{"id":626,"date":"2013-08-12T10:12:41","date_gmt":"2013-08-12T08:12:41","guid":{"rendered":"http:\/\/wp.unil.ch\/bases\/?p=626"},"modified":"2013-08-20T18:11:04","modified_gmt":"2013-08-20T16:11:04","slug":"joseph-schumpeter-les-cycles-economiques-et-les-innovations-technologiques","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/bases\/2013\/08\/joseph-schumpeter-les-cycles-economiques-et-les-innovations-technologiques\/","title":{"rendered":"Joseph Schumpeter, les cycles \u00e9conomiques et les innovations technologiques"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify\">Joseph Alo\u00efs Schumpeter, \u00e9conomiste et historien de l&rsquo;\u00e9conomie, nait le 8 f\u00e9vrier 1883 \u00e0 Triesch, en Moravie (partie de l&rsquo;ancien empire austro-hongrois). Il meurt le 8 janvier 1950 \u00e0 Taconic dans le Connecticut aux \u00c9tats-Unis, suite \u00e0 une h\u00e9morragie c\u00e9r\u00e9brale. Il est connu pour avoir \u00e9t\u00e9 un des fondateurs d&rsquo;un certain \u00e9volutionnisme \u00e9conomique, ses th\u00e9ories \u00e9tant bas\u00e9es essentiellement sur les <strong>innovations technologiques<\/strong>. <!--more--><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Joseph Schumpeter s&rsquo;int\u00e9resse \u00e0 l&rsquo;analyse de l&rsquo;histoire de l&rsquo;\u00e9conomie et au lien entre \u00e9conomie et sociologie. Ses th\u00e9ories repr\u00e9sentent des analyses fines de l&rsquo;\u00e9conomie de son temps et de la complexification des th\u00e9ories \u00e9conomiques.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Schumpeter prend comme unit\u00e9 sociologique le personnage de l&rsquo;entrepreneur, et comme rep\u00e8res historiques les grandes innovations. \u00c0 partir de cela, il construit une analyse des cycles \u00e9conomiques et des fluctuations de ceux-ci dans l&rsquo;histoire en fonction de ses rep\u00e8res historiques et sociologiques.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">L&rsquo;\u00e9tude des cycles \u00e9conomiques et des innovations technologiques sont les deux apports principaux de ses th\u00e9ories. Au d\u00e9but du XX\u00e8me si\u00e8cle, c&rsquo;est un pas en avant cons\u00e9quent dans l&rsquo;\u00e9conomie th\u00e9orique que de montrer qu&rsquo;on peut cr\u00e9er de nouveaux outils d&rsquo;analyse de l&rsquo;histoire de l&rsquo;\u00e9conomie, en ajoutant des variables \u00e0 l&rsquo;outil bien connu qu&rsquo;est l&rsquo;\u00e9quilibre de march\u00e9. En marge des th\u00e9ories classiques, Schumpeter r\u00e9ussit tout de m\u00eame \u00e0 se faire une place importante dans les milieux intellectuels am\u00e9ricains. D\u00e8s 1927 il enseigne \u00e0 Harvard et d\u00e8s 1937 il pr\u00e9side l&rsquo;American Economic Association.<\/p>\n<h2 style=\"text-align: justify\">Les cycles \u00e9conomiques et les innovations technologiques<\/h2>\n<h3 style=\"text-align: justify\">L&rsquo;\u00e9quilibre et le \u00ab\u00a0voisinage de l&rsquo;\u00e9quilibre\u00a0\u00bb<\/h3>\n<p style=\"text-align: justify\">Schumpeter prend comme premier outil d&rsquo;analyse l&rsquo;<strong>\u00e9quilibre \u00e9conomique classique<\/strong>. En effet, il utilise ce dernier pour montrer qu&rsquo;on peut l&#8217;employer pour faire des analyses grossi\u00e8res des situations \u00e9conomiques et des leurs causes. Notamment, la premi\u00e8re phase de son analyse des cycles \u00e9conomiques se base sur l&rsquo;\u00e9quilibre \u00e9conomique tel qu&rsquo;il est th\u00e9oris\u00e9 par les \u00e9conomistes de\u00a0<a title=\"L\u2019\u00e9cole classique\" href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/bases\/2013\/05\/lecole-classique\/\">l&rsquo;\u00e9cole classique<\/a>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">En revanche, pour faire des analyses plus fines il faut se d\u00e9tacher un peu de cet \u00e9quilibre. C&rsquo;est pour cela qu&rsquo;il utilise souvent la notion de \u00ab\u00a0<strong>voisinage de l&rsquo;\u00e9quilibre<\/strong>\u00ab\u00a0, faisant r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 une situation o\u00f9 l&rsquo;on tendrait vers l&rsquo;\u00e9quilibre sans vraiment l&rsquo;atteindre (du fait de la nature abstraite de cet \u00e9quilibre). Ce concept de \u00ab\u00a0voisinage de l&rsquo;\u00e9quilibre\u00a0\u00bb lui est tr\u00e8s utile afin d&rsquo;ancrer un peu plus sa th\u00e9orie dans la r\u00e9alit\u00e9 sociale. Son but \u00e9tant de confronter l&rsquo;\u00e9conomie et la sociologie, l&rsquo;id\u00e9e d&rsquo;\u00e9quilibre pur serait trop \u00e9loign\u00e9e de la soci\u00e9t\u00e9 dans laquelle il vit pour \u00eatre cr\u00e9dible.<\/p>\n<h3 style=\"text-align: justify\">L&rsquo;entrepreneur &#8211; ancrage sociologique<\/h3>\n<p style=\"text-align: justify\">L&rsquo;entit\u00e9 de l&rsquo;entrepreneur est le moyen qu&rsquo;a trouv\u00e9 Schumpeter de rapprocher ses th\u00e9ories \u00e9conomiques des propositions de la sociologie. En effet, l&rsquo;<a title=\"L\u2019\u00e9cole classique\" href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/bases\/2013\/05\/lecole-classique\/\">\u00e9conomie classique <\/a>propose <a title=\"Homo oeconomicus\" href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/bases\/2013\/05\/homo-oeconomicus\/\">un agent \u00e9conomique calculateur<\/a> et faisant in\u00e9vitablement appel \u00e0 une seule et m\u00eame rationalit\u00e9. Maximiser les gains en minimisant les risques, voici le seul calcul qu&rsquo;ex\u00e9cute l&rsquo;agent de l&rsquo;\u00e9conomie classique.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Pour se d\u00e9marquer de cela, Schumpeter propose le personnage de l&rsquo;<strong>entrepreneur<\/strong>. Celui-ci permet d&rsquo;appr\u00e9hender un \u00e9tat d&rsquo;esprit propre \u00e0 des agents importants de l&rsquo;\u00e9conomie poss\u00e9dant au moins deux caract\u00e9ristiques: le pouvoir de commandement au sein d&rsquo;une entit\u00e9 quelconque et l&rsquo;acc\u00e8s au cr\u00e9dit. L&rsquo;entrepreneur est un meneur dans le domaine de l&rsquo;\u00e9conomie: il prend les d\u00e9cisions et surtout il les applique. Ainsi, il doit se concentrer sur le futur proche et agir rapidement. Il est donc impossible et improductif pour lui de prendre en compte tous les param\u00e8tres comme le ferait le d\u00e9cideur de l&rsquo;\u00e9conomie classique. L&rsquo;entrepreneur de Schumpeter se d\u00e9marque encore du d\u00e9cideur de l&rsquo;\u00e9conomie classique en ce sens que son but n&rsquo;est pas la maximisation de ses propres gains. En effet, l&rsquo;\u00e9tat d&rsquo;esprit de l&rsquo;entrepreneur est autre: c&rsquo;est un r\u00eaveur. Il souhaite cr\u00e9er et prosp\u00e9rer en d\u00e9pit des autres, il est plus int\u00e9ress\u00e9 par le \u00ab\u00a0territoire\u00a0\u00bb que par les richesses. Le but de l&rsquo;entrepreneur est de construire un empire, non d&rsquo;accumuler le plus d&rsquo;argent possible.<\/p>\n<h3 style=\"text-align: justify\">Les \u00ab\u00a0grappes\u00a0\u00bb d&rsquo;innovations &#8211; ancrage historique<\/h3>\n<p style=\"text-align: justify\">Apr\u00e8s la d\u00e9finition d&rsquo;une unit\u00e9 sociologique, il faut passer \u00e0 l&rsquo;ancrage historique. \u00c0 la suite de plusieurs autres \u00e9conomistes, Schumpeter s&rsquo;int\u00e9resse \u00e0 l&rsquo;\u00e9volution de l&rsquo;\u00e9conomie dans l&rsquo;histoire, \u00e0 ses crises ainsi qu&rsquo;\u00e0 ses ann\u00e9es fastes. Afin de se fixer des points de rep\u00e8re d&rsquo;o\u00f9 commencer son analyse, Schumpeter identifie des \u00ab\u00a0<strong>grappes d&rsquo;innovations<\/strong>\u00ab\u00a0, c&rsquo;est-\u00e0-dire des p\u00e9riodes donn\u00e9es dans lesquelles des innovations ont port\u00e9 leurs fruits en en ont engendr\u00e9 d&rsquo;autres. Le terme de grappes fait r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 toutes les innovations d\u00e9coulant de la premi\u00e8re. Par exemple, la cr\u00e9ation du r\u00e9seau Internet est une innovation qui a permis des milliers d&rsquo;autres innovations. Toutes ensemble, ces derni\u00e8res repr\u00e9sentent une grappe d&rsquo;innovations.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Pour pousser l&rsquo;analyse le plus loin possible, il faudrait faire une \u00e9tude d\u00e9taill\u00e9e de toutes les implications (sociales, politiques, historiques, religieuses, etc.) qu&rsquo;une seule innovation a pu avoir. Pour faire cela avec l&rsquo;exemple d&rsquo;Internet, il faudrait encore attendre quelques temps afin de pouvoir int\u00e9grer toutes les cons\u00e9quences &#8211; plus ou moins \u00e9loign\u00e9es dans l&rsquo;espace-temps &#8211; de cette innovation, ce qui repr\u00e9sente un travail d&rsquo;analyse colossal. C&rsquo;est pourquoi Schumpeter s&rsquo;arr\u00eate aux \u00ab\u00a0grappes d&rsquo;innovations\u00a0\u00bb permettant d\u00e9j\u00e0 une analyse de certaines p\u00e9riodes phares de l&rsquo;histoire de l&rsquo;\u00e9conomie.<\/p>\n<h3 style=\"text-align: justify\">Les mod\u00e8les de cycles \u00e9conomiques et les diff\u00e9rentes analyses<\/h3>\n<p style=\"text-align: justify\">Schumpeter s&rsquo;est attel\u00e9 \u00e0 l&rsquo;\u00e9tude des cycles \u00e9conomiques \u00e0 travers l&rsquo;histoire. Cette derni\u00e8re se d\u00e9roule en deux temps principaux, pour deux analyses diff\u00e9rentes. La premi\u00e8re\u00a0 est une analyse que l&rsquo;on peut qualifier de grossi\u00e8re, qui utilise un mod\u00e8le de l&rsquo;\u00e9conomie classique: l&rsquo;\u00e9quilibre. Pour une \u00e9tude \u00e0 tr\u00e8s long terme, Schumpeter d\u00e9fend ce mod\u00e8le d&rsquo;\u00e9quilibre car il repr\u00e9sente la tendance moyenne de l&rsquo;\u00e9conomie \u00e0 travers l&rsquo;histoire, sa courbe moyenne. En effet, dans une analyse que l&rsquo;on peut qualifier de \u00ab\u00a0macro\u00a0\u00bb, Schumpeter rel\u00e8ve deux tendances visibles: la premi\u00e8re est constitu\u00e9e de la \u00ab\u00a0grappe d&rsquo;innovations\u00a0\u00bb et de la <strong>prosp\u00e9rit\u00e9<\/strong> qui s&rsquo;ensuit; et la seconde de la fin de la croissance provoqu\u00e9e par la grappe et de la <strong>r\u00e9cession<\/strong> comme cons\u00e9quence de celle-ci. L&rsquo;id\u00e9e de <strong>cycle<\/strong> vient \u00e9videmment du fait qu&rsquo;apr\u00e8s une r\u00e9cession vient immanquablement le temps d&rsquo;une nouvelle grappe d&rsquo;innovation.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">La seconde analyse des cycles est un peu plus fine et se base sur ce que Schumpeter appelle \u00ab\u00a0le voisinage de l&rsquo;\u00e9quilibre\u00a0\u00bb. Dans une situation comme celle-ci, l&rsquo;\u00e9conomie tend vers l&rsquo;\u00e9quilibre mais ne l&rsquo;atteint jamais vraiment. Gr\u00e2ce \u00e0 ce postulat suppl\u00e9mentaire, Schumpeter peut relever deux tendances de plus dans l&rsquo;\u00e9tude des cycles. Il y a toujours\u00a0 la prosp\u00e9rit\u00e9 et la r\u00e9cession, et viennent s&rsquo;ajouter, post\u00e9rieurement \u00e0 ces deux phases, des phases de <strong>d\u00e9pression<\/strong> et de <strong>reprise<\/strong>. Ces deux phases repr\u00e9sentent le lien entre les cycles. Apr\u00e8s la r\u00e9cession vient une phase de d\u00e9pression qui pousse \u00e0 l&rsquo;innovation technologique et cette derni\u00e8re permet d&rsquo;entrer dans une phase de reprise &#8211; caract\u00e9ris\u00e9e par des tentatives d&rsquo;innovations &#8211; pr\u00e9c\u00e9dant la phase de prosp\u00e9rit\u00e9 suivante.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">L&rsquo;analyse de ces cycles est pertinente du point de vue de l&rsquo;analyse de l&rsquo;histoire de l&rsquo;\u00e9conomie, mais Schumpeter voit un probl\u00e8me lorsque l&rsquo;on veut utiliser les cycles pour pr\u00e9voir ce qu&rsquo;il va arriver: il y a trop de variables inconnues pour pouvoir pr\u00e9dire l&rsquo;avenir. De plus, des facteurs sociaux sont \u00e0 prendre en compte, puisque les agents sont capables de changer de rationalit\u00e9 \u00e0 tout moment, comme dans l&rsquo;exemple de l&rsquo;entrepreneur. C&rsquo;est aussi ce qui fait de Josef Schumpeter un \u00e9conomiste contemporain: il pense l&rsquo;\u00e9conomie au-del\u00e0 des th\u00e9ories classiques et met en avant le fait que celles-ci sont pratiques pour un certain niveau d&rsquo;analyse, mais elles ont leurs limites, de m\u00eame que la th\u00e9orie des cycles \u00e9conomiques.<\/p>\n<h2 style=\"text-align: justify\">Bibliographie comment\u00e9e<\/h2>\n<p style=\"text-align: justify\">Schumpeter, J. A. (1999). <em><strong>Th\u00e9orie de l&rsquo;\u00e9volution \u00e9conomique: recherches sur le profit, le cr\u00e9dit, l&rsquo;int\u00e9r\u00eat et le cycle de la conjoncture<\/strong><\/em>. Paris: Dalloz. (Oeuvre originale publi\u00e9e en 1911).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><em>Dans cet ouvrage, Schumpeter d\u00e9veloppe ses concepts d&rsquo;entrepreneur et de grappe d&rsquo;innovations. Ces derniers lui permettent de montrer l&rsquo;\u00e9volution de l&rsquo;histoire de l&rsquo;\u00e9conomie \u00e0 travers des bons rep\u00e8res. Ici, on parle de l&rsquo;\u00e9volution au sens fort, c&rsquo;est-\u00e0-dire en parlant du progr\u00e8s qu&rsquo;accomplissent les entrepreneurs: en menant \u00e0 bien les innovations ce sont eux qui font avancer l&rsquo;\u00e9conomie vers un potentiel meilleur jour.<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Schumpeter, J. A. (1982). <em><strong>Business cycles: a theoretical, historical and statistical analysis of the capitaliste process.<\/strong><\/em> Philadelphie: Procupine Press. (Oeuvre originale publi\u00e9e en 1939).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><em>Cet ouvrage de Schumpeter est probablement celui qui a \u00e9t\u00e9 le moins populaire, en partie parce qu&rsquo;il ne faisait qu&rsquo;\u00e9toffer le pr\u00e9c\u00e9dent, mais il contient tout de m\u00eame des \u00e9l\u00e9ments importants de la pens\u00e9e de l&rsquo;\u00e9conomiste autrichien. Tout d&rsquo;abord, on y remarque le d\u00e9but du changement d&rsquo;opinion de Schumpeter sur l&rsquo;avenir du capitalisme. Ensuite, ce livre appara\u00eet comme pr\u00e9curseur en mati\u00e8re d&rsquo;analyse historique de l&rsquo;\u00e9conomie et du monde des affaires.<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Schumpeter, J. A. (1979). <em><strong>Capitalisme, socialisme et d\u00e9mocratie<\/strong><\/em>. Paris: Payot. (Oeuvre originale publi\u00e9e en 1942).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><em>C&rsquo;est probablement le plus grand succ\u00e8s litt\u00e9raire de Schumpeter. Il revient \u00e0 une perspective historique classique sur l&rsquo;\u00e9conomie, en montrant l&rsquo;\u00e9volution du capitalisme. Il passe en revue les doctrines <a title=\"Le marxisme\" href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/bases\/2013\/08\/le-marxisme\/\">marxistes<\/a>, auxquelles il demeurera tr\u00e8s attach\u00e9. Ensuite, il pose une s\u00e9rie de questions ayant pour but de savoir si le capitalisme peut continuer \u00e0 prosp\u00e9rer, et si le socialisme peut \u00e9merger en cas de faillite du capitalisme. Et finalement, Schumpeter portera une attention particuli\u00e8re \u00e0 la d\u00e9mocratie et \u00e0 son statut d&rsquo;id\u00e9al qu&rsquo;il conteste. Pour lui, il s&rsquo;agit d&rsquo;un arrangement politique comme un autre, mais rien de particulier ne lui donne un statut sup\u00e9rieur.<\/em><\/p>\n<h2 style=\"text-align: justify\">R\u00e9f\u00e9rences<\/h2>\n<p style=\"text-align: justify\">Medearis, J. (2009). <em>Joseph A. Schumpeter<\/em>. New-York, Londres: Continuum.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Quiles, J.-J. (1997). <em>Schumpeter et l&rsquo;\u00e9volution \u00e9conomique: circuit, entrepreneur, capitalisme<\/em>. Paris: Nathan.<\/p>\n<h2>Projets de recherche<\/h2>\n<p><a title=\"Technologies de l\u2019information et de la communication pour le d\u00e9veloppement *\" href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/bases\/2013\/07\/technologies-de-linformation-et-de-la-communication-pour-le-developpement\/\">Technologies de l&rsquo;information et de la communication pour le d\u00e9veloppement<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Joseph Alo\u00efs Schumpeter, \u00e9conomiste et historien de l&rsquo;\u00e9conomie, nait le 8 f\u00e9vrier 1883 \u00e0 Triesch, en Moravie (partie de l&rsquo;ancien empire austro-hongrois). Il meurt le 8 janvier 1950 \u00e0 Taconic dans le Connecticut aux \u00c9tats-Unis, suite \u00e0 une h\u00e9morragie c\u00e9r\u00e9brale.<\/p>\n","protected":false},"author":1001555,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[68194,68090,68295],"tags":[59930,69287,61676,69286,16022],"class_list":{"0":"post-626","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","6":"category-auteurs_sciences_economiques","7":"category-sciences_economiques","8":"category-theories_sciences_economiques","9":"tag-croissance","10":"tag-cycle","11":"tag-homo-oeconomicus","12":"tag-innovations","13":"tag-marche"},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/bases\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/626","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/bases\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/bases\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/bases\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1001555"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/bases\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=626"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/bases\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/626\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/bases\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=626"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/bases\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=626"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/bases\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=626"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}