{"id":7770,"date":"2016-02-02T09:34:58","date_gmt":"2016-02-02T08:34:58","guid":{"rendered":"http:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/?p=7770"},"modified":"2025-02-10T12:22:49","modified_gmt":"2025-02-10T11:22:49","slug":"neons-never-ever-oh-noisy-shadows-vacuum","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/2016\/02\/neons-never-ever-oh-noisy-shadows-vacuum\/","title":{"rendered":"NEONS, never ever, Oh ! Noisy Shadows &amp; Vacuum"},"content":{"rendered":"<h2 class=\"wp-block-post-title\">NEONS, never ever, Oh ! Noisy Shadows &amp; Vacuum<\/h2>\n\n<div class=\"wp-block-post-excerpt\"><p class=\"wp-block-post-excerpt__excerpt\">Concept, chor\u00e9graphie, texte de Philippe Saire \/ par la Compagnie Philippe Saire \/ TLH \/ le 30 janvier 2016 \/ Critique par Justine Favre. <\/p><\/div>\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>30 janvier 2016<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/justine-favre\/\">Justine Favre<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Des images en mouvement<\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-large is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"681\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/02\/neons2-1024x681.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-10156\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/02\/neons2.jpg 1024w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/02\/neons2-250x166.jpg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/02\/neons2-300x200.jpg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/02\/neons2-768x511.jpg 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/02\/neons2-624x415.jpg 624w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9TLH<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>Deux hommes sur sc\u00e8ne, pour deux pi\u00e8ces dans\u00e9es, toutes deux conceptualis\u00e9es et chor\u00e9graphi\u00e9es par Philippe Saire. C\u2019est ce que proposait le Th\u00e9\u00e2tre des Halles ce 30 janvier 2016. L\u2019\u00e9quipe de&nbsp;<\/em>Vacuum (<em>2015)<\/em>&nbsp;<em>et&nbsp;<\/em>NEONS never ever, Oh&nbsp;! Noisy Shadows<em>&nbsp;(2014), en tourn\u00e9e dans toute la Suisse et bient\u00f4t de passage \u00e0 Paris, a bien fait de s\u2019arr\u00eater dans la petite ville valaisanne. Elle y r\u00e9ussit un hommage explicite aux arts plastiques, et rappelle que le visuel est histoire de lumi\u00e8re.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><strong>NEONS, never ever, Oh&nbsp;! Noisy Shadows<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><em>NEONS never ever, Oh&nbsp;! Noisy Shadows<\/em>&nbsp;est le deuxi\u00e8me volet d\u2019une s\u00e9rie nomm\u00e9e&nbsp;<em>Dispositifs<\/em>, cr\u00e9\u00e9e entre 2011 et 2015 par Philippe Saire, figure importante de la danse contemporaine en Suisse. Pr\u00e9c\u00e9dant&nbsp;<em>Vacuum<\/em>, jou\u00e9e plus tard dans la soir\u00e9e, et suivant&nbsp;<em>Black Out,&nbsp;<\/em>qui ne faisait pas partie de la programmation du TLH, le triptyque se pense comme une exp\u00e9rimentation sur le mouvement et la lumi\u00e8re, et mobilise, comme son nom l\u2019indique, divers dispositifs qui font le lien avec les arts visuels.<\/p>\n\n\n\n<p>Relativement courte \u2013 \u00e0 peine quarante minutes,&nbsp;<em>NEONS\u2026<\/em>&nbsp;pr\u00e9sente un couple en pleine s\u00e9paration. Tant\u00f4t en sous-v\u00eatements, tant\u00f4t v\u00eatus de mani\u00e8re ordinaire, ils dansent, bougent, se manipulent l\u2019un l\u2019autre. La danse contemporaine se pr\u00eate g\u00e9n\u00e9ralement bien \u00e0 l\u2019exploitation et l\u2019exploration des jeux de pouvoirs au sein des relations interpersonnelles, et&nbsp;<em>NEONS\u2026<\/em>&nbsp;y parvient gr\u00e2ce \u00e0 la chor\u00e9graphie tout \u00e0 fait ma\u00eetris\u00e9e et la tension palpable des corps des danseurs. Leurs mouvements, dans la seule lumi\u00e8re des n\u00e9ons, qu\u2019ils orientent eux-m\u00eames, exhalent parfaitement la col\u00e8re amoureuse et la difficult\u00e9 du vivre ensemble. Les gestes suffisent \u00e0 d\u00e9gager l\u2019affect, et le spectateur aurait pu se passer tout \u00e0 fait du verbal.<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est peut-\u00eatre d\u2019ailleurs la seule faiblesse de cette premi\u00e8re pi\u00e8ce. Car si elle est effectivement sans parole, elle n\u2019est pas pour autant d\u00e9nu\u00e9e de mots. Ceux-ci d\u00e9filent au moyen de trois journaux lumineux, ces agencements publicitaires permettant de faire passer des messages gr\u00e2ce \u00e0 des pointill\u00e9s rouges. Le public obtient ainsi, de mani\u00e8re un peu artificielle, la confirmation de ce qui se passe sur sc\u00e8ne, gr\u00e2ce \u00e0 ces mots cens\u00e9s exprimer les \u00e9motions des deux personnages&nbsp;: \u00ab&nbsp;Je ne veux pas \u00eatre un salaud&nbsp;\u00bb, \u00ab&nbsp;De petits effondrements&nbsp;\u00bb, \u00ab&nbsp;On va continuer OK&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>En plus d\u2019\u00eatre superflu, ce proc\u00e9d\u00e9 fait d\u00e9vier le spectateur de l\u2019aspect le plus important de la chor\u00e9graphie. La seule pr\u00e9sence lumineuse, celle des n\u00e9ons, en effet, concentre le travail sur sc\u00e8ne \u00e0 ces trois \u00e9l\u00e9ments essentiels&nbsp;: clart\u00e9, t\u00e9n\u00e8bres, mouvement. Les corps sont ici des masses grises au grain grossier, prises entre deux faisceaux, cr\u00e9ant des formes abstraites d\u2019une grande force lyrique. Techniquement, c\u2019est au cin\u00e9ma que fait penser&nbsp;<em>NEONS\u2026<\/em>, puisque les n\u00e9ons viennent imprimer sur les corps des danseurs une image en mouvement, \u00e0 la mani\u00e8re de la lumi\u00e8re sur la pellicule.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Vacuum<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><em>Vacuum<\/em>, pi\u00e8ce plus br\u00e8ve encore (vingt-cinq minutes), pousse plus loin ce concept et confirme la volont\u00e9 du chor\u00e9graphe de d\u00e9passer le cadre de l\u2019art vivant et rend particuli\u00e8rement hommage au visuel. Ici encore il est question de deux corps expos\u00e9s par des n\u00e9ons. Mais l\u2019ensemble, purement lyrique et d\u00e9nu\u00e9 de narration, am\u00e8ne le public \u00e0 se focaliser uniquement sur les mouvements des corps, sur la saillie d\u2019un muscle, la figure abstraite cr\u00e9\u00e9e par l\u2019exposition du bas d\u2019un dos.<\/p>\n\n\n\n<p>Le spectateur est ramen\u00e9 plus fortement encore que dans&nbsp;<em>NEONS\u2026&nbsp;<\/em>au travail cin\u00e9matographique, ce dernier \u00e9tant emprunt\u00e9 \u00e0 la prise de vue photographique. Certes, le modelage de la plastique masculine rappelle les peintres mani\u00e9ristes, et l\u2019exposition surr\u00e9aliste des corps fait penser \u00e0 certaines figures de Dali. Pourtant, il s\u2019agit bien ici d\u2019une mise en sc\u00e8ne du d\u00e9veloppement photographique. Lorsque les corps sortent progressivement des t\u00e9n\u00e8bres et se r\u00e9v\u00e8lent \u00e0 l\u2019\u0153il, le plaisir des spectateurs est analogue \u00e0 celui du photographe dans sa chambre noire. Quant au rendu visuel il donne la m\u00eame impression que celle obtenue par la photographie argentique, de la grande nettet\u00e9 \u00e0 un flou vacillant. Soutenu par la musique de Purcell, ce dernier duo est un petit bijou de danse abstraite. Parvenant \u00e0 d\u00e9barrasser les corps de leur enveloppe clinique et organique via l\u2019utilisation magistrale du n\u00e9on, Philippe Saire r\u00e9ussit le pari d\u2019Icare&nbsp;: aller dans la lumi\u00e8re sans se br\u00fbler les ailes.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>30 janvier 2016<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/justine-favre\/\">Justine Favre<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/theatreleshalles.ch\/Home\/Event\/129\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Voir la page du spectacle<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Concept, chor\u00e9graphie, texte de Philippe Saire \/ par la Compagnie Philippe Saire \/ TLH \/ le 30 janvier 2016 \/ Critique par Justine Favre.<\/p>\n","protected":false},"author":1001220,"featured_media":10155,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","_seopress_analysis_target_kw":"","footnotes":""},"categories":[32,34,38,14],"tags":[168],"class_list":["post-7770","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-critique","category-expired","category-spectacle","category-theatre-les-halles","tag-justine-favre"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7770","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1001220"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=7770"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7770\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":21142,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7770\/revisions\/21142"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/10155"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=7770"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=7770"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=7770"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}