{"id":7942,"date":"2016-03-19T18:56:01","date_gmt":"2016-03-19T17:56:01","guid":{"rendered":"http:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/?p=7942"},"modified":"2025-02-09T18:26:07","modified_gmt":"2025-02-09T17:26:07","slug":"recyclage-autres-petites-philosophies-suspectes","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/2016\/03\/recyclage-autres-petites-philosophies-suspectes\/","title":{"rendered":"Recyclage et autres petites philosophies suspectes"},"content":{"rendered":"<h2 class=\"wp-block-post-title\">Recyclage et autres petites philosophies suspectes<\/h2>\n\n<div class=\"wp-block-post-excerpt\"><p class=\"wp-block-post-excerpt__excerpt\">Conception Katy Hernan et Adrien Rupp \/ par la Compagnie Zooscope \/ Th\u00e9\u00e2tre St-Gervais \/ du 15 au 26 mars 2016 \/ Critique par Julia Cela. <\/p><\/div>\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>15 mars 2016<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/julia-cela\/\">Julia Cela<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Th\u00e9\u00e2tre vert<\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-large is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"683\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/03\/photo_recyclage_sylvain_chabloz_light-1024x683.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-10184\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/03\/photo_recyclage_sylvain_chabloz_light-1024x683.jpg 1024w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/03\/photo_recyclage_sylvain_chabloz_light-250x167.jpg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/03\/photo_recyclage_sylvain_chabloz_light-300x200.jpg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/03\/photo_recyclage_sylvain_chabloz_light-768x512.jpg 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/03\/photo_recyclage_sylvain_chabloz_light-624x416.jpg 624w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/03\/photo_recyclage_sylvain_chabloz_light.jpg 1200w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9Sylvain Chabloz<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>La Compagnie Zooscope propose un spectacle \u00e9cologique, o\u00f9 les costumes, la musique, les lumi\u00e8res et des bouts de vie de chacun des com\u00e9diens sont recycl\u00e9s en une pi\u00e8ce aussi in\u00e9dite que le personnage qui la porte&nbsp;: le tout premier plancton de l\u2019histoire de l\u2019art vivant.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>J\u2019aime bien pouvoir choisir mon si\u00e8ge au th\u00e9\u00e2tre. Quand le placement est libre, je suis toujours un peu en avance. J\u2019entre donc dans la salle cinq minutes trop t\u00f4t. Me voil\u00e0 toute emprunt\u00e9e, quand, en levant les yeux je remarque ceux que je prends d\u2019abord pour des techniciens, sur sc\u00e8ne, install\u00e9s dans du mobilier de jardin en plastique, \u00e0 examiner une derni\u00e8re fois les images projet\u00e9es en fond de sc\u00e8ne. En l\u2019occurrence, une page Wikip\u00e9dia. Ma g\u00eane s\u2019intensifie, alors que je remarque, de l\u2019autre cot\u00e9 de la sc\u00e8ne une com\u00e9dienne en costume. Je ne comprends pas. La dame \u00e0 l\u2019entr\u00e9e m\u2019a pourtant gentiment pris mon billet, en me souhaitant une bonne soir\u00e9e. La com\u00e9dienne en costume me dit&nbsp;: \u00ab&nbsp;Bonsoir&nbsp;\u00bb. Soulagement. C\u2019est normal. Je crois. Je vais donc m\u2019assoir et me plonge dans le contenu Wikip\u00e9dia. Je me demande si l\u2019on a vraiment cr\u00e9\u00e9 une page sur la c\u00e9l\u00e8bre \u00ab&nbsp;encyclop\u00e9die libre&nbsp;\u00bb rien que pour le spectacle. Je l\u00e8ve les yeux vers l\u2019adresse&nbsp;:&nbsp;<a href=\"https:\/\/www.recyclage.zooscope.ch\/\">www.recyclage.zooscope.ch<\/a>. Je commence \u00e0 rire.<\/p>\n\n\n\n<p><em>Recyclages et autres petites philosophies suspectes<\/em>&nbsp;po\u00e9tise, tout en l\u00e9g\u00e8ret\u00e9, le plaisir simple de se voir raconter une histoire. Ici, un plancton, un pingouin, un panda, une goutte d\u2019eau, une femme toute nue et deux hommes accoud\u00e9s \u00e0 une table de jardin nous racontent la gen\u00e8se du projet qui leur a donn\u00e9 vie. On nous rapporte avec humour les faits et gestes de chacun, en amont du spectacle. Ainsi, un plancton nous raconte comment la com\u00e9dienne qui l\u2019anime a rencontr\u00e9 la co-metteuse en sc\u00e8ne. Le panda, lui, raconte la passion de l\u2019homme cach\u00e9 sous son costume pour les voix, la mani\u00e8re dont elles font vivre un corps. C\u2019est du recyclage. Chacun des personnages raconte des tranches de vies de son com\u00e9dien, pour en faire une nouvelle mati\u00e8re. Chaque situation a d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 v\u00e9cue. Il suffit pourtant qu\u2019on nous propose de l\u2019\u00e9couter comme une nouvelle histoire, et nous voil\u00e0 suspendus aux l\u00e8vres d\u2019un pingouin qui relate les ann\u00e9es de service civil du com\u00e9dien qui lui pr\u00eate sa voix.<\/p>\n\n\n\n<p>Ces r\u00e9cits de bouts de vie sont entrecoup\u00e9s de moments de textes, philosophiques et vibrants, dits comme avec recul. Savamment articul\u00e9s au corps de la pi\u00e8ce, ces interm\u00e8des sonnent comme des digressions par rapport au r\u00e9cit de la cr\u00e9ation de la pi\u00e8ce. Accompagn\u00e9s de musique, d\u2019images et d\u2019effets de lumi\u00e8res, recycl\u00e9s \u00e0 partir d\u2019autres pi\u00e8ces eux aussi, ils font oublier qu\u2019une seconde auparavant, on nous racontait un apr\u00e8s-midi au Laser Game. Soudain, cependant, au milieu de cet instant gracieux, suspendu, un com\u00e9dien adresse un clin d\u2019\u0153il \u00e0 un camarade. On rit, alors, de voir le plancton abandonner une fraction de seconde son dire de trag\u00e9dienne, pour adresser un geste de la t\u00eate complice qui f\u00e9licite le co-metteur en sc\u00e8ne en costume de pingouin pour son \u00e9criture, puis reprendre le fil de son texte comme si de rien n\u2019\u00e9tait. Le jeu de texte constant entre personnages et com\u00e9diens entretient tout au long du spectacle un r\u00e9gime d\u2019alternance au rythme dynamique dont le comique op\u00e8re \u00e0 merveille. Le public rit d\u2019un rire parfois bienveillant, parfois gras et souvent attendri, \u00e0 la cadence des \u00ab&nbsp;scrolls&nbsp;\u00bb dans le domaine wiki qui ponctuent tout le spectacle. Une pi\u00e8ce toute en l\u00e9g\u00e8ret\u00e9, qui peut-\u00eatre se moque par instant du th\u00e9\u00e2tre pour rappeler qu\u2019apr\u00e8s tout, l\u2019important, c\u2019est de raconter des histoires.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>15 mars 2016<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/julia-cela\/\">Julia Cela<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/www.saintgervais.ch\/programme\/detail\/recyclage-et-autres-petites-philosophies-suspectes\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Voir la page du spectacle<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Conception Katy Hernan et Adrien Rupp \/ par la Compagnie Zooscope \/ Th\u00e9\u00e2tre St-Gervais \/ du 15 au 26 mars 2016 \/ Critique par Julia Cela.<\/p>\n","protected":false},"author":1001220,"featured_media":10185,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[32,34,8,38],"tags":[155],"class_list":["post-7942","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-critique","category-expired","category-maison-saint-gervais","category-spectacle","tag-julia-cela"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7942","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1001220"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=7942"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7942\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":21117,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7942\/revisions\/21117"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/10185"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=7942"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=7942"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=7942"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}