{"id":1359,"date":"2021-11-16T16:50:56","date_gmt":"2021-11-16T15:50:56","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.unil.ch\/biss\/?p=1359"},"modified":"2021-11-29T17:56:10","modified_gmt":"2021-11-29T16:56:10","slug":"syndrome-des-ovaires-polykystiques-de-lincertitude-a-lincomprehension-dans-la-relation-medecin-patient%c2%b7e","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/biss\/syndrome-des-ovaires-polykystiques-de-lincertitude-a-lincomprehension-dans-la-relation-medecin-patient%c2%b7e\/","title":{"rendered":"Syndrome des ovaires polykystiques, de l\u2019incertitude \u00e0 l\u2019incompr\u00e9hension dans la relation m\u00e9decin-patient\u00b7e"},"content":{"rendered":"\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<h4 class=\"has-text-align-left wp-block-heading\">Par Marie Reynard<\/h4>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<div class=\"wp-block-file alignright\"><a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/biss\/files\/2021\/11\/syndrome-des-ovaires-polykystiques-de-lincertitude-a-lincomprehension-dans-la-relation-medecin-patient\u00b7e-1.pdf\" class=\"wp-block-file__button\" download>T\u00e9l\u00e9charger l&rsquo;article en PDF<\/a><\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"has-accent-color has-text-color wp-block-heading\"><strong>Le SOPK, marqu\u00e9 par l\u2019incertitude<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>\u00c0 la suite d\u2019une recherche exploratoire, j\u2019ai pu d\u00e9duire de mani\u00e8re inductive la probl\u00e9matique suivante&nbsp;: Comment l\u2019incertitude m\u00e9dicale entoure le SOPK et impacte la relation m\u00e9decin-patient\u00b7e&nbsp;? Cette recherche se base sur une m\u00e9thode qualitative, \u00e0 travers 4 entretiens semi-directifs men\u00e9s par zoom avec 4 femmes \u00e2g\u00e9es entre 20 et 30 ans, et r\u00e9sidentes en Suisse, France, Angleterre et \u00e0 la R\u00e9union. Ces femmes sont d\u2019origines diverses&nbsp;: suisse-italienne, r\u00e9unionnaise-antillaise, tunisienne-fran\u00e7aise et fran\u00e7aise. Deux sont issues de formations professionnelles, et deux de hautes \u00e9coles. Enfin, deux d\u2019entres elles ont \u00e9t\u00e9 diagnostiqu\u00e9es tr\u00e8s jeunes (10 et 12 ans) et deux d\u2019entre elles plus tardivement (27 et 28 ans).<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"has-accent-color has-text-color wp-block-heading\"><strong>Un diagnostic complexe<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>Le SOPK est marqu\u00e9 par l\u2019incertitude m\u00e9dicale \u00e0 plusieurs niveaux. Tout d\u2019abord, lors de son diagnostic qui se fait en fonction des 3 crit\u00e8res de Rotterdam&nbsp;: hyperandrog\u00e9nie clinique, troubles des menstruations et morphologie ovarienne. Chacun de ces crit\u00e8res est en r\u00e9alit\u00e9 tr\u00e8s difficile \u00e0 d\u00e9terminer. L\u2019hyperandrog\u00e9nie clinique se caract\u00e9rise par une quantit\u00e9 \u00e9lev\u00e9e d\u2019hormones dites \u00ab&nbsp;masculines&nbsp;\u00bb dans le sang, les androg\u00e8nes. Cependant, les taux \u00ab&nbsp;normaux&nbsp;\u00bb d\u2019androg\u00e8nes chez une femme sont d\u00e9termin\u00e9s selon une moyenne, qui cr\u00e9e une fronti\u00e8re finalement tr\u00e8s t\u00e9nue entre homme et femme en termes d\u2019hormones. De plus, les sympt\u00f4mes visibles de l\u2019hyperandrog\u00e9nie, tel que l\u2019hirsutisme, sont particuli\u00e8rement subjectifs. Qui peut affirmer quelle quantit\u00e9 de poils peut \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme \u00ab&nbsp;normale&nbsp;\u00bb chez une femme&nbsp;?<br><br>Les troubles des menstruations peuvent concerner un large panel de situations&nbsp;: r\u00e8gles h\u00e9morragiques, faibles, absentes, douloureuses, irr\u00e9guli\u00e8res etc\u2026 Ce crit\u00e8re ne permet donc pas non plus de poser un diagnostic certain. Enfin, la morphologie ovarienne concerne l\u2019aspect des ovaires, g\u00e9n\u00e9ralement plus gros que la moyenne et contenant une grande quantit\u00e9 de follicules ovariens, longtemps pris pour des kystes (d\u2019o\u00f9 l\u2018appellation \u00ab&nbsp;polykystiques&nbsp;\u00bb). Cette morphologie varie cependant durant le cycle. Ainsi un diagnostic diff\u00e9rent peut \u00eatre pos\u00e9 en fonction du moment de l\u2019examen. Cette difficult\u00e9 p\u00e8se non seulement sur les m\u00e9decins, mais \u00e9galement sur les patientes qui peuvent par exemple subir des d\u00e9nis de diagnostic, comme le d\u00e9montre l\u2019exemple de Malia. Son SOPK diagnostiqu\u00e9 lorsqu\u2019elle avait 10 ans est ni\u00e9 par son nouveau m\u00e9decin lorsqu\u2019elle a 20 ans, sur la base d\u2019une seule \u00e9chographie pelvienne.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\" style=\"flex-basis:33.33%\"><\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\" style=\"flex-basis:66.66%\">\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\"><p><em>\u00ab C\u2019est un manque de, d\u2019empathie aussi, parce que, je veux dire moi avec tous les examens que j\u2019ai v\u00e9cu quand j\u2019avais 10 ans, je veux dire, une \u00e9chographie pelvienne quand on a 10 ans je suis d\u00e9sol\u00e9e, quand on est encore vierge c\u2019est assez affreux hein. \u00bb<\/em><\/p><cite>Extrait d&rsquo;entretien<\/cite><\/blockquote>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"has-accent-color has-text-color wp-block-heading\"><strong>Des sympt\u00f4mes multiples<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>La multiplicit\u00e9 des sympt\u00f4mes participe \u00e9galement au sentiment d\u2019incertitude concernant le SOPK, surtout du c\u00f4t\u00e9 des patientes. En plus des 3 crit\u00e8res, citons&nbsp;: acn\u00e9, hirsutisme, alop\u00e9cie, insulino-r\u00e9sistance, tendance \u00e0 la prise de poids et ob\u00e9sit\u00e9, inf\u00e9condit\u00e9 et r\u00e8gles irr\u00e9guli\u00e8res. Avec cela on peut trouver des probl\u00e8mes associ\u00e9s, tels que le diab\u00e8te ou la tachycardie. Notons que toutes nos participantes ont une constellation diff\u00e9rente de ces sympt\u00f4mes, ce qui rend difficile la compr\u00e9hension et la gestion du syndrome lui-m\u00eame, y compris pour les m\u00e9decins, comme mentionn\u00e9 par Malia lorsqu\u2019elle \u00e9voque son dialogue avec son gyn\u00e9cologue&nbsp;actuel :<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\" style=\"flex-basis:33.33%\"><\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\" style=\"flex-basis:66.66%\">\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\"><p><em>\u00ab&nbsp;Comme il m\u2019a dit le probl\u00e8me c\u2019est que c\u2019est tellement diff\u00e9rent d\u2019une femme \u00e0 l\u2019autre que c\u2019est difficile pour les m\u00e9decins en fait de, de nous expliquer vraiment ce qu\u2019on est en train de vivre en fait.&nbsp;\u00bb<\/em><\/p><cite>Extrait d&rsquo;entretien<\/cite><\/blockquote>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<p>Les sympt\u00f4mes ci-dessus sont consid\u00e9r\u00e9s comme \u00ab&nbsp;officiels&nbsp;\u00bb car mentionn\u00e9s par les m\u00e9decins directement aux patientes. Cependant, elles mentionnent des sympt\u00f4mes qu\u2019elles associent aussi au syndrome sans que leur m\u00e9decin ne les ai \u00e9voqu\u00e9s. Certains sont issus de leur perception de la maladie comme \u00ab&nbsp;masculinisante&nbsp;\u00bb&nbsp;: ainsi Malia nous parle de sa libido exacerb\u00e9e et de son caract\u00e8re \u00ab&nbsp;gar\u00e7on manqu\u00e9&nbsp;\u00bb qu\u2019elle pense peut-\u00eatre associ\u00e9 au syndrome. Nour mentionne avoir commenc\u00e9 \u00e0 percevoir sa voix comme trop basse pour une femme en r\u00e9fl\u00e9chissant au syndrome.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"has-accent-color has-text-color wp-block-heading\"><strong>Traitements insatisfaisants<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>Enfin, les traitements du SOPK sont \u00e9galement marqu\u00e9s par l\u2019incertitude. En effet, s\u2019il n\u2019existe pas de solution curative au SOPK, les traitements propos\u00e9s pour traiter les sympt\u00f4mes sont consid\u00e9r\u00e9s comme insatisfaisants par les participantes. Le traitement le plus utilis\u00e9 est la pilule contraceptive, mais en fait elle ne fait que masquer les sympt\u00f4mes (hirsutisme, r\u00e8gles irr\u00e9guli\u00e8res, douleurs). Le jour o\u00f9 la patiente d\u00e9cide d\u2019avoir des enfants, les sympt\u00f4mes r\u00e9apparaissent, et notamment les probl\u00e8mes de fertilit\u00e9 associ\u00e9s au syndrome. Ensuite, il y a la Metformine, un m\u00e9dicament pour les diab\u00e9tiques utilis\u00e9 dans le cadre du SOPK pour r\u00e9guler les cycles et traiter l\u2019ob\u00e9sit\u00e9. Malheureusement, ce traitement comme presque tous ceux propos\u00e9 pour traiter le SOPK est compl\u00e8tement incertain. En effet, il peut fonctionner pour une personne, et rester inefficace pour une autre. Le r\u00e9sultat est ainsi compl\u00e8tement al\u00e9atoire. Enfin, l\u2019un des traitements les plus incertains, mais aussi les plus mobilis\u00e9s pour traiter le SOPK est la perte de poids. Toutes les participantes ont mentionn\u00e9 leurs probl\u00e8mes de surpoids, un sympt\u00f4me classique du SOPK. Mais l\u2019ironie du syndrome r\u00e9side dans ce que la perte de poids est \u00e9galement mobilis\u00e9e par les m\u00e9decins comme traitement efficace des cycles irr\u00e9guliers, et pour \u00e9viter des probl\u00e8mes li\u00e9s \u00e0 l\u2019insulino-r\u00e9sistance. Selon Vleming (2018, p.514) il est \u00ab&nbsp;outright harmful to be told to lose weight in order to treat a condition in which weight gain is one of its symptoms&nbsp;\u00bb. Et il est vrai que la demande peut causer une incompr\u00e9hension et de la souffrance chez les patientes qui tentent par tous les moyens de s\u2019y plier.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"has-accent-color has-text-color wp-block-heading\"><strong>Partager l\u2019incertitude<\/strong> <\/h3>\n\n\n\n<p>En conclusion, \u00e0 travers ce travail, j\u2019ai voulu d\u00e9montrer l\u2019incertitude qui entoure le SOPK, ainsi que son effet sur la relation m\u00e9decin-patient\u00b7e. Je voudrais maintenant sugg\u00e9rer le partage de cette incertitude comme outil pour am\u00e9liorer la prise en charge, ainsi que ladite relation. En effet, suite \u00e0 ma recherche, il me semble clair que l\u2019incertitude qui entoure le SOPK, si elle n\u2019est pas dite et assum\u00e9e, cr\u00e9e des incompr\u00e9hensions, voir des conflits entre m\u00e9decins et patient\u00b7e\u00b7s qui peuvent ensuite amener \u00e0 une perte de confiance de la part du patient\u00b7e. Ce\u00b7tte dernier\u00b7\u00e8re aura alors tendance \u00e0 aller chercher des informations ailleurs, et risque, comme mes participantes, de se retrouver encore plus perdu\u00b7e\u00b7s face \u00e0 la masse d\u2019informations parfois contradictoires disponibles en ligne. Je pense donc que le m\u00e9decin doit \u00eatre honn\u00eate concernant l\u2019incertitude qui entoure le SOPK, permettant ainsi une meilleure compr\u00e9hension et une meilleure communication. Le partage de l\u2019incertitude permet \u00e9galement de booster la recherche, puisque comme explicit\u00e9 par Barruel et Bioy (2013) dans <em>Du soin \u00e0 la personne. Clinique de l\u2019incertitude<\/em>, c\u2019est seulement en reconnaissant que l\u2019on ne sait pas quelque chose, que l\u2019on peut chercher \u00e0 le conna\u00eetre.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">R\u00e9f\u00e9rences<\/h3>\n\n\n\n<p>Barruel, F. et Bioy, A. (2013). <em>Du soin \u00e0 la personne. Clinique de l\u2019incertitude<\/em>. Dunod : \u00ab Psychoth\u00e9rapies \u00bb.<br><br>Fisanick, C. (2005). \u00ab Too Fat, Too Hairy, Too (In)visible : Polycystic Ovarian Syndrome and Normative Feminity \u00bb, Gender Forum, Illuminating Gender.<br><br>Kitzinger, C. et Willmott, J. (2002). \u00ab The thief of womanhood \u00bb : women\u2019s experience of polycystic ovarian syndrome. <em>Social Science &amp; Medicine<\/em>, <em>54<\/em>, 349-361.<br><br>Mavromati, M. et Philippe, J. (2015). Syndrome des ovaires polykystiques : quoi de neuf ?. <em>Revue M\u00e9dicale Suisse<\/em>, <em>11<\/em>, 1242-5.<br><br>Vleming, K. (2018). \u00ab You Think You\u2019re the Only One \u00bb : Comparing Descriptions and Lived Experiences of Polycystic Ovarian Syndrome. <em>Anthropologica<\/em>, <em>60<\/em>, 507-522.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Informations<\/h3>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-table\"><table class=\"has-fixed-layout\"><tbody><tr><td>Pour citer cet article<\/td><td>Nom Pr\u00e9nom, \u00ab&nbsp;Titre \u00bb.<em>&nbsp;Blog de l\u2019Institut des sciences sociales&nbsp;<\/em>[En ligne], mis en ligne le XX mois 2021, consult\u00e9 le XX mois 2021. URL :<\/td><\/tr><tr><td>Autrice<\/td><td>Marie Reynard, \u00e9tudiante de Master en sciences sociales<\/td><\/tr><tr><td>Contact<\/td><td><a href=\"mailto:marie.reynard@unil.ch\">marie.reynard@unil.ch<\/a><\/td><\/tr><tr><td>Enseignement<\/td><td>Cours-s\u00e9minaire <em>Sant\u00e9, sexualit\u00e9 et reproduction : regards anthropologiques<\/em><br><br>Par Ir\u00e8ne Maffi et Jacopo Storari<\/td><\/tr><\/tbody><\/table><\/figure>\n\n\n\n<p>\u00a9 Illustration : Unsplash<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le syndrome des ovaires polykystiques, ou SOPK touche en moyenne 8 \u00e0 13% des femmes en \u00e2ge de procr\u00e9er. Il est consid\u00e9r\u00e9 comme masculinisant en raison de l\u2019hirsutisme et de l\u2019alop\u00e9cie notamment, mais \u00e9galement car il est li\u00e9 \u00e0 une quantit\u00e9 \u00e9lev\u00e9e d\u2019androg\u00e8nes, ou hormones dites \u00ab masculines \u00bb dans le corps. Il n\u2019est pour le moment pas possible de gu\u00e9rir du SOPK, uniquement d\u2019en traiter les sympt\u00f4mes. <\/p>\n","protected":false},"author":1002306,"featured_media":1360,"comment_status":"closed","ping_status":"","sticky":false,"template":"template-full-width-cover.php","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[5],"tags":[99,75,100,76,98],"class_list":{"0":"post-1359","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-articles","8":"tag-incertitude-medicale","9":"tag-medecine","10":"tag-relation-medecin-patiente","11":"tag-sante","12":"tag-syndrome-des-ovaires-polykystiques-sopk"},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/biss\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1359","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/biss\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/biss\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/biss\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1002306"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/biss\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1359"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/biss\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1359\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/biss\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1360"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/biss\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1359"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/biss\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1359"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/biss\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1359"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}