{"id":8039,"date":"2016-04-13T10:12:04","date_gmt":"2016-04-13T08:12:04","guid":{"rendered":"http:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/?p=8039"},"modified":"2025-02-09T18:24:20","modified_gmt":"2025-02-09T17:24:20","slug":"t-o-r-m","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/2016\/04\/t-o-r-m\/","title":{"rendered":"$.T.O.r.M."},"content":{"rendered":"<h2 class=\"wp-block-post-title\">$.T.O.r.M.<\/h2>\n\n<div class=\"wp-block-post-excerpt\"><p class=\"wp-block-post-excerpt__excerpt\">D&rsquo;apr\u00e8s Th\u00e9or\u00e8me de Pier Paolo Pasolini\/ mise en sc\u00e8ne Vincent Bonillo \/ Cie Voix Publique \/ La Grange de Dorigny \/ du 11 au 17 avril 2016 \/ Critiques par Nadia Hachemi et Deborah Strebel. <\/p><\/div>\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>11 avril 2016<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/nadia-hachemi\/\">Nadia Hachemi<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Du silence aux cris<\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-large is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"683\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/04\/T.O.r.M_8\u00a9Henriod-1024x683.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-10211\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/04\/T.O.r.M_8\u00a9Henriod-1024x683.jpg 1024w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/04\/T.O.r.M_8\u00a9Henriod-250x167.jpg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/04\/T.O.r.M_8\u00a9Henriod-300x200.jpg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/04\/T.O.r.M_8\u00a9Henriod-768x512.jpg 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/04\/T.O.r.M_8\u00a9Henriod-624x416.jpg 624w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/04\/T.O.r.M_8\u00a9Henriod.jpg 1200w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9P\u00e9n\u00e9lope Henriod<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>Quand l\u2019univers du metteur en sc\u00e8ne Vincent Bonillo, connu pour ses \u00e2pres critiques de la soci\u00e9t\u00e9 contemporaine, rencontre celui de Pasolini, un spectacle des plus d\u00e9capants est \u00e0 pr\u00e9voir. Une attente qui ne sera pas d\u00e9\u00e7ue! Dans une atmosph\u00e8re pesante o\u00f9 r\u00e8gnent les non-dits, un jeune homme d\u2019une beaut\u00e9 spectaculaire arrive en grand fracas, chamboulant des personnages ali\u00e9n\u00e9s et vides, les extirpant de force de leur torpeur. Nul ne peut lui r\u00e9sister.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Trois hommes et trois femmes sont assis en ligne sur des chaises, au fond d\u2019une sc\u00e8ne d\u2019un blanc rendu \u00e9blouissant par un \u00e9clairage particuli\u00e8rement cru. Une table plac\u00e9e entre eux forme le seul d\u00e9cor de cette pi\u00e8ce, qui intrigue d\u2019embl\u00e9e. Un homme sirote une boisson. Dans un costume tr\u00e8s&nbsp;<em>arty&nbsp;<\/em>il se l\u00e8ve et contemple longuement une t\u00e2che de vin qu\u2019il a faite d\u00e9lib\u00e9r\u00e9ment&nbsp;: aucun doute, c\u2019est un artiste&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<p>S\u2019encha\u00eene alors une s\u00e9rie de tableaux qui pr\u00e9sentent les membres d\u2019une riche famille bourgeoise. Chacun se l\u00e8ve l\u2019un apr\u00e8s l\u2019autre et \u00e9volue seul et silencieusement sur sc\u00e8ne. Pendant ce temps, un homme, assis lui aussi au fond de la salle, dresse leur portrait moral. Tous ces personnages sont ceux du roman<em>&nbsp;Th\u00e9or\u00e8me<\/em>&nbsp;de Pier Paolo Pasolini&nbsp;; lui en incarne le narrateur. Une bonne s\u2019empresse de ramasser le d\u00e9sordre de ceux qui se rassoient et d\u2019anticiper les moindres d\u00e9sirs de ceux qui se l\u00e8vent. Le jeu de l\u2019actrice, dont la marche suit un trac\u00e9 g\u00e9om\u00e9triquement pr\u00e9\u00e9tabli, exprime de mani\u00e8re tr\u00e8s efficace l\u2019aspect m\u00e9canique et \u00e9touffant de la position de la domestique au sein de la famille.<\/p>\n\n\n\n<p>Le p\u00e8re, chef d\u2019entreprise, tire toute sa vanit\u00e9 de ses possessions et lutte continuellement pour la pr\u00e9servation de son corps. Exercices physiques, produits cosm\u00e9tiques, tous les moyens sont bons pour contrer la course du temps et pr\u00e9senter au monde son profil le plus favorable. La m\u00e8re, fi\u00e8re de son statut social, fait preuve d\u2019un respect appuy\u00e9 pour \u00ab&nbsp;les inf\u00e9rieurs&nbsp;\u00bb, ce qui ne contribue qu\u2019\u00e0 mettre en exergue son profond d\u00e9dain. Un portrait cru de la bourgeoisie, de ses vanit\u00e9s et de ses valeurs fallacieuses s\u2019esquisse.<\/p>\n\n\n\n<p>Lors de la sc\u00e8ne du repas familial, seul le discours int\u00e9rieur de la bonne, toujours relat\u00e9 par le personnage du narrateur, comble le silence pesant. Le choc de chaque verre et de chaque fourchette sur la table retentit dans un \u00e9cho qui souligne la vacuit\u00e9 des relations entre ces gens proches, ou qui devraient l\u2019\u00eatre. Tout \u00e0 fait dans l\u2019esprit de l\u2019univers de Pasolini, notamment de son film, qui laisse les silences se d\u00e9ployer dans un sc\u00e9nario tr\u00e8s pauvre en dialogues, cette mise en sc\u00e8ne joue efficacement sur la pr\u00e9sence ou l\u2019absence de musique. Lorsque le narrateur se l\u00e8ve pour faire irruption dans la vie de cette famille, la salle s\u2019assombrit, un visage en noir et blanc est projet\u00e9 sur le fond de la sc\u00e8ne tandis qu\u2019une musique sombre, r\u00e9p\u00e9titive et hallucinatoire se l\u00e8ve. L\u2019arriv\u00e9e du jeune homme \u00e0 la beaut\u00e9 surnaturelle \u2013 ce sera lui-m\u00eame \u2013 qui transformera la vie de chaque personnage se d\u00e9roule dans une atmosph\u00e8re apocalyptique qui est \u00e0 la fois pr\u00e9sage de la noirceur de la fin et expression de l\u2019attraction irr\u00e9pressible que le nouveau venu suscite.<\/p>\n\n\n\n<p>Eclatement de la famille. Tentatives de viol et de suicide, cris et pleurs. Chaque personnage se r\u00e9v\u00e8le dans toute sa fragilit\u00e9, dans tout son d\u00e9nuement psychique et relationnel. \u00ab&nbsp;Sometimes I feel like a motherless child&nbsp;\u00bb chante le fils en se passant la corde au cou. L\u2019aisance financi\u00e8re, la position sociale perdent tout leur int\u00e9r\u00eat. Seul le myst\u00e9rieux invit\u00e9 parvient par la possession des corps \u00e0 apaiser le trouble qu\u2019il a lui m\u00eame caus\u00e9. Temporairement, \u00e0 n\u2019en pas douter, puisqu\u2019il faudra bien qu\u2019il parte, laissant chaque membre de la famille hagard, fixant de mani\u00e8re h\u00e9b\u00e9t\u00e9e le passage par lequel il est sorti.<\/p>\n\n\n\n<p>Finalement certains personnages, la m\u00e8re et la fille, recouvrent la parole. Elles expriment la douleur de la perte de cet homme, de m\u00eame que ce qu\u2019il leur a r\u00e9v\u00e9l\u00e9. L\u00e0 r\u00e9side, me semble-t-il, toute la port\u00e9e de cette mise en sc\u00e8ne&nbsp;: dramatiser l\u2019ali\u00e9nation des personnages \u00e0 travers leur silence puis leur conqu\u00eate de la parole sous l\u2019effet du myst\u00e9rieux jeune homme. L\u2019utilisation d\u2019une voix narrative qui se substitue \u00e0 celle des personnages exprime de mani\u00e8re tr\u00e8s r\u00e9ussie les enjeux qui entourent le langage dans l\u2019\u0153uvre de Pasolini. Le choix de se contenter de sugg\u00e9rer la sensualit\u00e9 br\u00fblante du texte original pour se concentrer sur les mots et leur absence permet d\u2019accentuer l\u2019effet subversif de la pr\u00e9sence de cet invit\u00e9. Une pi\u00e8ce qui actualise efficacement en termes sc\u00e9niques la r\u00e9flexion existentielle du texte original et reproduit avec succ\u00e8s l\u2019\u00e2pret\u00e9 du regard qu\u2019il porte sur la soci\u00e9t\u00e9 et ses conventions.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>11 avril 2016<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/nadia-hachemi\/\">Nadia Hachemi<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>11 avril 2016<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/deborah-strebel\/\">Deborah Strebel<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Qui\u00e9tude apparente pour temp\u00eate int\u00e9rieure<\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-large is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"683\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/04\/T.O.r.M_6\u00a9Henriod-1024x683.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-10210\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/04\/T.O.r.M_6\u00a9Henriod-1024x683.jpg 1024w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/04\/T.O.r.M_6\u00a9Henriod-250x167.jpg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/04\/T.O.r.M_6\u00a9Henriod-300x200.jpg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/04\/T.O.r.M_6\u00a9Henriod-768x512.jpg 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/04\/T.O.r.M_6\u00a9Henriod-624x416.jpg 624w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/04\/T.O.r.M_6\u00a9Henriod.jpg 1200w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9P\u00e9n\u00e9lope Henriod<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>Apr\u00e8s s\u2019\u00eatre int\u00e9ress\u00e9 au bonheur dans sa derni\u00e8re cr\u00e9ation, la Compagnie&nbsp;<\/em>Voix Publique<em>&nbsp;revient avec une adaptation libre de&nbsp;<\/em>Th\u00e9or\u00e8me&nbsp;<em>de Pier Paolo Pasolini. Exprimant l\u2019essence des interrogations pasoliniennes au sujet de la bourgeoisie,&nbsp;<\/em>$.T.O.r.M.&nbsp;<em>est un spectacle \u00e9pur\u00e9 traitant de d\u00e9vorantes agitations int\u00e9rieures.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Dans un espace enti\u00e8rement blanc, six personnages sont assis au fond de la sc\u00e8ne. Ils attendent, ou plut\u00f4t ils s\u2019ennuient, comme en t\u00e9moignent leurs yeux vides ou leurs postures nonchalantes. Seul l\u2019un d\u2019entre eux a l\u2019air de r\u00e9fl\u00e9chir en profondeur. Il d\u00e9croise les jambes puis se l\u00e8ve, son verre de vin rouge \u00e0 la main. Il s\u2019avance et d\u00e9verse un peu de ce cru par terre&nbsp;: une t\u00e2che bordeaux se dessine sur le sol immacul\u00e9. Contemplant cette \u00e9claboussure, il ajoute encore un peu de liquide afin de fa\u00e7onner une forme plus grande, plus g\u00e9n\u00e9reuse. L\u2019\u0153uvre de cet artiste d\u2019&nbsp;\u00ab&nbsp;<em>action painting<\/em>&nbsp;\u0153nologique&nbsp;\u00bb est vite effac\u00e9e, nettoy\u00e9e par une domestique. Il \u00e9labore rapidement une autre performance&nbsp;: apr\u00e8s avoir lanc\u00e9 ses v\u00eatements sur le sol, il slalome entre eux \u00e0 toute vitesse.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce d\u00e9but de spectacle sans paroles refl\u00e8te avec pertinence la vanit\u00e9 des activit\u00e9s de la bourgeoisie sous le spectre pasolinien. A la fin des ann\u00e9es 1960 puis tout au long des ann\u00e9es 1970, Pier Paolo Pasolini observe la bourgeoisie italienne, notamment dans sa pi\u00e8ce&nbsp;<em>Affabulation&nbsp;<\/em>(1977) puis plus tard \u00e0 travers son roman&nbsp;<em>Th\u00e9or\u00e8me&nbsp;<\/em>(1978). A ses yeux, elle est immuable, frustr\u00e9e, d\u00e9sabus\u00e9e. La compagnie Voix publique, cr\u00e9\u00e9e en 2011 par Vincent Bonillo, ne propose pas une transcription fid\u00e8le. Si le texte de Pasolini a servi de base au travail, d\u2019autres \u00e9crits sont venus compl\u00e9ter la r\u00e9flexion. En fin de parcours, il ne reste que peu d\u2019\u00e9l\u00e9ments propres au roman ou au film, le projet \u00e9tant de d\u00e9contextualiser l\u2019\u0153uvre pour en souligner les pr\u00e9occupations toujours actuelles concernant la bourgeoisie, voire le syst\u00e8me de mani\u00e8re plus g\u00e9n\u00e9rale. Le r\u00e9cit a ainsi \u00e9t\u00e9 r\u00e9duit \u00e0 l\u2019essentiel. Un jeune homme d\u2019une attirante beaut\u00e9 rend visite \u00e0 une famille bourgeoise puis part discr\u00e8tement. Sa visite permettra aux diff\u00e9rents membres de se sentir vivants l\u2019espace d\u2019un instant. Son d\u00e9part les abandonnera \u00e0 l\u2019insoutenable vacuit\u00e9 de leur vie.<\/p>\n\n\n\n<p>En mars 2015 au th\u00e9\u00e2tre de Vidy, Stanislas Nordey, dans son adaptation d\u2019<em>Affabulation<\/em>, avait choisi de mettre en exergue le verbe incandescent de l\u2019\u00e9crivain, po\u00e8te et cin\u00e9aste italien. Un an plus tard, Vincent Bonillo a pris au contraire le parti de le laisser de c\u00f4t\u00e9. L\u2019accent est mis sur les silences. Les mouvements sont lents, les regards droits au public sont appuy\u00e9s. Les gestes sont le plus souvent pr\u00e9cis et parfois se figent. La sc\u00e9nographie minimaliste aux couleurs laiteuses conf\u00e8re une atmosph\u00e8re aseptis\u00e9e et insipide qui est en parfaite ad\u00e9quation avec l\u2019existence de ces \u00eatres d\u00e9prim\u00e9s qui peinent \u00e0 trouver une once de saveur ou une pinc\u00e9e d\u2019int\u00e9r\u00eat dans leur quotidien.<\/p>\n\n\n\n<p><em>$.T.O.r.M.&nbsp;<\/em>pr\u00e9sente une famille bourgeoise englu\u00e9e dans l\u2019attente&nbsp;: l\u2019attente du grand amour chez une adolescente qui se d\u00e9fait peu \u00e0 peu d\u2019une admiration absolue vou\u00e9e \u00e0 son p\u00e8re, l\u2019attente d\u2019un \u00e9ventuel ravivement de flamme au sein d\u2019un couple qui p\u00e9riclite ou simplement l\u2019attente de la mort, th\u00e8me r\u00e9current voire obsessionnel chez Pasolini.&nbsp;<em>$.T.O.r.M.&nbsp;<\/em>: une temp\u00eate&nbsp;? Certainement, et m\u00eame un ouragan int\u00e9rioris\u00e9 qui plonge ses victimes dans le mutisme voire dans la torpeur.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>11 avril 2016<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/deborah-strebel\/\">Deborah Strebel<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/grangededorigny\/programmation-2\/spectacles\/t-o-r-m\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Voir la page du spectacle<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>D&rsquo;apr\u00e8s Th\u00e9or\u00e8me de Pier Paolo Pasolini\/ mise en sc\u00e8ne Vincent Bonillo \/ Cie Voix Publique \/ La Grange de Dorigny \/ du 11 au 17 avril 2016 \/ Critiques par Nadia Hachemi et Deborah Strebel.<\/p>\n","protected":false},"author":1001220,"featured_media":10212,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","_seopress_analysis_target_kw":"","footnotes":""},"categories":[32,34,5,38],"tags":[31,162],"class_list":["post-8039","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-critique","category-expired","category-la-grange","category-spectacle","tag-deborah-strebel","tag-nadia-hachemi"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/8039","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1001220"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=8039"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/8039\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":21102,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/8039\/revisions\/21102"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/10212"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=8039"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=8039"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=8039"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}