{"id":8181,"date":"2016-05-23T16:15:06","date_gmt":"2016-05-23T14:15:06","guid":{"rendered":"http:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/?p=8181"},"modified":"2025-02-09T18:19:45","modified_gmt":"2025-02-09T17:19:45","slug":"taxi-dancers","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/2016\/05\/taxi-dancers\/","title":{"rendered":"Taxi-Dancers"},"content":{"rendered":"<h2 class=\"wp-block-post-title\">Taxi-Dancers<\/h2>\n\n<div class=\"wp-block-post-excerpt\"><p class=\"wp-block-post-excerpt__excerpt\">De et par Marie-Caroline Hominal \/ Th\u00e9\u00e2tre de Vidy \/ du 20 au 29 mai 2016 \/ Critiques par Elisa Picci et Amandine Rosset. <\/p><\/div>\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>20 mai 2016<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/elisa-picci\/\">Elisa Picci<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Sensualit\u00e9 chor\u00e9graphi\u00e9e<\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-large is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"576\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/05\/TaxiDancers-1024x576.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-10231\" style=\"width:300px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/05\/TaxiDancers-1024x576.jpg 1024w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/05\/TaxiDancers-250x141.jpg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/05\/TaxiDancers-300x169.jpg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/05\/TaxiDancers-768x432.jpg 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/05\/TaxiDancers-624x351.jpg 624w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/05\/TaxiDancers.jpg 1200w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9DR<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>Marie-Caroline Hominal ressuscite une pratique datant des ann\u00e9es 1920-1930&nbsp;: celle des&nbsp;<\/em>Taxi-Dancers<em>, soit des femmes qui, en \u00e9change d\u2019un peu d\u2019argent, devenaient la cavali\u00e8re d\u2019un homme le temps d\u2019une danse. Le spectateur se retrouve plong\u00e9 dans une ambiance intimiste, o\u00f9 les corps se touchent et s\u2019enlacent le temps d\u2019une chanson.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Marie-Caroline Hominal, Ivan Blagajcevic, et Teresa Vitucci, danseurs de formation, jouent les&nbsp;<em>Taxi-Dancers<\/em>&nbsp;sur la sc\u00e8ne du Th\u00e9\u00e2tre de Vidy. Ces derniers se retrouvent au&nbsp;<em>Dreamland,&nbsp;<\/em>un c\u00e9l\u00e8bre club ou un&nbsp;<em>Taxi-Dance Hall<\/em>, comme on appelle commun\u00e9ment ce genre d\u2019endroit, qui a ferm\u00e9 pour des raisons obscures. Les trois personnages r\u00e9unis en ce lieu abandonn\u00e9 se rem\u00e9morent avec nostalgie les moments pass\u00e9s en compagnie des clients.<\/p>\n\n\n\n<p>La sc\u00e9nographie ne rappelle en rien un club dansant des ann\u00e9es folles. Ni l\u2019ambiance g\u00e9n\u00e9rale du spectacle d\u2019ailleurs. Des panneaux blancs sont dispos\u00e9s en cercle sur la sc\u00e8ne, accompagn\u00e9s de blocs blancs que les danseurs utilisent pour s\u2019asseoir. Un miroir et, c\u00f4t\u00e9 cour, un support avec un ordinateur pour changer la musique. Le spectateur se retrouve dans un espace ind\u00e9finissable et intemporel, qui a le m\u00e9rite de faire ressentir une sensation d\u2019intimit\u00e9. Les lumi\u00e8res tamis\u00e9es se couplent parfaitement avec les \u00e9l\u00e9ments tr\u00e8s blancs de la sc\u00e9nographie pour cr\u00e9er une ambiance romantique. C\u2019est par cette sensualit\u00e9 ambiante que l\u2019on retrouve peut-\u00eatre une bribe de ce que pouvait \u00eatre ce&nbsp;<em>Dreamland.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Talons hauts pour tous et perruque blonde pour Ivan Blagajcevic, travesti. Les costumes des trois danseurs contrastent avec les couleurs pr\u00e9sentes sur sc\u00e8ne. Enti\u00e8rement v\u00eatus de noir, ils semblent porter le deuil de leur ancien travail. Le r\u00e9pertoire musical est assez vari\u00e9, passant de Gainsbourg \u00e0 des musiques beaucoup plus \u00e9lectriques. Se d\u00e9ploient sur ces diff\u00e9rents rythmes des situations ou des sensations relatives au v\u00e9cu des trois&nbsp;<em>Taxi-Dancers&nbsp;<\/em>; parfois pesantes, comme les longs moments o\u00f9 les&nbsp;<em>Taxis-Dancers<\/em>&nbsp;attendent d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9ment, comme \u00e9teints, que quelqu\u2019un vienne leur demander leurs services. On ressent aussi l\u2019importance du contact humain, des corps \u00e0 corps qui se cr\u00e9ent le temps d\u2019une danse. Cela s\u2019exprime de diverses mani\u00e8res, soit par des slows tr\u00e8s lents effectu\u00e9s entre deux&nbsp;<em>Taxi-Dancers<\/em>, dont les mains insistantes se prom\u00e8nent sur le corps de l\u2019autre, ou encore lorsque l\u2019un d\u2019eux sert fortement dans ses bras un des spectateurs assis au premier rang. L\u2019amour de la danse est aussi mis en avant, dans des parties beaucoup plus chor\u00e9graphi\u00e9es. On appr\u00e9cie la fa\u00e7on dont Marie-Caroline Hominal met en sc\u00e8ne cette mode des ann\u00e9es folles, sachant faire ressortir \u00e0 la fois la d\u00e9tresse et la sensualit\u00e9 qui \u00e9mane de cette pratique. Sans parole ni dispositif vid\u00e9o, c\u2019est uniquement par le biais de la danse qu\u2019elle fait parvenir efficacement un ensemble d\u2019\u00e9motions aux spectateurs, et qu\u2019elle leur raconte une histoire. \u00c0 d\u00e9couvrir jusqu\u2019au 29 mai au Th\u00e9\u00e2tre de Vidy&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>20 mai 2016<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/elisa-picci\/\">Elisa Picci<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>20 mai 2016<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par\u00a0<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/amandine-rosset\/\">Amandine Rosset<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Rencontres par le toucher<\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-large is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"576\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/05\/TaxiDancers-1024x576.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-10231\" style=\"width:300px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/05\/TaxiDancers-1024x576.jpg 1024w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/05\/TaxiDancers-250x141.jpg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/05\/TaxiDancers-300x169.jpg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/05\/TaxiDancers-768x432.jpg 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/05\/TaxiDancers-624x351.jpg 624w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/05\/TaxiDancers.jpg 1200w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9DR<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>Marie-Caroline Hominal nous fait d\u00e9couvrir en ce moment au Th\u00e9\u00e2tre de Vidy les \u00ab&nbsp;<\/em>Taxi-Dancers<em>&nbsp;\u00bb, tr\u00e8s \u00e0 la mode dans les ann\u00e9es folles. Le spectacle, interpr\u00e9t\u00e9 avec lenteur et profondeur, raconte la reviviscence par trois jeunes femmes nostalgiques des moments forts v\u00e9cus dans un club d\u00e9sormais d\u00e9chu, au travers de danses vari\u00e9es et de touchers \u00e9vocateurs.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Le d\u00e9cor est vide, seul un miroir rappelle le pass\u00e9 du club. Trois jeunes femmes, dont l\u2019une est jou\u00e9e par un homme coiff\u00e9 d\u2019une perruque, attendent, inertes, de pouvoir travailler comme elles le faisaient au moment o\u00f9 ce lieu vivait sa p\u00e9riode de gloire. Leur m\u00e9tier&nbsp;? Elles \u00e9taient Taxi-dancers, un gagne-pain apparu dans les ann\u00e9es 1920 en Am\u00e9rique et qui consistait \u00e0 louer ses bras et sa compagnie le temps d\u2019une danse. Le lieu dans lequel se d\u00e9roule le ballet est ferm\u00e9, mais les danseuses sont encore l\u00e0 \u00e0 attendre patiemment qu\u2019on leur demande de danser.<\/p>\n\n\n\n<p>Le ballet se d\u00e9roule sans paroles et au travers de mouvements lents. Le corps des jeunes femmes est bien pr\u00e9sent, mais elles sont plong\u00e9es dans leurs souvenirs. Elles vont d\u2019ailleurs patienter en les recr\u00e9ant et en les r\u00e9interpr\u00e9tant entre elles. \u00c0 l\u2019occasion de ce voyage dans le pass\u00e9, Marie-Caroline Hominal et ses deux partenaires vont visiter tous les touchers possibles entre deux danseurs et une grande vari\u00e9t\u00e9 de danses. Dommage pourtant que les spectateurs ne soient pas totalement plong\u00e9s dans l\u2019univers des ann\u00e9es folles, \u00e0 cause de la musique post\u00e9rieure qui passe par exemple par Gainsbourg et m\u00eame par un moment de techno tr\u00e8s d\u00e9foulant pour les interpr\u00e8tes.<\/p>\n\n\n\n<p>Le jeu des regards est important dans l\u2019interpr\u00e9tation des danseurs et donne un c\u00f4t\u00e9 intense \u00e0 ce qu\u2019il se passe. Les trois interpr\u00e8tes gardent ce regard grave en toutes circonstances, que ce soit en se rappelant de moments joyeux, comme l\u2019anniversaire de l\u2019une des danseuses, ou \u00e0 des moments plus n\u00e9gatifs, comme lorsqu\u2019elles \u00e9voquent ces clients qui pensaient avoir droit \u00e0 plus qu\u2019une simple danse et tenaient de profiter de la proximit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Le fil conducteur de ce ballet est cependant plut\u00f4t flou et peu compr\u00e9hensible pour les spectateurs. Il est en effet difficile de toujours comprendre r\u00e9ellement ce qu\u2019il se passe entre les trois protagonistes et de suivre la succession de souvenirs qu\u2019ils interpr\u00e8tent. Vous pourrez toutefois, jusqu\u2019au 29 mai, d\u00e9couvrir et observer ces partenaires de danse professionnelles et m\u00e9lancoliques.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>20 mai 2016<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par\u00a0<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/amandine-rosset\/\">Amandine Rosset<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/www.vidy.ch\/taxi-dancers\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Voir la page du spectacle<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>De et par Marie-Caroline Hominal \/ Th\u00e9\u00e2tre de Vidy \/ du 20 au 29 mai 2016 \/ Critiques par Elisa Picci et Amandine Rosset.<\/p>\n","protected":false},"author":1001220,"featured_media":10231,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[32,34,38,2],"tags":[30,132],"class_list":["post-8181","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-critique","category-expired","category-spectacle","category-theatre-de-vidy","tag-amandine-rosset","tag-elisa-picci"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/8181","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1001220"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=8181"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/8181\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":21070,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/8181\/revisions\/21070"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/10231"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=8181"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=8181"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=8181"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}