{"id":7358,"date":"2026-10-26T10:32:26","date_gmt":"2026-10-26T09:32:26","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.unil.ch\/biss\/?p=7358"},"modified":"2026-10-26T11:19:40","modified_gmt":"2026-10-26T10:19:40","slug":"un-journalisme-de-lordinaire-linformation-pratique-dans-la-presse-locale","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/biss\/un-journalisme-de-lordinaire-linformation-pratique-dans-la-presse-locale\/","title":{"rendered":"Un journalisme de l\u2019ordinaire\u00a0: l\u2019information pratique dans la presse locale\u00a0"},"content":{"rendered":"\n<h3 class=\"wp-block-heading\" style=\"font-size:23px;font-style:normal;font-weight:300\">Par Lola Willemin<\/h3>\n\n\n\n<p class=\"has-border-background-color has-background wp-block-paragraph\">En menant une enqu\u00eate ethnographique au sein de la r\u00e9daction du Journal de Morges, nous avons pu voir que les diff\u00e9rents contenus et formats qu\u2019h\u00e9berge l\u2019hebdomadaire ne jouissaient pas tous du m\u00eame prestige dans le regard des journalistes.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Si l\u2019on pense spontan\u00e9ment \u00e0 ce que contient un journal, on visualise en premier lieu les grands articles qui occupent quasiment une page enti\u00e8re. Mais entre ces textes d\u00e9velopp\u00e9s se trouve une quantit\u00e9 non n\u00e9gligeable de contenus moins imposants. Il y a par exemple les \u00ab&nbsp;br\u00e8ves&nbsp;\u00bb, c\u2019est-\u00e0-dire des informations qui tiennent sur quelques lignes. Un exemple tir\u00e9 d\u2019un num\u00e9ro du Journal de Morges datant du vendredi 14 mars 2025&nbsp;: \u00ab&nbsp;Afin d\u2019am\u00e9liorer la s\u00e9curit\u00e9 au carrefour entre la route de l\u2019Enfer et la route de la Gare, la Municipalit\u00e9\u0301, avec l\u2019accord de Police R\u00e9gion Morges et du Canton, a remplac\u00e9 les \u00abC\u00e9dez-le-passage\u00bb de la route de l\u2019Enfer (\u00e0 la descente) et du chemin des Vergers par des panneaux \u00abSTOP\u00bb.&nbsp;\u00bb. On retrouve aussi des \u00ab&nbsp;secondaires&nbsp;\u00bb, l\u00e9g\u00e8rement plus d\u00e9velopp\u00e9es qu\u2019une br\u00e8ve sans pour autant prendre autant de place que ce que les journalistes d\u00e9finissent comme un v\u00e9ritable article. Il y a \u00e9galement les avis de naissance et de d\u00e9c\u00e8s, ou encore les agendas culturels et sportifs, souvent en fin de journal, qui inventorient sans plus de commentaire les \u00e9v\u00e8nements \u00e0 venir dans la r\u00e9gion.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Assurer la publication de ce type d\u2019informations est souvent consid\u00e9r\u00e9 comme r\u00e9barbatif et peu stimulant par les journalistes&nbsp;: ce n\u2019est pas ce qu\u2019iels estiment \u00eatre le c\u0153ur de leur pratique. Autrement dit, \u00e0 leurs yeux, ce n\u2019est pas vraiment du journalisme. Mais alors, pourquoi ces contenus continuent-ils d\u2019appara\u00eetre dans les pages du journal chaque semaine&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-style-default is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\">\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Assurer la publication de ces informations de service est souvent consid\u00e9r\u00e9 comme peu stimulant par les journalistes : ce n\u2019est pas ce qu\u2019iels estiment \u00eatre le c\u0153ur de leur pratique. Autrement dit, \u00e0 leurs yeux, ce n\u2019est pas vraiment du journalisme.<\/p>\n<\/blockquote>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center has-buttons-background-color has-text-color has-link-color has-large-font-size wp-elements-1 wp-block-paragraph\"><strong><em>Des journalistes au service des lecteur\u00b7ices&nbsp;?<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les \u00e9volutions r\u00e9centes du journalisme ont notamment donn\u00e9 lieu \u00e0 un journalisme dit de communication, qui s\u2019inscrit dans un contexte \u00ab\u00a0o\u00f9 les passions id\u00e9ologiques se seraient ti\u00e9dies, o\u00f9 le lecteur se pense comme consommateur\u00a0\u00bb<a href=\"#_ftn1\" id=\"_ftnref1\">[1]<\/a> et qui \u00ab\u00a0valorise les <em>soft news<\/em>, une information-service sur la sant\u00e9, les loisirs, les achats\u00a0\u00bb<a href=\"#_ftn2\" id=\"_ftnref2\">[2]<\/a>. Dans un article intitul\u00e9 \u00ab\u00a0Au service des lecteurs \u201dconsommateurs\u201d et \u201dusagers\u201d. L\u2019information routi\u00e8re dans la presse quotidienne r\u00e9gionale fran\u00e7aise.\u00a0\u00bb, publi\u00e9 en 2008, le sociologue Dominique Marchetti se penche justement sur cette question de l\u2019information dite pratique ou de service. Depuis les ann\u00e9es 80, ce type d\u2019information a progressivement commenc\u00e9 \u00e0 prendre une place consid\u00e9rable dans les journaux locaux. C\u2019est le r\u00e9sultat des mutations \u00e9conomiques du monde de la presse, de plus en plus confront\u00e9 \u00e0 des difficult\u00e9s financi\u00e8res. Selon l\u2019auteur, cela a conduit le journalisme local \u00e0 se forger de nouvelles repr\u00e9sentations de son public. Celui-ci \u00e9tait \u00e0 l\u2019origine majoritairement envisag\u00e9 comme un ensemble de citoyen\u00b7nes cherchant \u00e0 se tenir inform\u00e9\u00b7es des enjeux politiques du moment. Mais la baisse d\u2019audience et la n\u00e9cessit\u00e9 de fid\u00e9liser un lectorat consid\u00e9r\u00e9 comme d\u00e9sormais moins int\u00e9ress\u00e9 par ce que la presse avait \u00e0 lui offrir a fait na\u00eetre une nouvelle figure\u00a0: celle d\u2019un public de consommateur\u00b7ices et d\u2019usager\u00b7es, \u00ab\u00a0un groupe d\u2019acteurs rationnels essentiellement mus par des int\u00e9r\u00eats utilitaires\u00a0\u00bb<a href=\"#_ftn1\" id=\"_ftnref1\">[3]<\/a>. Dans cette perspective, les journalistes consid\u00e8rent que les lecteur\u00b7ices d\u00e9sirent avant tout avoir acc\u00e8s \u00e0 des informations sur la m\u00e9t\u00e9o, les activit\u00e9s culturelles de la r\u00e9gion, d\u2019\u00e9ventuels bons plans ou encore au sujet de la circulation routi\u00e8re. En bref, des informations qui ont une utilit\u00e9 concr\u00e8te pour leur vie quotidienne.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Mais le souci de prendre en compte les attentes (r\u00e9elles ou suppos\u00e9es) du public ne s\u2019inscrit pas seulement dans une vision consum\u00e9riste de celui-ci. En effet, Marchetti souligne que le fait de rendre service au public appartient aux \u00ab\u00a0repr\u00e9sentations traditionnelles des fonctions du journalisme\u00a0\u00bb<a href=\"#_ftn2\" id=\"_ftnref2\">[4]<\/a>, ajoutant que \u00ab\u00a0pour certains journalistes, m\u00eame s\u2019ils ne le formulent pas de cette mani\u00e8re, le r\u00f4le du journal local se rapproche d\u2019un \u00ab\u00a0service public\u00a0\u00bb\u00a0\u00bb<a href=\"#_ftn3\" id=\"_ftnref3\">[5]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">On retrouve l\u2019enchev\u00eatrement de ces diff\u00e9rentes visions chez les membres de la r\u00e9daction du Journal de Morges. En effet, un sentiment d\u00e9sagr\u00e9able d\u2019\u00eatre contraint\u00b7e de fournir des informations pratiques aux lecteur\u00b7ices est parfois exprim\u00e9. Probablement aussi parce qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un travail peu prestigieux\u00a0: dresser une liste d\u2019\u00e9v\u00e8nements ou r\u00e9sumer un fait en quelques phrases ne n\u00e9cessite pas particuli\u00e8rement de d\u00e9ployer ses comp\u00e9tences journalistiques. Cependant, on constate \u00e9galement une forme de concernement chez les journalistes\u00a0: l\u2019int\u00e9r\u00eat des lecteur\u00b7ices est consid\u00e9r\u00e9 comme fondamental par plusieurs d\u2019entre elles\u00b7eux.<\/p>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\">\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L\u2019objet journal conserve une dimension symbolique particuli\u00e8re, et une partie du public semble encore attach\u00e9e \u00e0 cette mani\u00e8re de se procurer des informations \u00e0 la fois anecdotiques et essentielles.<\/p>\n<\/blockquote>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center has-buttons-background-color has-text-color has-link-color has-large-font-size wp-elements-2 wp-block-paragraph\"><strong><em>Contraintes formelles, temporelles et g\u00e9ographiques<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Parfois, plut\u00f4t que d\u2019insister sur l\u2019obligation de devoir fournir de l\u2019information de service, les journalistes d\u00e9taillent une frustration de ne pas pouvoir proposer des contenus plus d\u00e9velopp\u00e9s. En \u00e9coutant leurs discours, on comprend que cette difficult\u00e9 \u00e0 produire de longs articles \u2013 qui correspondent \u00e0 l\u2019id\u00e9e qu\u2019iels se font d\u2019un v\u00e9ritable contenu journalistique \u2013 n\u2019est pas simplement due \u00e0 une h\u00e9g\u00e9monie de l\u2019information pratique exig\u00e9e par un public \u00ab&nbsp;roi&nbsp;\u00bb. La pression temporelle inh\u00e9rente au m\u00e9tier de journaliste joue ainsi un r\u00f4le pr\u00e9pond\u00e9rant, puisque la n\u00e9cessit\u00e9 de produire rapidement s\u2019av\u00e8re souvent incompatible avec la r\u00e9alisation d\u2019enqu\u00eates au long cours. \u00c0 ce titre, il faut souligner le nombre r\u00e9duit de personnes qui \u00e9laborent l\u2019essentiel du Journal de Morges&nbsp;: ce sont environ cinq journalistes qui se chargent \u00e0 la fois de la r\u00e9colte d\u2019informations, de l\u2019\u00e9criture, de la mise en page ou encore de l\u2019adaptation des articles papiers en format web. On peut ais\u00e9ment imaginer que le cumul de ces t\u00e2ches engendre un emploi du temps charg\u00e9. L\u2019information se doit en outre d\u2019\u00eatre locale et de se rapporter \u00e0 une zone g\u00e9ographique strictement d\u00e9limit\u00e9e, qui n\u2019offre pas toujours une grande vari\u00e9t\u00e9 de sujets \u00e0 aborder, surtout au vu du rythme de publication hebdomadaire.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Au cours d\u2019une discussion, un jeune journaliste faisant partie de la r\u00e9daction du Journal de Morges nous explique que les br\u00e8ves visent \u00e9galement \u00e0 cr\u00e9er un certain \u00e9quilibre entre les diff\u00e9rents \u00e9l\u00e9ments de la page \u2013 textes longs, textes courts, photos, etc. Pour \u00e9tayer son propos, il nous parle de \u00ab l\u2019\u0153il du lecteur, qui scanne la page \u00bb. Selon lui, \u00ab il faut que cet \u0153il s\u2019accroche et reste, donc il faut des bons titres, des bonnes photos, un maximum de contenus, et des contenus qui ont un int\u00e9r\u00eat pour le lecteur \u00bb. Les br\u00e8ves sont donc aussi envisag\u00e9es strat\u00e9giquement comme des \u00e9l\u00e9ments venant dynamiser la mise en page.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center has-buttons-background-color has-text-color has-link-color has-large-font-size wp-elements-3 wp-block-paragraph\"><strong><em>De l\u2019anecdotique \u00e0 l\u2019essentiel<\/em><\/strong> <\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Br\u00e8ves, secondaires, agendas sportif et culturel, faire-part de naissance et de d\u00e9c\u00e8s\u2026 ces contenus ponctuent les pages du Journal de Morges, aux c\u00f4t\u00e9s d\u2019articles plus longs et \u00e9labor\u00e9s \u2013 plus \u00ab\u00a0journalistiques\u00a0\u00bb, diraient celleux qui les \u00e9crivent. Les journalistes semblent accorder assez peu de valeur \u00e0 ces textes tr\u00e8s succincts, mais assurent ce \u00ab\u00a0service\u00a0\u00bb qui s\u2019inscrit dans une tradition tout en \u00e9tant per\u00e7u comme une attente du lectorat. \u00c0 l\u2019heure actuelle, ce type d\u2019informations tend \u00e0 \u00eatre communiqu\u00e9 directement par les communes ou les instances faisant la promotion de leurs activit\u00e9s, via leur site web ou leurs r\u00e9seaux sociaux. L\u2019objet journal conserve n\u00e9anmoins une dimension symbolique particuli\u00e8re, en plus de comporter l\u2019avantage de r\u00e9unir tous ces renseignements au m\u00eame endroit, et une partie du public semble encore attach\u00e9e \u00e0 cette mani\u00e8re de se procurer des informations \u00e0 la fois anecdotiques et essentielles.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-border-background-color has-background has-league-spartan-font-family wp-block-paragraph\">R\u00e9alis\u00e9e par cinq \u00e9tudiant\u00b7es lors d\u2019un atelier pratique de recherche consacr\u00e9 au journalisme local, cette enqu\u00eate ethnographique a consist\u00e9 en trois observations entre et hors les murs de la r\u00e9daction du Journal de Morges. Nous avons assist\u00e9 \u00e0 deux matin\u00e9es de bouclage, c\u2019est-\u00e0-dire les quelques heures qui pr\u00e9c\u00e8dent l\u2019envoi final de l\u2019\u00e9dition pr\u00e9par\u00e9e durant une semaine. Nous avons \u00e9galement pu suivre les journalistes lors de leur r\u00e9colte d\u2019informations sur le terrain. Au fil de ces observations, nous avons pr\u00eat\u00e9 attention \u00e0 leurs pratiques ainsi qu\u2019\u00e0 leurs interactions, et iels ont pris le temps de nous d\u00e9tailler le fonctionnement du journal. Au cours de discussions plus informelles, nous avons eu un aper\u00e7u de leur(s) vision(s) du journalisme. Finalement, nous avons \u00e9pluch\u00e9 plusieurs num\u00e9ros imprim\u00e9s du journal afin de mieux saisir sa construction et de mettre en regard les discours et pratiques observ\u00e9es avec le produit fini.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-buttons-background-color has-text-color has-link-color has-large-font-size wp-elements-4 wp-block-paragraph\" style=\"font-style:normal;font-weight:700\"><strong>Bibliographie<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-light-background-background-color has-background wp-block-paragraph\">Marchetti, D. (2008). <em>Au service des lecteurs \u201cconsommateurs\u201d et \u201cusagers\u201d. L\u2019information routi\u00e8re dans la presse quotidienne r\u00e9gionale fran\u00e7aise<\/em>. Dans P. Dauvin &amp; J.-B. Legavre (dirs.), <em>Les publics des journalistes<\/em>. La Dispute. <br \/><br \/>Neveu, \u00c9. (2024). Un nouvel \u00e9cosyst\u00e8me des journalismes. Dans <em>Sociologie du journalisme<\/em> (6\u1d49 \u00e9d., pp. 92\u2013113). La D\u00e9couverte.<br \/><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-pullquote\"><blockquote><p><\/p><\/blockquote><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><br \/><\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\" \/>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><a href=\"#_ftnref1\" id=\"_ftn1\">[1]<\/a> Neveu, 2024, p. 100.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><a href=\"#_ftnref2\" id=\"_ftn2\">[2]<\/a> Ibid.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><a href=\"#_ftnref1\" id=\"_ftn1\">[3]<\/a> Marchetti, 2008, p. 2.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><a href=\"#_ftnref2\" id=\"_ftn2\">[4]<\/a> Ibid., p. 12.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><a href=\"#_ftnref3\" id=\"_ftn3\">[5]<\/a> Ibid.<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\" \/>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\" \/>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dans les pages du Journal de Morges, les grands articles c\u00f4toient une multitude de contenus dits \u00ab pratiques \u00bb : faire-part, annonces, agendas sportif et culturel\u2026 D\u2019apparence triviale, ils continuent pourtant d\u2019appara\u00eetre dans le journal chaque semaine.<\/p>\n","protected":false},"author":163,"featured_media":7359,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"template-full-width.php","format":"standard","meta":{"_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","_seopress_robots_follow":"","_seopress_robots_imageindex":"","_seopress_robots_snippet":"","_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_robots_breadcrumbs":"","_seopress_robots_freeze_modified_date":"","_seopress_robots_custom_modified_date":"","_seopress_robots_canonical":"","_seopress_social_fb_title":"","_seopress_social_fb_desc":"","_seopress_social_fb_img":"","_seopress_social_fb_img_attachment_id":0,"_seopress_social_fb_img_width":0,"_seopress_social_fb_img_height":0,"_seopress_social_twitter_title":"","_seopress_social_twitter_desc":"","_seopress_social_twitter_img":"","_seopress_social_twitter_img_attachment_id":0,"_seopress_social_twitter_img_width":0,"_seopress_social_twitter_img_height":0,"_seopress_redirections_value":"","_seopress_redirections_enabled":"","_seopress_redirections_enabled_regex":"","_seopress_redirections_logged_status":"","_seopress_redirections_param":"","_seopress_redirections_type":0,"_seopress_analysis_target_kw":"","_seopress_news_disabled":"","_seopress_video_disabled":"","_seopress_video":[],"_seopress_pro_schemas_manual":[],"_seopress_pro_rich_snippets_disable_all":"","_seopress_pro_rich_snippets_disable":[],"_seopress_pro_schemas":[],"footnotes":""},"categories":[5],"tags":[],"class_list":["post-7358","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-articles"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/biss\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7358","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/biss\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/biss\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/biss\/wp-json\/wp\/v2\/users\/163"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/biss\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=7358"}],"version-history":[{"count":4,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/biss\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7358\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":7376,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/biss\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7358\/revisions\/7376"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/biss\/wp-json\/wp\/v2\/media\/7359"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/biss\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=7358"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/biss\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=7358"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/biss\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=7358"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}