{"id":7842,"date":"2016-02-24T11:09:16","date_gmt":"2016-02-24T10:09:16","guid":{"rendered":"http:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/?p=7842"},"modified":"2025-02-09T18:29:10","modified_gmt":"2025-02-09T17:29:10","slug":"cupidon-est-malade","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/2016\/02\/cupidon-est-malade\/","title":{"rendered":"Cupidon est malade"},"content":{"rendered":"<h2 class=\"wp-block-post-title\">Cupidon est malade<\/h2>\n\n<div class=\"wp-block-post-excerpt\"><p class=\"wp-block-post-excerpt__excerpt\">De Pauline Sales \/ mis en sc\u00e8ne Jean Bellorini \/ Le Th\u00e9\u00e2tre du Passage \/ 21 f\u00e9vrier 2016 \/ Critiques par Elisa Picci et Emilie Roch. <\/p><\/div>\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>21 f\u00e9vrier 2016<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/elisa-picci\/\">Elisa Picci<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">L\u2019amour expliqu\u00e9 aux enfants<\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"870\" height=\"580\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/02\/2Cupidonestmalade08ElisabethCarecchio.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-10145\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/02\/2Cupidonestmalade08ElisabethCarecchio.jpg 870w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/02\/2Cupidonestmalade08ElisabethCarecchio-250x167.jpg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/02\/2Cupidonestmalade08ElisabethCarecchio-300x200.jpg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/02\/2Cupidonestmalade08ElisabethCarecchio-768x512.jpg 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/02\/2Cupidonestmalade08ElisabethCarecchio-624x416.jpg 624w\" sizes=\"auto, (max-width: 870px) 100vw, 870px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9Elisabeth Carecchio<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>S\u2019inspirant du&nbsp;<\/em>Songe d\u2019une nuit d\u2019\u00e9t\u00e9<em>&nbsp;de William Shakespeare, Pauline Sales cible sa pi\u00e8ce sur des questions tr\u00e8s actuelles comme l\u2019amour, le d\u00e9samour, le remariage ou encore le divorce. Instruments de musique, terrain de football, pot de confiture et philtre d\u2019amour de Cupidon, un m\u00e9lange d\u2019\u00e9l\u00e9ments simples et efficaces pour expliquer aux enfants les p\u00e9rip\u00e9ties amoureuses de leurs parents.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>Cupidon est malade&nbsp;<\/em>r\u00e9unit une poign\u00e9e d\u2019artistes talentueux&nbsp;: l\u2019auteure fran\u00e7aise Pauline Sales&nbsp;; le metteur en sc\u00e8ne Jean Bellorini, prim\u00e9 de nombreuses fois (<em>Paroles gel\u00e9es<\/em>, son adaptation th\u00e9\u00e2trale autour de Rabelais, a re\u00e7u le Moli\u00e8re de la meilleure mise en sc\u00e8ne en 2014)&nbsp;; et les musiciens Lise Charrin et Timoth\u00e9e Faure, ainsi qu\u2019une troupe de com\u00e9diens tant suisses que fran\u00e7ais.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019histoire rappelle de fa\u00e7on assez \u00e9vidente celle de Shakespeare, mais sans les f\u00e9es et les lutins. On est dans quelque chose de bien plus terre-\u00e0-terre, qui parle \u00e0 tout le monde : Bottom est l\u2019ex-mari d\u2019Hermia et Lysandre l\u2019ex-mari d\u2019H\u00e9l\u00e8ne. De ces s\u00e9parations est n\u00e9e une union&nbsp;: celle d\u2019Hermia et de Lysandre. Et les enfants dans tout \u00e7a&nbsp;? Tine (fille d\u2019Hermia et Bottom), et Robin (fils d\u2019H\u00e9l\u00e8ne et Lysandre) seront bient\u00f4t de la m\u00eame famille puisque leur m\u00e8re et leur p\u00e8re vont se marier aujourd\u2019hui. Ils exposent alors aux spectateurs leur vision de ce nouveau couple, du divorce de leurs parents, et ce que signifie pour eux l\u2019amour dans ce monde o\u00f9 on aime un jour pour se d\u00e9tester le lendemain.<\/p>\n\n\n\n<p>La sc\u00e9nographie sert efficacement cette vision de l\u2019amour&nbsp;: un grand carr\u00e9 d\u2019herbe sur l\u2019espace de jeu, avec un ballon au milieu, qui rappelle donc le terrain de foot. L\u2019amour appara\u00eet comme un loisir, qui a automatiquement un d\u00e9but et une fin. La pi\u00e8ce commence avec les deux enfants, face au public, exprimant leurs angoisses suite aux mariages r\u00e9p\u00e9t\u00e9s de leurs parents (troisi\u00e8me mariage pour la m\u00e8re de Tine). Derri\u00e8re eux, les adultes se font des passes \u00e0 l\u2019aide du ballon de foot. C\u00f4t\u00e9 jardin se trouvent les musiciens. Une batterie pour un son tr\u00e8s \u00e9lectrique et un clavecin pour une m\u00e9lodie plus douce, qui rythment souvent les paroles des personnages et leur donnent parfois l\u2019allure d\u2019un slam.<\/p>\n\n\n\n<p>Les points de vue s\u2019encha\u00eenent. Celui des enfants sur le remariage des parents, sur le divorce et les questions que cette situation engendre : \u00ab&nbsp;si on est capable de ne plus aimer son mari ou sa femme, se peut-il alors qu\u2019on arr\u00eate d\u2019aimer son enfant&nbsp;?&nbsp;\u00bb. Celui des parents bient\u00f4t remari\u00e9s, qui expliquent qu\u2019il faut relativiser le divorce, car dans le monde il y a des choses bien pires. Ou encore celui des ex-conjoints, convi\u00e9s \u00e0 ce nouveau mariage mais pas pr\u00eats pourtant \u00e0 tourner la page sur leur histoire.<\/p>\n\n\n\n<p>Le spectacle est accessible d\u00e8s huit ans et semble pr\u00e9senter les m\u00e9canismes de l\u2019amour de fa\u00e7on tr\u00e8s intelligente aux enfants. Il reste peut-\u00eatre un peu trop caricatural pour un adulte, qui conna\u00eet d\u00e9j\u00e0 toute la complexit\u00e9 de la question. Cependant, ce dernier ne manquera pas de rire \u00e0 certaines allusions grivoises et se r\u00e9jouira du d\u00e9nouement final, qui s\u2019\u00e9loigne un brin de la fin shakespearienne. Alors que Tine a rencontr\u00e9 Cupidon, qui habite au 25<sup>e<\/sup>&nbsp;\u00e9tage d\u2019un HLM et lui a fourni un pot de confiture contenant le philtre d\u2019amour, elle d\u00e9cide avec Robin de r\u00e9unir \u00e0 nouveau leurs parents pour emp\u00eacher ainsi le mariage entre Hermia et Lysandre. Rien ne se passe comme pr\u00e9vu et au final tout le monde, y compris Hermia, tombe amoureux de la pauvre H\u00e9l\u00e8ne, compl\u00e8tement abasourdie. Le public, de tout \u00e2ge, appr\u00e9cie donc ce comique de situation. Les \u00e9v\u00e9nements d\u00e9plaisent pourtant beaucoup \u00e0 Tine et Robin : le philtre d\u2019amour a mis une belle pagaille. De col\u00e8re, Tine d\u00e9cide alors de briser le pot de confiture, ce qui provoque soudainement un sommeil profond chez tous les personnages. Au r\u00e9veil, tout est r\u00e9tabli, Hermia et Lysandre sont toujours amoureux. Morale&nbsp;de l\u2019histoire ? L\u2019amour est un sentiment bien complexe qui n\u2019est aucunement manipulable par un simple philtre.&nbsp; Le lien conjugal n\u2019est pas forc\u00e9ment \u00e9ternel, chacun peut aimer \u00e0 diverses reprises et \u00e0 diff\u00e9rents moments de sa vie. Et Cupidon pr\u00e9f\u00e8re que chacun choisisse qui il veut aimer \u2013 m\u00eame si on ne choisit pas tout \u00e0 fait.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>21 f\u00e9vrier 2016<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/elisa-picci\/\">Elisa Picci<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>21 f\u00e9vrier 2016<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/emilie-roch\/\">Emilie Roch<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Jouer sur le terrain de Cupidon<\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"870\" height=\"580\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/02\/5Cupidonestmalade03ElisabethCarecchio.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-10146\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/02\/5Cupidonestmalade03ElisabethCarecchio.jpg 870w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/02\/5Cupidonestmalade03ElisabethCarecchio-250x167.jpg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/02\/5Cupidonestmalade03ElisabethCarecchio-300x200.jpg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/02\/5Cupidonestmalade03ElisabethCarecchio-768x512.jpg 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/02\/5Cupidonestmalade03ElisabethCarecchio-624x416.jpg 624w\" sizes=\"auto, (max-width: 870px) 100vw, 870px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9Elisabeth Carecchio<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>Librement inspir\u00e9 du&nbsp;<\/em>Songe d\u2019une nuit d\u2019\u00e9t\u00e9&nbsp;<em>de Shakespeare,&nbsp;<\/em>Cupidon est malade&nbsp;<em>aborde avec fra\u00eecheur et originalit\u00e9 le th\u00e8me du divorce et du remariage \u00e0 travers le point de vue des enfants.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Un mariage est une bonne journ\u00e9e pour enterrer une hache de guerre&nbsp;\u00bb, d\u00e9clare Lysandre \u00e0 sa toute nouvelle \u00e9pouse Hermia, un peu attrist\u00e9e dans sa robe blanche en tulle. C\u2019est que le plus beau jour de la vie de cette derni\u00e8re est obscurci par l\u2019humeur maussade de sa fille Tine, qui ne montre aucun enthousiasme face \u00e0 l\u2019union de sa m\u00e8re avec le p\u00e8re de Robin. Tine et Robin ont une dizaine d\u2019ann\u00e9es, ne sont pas fr\u00e8re et s\u0153ur et assistent au remariage d\u2019un de leurs parents. Ils ressassent les phrases types que les parents servent aux enfants pour leur annoncer leur s\u00e9paration&nbsp;: \u00ab&nbsp;il n\u2019y a pas de responsable, personne de coupable, surtout pas toi, ne va pas t\u2019imaginer \u00e7a&nbsp;\u00bb, etc. Puisqu\u2019eux doivent se forcer \u00e0 manger des choux de Bruxelles, leurs parents ne pourraient-ils pas se forcer \u00e0 s\u2019aimer encore, rien qu\u2019un peu, juste assez pour rester ensemble&nbsp;? Tine et Robin, bien d\u00e9termin\u00e9s \u00e0 d\u00e9sunir le nouveau couple form\u00e9 par Hermia et Lysandre, trouvent un alli\u00e9 en la personne de Cupidon, rencontr\u00e9 par Tine quelque temps auparavant. D\u2019apr\u00e8s le r\u00e9cit de la jeune fille, l\u2019\u00e9poque antique o\u00f9 le dieu de l\u2019Amour pouvait voler, arm\u00e9 de son arc et ses fl\u00e8ches, semble bien loin. Au XXI<sup>e<\/sup>&nbsp;si\u00e8cle, Cupidon est aveugle, bossu \u00e0 cause de ses ailes atrophi\u00e9es et vit dans un HLM avec sa m\u00e8re V\u00e9nus. Constat de la pr\u00e9carisation de l\u2019amour, \u00e0 une \u00e9poque o\u00f9 le nombre de divorces a explos\u00e9 ? Toujours est-il que Cupidon a remis \u00e0 Tine un petit pot de confiture, pouvant faire tomber amoureux celui qui le renifle de la premi\u00e8re personne qu\u2019il verra. Les deux enfants d\u00e9cident de s\u2019en servir, dans l\u2019espoir que leurs parents respectifs se remettent ensemble&nbsp;: H\u00e9l\u00e8ne, la m\u00e8re de Robin, et Bottom, le p\u00e8re de Tine, sont \u00e9galement pr\u00e9sents au mariage.<\/p>\n\n\n\n<p>Le spectacle se d\u00e9cline en deux parties&nbsp;: dans la premi\u00e8re, les enfants occupent le devant de la sc\u00e8ne et \u00e9laborent un plan d\u2019action&nbsp;; dans la deuxi\u00e8me, ils sont spectateurs des cons\u00e9quences assez d\u00e9sastreuses du philtre, qui n\u2019a \u00e9videmment pas fonctionn\u00e9 comme ils l\u2019escomptaient. Les quatre adultes vont ainsi s\u2019aimer et se d\u00e9chirer le temps d\u2019une nuit d\u2019\u00e9t\u00e9, jusqu\u2019\u00e0 l\u2019aube et la r\u00e9solution apais\u00e9e qu\u2019elle am\u00e8ne. Tous les ingr\u00e9dients sont pr\u00e9sents pour captiver un jeune public, bien repr\u00e9sent\u00e9 ce 21 f\u00e9vrier au Th\u00e9\u00e2tre du Passage&nbsp;: un jeu d\u2019acteurs tr\u00e8s dynamique, une sc\u00e9nographie et de la musique jouant de contrastes visuels et sonores. Le vert de la pelouse, l\u2019\u00e9cran en arri\u00e8re-fond oscillant du rose au bleu, les costumes aux couleurs vives, les boules \u00e0 facettes qui tombent du plafond, tant d\u2019\u00e9l\u00e9ments qui captent le regard du spectateur. De plus, la m\u00e9taphore du football qui traverse toute la pi\u00e8ce pour signifier que le th\u00e9\u00e2tre est surtout un terrain de jeu, tout comme l\u2019amour peut-\u00eatre, est en m\u00eame temps tr\u00e8s ludique. Tous les personnages \u2013 y compris la mari\u00e9e \u2013 portent des crampons assortis \u00e0 leur costume et le philtre d\u2019amour est cach\u00e9 par les enfants \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur du ballon de foot avec lequel les parents se font des passes au d\u00e9but de la pi\u00e8ce. Jou\u00e9e sur sc\u00e8ne par deux musiciens, la musique alterne des morceaux de clavecin aux sonorit\u00e9s baroques avec d\u2019autres tout \u00e0 fait \u00e9lectro accompagn\u00e9s \u00e0 la batterie \u00e9lectronique. Mani\u00e8re int\u00e9ressante de faire le pont entre Shakespeare et le texte de Pauline Sales. Le texte est par ailleurs tr\u00e8s rythm\u00e9, parfois rim\u00e9, presque versifi\u00e9, musical au point que la parole des personnages se transforme en chant dans les moments de forte \u00e9motion.<\/p>\n\n\n\n<p><em>Cupidon est malade&nbsp;<\/em>mobilise quelques noms et r\u00f4les des personnages du&nbsp;<em>Songe d\u2019une nuit d\u2019\u00e9t\u00e9<\/em>, dont il reprend \u00e9galement le&nbsp;<em>topos&nbsp;<\/em>du philtre d\u2019amour mal administr\u00e9. L\u2019opposition entre le monde des f\u00e9es et celui des hommes du&nbsp;<em>Songe&nbsp;<\/em>se transforme en une opposition entre l\u2019univers des enfants et celui des adultes dans la pi\u00e8ce mise en sc\u00e8ne par Jean Bellorini. En cherchant \u00e0 raviver l\u2019amour \u00e9teint entre leurs parents, Tine et Robin les observent succomber aveugl\u00e9ment aux sentiments les plus artificiels, car provoqu\u00e9s par un charme magique. Si le pot de confiture enchant\u00e9 n\u2019apporte pas les r\u00e9sultats esp\u00e9r\u00e9s par les deux enfants, il a tout de m\u00eame le m\u00e9rite de les aider \u00e0 accepter le mariage d\u2019Hermia et de Lysandre et \u00e0 comprendre que les fl\u00e8ches de Cupidon ne frappent pas forc\u00e9ment qu\u2019une fois et pour la vie. La pi\u00e8ce porte un regard empathique tant sur le bonheur des parents qui se remarient que sur la souffrance \u00e9prouv\u00e9e par les enfants. Au spectateur de se faire l\u2019arbitre de cette partie entre deux mondes.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>21 f\u00e9vrier 2016<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/emilie-roch\/\">Emilie Roch<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/www.theatredupassage.ch\/spectacles\/cupidon-est-malade\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Voir la page du spectacle<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>De Pauline Sales \/ mis en sc\u00e8ne Jean Bellorini \/ Le Th\u00e9\u00e2tre du Passage \/ 21 f\u00e9vrier 2016 \/ Critiques par Elisa Picci et Emilie Roch.<\/p>\n","protected":false},"author":1001220,"featured_media":10144,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[32,34,38,12],"tags":[132,164],"class_list":["post-7842","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-critique","category-expired","category-spectacle","category-theatre-du-passage","tag-elisa-picci","tag-emilie-roch"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7842","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1001220"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=7842"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7842\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":21131,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7842\/revisions\/21131"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/10144"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=7842"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=7842"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=7842"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}