{"id":7999,"date":"2016-04-07T12:42:28","date_gmt":"2016-04-07T10:42:28","guid":{"rendered":"http:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/?p=7999"},"modified":"2025-02-09T18:25:10","modified_gmt":"2025-02-09T17:25:10","slug":"la-grenouille-avait-raison","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/2016\/04\/la-grenouille-avait-raison\/","title":{"rendered":"La grenouille avait raison"},"content":{"rendered":"<h2 class=\"wp-block-post-title\">La grenouille avait raison<\/h2>\n\n<div class=\"wp-block-post-excerpt\"><p class=\"wp-block-post-excerpt__excerpt\">De James Thierr\u00e9e \/ Th\u00e9\u00e2tre de Carouge \/ du 5 avril au 8 mai 2016 \/ Critiques par Valmir Rexhepi et Jehanne Denogent. <\/p><\/div>\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>5 avril 2016<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/valmir-rexhepi\/\">Valmir Rexhepi<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Fl\u00e9chir<\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-large is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"404\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/04\/Grenouille-1024x404.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-10201\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/04\/Grenouille-1024x404.jpg 1024w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/04\/Grenouille-250x99.jpg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/04\/Grenouille-300x118.jpg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/04\/Grenouille-768x303.jpg 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/04\/Grenouille-624x246.jpg 624w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/04\/Grenouille.jpg 1200w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9Hughes Anhes<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>James Thierr\u00e9e, nous conduit jusqu\u2019\u00e0 l\u2019ouverture, sous l\u2019arbre. Personne n\u2019est en retard. Personne n\u2019est \u00e0 l\u2019heure non plus. Il n\u2019y a plus de temps, si ce n\u2019est celui, onirique, qui coule par plaisir, parfois par remous. Nous voil\u00e0 tomb\u00e9s dans le trou.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>J\u2019\u00e9tais dans un r\u00eave.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans l\u2019h\u00e9micycle aux si\u00e8ges drap\u00e9s de rouge, d\u2019autres personnes prennent place. Face \u00e0 nous, la sc\u00e8ne, aguicheuse, sensuelle, voil\u00e9e de son rideau couleur lave. Et puis, soudain, alors m\u00eame que nous faisons encore du bruit ou peut \u00eatre que du bruit sort des murs, un corps, couvert de tissus pourpres, attache notre regard, descend les escaliers jusqu\u2019au rideau, se fond en lui et s\u2019allume. Le tout s\u2019embrase et la sc\u00e8ne se r\u00e9v\u00e8le.<\/p>\n\n\n\n<p>Je suis assis, pris au pi\u00e8ge, comme ces personnages qui jouent devant moi&nbsp;: Il me semble avoir lu quelque part, une feuille, un \u00e9criteau, un bout de papier froiss\u00e9 \u2013 ou peut-\u00eatre est-ce ma voisine qui me l\u2019a dit&nbsp;? \u2013 que c\u2019est l\u2019histoire de personnes prises au pi\u00e8ge, quelque part, hors du monde&nbsp;; que James Thierr\u00e9e a construit ce pi\u00e8ge auquel lui-m\u00eame se prend&nbsp;; que souvent ses cr\u00e9ations ne visent rien de pr\u00e9cis mais touchent tout le monde. Je ne suis s\u00fbr de rien, j\u2019\u00e9tais dans un r\u00eave.<\/p>\n\n\n\n<p>Je ne les entends pas bien, ou peut \u00eatre font ils danser leurs l\u00e8vres, sans bruit, comme ils font danser leur corps. Je suis pris au pi\u00e8ge, ravi \u00e0 moi-m\u00eame, et ne peux que vivre la po\u00e9sie qui se construit dans mes yeux, dans mes oreilles, dans la l\u00e9g\u00e8re moiteur de mes mains (il fait chaud&nbsp;: beaucoup de personnes r\u00eavent ensemble). Et mon c\u0153ur ne bat plus. Il vibre, produit des sons qui \u00e9clatent sur sc\u00e8ne, des notes de piano, de violon, des bruits de pas qui fr\u00f4lent le sol, le caressent.<\/p>\n\n\n\n<p>J\u2019\u00e9tais dans un r\u00eave.<\/p>\n\n\n\n<p>Non pas le mien, ou le r\u00eave de quelqu\u2019un en particulier. Un r\u00eave que je ne saurais r\u00eaver, la nuit, les yeux ferm\u00e9s, seul. J\u2019ai vu un escalier pousser, fleurir, danser avec les personnages&nbsp;; des lumi\u00e8res qui regardent, un piano piaillant seul quelques airs de son cru&nbsp;; une grenouille immense, l\u00e9g\u00e8re, translucide. La grenouille avait raison&nbsp;? Elle avait toutes nos raisons. Elle les a prises, enferm\u00e9es dans une boite aux parois de fum\u00e9e, nous offrant enfin le loisir de ne plus r\u00e9fl\u00e9chir, mais simplement fl\u00e9chir. Prendre de l\u2019\u00e9lan, bondir. Et plonger dans le songe.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>5 avril 2016<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/valmir-rexhepi\/\">Valmir Rexhepi<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>5 avril 2016<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/jehanne-denogent\/\">Jehanne Denogent<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Une libellule sur un cerceau<\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-large is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"404\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/04\/Grenouille-1024x404.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-10201\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/04\/Grenouille-1024x404.jpg 1024w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/04\/Grenouille-250x99.jpg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/04\/Grenouille-300x118.jpg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/04\/Grenouille-768x303.jpg 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/04\/Grenouille-624x246.jpg 624w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/04\/Grenouille.jpg 1200w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9Hughes Anhes<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>Avez-vous d\u00e9j\u00e0 vu \u2026 une nymphe qui se transforme en otarie&nbsp;? Une pile d\u2019assiettes qui ne d\u00e9gringole jamais&nbsp;? Un paillasson rampant&nbsp;ou une fille dont le corps forme plus de mots que le dico ? Bient\u00f4t, oui&nbsp;!<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Sans le remarquer, quelque part entre la porte d\u2019entr\u00e9e, le billet d\u00e9chir\u00e9 ou le moelleux du si\u00e8ge, je suis tomb\u00e9e dans un monde magique. Pouf. Sans crier gare. Il m\u2019a fallu quelques minutes pour m\u2019en apercevoir, alors qu\u2019une cr\u00e9ature drap\u00e9e de rouge, myst\u00e9rieuse et imp\u00e9rieuse, traverse le public encore babillard. Arriv\u00e9e sur sc\u00e8ne, elle fond pour passer sous le rideau. Oui&nbsp;: ELLE FOND&nbsp;! Avez-vous d\u00e9j\u00e0 vu une personne encapuchonn\u00e9e de velours rouge fondre&nbsp;? Pour de vrai, pas dans les films&nbsp;? Je suis maintenant heureuse de l\u2019annoncer&nbsp;: moi oui&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<p>Et les surprises ne s\u2019arr\u00eatent pas l\u00e0. De loin pas. Derri\u00e8re cette guide mystique, nous p\u00e9n\u00e9trons plus avant dans le monde merveilleux de James Thierr\u00e9e. L\u00e0, les gens se d\u00e9placent en de souples pirouettes, le piano joue sans pianiste, les escaliers tournent \u00e0 l\u2019infini, une fleure-soucoupe volante s\u2019\u00e9panouit dans les airs (si si&nbsp;!), \u2026 Nimbant ce fouillis g\u00e9nial, une voix chante et conte par bribes l\u2019histoire des malheureux sur sc\u00e8ne, les enfants du roi. Par jalousie, l\u2019ancienne femme de ce dernier, d\u00e9tr\u00f4n\u00e9e suite \u00e0 la r\u00e9v\u00e9lation de son myst\u00e9rieux secret, les a enferm\u00e9s ici. Pour passer le temps (et le n\u00f4tre, d\u00e9licieusement), ils inventent des jeux et voyagent par l\u2019imagination.<\/p>\n\n\n\n<p>Son univers, James Thierr\u00e9e l\u2019invente depuis quelques ann\u00e9es d\u00e9j\u00e0. Avec sa Compagnie du Hanneton, fond\u00e9e en 1998, il a mis en sc\u00e8ne plusieurs spectacles&nbsp;comme&nbsp;:&nbsp;<em>La Symphonie du Hanneton&nbsp;<\/em>(1998),&nbsp;<em>La Veill\u00e9e des abysses&nbsp;<\/em>(2003),&nbsp;<em>Au revoir parapluie<\/em>&nbsp;(2007). Il n\u2019y a pas que les titres qui sont originaux. Les cr\u00e9ations derri\u00e8re ces chouettes noms sont singuli\u00e8res, \u00e9poustouflantes et simplement tr\u00e8s belles \u00e0 voir. Influenc\u00e9 par le cirque de ses parents et par son grand-p\u00e8re Charlie (Charlie Chaplin pour les connaisseurs), James Thierr\u00e9e engendre des formes sc\u00e9niques hybrides. Il m\u00eale le cirque, les acrobaties, le clown, le th\u00e9\u00e2tre, le gromelot, la danse, le contorsionnisme, \u2026 tout \u00e7a sur un petit plateau. C\u2019est grand&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<p>Il reste toutefois une \u00e9nigme&nbsp;: pourquoi la grenouille avait-elle raison&nbsp;? A vrai dire, je ne saurais trop vous dire. Parce qu\u2019\u00e0 premi\u00e8re vue, lorsque la grenouille apparut sur sc\u00e8ne, je crus que c\u2019\u00e9tait un dragon de nouvel-an chinois, tout de papier et de vent v\u00eatu. Il n\u2019emp\u00eache, la vision \u00e9tait saisissante&nbsp;! Des myst\u00e8res persistent et c\u2019est tr\u00e8s bien comme \u00e7a.&nbsp;<em>La Grenouille avait raison&nbsp;<\/em>chatouille l\u2019imagination, laissant vivre les associations et les interpr\u00e9tations.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour apercevoir un peu de magie, certains se rendent sur le quai 9 \u00be, d\u2019autres entrent dans une armoire. Ce n\u2019est pas trop commode (gare au mauvais jeu de mot), il faut en convenir. Plus facilement, sans vraiment comprendre comment, je suis entr\u00e9e et puis revenue d\u2019un monde magique, quelque part entre le rideau baiss\u00e9, le si\u00e8ge ti\u00e8de et le billet jet\u00e9. A essayer&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>5 avril 2016<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/jehanne-denogent\/\">Jehanne Denogent<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/tcag.ch\/saison\/piece\/james-thierree\/notag\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Voir la page du spectacle<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>De James Thierr\u00e9e \/ Th\u00e9\u00e2tre de Carouge \/ du 5 avril au 8 mai 2016 \/ Critiques par Valmir Rexhepi et Jehanne Denogent.<\/p>\n","protected":false},"author":1001220,"featured_media":10201,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[32,34,38,7],"tags":[22,166],"class_list":["post-7999","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-critique","category-expired","category-spectacle","category-theatre-de-carouge","tag-jehanne-denogent","tag-valmir-rexhepi"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7999","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1001220"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=7999"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7999\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":21108,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7999\/revisions\/21108"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/10201"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=7999"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=7999"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=7999"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}