{"id":6010,"date":"2025-11-11T11:19:32","date_gmt":"2025-11-11T10:19:32","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.unil.ch\/biss\/?p=6010"},"modified":"2025-11-13T09:09:07","modified_gmt":"2025-11-13T08:09:07","slug":"vers-une-sexotherapie-inclusive-reconnaissance-des-identites-et-des-relations-non-normatives","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/biss\/vers-une-sexotherapie-inclusive-reconnaissance-des-identites-et-des-relations-non-normatives\/","title":{"rendered":"Vers une sexoth\u00e9rapie inclusive : reconnaissance des identit\u00e9s et des relations non normatives"},"content":{"rendered":"\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\" style=\"flex-basis:66.66%\">\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Par Elisa Rossi<\/h3>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\" style=\"flex-basis:33.33%\">\n<div class=\"wp-block-file\"><a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/biss\/files\/2025\/11\/wp-unil-ch-biss-vers-une-sexotherapie-inclusive-reconnaissance-des-identites-et-des-relations-non-normatives-2025-11-11-1.pdf\" class=\"wp-block-file__button wp-element-button\" download>T\u00e9l\u00e9charger l&rsquo;article en PDF<\/a><\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<p>La <em>sexoth\u00e9rapie<\/em>, en tant qu\u2019espace de soin, mais aussi de normativit\u00e9, constitue un terrain d\u2019enqu\u00eate privil\u00e9gi\u00e9 pour interroger les rapports de pouvoir qui traversent les sexualit\u00e9s, les identit\u00e9s de genre et les formes relationnelles.  En Suisse romande, cette pratique th\u00e9rapeutique s\u2019est historiquement d\u00e9velopp\u00e9e \u00e0 partir des ann\u00e9es 1950 dans un contexte marqu\u00e9 par la psychanalyse, la gyn\u00e9cologie et la psychiatrie. <\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-vertically-aligned-center is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\" style=\"flex-basis:33.33%\">\n<p> Initialement pens\u00e9e pour r\u00e9pondre \u00e0 des \u00ab dysfonctionnements \u00bb sexuels tels que les troubles \u00e9rectiles, le vaginisme ou les questionnements li\u00e9s \u00e0 la perte de libido dans le cadre du couple h\u00e9t\u00e9rosexuel monogame, elle s\u2019est progressivement institutionnalis\u00e9e autour de la figure du couple conjugal stable, r\u00e9gi par des normes reproductives, genr\u00e9es et affectives. Les premi\u00e8res consultations visaient \u00e0 pr\u00e9server la solidit\u00e9 conjugale en ajustant les comportements individuels aux attentes du couple norm\u00e9, souvent au d\u00e9triment des subjectivit\u00e9s non conformes.<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-vertically-aligned-center is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\" style=\"flex-basis:66.66%\">\n<p class=\"has-light-background-background-color has-background\">La <strong>sexoth\u00e9rapie<\/strong> inclusive d\u00e9signe une approche th\u00e9rapeutique qui prend en compte la diversit\u00e9 des identit\u00e9s de genre, des orientations sexuelles et des configurations relationnelles. Elle rompt avec les mod\u00e8les traditionnels fond\u00e9s sur la binarit\u00e9 de genre, l\u2019h\u00e9t\u00e9rosexualit\u00e9 et la monogamie. Plut\u00f4t que de corriger des \u00ab dysfonctions \u00bb sexuelles selon des normes implicites, cette approche vise \u00e0 accompagner les personnes dans leurs v\u00e9cus singuliers, leurs d\u00e9sirs, leurs vuln\u00e9rabilit\u00e9s et leurs rapports au plaisir. Elle mobilise une posture d\u2019\u00e9coute active, de d\u00e9construction des scripts normatifs, et s\u2019ancre dans une \u00e9thique du soin anti-oppressive. En reconnaissant les effets des discriminations structurelles sur la sant\u00e9 sexuelle et psychique, la sexoth\u00e9rapie inclusive red\u00e9finit le soin comme un espace de reconnaissance, d\u2019empouvoirement et de co-construction, particuli\u00e8rement crucial pour les personnes <em>queer<\/em>, non cisgenres et en relations non monogames.<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<p>Ce cadre h\u00e9t\u00e9ronormatif a fa\u00e7onn\u00e9 durablement les outils, les repr\u00e9sentations et les scripts th\u00e9rapeutiques encore largement en vigueur aujourd\u2019hui. Les identit\u00e9s trans, non binaires, intersexes ou les pratiques relationnelles plurielles y ont longtemps \u00e9t\u00e9 invisibilis\u00e9es ou m\u00e9dicalis\u00e9es \u00e0 travers une lecture pathologisante. Ce n\u2019est que r\u00e9cemment que certaines structures se sont engag\u00e9es dans une transformation critique des pratiques sexoth\u00e9rapeutiques, \u00e0 l\u2019instar de deux centres de psychologie, sexologie et sexoth\u00e9rapie, qui d\u00e9fendent une approche inclusive, f\u00e9ministe et anti-oppressive. Ces espaces tentent de red\u00e9finir la sexoth\u00e9rapie non plus comme un lieu de r\u00e9paration ou de normalisation, mais comme un espace d\u2019\u00e9coute des v\u00e9cus multiples du corps, du genre, du d\u00e9sir et des formes d\u2019attachement.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans ce contexte, je m\u2019interroge sur la mani\u00e8re dont les personnes non cisgenres et engag\u00e9es dans des relations non monogames naviguent entre les limites des dispositifs sexoth\u00e9rapeutiques traditionnels et les formes alternatives de soutien qu\u2019elles construisent. <\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-vertically-aligned-center is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\" style=\"flex-basis:33.33%\">\n<p> Une recherche qualitative a \u00e9t\u00e9 men\u00e9e aupr\u00e8s de treize personnes concern\u00e9es, compl\u00e9t\u00e9e par des observations participantes dans des groupes queer et polyamoureux, ainsi que par des entretiens avec des sexoth\u00e9rapeutes se revendiquant d&rsquo;une approche inclusive. L\u2019ensemble du travail s\u2019inscrit dans une posture f\u00e9ministe et <em>queer<\/em>, assumant une recherche situ\u00e9e et impliqu\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>Cette recherche d\u00e9montre des d\u00e9calages entre les cadres th\u00e9rapeutiques encore domin\u00e9s par des logiques binaires et normatives, et la diversit\u00e9 des v\u00e9cus des personnes rencontr\u00e9es.<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-vertically-aligned-center is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\" style=\"flex-basis:66.66%\">\n<p class=\"has-light-background-background-color has-background\">Cette recherche s\u2019appuie sur une approche qualitative, situ\u00e9e et f\u00e9ministe, mobilisant des outils issus de la sociologie du genre. Le terrain s\u2019est construit autour de treize entretiens semi-directifs men\u00e9s avec des personnes non cisgenres engag\u00e9es dans des relations non monogames, \u00e2g\u00e9es de plus de 28 ans, ainsi que d\u2019\u00e9changes avec des sexoth\u00e9rapeutes revendiquant une d\u00e9marche inclusive. Des observations participantes ont \u00e9galement \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9es dans des groupes de parole queer et polyamoureux en Suisse romande. L\u2019analyse repose sur les r\u00e9cits de vie, la performativit\u00e9 des normes et les dynamiques de pouvoir dans les relations th\u00e9rapeutiques. Adoptant une posture r\u00e9flexive, en tant que personne situ\u00e9e dans les communaut\u00e9s concern\u00e9es, je propose une lecture impliqu\u00e9e des discours recueillis, guid\u00e9e non par une pr\u00e9tention \u00e0 la neutralit\u00e9, mais par une exigence \u00e9thique et \u00e9pist\u00e9mologique.<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<p>Ces derni\u00e8res d\u00e9crivent un rapport ambivalent \u00e0 la sexoth\u00e9rapie : d\u2019un c\u00f4t\u00e9, le besoin d\u2019un espace de parole et de soutien dans la travers\u00e9e de leurs parcours identitaires, relationnels et corporels ; de l\u2019autre, une m\u00e9fiance tenace face \u00e0 une institution per\u00e7ue comme peu form\u00e9e, parfois invalidante, et trop souvent inadapt\u00e9e aux r\u00e9alit\u00e9s <em>queer<\/em> et non monogames.<\/p>\n\n\n\n<p>Cette d\u00e9fiance s\u2019explique par plusieurs facteurs. Tout d\u2019abord, les professionnel\u00b7le\u00b7x\u00b7s du soin ne sont pas syst\u00e9matiquement form\u00e9\u00b7e\u00b7x\u00b7s aux enjeux li\u00e9s \u00e0 la pluralit\u00e9 des identit\u00e9s de genre ou \u00e0 la non-monogamie. La tendance \u00e0 r\u00e9duire les pratiques sexuelles ou relationnelles minoritaires \u00e0 des sympt\u00f4mes de troubles psychiques, ou \u00e0 vouloir les \u00ab cadrer \u00bb, est fr\u00e9quemment rapport\u00e9e par les personnes rencontr\u00e9es. Par ailleurs, le co\u00fbt \u00e9lev\u00e9 des consultations, le manque d\u2019interdisciplinarit\u00e9 et la faible reconnaissance des savoirs communautaires dans les espaces cliniques renforcent les in\u00e9galit\u00e9s d\u2019acc\u00e8s aux soins.<\/p>\n\n\n\n<p>Les personnes concern\u00e9es d\u00e9veloppent alors des strat\u00e9gies d\u2019\u00e9vitement ou de contournement du syst\u00e8me th\u00e9rapeutique traditionnel. Des espaces informels \u00e9mergent : groupes de parole, cercles de soutien en ligne, collectifs militants ou encore lectures autog\u00e9r\u00e9es, comme <em>Polysecure<\/em> de Jessica Fern, qui aborde les questions d\u2019attachement et de non-monogamie \u00e0 travers une approche attentive aux effets des traumas v\u00e9cus sur les dynamiques relationnelles et le v\u00e9cu affectif des personnes concern\u00e9es. Ces ressources permettent de reconfigurer les r\u00e9cits de soi, de politiser les exp\u00e9riences de marginalisation et de tisser des solidarit\u00e9s affectives en dehors du cadre m\u00e9dical. Loin d\u2019\u00eatre de simples substituts aux soins institutionnels, ces espaces produisent des savoirs situ\u00e9s et critiques, participant \u00e0 la red\u00e9finition des normes relationnelles et sexuelles.<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"162\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/biss\/files\/2021\/10\/Capture-decran-2021-05-27-a-18.38.49-1024x162.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-1178\" style=\"width:421px;height:66px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/biss\/files\/2021\/10\/Capture-decran-2021-05-27-a-18.38.49-1024x162.png 1024w, https:\/\/wp.unil.ch\/biss\/files\/2021\/10\/Capture-decran-2021-05-27-a-18.38.49-300x47.png 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/biss\/files\/2021\/10\/Capture-decran-2021-05-27-a-18.38.49-768x121.png 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/biss\/files\/2021\/10\/Capture-decran-2021-05-27-a-18.38.49-1536x243.png 1536w, https:\/\/wp.unil.ch\/biss\/files\/2021\/10\/Capture-decran-2021-05-27-a-18.38.49-2048x323.png 2048w, https:\/\/wp.unil.ch\/biss\/files\/2021\/10\/Capture-decran-2021-05-27-a-18.38.49-1120x177.png 1120w, https:\/\/wp.unil.ch\/biss\/files\/2021\/10\/Capture-decran-2021-05-27-a-18.38.49-540x85.png 540w, https:\/\/wp.unil.ch\/biss\/files\/2021\/10\/Capture-decran-2021-05-27-a-18.38.49-1080x171.png 1080w, https:\/\/wp.unil.ch\/biss\/files\/2021\/10\/Capture-decran-2021-05-27-a-18.38.49-1980x313.png 1980w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<figure class=\"wp-block-pullquote\"><blockquote><p><em>\u00ab Les personnes rencontr\u00e9es parlent d\u2019un besoin de reconnaissance de leurs d\u00e9sirs, de leurs pratiques, mais aussi de leurs vuln\u00e9rabilit\u00e9s, sans \u00eatre r\u00e9duit\u00b7e\u00b7x\u00b7s \u00e0 une pathologie ou \u00e0 des pratiques sexuelles consid\u00e9r\u00e9es \u00ab \u00e0 risque \u00bb.\u00bb<\/em><\/p><\/blockquote><\/figure>\n\n\n\n<p>Cette production de connaissances collectives joue un r\u00f4le central dans les processus d\u2019empouvoirement. Elle contribue \u00e0 d\u00e9placer la centralit\u00e9 du savoir th\u00e9rapeutique vers des formes de co-construction, o\u00f9 les exp\u00e9riences v\u00e9cues prennent le pas sur les grilles de lecture universalisantes. Les personnes rencontr\u00e9es parlent d\u2019un besoin de reconnaissance de leurs d\u00e9sirs, de leurs pratiques, mais aussi de leurs vuln\u00e9rabilit\u00e9s, sans \u00eatre r\u00e9duit\u00b7e\u00b7x\u00b7s \u00e0 une pathologie ou \u00e0 des pratiques sexuelles consid\u00e9r\u00e9es \u00ab \u00e0 risque \u00bb. La relation d\u2019aide, dans ces contextes, devient un lieu de co-n\u00e9gociation des termes du soin, et non un dispositif unilat\u00e9ral d\u2019ajustement \u00e0 une norme.<\/p>\n\n\n\n<p>Certain\u00b7e\u00b7x\u00b7s sexoth\u00e9rapeutes cherchent \u00e0 faire \u00e9voluer leurs pratiques. Les discussions avec celleux-ci font appara\u00eetre une volont\u00e9 d\u2019\u00e9largir les r\u00e9f\u00e9rentiels cliniques en int\u00e9grant des perspectives critiques sur les normes de genre, les formes de sexualit\u00e9 et les liens affectifs. Ces th\u00e9rapeutes soulignent l\u2019importance de s\u2019\u00e9loigner des scripts genr\u00e9s classiques, souvent centr\u00e9s sur la performance sexuelle, la fid\u00e9lit\u00e9 ou la g\u00e9nitalit\u00e9, afin d\u2019accompagner les personnes dans leur rapport singulier au plaisir, au consentement et \u00e0 la fluidit\u00e9 relationnelle. Leur posture vise \u00e0 cr\u00e9er un cadre d\u2019\u00e9coute s\u00e9curisant, o\u00f9 les identit\u00e9s mouvantes et les configurations relationnelles atypiques ne sont pas per\u00e7ues comme des obstacles, mais comme des r\u00e9alit\u00e9s l\u00e9gitimes \u00e0 accompagner.<\/p>\n\n\n\n<p>Cependant, ces pratiques restent marginales dans le champ sexoth\u00e9rapeutique dominant. La reconnaissance institutionnelle de ces approches inclusives est encore limit\u00e9e, et leur diffusion se heurte \u00e0 un appareil de formation souvent fig\u00e9, peu perm\u00e9able aux savoirs minoritaires. Ce d\u00e9calage entre les besoins exprim\u00e9s par les personnes concern\u00e9es et l\u2019offre th\u00e9rapeutique disponible rend visible une s\u00e9rie d\u2019enjeux politiques : l\u2019assignation des corps \u00e0 la binarit\u00e9, la hi\u00e9rarchisation des mod\u00e8les relationnels, la m\u00e9dicalisation des diff\u00e9rences et la d\u00e9valorisation des pratiques communautaires de soin. <\/p>\n\n\n\n<p>Dans cette perspective, la sexoth\u00e9rapie ne peut \u00eatre pens\u00e9e uniquement comme un dispositif technique ou clinique. Elle constitue un espace politique o\u00f9 se jouent les conditions de l\u00e9gitimit\u00e9 des sexualit\u00e9s, des identit\u00e9s de genre et des relations. Sa red\u00e9finition n\u00e9cessite une d\u00e9naturalisation des normes qui la fondent, ainsi qu\u2019une \u00e9coute attentive des r\u00e9cits en marge. Il ne s\u2019agit pas simplement d\u2019inclure les personnes trans, non binaires et\/ou en relations plurielles dans des dispositifs d\u00e9j\u00e0 existants, mais bien de transformer les fondements m\u00eames de ces pratiques. <\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"162\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/biss\/files\/2021\/10\/Capture-decran-2021-05-27-a-18.38.49-1024x162.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-1178\" style=\"width:421px;height:66px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/biss\/files\/2021\/10\/Capture-decran-2021-05-27-a-18.38.49-1024x162.png 1024w, https:\/\/wp.unil.ch\/biss\/files\/2021\/10\/Capture-decran-2021-05-27-a-18.38.49-300x47.png 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/biss\/files\/2021\/10\/Capture-decran-2021-05-27-a-18.38.49-768x121.png 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/biss\/files\/2021\/10\/Capture-decran-2021-05-27-a-18.38.49-1536x243.png 1536w, https:\/\/wp.unil.ch\/biss\/files\/2021\/10\/Capture-decran-2021-05-27-a-18.38.49-2048x323.png 2048w, https:\/\/wp.unil.ch\/biss\/files\/2021\/10\/Capture-decran-2021-05-27-a-18.38.49-1120x177.png 1120w, https:\/\/wp.unil.ch\/biss\/files\/2021\/10\/Capture-decran-2021-05-27-a-18.38.49-540x85.png 540w, https:\/\/wp.unil.ch\/biss\/files\/2021\/10\/Capture-decran-2021-05-27-a-18.38.49-1080x171.png 1080w, https:\/\/wp.unil.ch\/biss\/files\/2021\/10\/Capture-decran-2021-05-27-a-18.38.49-1980x313.png 1980w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<figure class=\"wp-block-pullquote\"><blockquote><p><em>\u00ab [&#8230;] la sexoth\u00e9rapie ne peut \u00eatre pens\u00e9e uniquement comme un dispositif technique ou clinique. Elle constitue un espace politique o\u00f9 se jouent les conditions de l\u00e9gitimit\u00e9 des sexualit\u00e9s, des identit\u00e9s de genre et des relations.\u00bb<\/em><\/p><\/blockquote><\/figure>\n\n\n\n<p>Ce travail met ainsi en lumi\u00e8re les effets diff\u00e9renci\u00e9s des normes sexoth\u00e9rapeutiques sur les trajectoires des personnes non cisgenres et non monogames, tout en soulignant leur capacit\u00e9 \u00e0 s\u2019auto-organiser et \u00e0 cr\u00e9er des espaces de soin collectifs, horizontaux et r\u00e9flexifs. La sexoth\u00e9rapie peut encore constituer un lieu d\u2019accompagnement et de transformation, \u00e0 condition de reconna\u00eetre son h\u00e9ritage normatif et de se laisser traverser par les savoirs issus des marges.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">R\u00e9f\u00e9rences <\/h2>\n\n\n\n<p><sup>1<\/sup>Fassin, \u00c9. (2006). La d\u00e9mocratie sexuelle et le conflit des civilisations. Multitudes, 26(3), 123\u2013131.<\/p>\n\n\n\n<p><sup>2<\/sup>Fern, J. (2020). Polysecure: Attachment, Trauma and Consensual Nonmonogamy. Thorntree Press.<\/p>\n\n\n\n<p><sup>3<\/sup>Garibian, T. (2019). La fabrique chirurgicale du sexe. In H. Martin &amp; M. Roca i Escoda (Eds.), Sexuer le corps (pp. 35\u201349). \u00c9dition HETSL.<\/p>\n\n\n\n<p><sup>4<\/sup>Kraus, C., Mottier, V., &amp; Barras, V. (2018). Kinsey, Masters &amp; Johnson, et Kaplan en Suisse: Naissance d\u2019une clinique des troubles sexuels (Lausanne, 1950\u20131980). Histoire, m\u00e9decine et sant\u00e9, (12).<\/p>\n\n\n\n<p><sup>5<\/sup>Medico, D. (2014). \u00c9l\u00e9ments pour une psychoth\u00e9rapie adapt\u00e9e \u00e0 la diversit\u00e9 trans*. Cahiers critiques de th\u00e9rapie familiale et de pratiques de r\u00e9seaux, 52(1), 109\u2013137.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Informations <\/h2>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-table\"><table class=\"has-fixed-layout\"><tbody><tr><td><strong>Pour citer cet article <\/strong><\/td><td>Pour citer cet article<br>Nom Pr\u00e9nom, \u00ab Titre \u00bb. Blog de l\u2019Institut des sciences sociales [En ligne], mis en ligne le XX mois 2022, consult\u00e9 le XX mois 2023. URL :<\/td><\/tr><tr><td><strong>Auteur\u00b7ice<\/strong><\/td><td>Elisa Rossi, Assistante dipl\u00f4m\u00e9e suppl\u00e9ante<\/td><\/tr><tr><td><strong>Contact<\/strong><\/td><td>elisa.rossi@unisante.ch<\/td><\/tr><tr><td><strong>Enseignement<\/strong><\/td><td>Sexualit\u00e9, couple, famille<br><br>Marta Roca i Escoda<\/td><\/tr><\/tbody><\/table><\/figure>\n\n\n\n<p>Illustration : <em>Anarchy Heart<\/em> by HellaNorCal (2007) <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Alors que la sexoth\u00e9rapie reste en grande partie structur\u00e9e par des normes cis-h\u00e9t\u00e9ronormatives, des personnes non cisgenres et non monogames en Suisse romande d\u00e9veloppent des dispositifs communautaires alternatifs et revendiquent des approches plus inclusives.<\/p>\n","protected":false},"author":1002689,"featured_media":6019,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"template-full-width-cover.php","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[5],"tags":[404,7,401,403,58,402,400,307],"class_list":{"0":"post-6010","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-articles","8":"tag-exclusions","9":"tag-genre","10":"tag-non-monogamie","11":"tag-queer","12":"tag-relations","13":"tag-savoirs-situes","14":"tag-sexotherapie","15":"tag-sexualite"},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/biss\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6010","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/biss\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/biss\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/biss\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1002689"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/biss\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=6010"}],"version-history":[{"count":4,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/biss\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6010\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":6031,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/biss\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6010\/revisions\/6031"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/biss\/wp-json\/wp\/v2\/media\/6019"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/biss\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=6010"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/biss\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=6010"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/biss\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=6010"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}