nation. Selon cette conception, les agresser revient \u00e0 interrompre la continuit\u00e9 de la soci\u00e9t\u00e9 qu\u2019elles assurent.<br><br>Le viol, dans cette perspective, constitue un \u00ab&nbsp;meurtre identitaire sp\u00e9cifique&nbsp;\u00bb<sup>2<\/sup> qui vise \u00e0 affecter l\u2019espace de reproduction d\u2019une communaut\u00e9 enti\u00e8re. La cons\u00e9quence ultime de ces attributions de significat a \u00e9t\u00e9 l\u2019utilisation du viol dans les conflits ethniques comme moyen de polluer l\u2019identit\u00e9 ethnique du groupe adverse, \u00e0 travers le ph\u00e9nom\u00e8ne des grossesses forc\u00e9es. En contaminant les victimes avec leur sperme, les agresseurs op\u00e8rent une double invasion&nbsp;: une entr\u00e9e physique forc\u00e9e dans le corps d\u2019une part<sup>4<\/sup>, un envahissement symbolique de l\u2019identit\u00e9 d\u2019autre part<sup>5<\/sup>.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"has-accent-color has-text-color wp-block-heading\"><strong>Le pouvoir des hommes sur les femmes&nbsp;<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>L\u2019analyse de la torture sexuelle envers les femmes au travers des significations qui leur sont attribu\u00e9es lors des conflits ethniques met en \u00e9vidence l\u2019instrumentalisation du corps des victimes. Cette instrumentalisation s\u2019ins\u00e8re dans le cadre de strat\u00e9gies politico-militaires sp\u00e9cifiques et est effectu\u00e9e en tant que moyen servant \u00e0 d\u00e9truire l\u2019ensemble de la communaut\u00e9 ennemie.<br><br>Pourtant, la reconnaissance des viols syst\u00e9matiques dans les conflits arm\u00e9s contribue avant tout \u00e0 mettre en \u00e9vidence le ph\u00e9nom\u00e8ne \u00ab&nbsp;en tant qu\u2019instrument d\u2019une strat\u00e9gie de guerre, et non comme violence masculine, significative d\u2019un rapport de domination&nbsp;\u00bb<sup>6<\/sup>. En reconnaissant les agresseurs en tant que membres d\u2019une communaut\u00e9 qui en attaquent une autre, l\u2019on emp\u00eache la prise de conscience du fait que le viol reste toujours un acte de violence fait aux femmes par les hommes<sup>1<\/sup>. Si les femmes sont, d\u2019une part, des \u00ab repr\u00e9sentantes du groupe ethnique&nbsp;\u00bb \u00e0 d\u00e9truire afin d\u2019affecter la communaut\u00e9 adverse, elles sont bien, d\u2019autre part, des ennemies en tant que telles<sup>6<\/sup>.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"has-accent-color has-text-color wp-block-heading\"><strong>Le viol, pas qu\u2019une arme de guerre<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>N\u00e9anmoins, la conception du \u00ab&nbsp;viol comme arme de guerre&nbsp;\u00bb se r\u00e9v\u00e8le avoir des limites.<br><br>Premi\u00e8rement, cette notion fournit une image de ce supplice en tant que dommage physique momentan\u00e9, dans le contexte sp\u00e9cifique de bellig\u00e9rance. Or, la violence subie, pour les victimes, ne prend pas fin avec l\u2019arr\u00eat du combat. Les multiples et consid\u00e9rables cons\u00e9quences \u00e0 long terme, pouvant \u00eatre regroup\u00e9es sous le terme de \u00ab&nbsp;polytraumatisme&nbsp;\u00bb<sup>7<\/sup>, se prolongent dans l\u2019apr\u00e8s-guerre&nbsp;et incluent des s\u00e9quelles physiques, psychologiques, des grossesses ainsi que des souffrances sociales telles que le divorce ou l\u2019ostracisme<sup>3<\/sup>.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/biss2\/files\/2021\/10\/Capture-decran-2021-05-27-a-18.38.49-1024x162.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-1178\" width=\"335\" height=\"52\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/biss2\/files\/2021\/10\/Capture-decran-2021-05-27-a-18.38.49-1024x162.png 1024w, https:\/\/wp.unil.ch\/biss2\/files\/2021\/10\/Capture-decran-2021-05-27-a-18.38.49-300x47.png 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/biss2\/files\/2021\/10\/Capture-decran-2021-05-27-a-18.38.49-768x121.png 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/biss2\/files\/2021\/10\/Capture-decran-2021-05-27-a-18.38.49-1536x243.png 1536w, https:\/\/wp.unil.ch\/biss2\/files\/2021\/10\/Capture-decran-2021-05-27-a-18.38.49-2048x323.png 2048w, https:\/\/wp.unil.ch\/biss2\/files\/2021\/10\/Capture-decran-2021-05-27-a-18.38.49-1120x177.png 1120w, https:\/\/wp.unil.ch\/biss2\/files\/2021\/10\/Capture-decran-2021-05-27-a-18.38.49-540x85.png 540w, https:\/\/wp.unil.ch\/biss2\/files\/2021\/10\/Capture-decran-2021-05-27-a-18.38.49-1080x171.png 1080w, https:\/\/wp.unil.ch\/biss2\/files\/2021\/10\/Capture-decran-2021-05-27-a-18.38.49-1980x313.png 1980w\" sizes=\"auto, (max-width: 335px) 100vw, 335px\" \/><\/figure><\/div>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-pullquote\"><blockquote><p>L\u2019accent pos\u00e9 sur le contexte public des conflits contribue largement \u00e0 invisibiliser, minimaliser et banaliser les autres types d\u2019agressions subies \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de la sph\u00e8re priv\u00e9e.<\/p><\/blockquote><\/figure>\n\n\n\n<p>De plus, l\u2019accent pos\u00e9 sur le contexte public&nbsp;des conflits contribue largement \u00e0 invisibiliser, minimaliser et banaliser les autres types d\u2019agressions subies au sein de la sph\u00e8re priv\u00e9e. Pour de nombreuses femmes, en effet, le viol ne se \u00ab&nbsp;limite&nbsp;\u00bb pas au contexte de combat, mais est pr\u00e9sent dans la vie quotidienne en tant que moyen ordinaire, par les hommes, de les apeurer et les dominer. La distinction entre temps de guerre et temps de paix perd alors toute sa pertinence<sup>6<\/sup>. Dans cette optique, la reconnaissance des&nbsp;viols comme arme de guerre pose probl\u00e8me car elle masque la continuit\u00e9 de la violence \u2013 ou, autrement formul\u00e9 \u2013 <em>des<\/em> <em>violences<\/em> ordinaires commises \u00e0 l\u2019\u00e9gard des femmes.<br><br>Pour conclure, il convient, ainsi, d\u2019invertir le sch\u00e9ma. Au lieu de prendre en tant que point de d\u00e9part la sensibilisation du viol dans des contextes de guerre, il serait plus pertinent d\u2019\u00eatre conscient du fait qu\u2019il y a des agressions sexuelles dans l\u2019illusoire temps \u00ab&nbsp;de paix&nbsp;\u00bb. En effet, c\u2019est pr\u00e9cis\u00e9ment \u00e0 partir de ces violences impunies et tacites qu\u2019une telle strat\u00e9gie politico-militaire en temps de guerre peut \u00eatre construite.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Notes<\/h3>\n\n\n\n<p><sup>1<\/sup> Lors de conflits ethniques ou civils, des viols envers les hommes sont \u00e9galement commis. La formulation de cette phrase ne souhaite en aucun cas ne pas tenir compte de cette r\u00e9alit\u00e9. Toutefois, le but de l\u2019article \u00e9tant de se focaliser sur les rapports de domination des hommes envers les femmes, ces cas n\u2019ont pas \u00e9t\u00e9 inclus dans l\u2019article.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">R\u00e9f\u00e9rences <\/h3>\n\n\n\n<p><sup>2<\/sup> Nahoum-Grappe, V. (1999). Guerre et diff\u00e9rence des sexes, les viols syst\u00e9matiques en Ex-Yougoslavie, 1991-1995. Dans A. Farge et C. Dauphin (Eds.), <em>De la violence et des femmes<\/em> (pp. 175-204). Paris : Pocket.<br><br><sup>3<\/sup> Fargnoli, V. (2012). <em>Viol(s) comme arme de guerre<\/em>. Paris: L\u2019Harmattan<br><br><sup>4<\/sup>Seifert, R. (1996).&nbsp;The second front: The logic of sexual violence in wars. <em>Women\u2019s Studies International Forum<\/em>,<em> 19(1-2)<\/em>, p. 38.<br><br><sup>5<\/sup>Nahoum-Grappe, V. (1997). La purification ethnique et les viols syst\u00e9matiques. Ex-Yougoslavie 1991-1995. <em>Clio. Histoire\u201a femmes et soci\u00e9t\u00e9s, 5,<\/em> 163-175.<br><br><sup>6<\/sup> Masson, S. (1999). Le viol en temps de guerre : crime ou bavure ? Avanc\u00e9es et r\u00e9sistances de la condamnation du viol contre les femmes. <em>Nouvelles Questions F\u00e9ministes, 20(3),<\/em> p. 66.<br><br><sup>7<\/sup> Nahoum-Grappe, <em>op. cit.<\/em>, p. 180.<br><br><\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Informations <\/h3>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-table\"><table class=\"has-fixed-layout\"><tbody><tr><td><strong>Pour citer cet article <\/strong><\/td><td>Nom Pr\u00e9nom, \u00ab&nbsp;Titre \u00bb.<em> Blog de l\u2019Institut des sciences sociales <\/em>[En ligne], mis en ligne le XX mois 2021, consult\u00e9 le XX mois 2021. URL :<\/td><\/tr><tr><td><strong>Autrice<\/strong><\/td><td>Debra Lanfranconi, Dipl\u00f4m\u00e9e en Politique et Management Publics en 2021, Bachelor en sciences sociales<\/td><\/tr><tr><td><strong>Contact<\/strong><\/td><td><a href=\"mailto:debra.lanfranconi@bluewin.ch\">debra.lanfranconi@bluewin.ch<\/a><\/td><\/tr><tr><td><strong>Enseignement<\/strong><\/td><td>Cours<em> Introduction aux \u00e9tudes genre et aux th\u00e9ories f\u00e9ministes<\/em> (Automne 2015)<br><br>Nadia Lamamra et Gl\u00f2ria Casas Vila<\/td><\/tr><\/tbody><\/table><\/figure>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>\u00a9 Illustration : Kaique Rocha, Pexels <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Suite aux conflits ethniques qui se sont d\u00e9roul\u00e9s en Bosnie dans les ann\u00e9es 1990, le ph\u00e9nom\u00e8ne du \u00ab viol comme arme de guerre \u00bb a acquis une reconnaissance internationale. \u00c9merg\u00e9s en tant que pratique exerc\u00e9e syst\u00e9matiquement, les viols ont d\u00e9sormais \u00e9t\u00e9 reconnus en tant que r\u00e9sultats d\u2019une strat\u00e9gie politique.<\/p>\n","protected":false},"author":1002306,"featured_media":1171,"comment_status":"closed","ping_status":"","sticky":false,"template":"template-full-width-cover.php","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[5],"tags":[87,84,86,85,88],"class_list":{"0":"post-1165","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-articles","8":"tag-conflits-ethniques","9":"tag-femmes","10":"tag-guerre","11":"tag-viol","12":"tag-violences"},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/biss2\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1165","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/biss2\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/biss2\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/biss2\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1002306"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/biss2\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1165"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/biss2\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1165\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/biss2\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1171"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/biss2\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1165"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/biss2\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1165"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/biss2\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1165"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}