{"id":4182,"date":"2023-11-28T10:26:00","date_gmt":"2023-11-28T09:26:00","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.unil.ch\/biss\/?p=4182"},"modified":"2023-11-28T11:10:17","modified_gmt":"2023-11-28T10:10:17","slug":"denoncer-la-domination-masculine-en-linversant-le-cas-du-film-je-ne-suis-pas-un-homme-facile-2018","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/biss\/denoncer-la-domination-masculine-en-linversant-le-cas-du-film-je-ne-suis-pas-un-homme-facile-2018\/","title":{"rendered":"D\u00e9noncer la domination masculine en l\u2019inversant: le cas du film \u00ab\u00a0Je ne suis pas un homme facile\u00a0\u00bb (2018)"},"content":{"rendered":"\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Par Camille Cretegny<\/h4>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<div class=\"wp-block-group\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<div class=\"wp-block-file alignright\"><a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/biss\/files\/2023\/11\/De\u0301noncer-la-domination-masculine-en-linversant-le-cas-du-film-Je-ne-suis-pas-un-homme-facile-1-1.pdf\" class=\"wp-block-file__button wp-element-button\" download>T\u00e9l\u00e9charger l&rsquo;article en PDF<\/a><\/div>\n<\/div><\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<p>R\u00e9alis\u00e9 par \u00c9l\u00e9onore Pourriat et sorti en 2018 sur Netflix, le film <em>Je ne suis pas un homme facile<\/em> met en sc\u00e8ne Damien (Vincent Elbaz), un personnage d\u00e9peint comme \u00e9tant un misogyne qui consid\u00e8re les femmes comme des objets sexuels. Apr\u00e8s s\u2019\u00eatre cogn\u00e9 la t\u00eate contre un lampadaire, il se retrouve propuls\u00e9 dans un autre monde, une soci\u00e9t\u00e9 matriarcale o\u00f9 tous ses rep\u00e8res sont invers\u00e9s&nbsp;: les femmes occupent les postes hi\u00e9rarchiques, portent des costumes-cravate, lorgnent les hommes dans la rue. Ces derniers s\u2019occupent des t\u00e2ches domestiques et sont cens\u00e9s \u00eatre enti\u00e8rement \u00e9pil\u00e9s. Damien va faire la rencontre d\u2019Alexandra (Marie-Sophie Ferdane), qui est son homologue f\u00e9minin&nbsp;: c\u2019est une femme au caract\u00e8re dominant, sexiste et arrogant. S\u2019ensuit une histoire d\u2019amour entre les deux personnages.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans ce monde o\u00f9 tout est invers\u00e9, la f\u00e9minit\u00e9 est li\u00e9e \u00e0 la force, au pouvoir de travailler et d\u2019avoir un enfant et les femmes sont \u00ab&nbsp;naturellement&nbsp;\u00bb dominantes, tandis que la masculinit\u00e9 est li\u00e9e au fait de nourrir, soigner et se soumettre. Le film met en \u00e9vidence la domination masculine \u00e0 travers la domination f\u00e9minine dans la soci\u00e9t\u00e9 fictive matriarcale&nbsp;: les postes \u00e0 responsabilit\u00e9 occup\u00e9s par le sexe \u00ab fort&nbsp;\u00bb, les t\u00e2ches m\u00e9nag\u00e8res distribu\u00e9es in\u00e9galement en d\u00e9faveur du sexe domin\u00e9, les violences sexuelles, l\u2019\u00e9pilation ou encore le harc\u00e8lement de rue. On y voit ainsi une repr\u00e9sentation des oppressions quotidiennes que subissent les femmes dans les soci\u00e9t\u00e9s occidentales de nos jours dont la violence est visibilis\u00e9e par le fait que ce sont les hommes qui les endurent.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\"><div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"162\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/biss\/files\/2021\/10\/Capture-decran-2021-05-27-a-18.38.49-1024x162.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-1178\" style=\"width:421px;height:66px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/biss\/files\/2021\/10\/Capture-decran-2021-05-27-a-18.38.49-1024x162.png 1024w, https:\/\/wp.unil.ch\/biss\/files\/2021\/10\/Capture-decran-2021-05-27-a-18.38.49-300x47.png 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/biss\/files\/2021\/10\/Capture-decran-2021-05-27-a-18.38.49-768x121.png 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/biss\/files\/2021\/10\/Capture-decran-2021-05-27-a-18.38.49-1536x243.png 1536w, https:\/\/wp.unil.ch\/biss\/files\/2021\/10\/Capture-decran-2021-05-27-a-18.38.49-2048x323.png 2048w, https:\/\/wp.unil.ch\/biss\/files\/2021\/10\/Capture-decran-2021-05-27-a-18.38.49-1120x177.png 1120w, https:\/\/wp.unil.ch\/biss\/files\/2021\/10\/Capture-decran-2021-05-27-a-18.38.49-540x85.png 540w, https:\/\/wp.unil.ch\/biss\/files\/2021\/10\/Capture-decran-2021-05-27-a-18.38.49-1080x171.png 1080w, https:\/\/wp.unil.ch\/biss\/files\/2021\/10\/Capture-decran-2021-05-27-a-18.38.49-1980x313.png 1980w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<figure class=\"wp-block-pullquote\"><blockquote><p>On y voit ainsi une repr\u00e9sentation des oppressions quotidiennes que subissent les femmes dans les soci\u00e9t\u00e9s occidentales de nos jours dont la violence est visibilis\u00e9e par le fait que ce sont les hommes qui les endurent.<\/p><\/blockquote><\/figure>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<p>Si le film part de bonnes intentions en voulant montrer ce que les femmes subissent au quotidien, certains de ses aspects sont discutables. La professeure agr\u00e9g\u00e9e en histoire et th\u00e9orie contemporaine du cin\u00e9ma et des m\u00e9dias, Mary Harrod, souligne dans un article pour le blog <em>Le genre &amp; l\u2019\u00e9cran,<\/em> un \u00ab&nbsp;d\u00e9faut structurel majeur qui d\u00e9coule sans doute involontairement du jeu d\u2019inversions du film&nbsp;\u00bb&nbsp;: la marginalisation de la f\u00e9minit\u00e9. Selon elle, le film est davantage comique et captivant lorsque l\u2019on suit Damien et Christophe o\u00f9 la masculinit\u00e9 des acteurs s\u2019associe \u00e0 des attributs de la f\u00e9minit\u00e9 d\u2019une fa\u00e7on absurde. Cette marginalisation de la f\u00e9minit\u00e9 se rapporte au fait que le masculin, ou la virilit\u00e9 qui s\u2019y rattache, se construit sur l\u2019opposition et le rejet du f\u00e9minin. Ainsi, comme l\u2019explique Daniel Welzer-Lang (cit\u00e9 dans Molinier, 2000) : \u00ab la virilit\u00e9 est apprise et impos\u00e9e aux gar\u00e7ons par le groupe des hommes, non seulement pour qu\u2019ils se d\u00e9marquent radicalement des femmes, mais pour qu\u2019ils s\u2019en distinguent hi\u00e9rarchiquement&nbsp;\u00bb. Et comme le formule Laura Audibert (2018), \u00ab la pr\u00e9sence d&rsquo;attributs f\u00e9minins chez un homme tend \u00e0 entacher sa virilit\u00e9, et \u00e0 d\u00e9grader sa position sociale d&rsquo;homme \u201cvrai\u201d, \u201cauthentique\u201d et, par extension, dominant \u00bb. Dans <em>Je ne suis pas un homme facile, <\/em>ce sont les situations o\u00f9 les personnages masculins sont d\u00e9guis\u00e9s et se comportent \u00ab&nbsp;comme des femmes&nbsp;\u00bb qui suscitent les rires. Les parties du film traitant d\u2019Alexandra n\u2019ont pas l\u2019air aussi amusantes et semblent plus s\u00e9rieuses. Ainsi, la transgression des normes de genre op\u00e9r\u00e9e par les hommes (ici, qui s\u2019habillent et se comportent \u201ccomme des femmes\u201d, m\u00eame pour un besoin filmique) est per\u00e7ue comme beaucoup plus comique car plus rare, par rapport aux transgressions port\u00e9es par les femmes. Il est donc plus facile de se moquer ou rire du f\u00e9minin que du masculin.<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"162\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/biss\/files\/2021\/10\/Capture-decran-2021-05-27-a-18.38.49-1024x162.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-1178\" style=\"width:421px;height:66px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/biss\/files\/2021\/10\/Capture-decran-2021-05-27-a-18.38.49-1024x162.png 1024w, https:\/\/wp.unil.ch\/biss\/files\/2021\/10\/Capture-decran-2021-05-27-a-18.38.49-300x47.png 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/biss\/files\/2021\/10\/Capture-decran-2021-05-27-a-18.38.49-768x121.png 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/biss\/files\/2021\/10\/Capture-decran-2021-05-27-a-18.38.49-1536x243.png 1536w, https:\/\/wp.unil.ch\/biss\/files\/2021\/10\/Capture-decran-2021-05-27-a-18.38.49-2048x323.png 2048w, https:\/\/wp.unil.ch\/biss\/files\/2021\/10\/Capture-decran-2021-05-27-a-18.38.49-1120x177.png 1120w, https:\/\/wp.unil.ch\/biss\/files\/2021\/10\/Capture-decran-2021-05-27-a-18.38.49-540x85.png 540w, https:\/\/wp.unil.ch\/biss\/files\/2021\/10\/Capture-decran-2021-05-27-a-18.38.49-1080x171.png 1080w, https:\/\/wp.unil.ch\/biss\/files\/2021\/10\/Capture-decran-2021-05-27-a-18.38.49-1980x313.png 1980w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<figure class=\"wp-block-pullquote\"><blockquote><p>Le film semble permettre \u00e0 un public f\u00e9minin, qui voit \u00e0 l\u2019\u00e9cran ce qu\u2019il doit supporter quotidiennement, de se sentir vu et entendu.<\/p><\/blockquote><\/figure>\n\n\n\n<p>Malgr\u00e9 cela, le film semble permettre \u00e0 un public f\u00e9minin, qui voit \u00e0 l\u2019\u00e9cran ce qu\u2019il doit supporter quotidiennement, de se sentir vu et entendu mais \u00e9galement \u00e0 un public masculin de s\u2019associer \u00e0 la figure masculine qui souffre : th\u00e9matique qui renvoie \u00e0 la crise de la masculinit\u00e9. Le personnage de Damien et son indignation face \u00e0 la domination f\u00e9minine incarne la figure masculine en souffrance et se rattache \u00e0 masculinit\u00e9 en crise. Francis Dupuis-D\u00e9ri, qui a beaucoup travaill\u00e9 \u00e0 analyser celle-ci, la d\u00e9finit par le fait que \u00ab les hommes d\u2019aujourd\u2019hui ont des probl\u00e8mes et souffrent en tant qu\u2019hommes, \u00e0 cause de l\u2019influence indue des femmes en g\u00e9n\u00e9ral et des f\u00e9ministes en particulier \u00bb (2012). Cette crise de la masculinit\u00e9 se r\u00e9v\u00e8lerait sous des signes comme l\u2019incapacit\u00e9 des hommes \u00e0 s\u00e9duire les femmes, la violence des femmes contre les hommes ou encore le taux de suicide masculin. Dans <em>Je ne suis pas un homme facile<\/em>, Damien, qui tirait profit de la domination masculine dans son monde, se voit devenir une victime dans cette soci\u00e9t\u00e9 matriarcale. Sa victimisation, qui se rattache \u00e0 la figure masculine souffrante, se manifeste dans diff\u00e9rentes sc\u00e8nes comme lorsque ses parents et surtout son p\u00e8re, le harc\u00e8lent pour qu\u2019il se marie et aie des enfants. Damien se met en col\u00e8re et leur r\u00e9pond :<\/p>\n\n\n\n<p><em>\u00ab (\u2026) Et si je vous ai jamais pr\u00e9sent\u00e9 personne, c\u2019est parce que je me souviens m\u00eame pas d\u2019un pr\u00e9nom le lendemain, tellement y en a. (\u2026) C\u2019est quoi le probl\u00e8me quand on est un mec c\u00e9libataire ? \u00bb<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Mais \u00e9galement lorsque, se sentant menac\u00e9 par la domination f\u00e9minine, il tente de revendiquer sa position privil\u00e9gi\u00e9e&nbsp;dans une sc\u00e8ne o\u00f9 il se rend compte que le poste de secr\u00e9taire d\u2019Alexandra n\u2019est pas fait pour lui et o\u00f9 il confronte celle-ci&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p><em>\u00ab&nbsp;Je me suis r\u00e9veill\u00e9 un beau matin dans une soci\u00e9t\u00e9 aberrante o\u00f9 les femmes me disaient ce que je devais faire, comment je devais le faire (\u2026).&nbsp;\u00bb<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>\u00ab&nbsp;Imaginez un monde o\u00f9 se sont les femmes qui se font belles <strong>pour moi<\/strong>. C\u2019est moi qui leur fait des compliments. Des fois m\u00eame, je les siffle si elles sont particuli\u00e8rement sexy.&nbsp;\u00bb<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>Je ne suis pas un homme facile <\/em>cherche, avant tout, \u00e0 interroger les st\u00e9r\u00e9otypes de genre et \u00e0 montrer que les diff\u00e9rences entre les femmes et les hommes sont une construction sociale. Il met en sc\u00e8ne les comportements repr\u00e9sentatifs de la soci\u00e9t\u00e9 patriarcale \u00e0 travers le personnage de Damien, un homme sexiste et arrogant devant faire face aux mani\u00e8res d\u2019\u00eatre que lui-m\u00eame incarne dans une soci\u00e9t\u00e9 fictive o\u00f9 se sont les femmes qui dominent au d\u00e9triment des hommes. \u00c0 travers sa position de \u201cvictime\u201d, le personnage principal se rapporte \u00e9galement \u00e0 cette figure masculine en souffrance, caract\u00e9ristique d\u2019une masculinit\u00e9 en crise. Finalement, le film rend visible les oppressions quotidiennes que subissent les femmes en les mettant en sc\u00e8ne au travers des hommes, puisqu\u2019il semblerait que la visibilisation soit plus efficace si ce sont ces derniers qui en souffrent\u2026<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">R\u00e9f\u00e9rences <\/h2>\n\n\n\n<p>Audibert, L. (2018). De la repr\u00e9sentation \u00e0 la transgression du genre dans les pratiques culturelles : le cas de la presse magazine masculine. <em>Sciences de l\u2019Homme et Soci\u00e9t\u00e9<\/em>. ffdumas-02093695<\/p>\n\n\n\n<p>Dupuis-D\u00e9ri, F. (2012) Le discours des \u2018co\u00fbts\u2019 et de la \u2018crise\u2019 de la masculinit\u00e9 et le contre-mouvement masculiniste. Dans Dulong D. et al., <em>Boys Don\u2019t Cry ! Les co\u00fbts de la domination masculine<\/em>, PUR.<\/p>\n\n\n\n<p>Dupuis-D\u00e9ri, F. (2012). <a href=\"https:\/\/doi.org\/10.3917\/cdge.052.0119\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Le discours de la \u00ab crise de la masculinit\u00e9 \u00bb comme refus de l&rsquo;\u00e9galit\u00e9 entre les sexes : histoire d&rsquo;une rh\u00e9torique antif\u00e9ministe<\/a>. <em>Cahiers du Genre<\/em>, 52, 119-143.<\/p>\n\n\n\n<p>Harrod, M. (2021, 6 ao\u00fbt). <a href=\"https:\/\/www.genre-ecran.net\/?Je-ne-suis-pas-un-homme-facile-547\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Je ne suis pas un homme facile: inverser la domination de genre pour la rendre visible<\/a>. <em>\u2640 le genre &amp; l&rsquo;\u00e9cran \u2642. <\/em><\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;Molinier, P. (2000). <a href=\"https:\/\/doi.org\/10.3917\/tgs.003.0025\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Virilit\u00e9 d\u00e9fensive, masculinit\u00e9 cr\u00e9atrice<\/a>. <em>Travail, genre et soci\u00e9t\u00e9s<\/em>, 3, 25-44. <\/p>\n\n\n\n<p>Young, C. (2018, 26 novembre<em>). <\/em>\u00ab\u00a0I<a href=\"https:\/\/www.cate-young.com\/battymamzelle\/2018\/11\/24\/i-am-not-an-easy-man-rn98b-kjw5y-ac4yc-628zf-55dxb-sk2kr-7bczj-4myes-czma3-2nz9k-x9fyz-yngr3-d396c-tg8z5\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\"> Am Not An Easy Man\u00a0\u00bb Skewers Masculinity, But Leaves Femininity Unexamined<\/a>. <em>Cate Young<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Autres r\u00e9f\u00e9rences<\/h2>\n\n\n\n<p>Pourriat, \u00c9. (2018). <em>Je ne suis pas un homme facile<\/em> [Film]. Autopilot Entertainment.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Informations <\/h2>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-table\"><table class=\"has-fixed-layout\"><tbody><tr><td><strong>Pour citer cet article <\/strong><\/td><td>Pour citer cet article<br>Nom Pr\u00e9nom, \u00ab Titre \u00bb. Blog de l\u2019Institut des sciences sociales [En ligne], mis en ligne le XX mois 2022, consult\u00e9 le XX mois 2023. URL :<\/td><\/tr><tr><td><strong>Autrice<\/strong><\/td><td>Camille Cretegny, \u00e9tudiante dipl\u00f4m\u00e9e en sciences sociales<\/td><\/tr><tr><td><strong>Contact<\/strong><\/td><td><a href=\"mailto:camille.cretegny@gmail.com\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">camille.cretegny@gmail.com<\/a><\/td><\/tr><tr><td><strong>Enseignement<\/strong><\/td><td>S\u00e9minaire <em>sociologie des masculinit\u00e9s (2022)<\/em><br><br>S\u00e9bastien Chauvin, Estelle Rothlisberger et Marie Sautier<\/td><\/tr><\/tbody><\/table><\/figure>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Et si c\u2019\u00e9tait les femmes qui dominaient le monde ? C\u2019est ce que \u00ab\u00a0Je ne suis pas un homme facile\u00a0\u00bb raconte lorsque Damien, un misogyne av\u00e9r\u00e9 atterrit dans ce genre de soci\u00e9t\u00e9. Le film cherche \u00e0 montrer que les diff\u00e9rences entre hommes et femmes sont des constructions sociales et les questionnent.<\/p>\n","protected":false},"author":1002387,"featured_media":4188,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"template-full-width-cover.php","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[5],"tags":[318,321,319,30,320],"class_list":{"0":"post-4182","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-articles","8":"tag-analyse","9":"tag-feminite","10":"tag-film","11":"tag-masculinites","12":"tag-netflix"},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/biss\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4182","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/biss\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/biss\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/biss\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1002387"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/biss\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=4182"}],"version-history":[{"count":4,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/biss\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4182\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":4207,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/biss\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4182\/revisions\/4207"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/biss\/wp-json\/wp\/v2\/media\/4188"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/biss\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4182"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/biss\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=4182"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/biss\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=4182"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}