{"id":8143,"date":"2016-05-13T15:11:39","date_gmt":"2016-05-13T13:11:39","guid":{"rendered":"http:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/?p=8143"},"modified":"2025-02-09T18:20:57","modified_gmt":"2025-02-09T17:20:57","slug":"la-ballade-du-mouton-noir","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/2016\/05\/la-ballade-du-mouton-noir\/","title":{"rendered":"La Ballade du mouton noir"},"content":{"rendered":"<h2 class=\"wp-block-post-title\">La Ballade du mouton noir<\/h2>\n\n<div class=\"wp-block-post-excerpt\"><p class=\"wp-block-post-excerpt__excerpt\">Par le collectif Opus 89 Collectif \/ Equilibre-Nuithonie \/ du 11 au 21 mai 2016 \/ Critiques par Nadia Hachemi et Josefa Terribilini. <\/p><\/div>\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>11 mai 2016<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/nadia-hachemi\/\">Nadia Hachemi<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Les Nuithoniens d\u00e9battent<\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1000\" height=\"667\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/05\/IMG_3112.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-10227\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/05\/IMG_3112.jpg 1000w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/05\/IMG_3112-250x167.jpg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/05\/IMG_3112-300x200.jpg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/05\/IMG_3112-768x512.jpg 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/05\/IMG_3112-624x416.jpg 624w\" sizes=\"auto, (max-width: 1000px) 100vw, 1000px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9Opus 89 Collectif<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>Quelle est la voie vers un monde meilleur&nbsp;? Doit-on aller la chercher dans le pass\u00e9, d\u00e9poussi\u00e9rant le vieux mythe du \u00ab&nbsp;bon sauvage&nbsp;\u00bb&nbsp;? Assur\u00e9ment pas, selon Jos\u00e9phine de Weck et son collectif Opus 89. Le changement c\u2019est ici et maintenant. Dans un spectacle qui suscite tant le rire que la r\u00e9flexion, toutes les potentialit\u00e9s du dispositif th\u00e9\u00e2tral sont exploit\u00e9es dans une optique engag\u00e9e.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Continuez tout droit jusqu\u2019\u00e0 un vieil abattoir, et vous les verrez&nbsp;\u00bb. Voici l\u2019itin\u00e9raire d\u2019un groupe de cinq jeunes campeurs, arm\u00e9s de leurs cartes de la r\u00e9gion. Loin de faire du tourisme, ils sont lanc\u00e9s dans une qu\u00eate. Au bout de leur voyage, ils esp\u00e8rent rencontrer un peuple id\u00e9al&nbsp;: les Nuithoniens. \u00ab&nbsp;Ils sont l\u00e0&nbsp;!&nbsp;\u00bb s\u2019\u00e9crient-ils en s\u2019arr\u00eatant, surpris, face au public. Parodie drolatique de l\u2019attitude d\u2019un anthropologue face \u00e0 une peuplade primitive, jou\u00e9e par les spectateurs qui voient leur r\u00f4le de t\u00e9moin passif d\u00e9stabilis\u00e9. \u00ab&nbsp;Qu\u2019ils sont beaux&nbsp;! Voyez la lueur d\u2019intelligence dans leurs yeux&nbsp;!&nbsp;\u00bb. Malheureusement la rencontre se r\u00e9v\u00e8le bien vite d\u00e9cevante&nbsp;: le mod\u00e8le d\u2019une soci\u00e9t\u00e9 meilleure ne semble pas se trouver dans cette salle. Qu\u2019importe&nbsp;! Si le public n\u2019est pas constitu\u00e9 de membres de cette communaut\u00e9 id\u00e9ale, il doit \u00eatre l\u00e0 pour les attendre avec les explorateurs.<\/p>\n\n\n\n<p>Les motivations de cette exp\u00e9dition s\u2019\u00e9clairent \u00e0 travers les interactions des personnages qui discutent, se disputent, et d\u00e9battent sur l\u2019avenir du monde. Entre perte de rep\u00e8res et fragilisation des identit\u00e9s, la description d\u2019une exp\u00e9rience postmoderne s\u2019esquisse dans ce d\u00e9bat tr\u00e8s politis\u00e9. L\u2019UE, Blocher, les initiatives populaires, la nation suisse et ses mythes fondateurs, ils ratissent large&nbsp;! Le s\u00e9rieux des th\u00e8mes ne plonge pourtant pas le spectacle dans une atmosph\u00e8re d\u00e9senchant\u00e9e. L\u2019humour reste de mise dans ces discussions. Tr\u00e8s critique, mais refusant tout pessimisme, le groupe de jeunes per\u00e7oit dans les d\u00e9bris du pass\u00e9 les mat\u00e9riaux d\u2019un futur meilleur. Puis, emport\u00e9s par une musique aussi entrainante que r\u00e9p\u00e9titive qui les replonge dans leur quotidien, ils abandonnent le d\u00e9bat. Dans une danse fr\u00e9n\u00e9tique proche de la transe, ce sont les routines communes \u00e0 toutes nos vies si banales qui sont mim\u00e9es, de la douche matinale aux f\u00eates du samedi soir. Image d\u2019une ali\u00e9nation qui, malgr\u00e9 la bonne volont\u00e9 des insurg\u00e9s, semble irr\u00e9m\u00e9diable.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Stop&nbsp;!&nbsp;\u00bb L\u2019un des personnages met fin \u00e0 la danse et m\u00eame, temporairement, \u00e0 la pi\u00e8ce. Pourquoi les spectateurs devraient-ils \u00eatre exclus des discussions&nbsp;? Ceux-ci sont invit\u00e9s sur sc\u00e8ne pour \u00e9changer. Une poign\u00e9e y descend sous les regards curieux et amus\u00e9s du reste de la salle qui re\u00e7oit des rafraichissements de la part d\u2019une des actrices. Le proc\u00e9d\u00e9 esth\u00e9tique, usuel dans le th\u00e9\u00e2tre contemporain, qui subvertit le dispositif th\u00e9\u00e2tral en brouillant les fronti\u00e8res entre spectateurs et acteurs, art et vie r\u00e9elle, est pouss\u00e9 jusqu\u2019\u00e0 son extr\u00e9mit\u00e9 et investi d\u2019une cause sociale et politique. Au-del\u00e0 de ce bouleversement du dispositif artistique, c\u2019est bien le r\u00f4le de l\u2019art et du th\u00e9\u00e2tre qui est bouscul\u00e9. La salle et la sc\u00e8ne forment un tout pour devenir un lieu privil\u00e9gi\u00e9 de d\u00e9bat citoyen. Qui a dit que l\u2019art ne pouvait pas changer le monde&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>La deuxi\u00e8me partie de la pi\u00e8ce se fait plus \u00e9nigmatique. Etrangement, plus de mention des Nuithoniens. Les explorateurs les auraient-ils effectivement trouv\u00e9s \u00e0 leur entr\u00e9e sur sc\u00e8ne&nbsp;? Inutile de partir \u00e0 la recherche de la soci\u00e9t\u00e9 parfaite, elle est pr\u00e9sente en potentialit\u00e9 ici m\u00eame. Il ne d\u00e9pend que de nous et de notre imagination de la fonder. Et actuellement \u00e0 Nuithonie, le collectif Opus 89 Collectif fait le premier pas pour susciter le d\u00e9bat.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>11 mai 2016<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/nadia-hachemi\/\">Nadia Hachemi<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>11 mai 2016<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/josefa-terribilini\/\">Josefa Terribilini<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Les Nuithoniens d\u00e9battent<\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1000\" height=\"667\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/05\/IMG_3112.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-10227\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/05\/IMG_3112.jpg 1000w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/05\/IMG_3112-250x167.jpg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/05\/IMG_3112-300x200.jpg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/05\/IMG_3112-768x512.jpg 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/05\/IMG_3112-624x416.jpg 624w\" sizes=\"auto, (max-width: 1000px) 100vw, 1000px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9Opus 89 Collectif<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p>La Ballade du mouton noir<em>, c\u2019est l\u2019exhortation d\u2019une jeunesse qui refuse d\u2019\u00eatre la \u00ab&nbsp;g\u00e9n\u00e9ration de la d\u00e9pendance&nbsp;\u00bb. Un cri unanime, touchant dans sa puret\u00e9, d\u00e9cousu dans sa formulation.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Ils sont cinq et ils cherchent les Nuithoniens. Ainsi d\u00e9bute l\u2019exp\u00e9rience. Il s\u2019agit bien d\u2019une exp\u00e9rience, puisque les personnages (ou com\u00e9diens, la fronti\u00e8re est rapidement \u00e9radiqu\u00e9e) se livrent \u00e0 une qu\u00eate sur plusieurs niveaux pour d\u00e9montrer et, qui sait, r\u00e9soudre un probl\u00e8me simple&nbsp;: le monde va mal. Commen\u00e7ons par la fiction. De jeunes gens, sac sur le dos et carte \u00e0 la main, attendent en pleine campagne l\u2019arriv\u00e9e du \u00ab&nbsp;peuple parfait&nbsp;\u00bb, ces fameux Nuithoniens, ceux qui devraient avoir compris. Mais ils ne se montrent pas. Ils ne sont pas plus r\u00e9els, sans doute, que les lacustres d\u2019antan. Ne reste que le public. Alors on cherche ailleurs, on n\u2019abandonne pas, on veut \u00e9branler les normes. On raconte, on d\u00e9bat, on s\u2019interroge. La Suisse est-elle id\u00e9ale&nbsp;? A-t-on besoin de mythes fondateurs&nbsp;? Et puis, les normes du th\u00e9\u00e2tre sont d\u00e9mantel\u00e9es, elles aussi. On parle au public, on l\u2019int\u00e8gre. \u00ab&nbsp;\u00c7a vous troue le cul que \u00e7a sorte, que \u00e7a parle&nbsp;?!&nbsp;\u00bb. Courageuse utopie que de vouloir d\u00e9construire les utopies. Difficile toutefois d\u2019\u00e9viter les poncifs pour ce jeune collectif plein de fougue, tout juste sorti de l\u2019Insas de Bruxelles.<\/p>\n\n\n\n<p>Leurs id\u00e9es sont un collage. \u00c0 l\u2019image de ces \u00e9normes cartes g\u00e9ographiques fr\u00e9missantes abritant les cinq acteurs \u00e0 la fin du spectacle, \u00e7a s\u2019empile, \u00e7a s\u2019entrechoque par \u00e0-coups, \u00e7a se d\u00e9chire parfois\u2026 Et malheureusement, la colle d\u00e9borde un peu. Il faut dire qu\u2019on y m\u00eale tout&nbsp;: la recherche des Nuithoniens nous rappelle Voltaire, Diderot, les Lumi\u00e8res qui tentaient de trouver un nouveau regard avec lequel questionner leur \u00e9poque. Sur fond d\u2019\u00e9lectro, on repense aussi au film&nbsp;<em>LEGO<\/em>&nbsp;lorsque les com\u00e9diens gesticulent sous les douches, ali\u00e9n\u00e9s par leur routine. Et puis, il y a cette tendance tr\u00e8s actuelle&nbsp;: briser le quatri\u00e8me mur, prendre le public \u00e0 parti. En faire un acteur puisqu\u2019il doit agir, et agir au-del\u00e0 de cette salle, au-dehors, dans le monde. Ouvrir les portes et sortir, comme les com\u00e9diens. Jolie image, d\u2019ailleurs, que cette derni\u00e8re sc\u00e8ne chant\u00e9e&nbsp;<em>a capella<\/em>&nbsp;face au monde, dos \u00e0 nous mais avec nous. Tous les regards tourn\u00e9s dans la m\u00eame direction.<\/p>\n\n\n\n<p>Sur la sc\u00e8ne nue et noire, les beaux tableaux sont multiples. On entre dans une salle sombre, embrum\u00e9e et, d\u00e8s le lever de rideau (ou plut\u00f4t l\u2019allumage de lampes de poche), les voil\u00e0 qui se succ\u00e8dent au rythme des questionnements. Les parapluies, tant\u00f4t tente, tant\u00f4t totem, finissent par trouver leur v\u00e9ritable usage sous un ciel endeuill\u00e9&nbsp;; le sac \u00e0 dos en cuir se fait monstre parlant quand No\u00e9mi raconte son abattement. Mais on regrette qu\u2019ils ne soient pas davantage dirig\u00e9s, ces tableaux. La m\u00e9thode d\u00e9mocratique de ce collectif qui s\u2019entre-\u00e9coute produit une myriade d\u2019id\u00e9es qui s\u2019entrem\u00ealent. Peut-\u00eatre le spectacle gagnerait-il \u00e0 faire des choix&nbsp;: les messages s\u2019\u00e9parpillent au d\u00e9triment de la profondeur.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>11 mai 2016<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/josefa-terribilini\/\">Josefa Terribilini<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/www.equilibre-nuithonie.ch\/fr\/15-16\/spectacles\/515\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Voir la page du spectacle<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Par le collectif Opus 89 Collectif \/ Equilibre-Nuithonie \/ du 11 au 21 mai 2016 \/ Critiques par Nadia Hachemi et Josefa Terribilini.<\/p>\n","protected":false},"author":1001220,"featured_media":10227,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[32,131,34,38],"tags":[158,162],"class_list":["post-8143","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-critique","category-equilibre-nuithonie","category-expired","category-spectacle","tag-josefa-terribilini","tag-nadia-hachemi"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/8143","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1001220"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=8143"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/8143\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":21080,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/8143\/revisions\/21080"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/10227"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=8143"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=8143"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=8143"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}