{"id":903,"date":"2013-09-02T11:08:58","date_gmt":"2013-09-02T09:08:58","guid":{"rendered":"http:\/\/wp.unil.ch\/bases\/?p=903"},"modified":"2017-11-20T12:18:32","modified_gmt":"2017-11-20T11:18:32","slug":"garrett-j-hardin-et-la-tragedie-des-biens-communs","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/bases\/2013\/09\/garrett-j-hardin-et-la-tragedie-des-biens-communs\/","title":{"rendered":"Garrett J. Hardin et la trag\u00e9die des biens communs"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify\"><strong>Garrett James Hardin<\/strong>, n\u00e9 le 21 avril 1915 \u00e0 Dallas, et mort le 14 septembre 2003 \u00e0 Santa Barbara en Californie, est essentiellement connu pour sa publication de 1968 intitul\u00e9e \u00ab\u00a0<strong><em>The Tragedy of the Commons<\/em><\/strong>\u00a0\u00bb (ou Trag\u00e9die des biens communs). Biologiste de profession, il reste une figure importante de l&rsquo;histoire des th\u00e9ories et des concepts \u00e9conomiques contemporains. Il met en \u00e9vidence la comp\u00e9tition qui se met en place \u00e0 partir du moment o\u00f9 des ressources naturelles limit\u00e9es en quantit\u00e9 sont plac\u00e9es dans un terrain \u00ab\u00a0commun\u00a0\u00bb. Cette comp\u00e9tition sur le domaine commun m\u00e8ne \u00e0 la destruction des ressources communes \u00e0 plus ou moins court-terme. <!--more--><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Reprenant en quelques sortes les th\u00e9ories de <a title=\"Thomas Malthus et le malthusianisme\" href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/bases\/2013\/07\/thomas-malthus-et-le-malthusianisme\/\">Malthus<\/a>, la trag\u00e9die des biens communs montre la <strong>surexploitation<\/strong> qui r\u00e9sulte de la non-attribution d&rsquo;une ressource, donc du caract\u00e8re \u00ab\u00a0public\u00a0\u00bb de celle-ci. Cette th\u00e9orie concerne des biens ayant deux <strong>caract\u00e9ristiques<\/strong>. D&rsquo;abord, ce sont des biens sur lesquels il serait difficile d&rsquo;octroyer un droit de propri\u00e9t\u00e9 (par exemple une partie de l&rsquo;oc\u00e9an), et ensuite ce sont des biens rivaux. Un exemple de biens rivaux sont les animaux sauvages: si, \u00e0 la chasse, je tue un animal sauvage pour le manger, cet animal n&rsquo;existera plus pour le prochain chasseur. Cette trag\u00e9die peut \u00eatre r\u00e9gl\u00e9e par trois <strong>solutions<\/strong> imagin\u00e9es par Hardin: la nationalisation, la privatisation, la gestions par les locaux.<\/p>\n<h4>La trag\u00e9die des biens communs en d\u00e9tail Vie de Garrett Hardin<\/h4>\n<p style=\"text-align: justify\">Garrett James Hardin, n\u00e9 en 1915, est agr\u00e9g\u00e9 de l&rsquo;Universit\u00e9 de Chicago en zoologie en 1930 et, en 1941, il est nomm\u00e9 Docteur en microbiologie par l&rsquo;Universit\u00e9 de Stanford. Il devient professeur en \u00e9cologie humaine \u00e0 l&rsquo;Universit\u00e9 de Santa Barbara en 1963 et il y enseigne jusqu&rsquo;\u00e0 sa retraite en 1978. Il a \u00e9t\u00e9 un scientifique controvers\u00e9 \u00e0 plusieurs reprises. En effet, Hardin s&rsquo;est int\u00e9ress\u00e9 \u00e0 la surpopulation et a notamment d\u00e9fendu l&rsquo;id\u00e9e, vulgairement r\u00e9sum\u00e9e ici, que toutes les solutions sont bonnes \u00e0 prendre pour r\u00e9gler la balance d\u00e9mographique. Ainsi, la politique de l&rsquo;enfant unique en Chine, les g\u00e9nocides et autres massacres \u00e0 grande \u00e9chelle et les catastrophes naturelles seraient autant d&rsquo;outil pour \u00e9viter la surpopulation. Ces th\u00e9ories r\u00e9volt\u00e8rent une partie de la classe politique. Il publie, en 1968, \u00ab\u00a0<em><strong>Tragedy of the commons<\/strong><\/em>\u00a0\u00bb qui lui vaut la renomm\u00e9e qu&rsquo;il a aujourd&rsquo;hui. Cette th\u00e9orie va relancer les recherches sur les ressources naturelles et la limitation de celles-ci. Elle permettra aussi une nouvelle ouverture dans les champs de recherche concernant le d\u00e9veloppement durable. Hardin publiera encore plusieurs articles pol\u00e9miques avant sa mort. Il meurt en 2003, \u00e0 l&rsquo;\u00e2ge de 88 ans. Sa femme et lui \u00e9tant gravement malades, ils recourent au suicide assist\u00e9.<\/p>\n<h4 style=\"text-align: justify\">Trag\u00e9die<\/h4>\n<p style=\"text-align: justify\">La trag\u00e9die dont parle Hardin concerne les biens qui n&rsquo;ont \u00e9t\u00e9 attribu\u00e9s \u00e0 personne en particulier, ou que personne ne s&rsquo;est appropri\u00e9. <strong>Si un bien est laiss\u00e9 sans surveillance et \u00e0 libre disposition de tout le monde, il risque de souffrir de surexploitation et de s&rsquo;\u00e9puiser<\/strong>. Bien que Hardin ait surtout pens\u00e9 aux ressources naturelles quand il a \u00e9crit son article, cette trag\u00e9die concerne tous les biens poss\u00e9dant les deux caract\u00e9ristiques suivantes:<\/p>\n<ul style=\"text-align: justify\">\n<li>ce sont des biens dont il serait <strong>complexe ou co\u00fbteux<\/strong> de les attribuer \u00e0 quelqu&rsquo;un en particulier, ou d&rsquo;en assurer la surveillance (par exemple le fond des oc\u00e9ans).<\/li>\n<li>ce sont des biens <strong>rivaux<\/strong>. Ce qui veut dire que si je puise le p\u00e9trole au fond d&rsquo;un oc\u00e9an, au bout d&rsquo;un certain temps, il n&rsquo;en restera plus pour les autres.<\/li>\n<\/ul>\n<p style=\"text-align: justify\">Cette trag\u00e9die ne concerne que les biens non-attribu\u00e9s, ce qui r\u00e9duit consid\u00e9rablement la masse dans une \u00e9conomie de march\u00e9 comme celle dans laquelle nous vivons, . N\u00e9anmoins, il existe toujours des probl\u00e8mes que l&rsquo;on peut lire comme des exemples de cette trag\u00e9die des biens communs, comme les nappes de p\u00e9trole au fond de l&rsquo;Antarctique. Ce mod\u00e8le ressemble au mod\u00e8le de <a title=\"Thomas Malthus et le malthusianisme\" href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/bases\/2013\/07\/thomas-malthus-et-le-malthusianisme\/\">Malthus,<\/a> qui pose \u00e9galement le probl\u00e8me de la surexploitation des ressources. Mais comme nous le montre <a title=\"Ester Boserup\" href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/bases\/2013\/07\/ester-boserup\/\">Boserup<\/a>, l&rsquo;\u00e9volution technologique permet la plupart du temps de rem\u00e9dier aux probl\u00e8mes de la limitation des ressources. Hardin d\u00e9crit ici les situations dans lesquelles il n&rsquo;existe pas de solution par la technologie.<\/p>\n<h4 style=\"text-align: justify\">Solutions<\/h4>\n<p style=\"text-align: justify\">Les solutions ci-dessous sont pens\u00e9es par Hardin ou par les chercheurs ayant \u00e9galement travaill\u00e9s sur la trag\u00e9die des communs. Toutes les solutions cit\u00e9es ci-dessous doivent bien \u00e9videmment mettre en place un syst\u00e8me de <strong>sanctions<\/strong> dans le cas o\u00f9 les limitations ne seraient pas respect\u00e9es.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Cependant, dans certains domaines aucune solution durable, stable et universelle n&rsquo;a encore \u00e9t\u00e9 trouv\u00e9e, et ce champ de recherche est toujours en pleine exploration. Tant en biologie qu&rsquo;en \u00e9conomie ou en sciences sociales, ce probl\u00e8me est r\u00e9current.<\/p>\n<h4 style=\"text-align: justify\">Nationalisation<\/h4>\n<p style=\"text-align: justify\">La nationalisation est une des solutions propos\u00e9es par Hardin. Elle peut rev\u00eatir plusieurs formes, mais la ressource en question appartient alors \u00e0 l&rsquo;<strong>\u00c9tat<\/strong>. Ce dernier peut choisir de l&rsquo;exploiter lui-m\u00eame et de la redistribuer, ou alors d&rsquo;en limiter l&rsquo;acc\u00e8s d&rsquo;une mani\u00e8re ou d&rsquo;une autre (p\u00e9riode de l&rsquo;ann\u00e9e, n\u00e9cessit\u00e9 d&rsquo;un permis, contr\u00f4le ponctuel, etc.). Il peut aussi d\u00e9cider d&rsquo;interdire simplement l&rsquo;acc\u00e8s \u00e0 la ressource (comme dans le cas des esp\u00e8ces prot\u00e9g\u00e9es par exemple). En bref, c&rsquo;est l&rsquo;\u00c9tat qui a la responsabilit\u00e9 de cette ressource et de sa p\u00e9rennit\u00e9.<\/p>\n<h4 style=\"text-align: justify\">Privatisation<\/h4>\n<p style=\"text-align: justify\">Cette solution n&rsquo;est pas diam\u00e9tralement oppos\u00e9e \u00e0 la pr\u00e9c\u00e9dente. Elle pr\u00e9conise la mise en place d&rsquo;un <strong>droit de propri\u00e9t\u00e9 pour une ou plusieurs personnes<\/strong>. Ces personnes ont alors la responsabilit\u00e9 d&rsquo;une utilisation intelligente de la ressource. Il n&rsquo;est pas n\u00e9cessaire de vendre cette ressource \u00e0 une personne qui peut en faire ce qu&rsquo;il souhaite; le droit de propri\u00e9t\u00e9 peut \u00eatre accord\u00e9 pour une quantit\u00e9 limit\u00e9e, par exemple comme un quota de quantit\u00e9 de viande si on parle de la chasse. L&rsquo;exploitation est priv\u00e9e, et la gestion de l&rsquo;acc\u00e8s reste donc dans des mains externes dans ce cas pr\u00e9cis.<\/p>\n<h4 style=\"text-align: justify\">Gestion par les communaut\u00e9s locales<\/h4>\n<figure id=\"attachment_904\" aria-describedby=\"caption-attachment-904\" style=\"width: 161px\" class=\"wp-caption alignright\"><a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/bases\/files\/2013\/09\/403px-Nobel_Prize_2009-Press_Conference_KVA-30.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" wp-image-904 \" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/bases\/files\/2013\/09\/403px-Nobel_Prize_2009-Press_Conference_KVA-30-201x300.jpg\" alt=\"Elinor Ostrom (1933-2012) - Photo de Holger Motzkau, CC-BY-SA\" width=\"161\" height=\"240\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/bases\/files\/2013\/09\/403px-Nobel_Prize_2009-Press_Conference_KVA-30-201x300.jpg 201w, https:\/\/wp.unil.ch\/bases\/files\/2013\/09\/403px-Nobel_Prize_2009-Press_Conference_KVA-30.jpg 403w\" sizes=\"auto, (max-width: 161px) 100vw, 161px\" \/><\/a><figcaption id=\"caption-attachment-904\" class=\"wp-caption-text\">Elinor Ostrom (1933-2012) &#8211; Photo de Holger Motzkau, CC-BY-SA<\/figcaption><\/figure>\n<p style=\"text-align: justify\">La derni\u00e8re solution, surtout \u00e9tudi\u00e9e par <strong>Elinor Olstorm<\/strong>, autre th\u00e9oricienne des bien communs, est celle de la gestion de la ressource par la <strong>communaut\u00e9 locale<\/strong>. Cette derni\u00e8re est alors pouss\u00e9e \u00e0 mettre en place un acc\u00e8s contr\u00f4l\u00e9 \u00e0 la ressource. Cela a pour cons\u00e9quence de cr\u00e9e une vie autour de la ressource et une plus grande mise en \u00e9vidence de sa valeur.<\/p>\n<h4 style=\"text-align: justify\">Actualit\u00e9<\/h4>\n<p style=\"text-align: justify\">Aujourd&rsquo;hui, le th\u00e8me de la trag\u00e9die des biens communs est plus que d&rsquo;actualit\u00e9, entre autres gr\u00e2ce \u00e0 la port\u00e9e qu&rsquo;a pris la probl\u00e9matique du r\u00e9chauffement climatique. Les ressources apparaissent de plus en plus comme limit\u00e9es, et l&rsquo;acc\u00e8s \u00e0 celle-ci devient conflictuel. De plus, lorsque ces biens sont dans des terres internationales, les deux premi\u00e8res solutions propos\u00e9es ci-dessus ne sont plus viables (et parfois la troisi\u00e8me ne l&rsquo;est pas non plus). Ainsi, la probl\u00e9matique des nappes p\u00e9troli\u00e8res au fond de l&rsquo;Antarctique n&rsquo;est pas solvable. Personne ne peut octroyer de droit de propri\u00e9t\u00e9, aucun Etat ne peut pr\u00e9tendre \u00e0 la gestion de cette ressource et, \u00e0 terme, tout le monde aura besoin de ce p\u00e9trole. La trag\u00e9die des biens communs n&rsquo;est pas termin\u00e9e et continuera de poser des probl\u00e8mes.<\/p>\n<h4 style=\"text-align: justify\">Bibliographie comment\u00e9e<\/h4>\n<p style=\"text-align: justify\">Hardin, G. J. (1968). The tragedy of the commons. <i>Science<\/i> <b>162<\/b>(3859), 1243\u20131248. 1968. <a title=\"Digital object identifier\" href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Digital_object_identifier\">doi<\/a>:<a href=\"https:\/\/dx.doi.org\/10.1126%2Fscience.162.3859.1243\" rel=\"nofollow\">10.1126\/science.162.3859.1243<\/a>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><em>L&rsquo;essentiel de cet article vient d&rsquo;\u00eatre r\u00e9sum\u00e9, ce fut celui-ci qui r\u00e9v\u00e9la le biologiste au grand jour dans le monde scientifique. Il rel\u00e8ve la probl\u00e9matique bio\u00e9conomique qu&rsquo;est la trag\u00e9die des biens communs: tout bien non-renouvelable et n&rsquo;ayant pas de propri\u00e9taire av\u00e9r\u00e9 semble vou\u00e9 \u00e0 la disparition par surexploitation. La surpopulation entra\u00eene notamment cette trag\u00e9die, ainsi que la volont\u00e9 humaine de toujours profiter de tout avant les autres. Cet article rel\u00e8ve donc une probl\u00e9matique aujourd&rsquo;hui encore d&rsquo;actualit\u00e9: nos ressources naturelles ne sont pas in\u00e9puisables et nous risquons d&rsquo;en faire les frais.<\/em><\/p>\n<h4 style=\"text-align: justify\">R\u00e9f\u00e9rences<\/h4>\n<p style=\"text-align: justify\">Hardin, G. J. (1968). The tragedy of the commons. <i>Science<\/i> <b>162<\/b>(3859), 1243\u20131248. 1968. <a title=\"Digital object identifier\" href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Digital_object_identifier\">doi<\/a>:<a href=\"https:\/\/dx.doi.org\/10.1126%2Fscience.162.3859.1243\" rel=\"nofollow\">10.1126\/science.162.3859.1243<\/a>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Machan, T. R. (2001). <em>The commons: its tragedies and other follies<\/em>. Stanford: Hoover institution press.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Garrett James Hardin, n\u00e9 le 21 avril 1915 \u00e0 Dallas, et mort le 14 septembre 2003 \u00e0 Santa Barbara en Californie, est essentiellement connu pour sa publication de 1968 intitul\u00e9e \u00ab\u00a0The Tragedy of the Commons\u00a0\u00bb (ou Trag\u00e9die des biens communs).<\/p>\n","protected":false},"author":1001555,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[68194,68090,68295],"tags":[61679,69264,16022],"class_list":{"0":"post-903","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","6":"category-auteurs_sciences_economiques","7":"category-sciences_economiques","8":"category-theories_sciences_economiques","9":"tag-intervention-etatique","10":"tag-malthusianisme","11":"tag-marche"},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/bases\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/903","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/bases\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/bases\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/bases\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1001555"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/bases\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=903"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/bases\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/903\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/bases\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=903"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/bases\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=903"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/bases\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=903"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}