{"id":7757,"date":"2016-01-31T21:43:57","date_gmt":"2016-01-31T20:43:57","guid":{"rendered":"http:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/?p=7757"},"modified":"2025-02-10T12:23:03","modified_gmt":"2025-02-10T11:23:03","slug":"marla-portrait-dune-femme-joyeuse","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/2016\/01\/marla-portrait-dune-femme-joyeuse\/","title":{"rendered":"Marla, portrait d&rsquo;une femme joyeuse"},"content":{"rendered":"<h2 class=\"wp-block-post-title\">Marla, portrait d&rsquo;une femme joyeuse<\/h2>\n\n<div class=\"wp-block-post-excerpt\"><p class=\"wp-block-post-excerpt__excerpt\">Ecrit et mis en sc\u00e8ne par Denis Maillefer \/ L&rsquo;Arsenic \/ du 28 janvier au 7 f\u00e9vrier 2016 \/ Critiques par Elisa Picci et Camille Logoz. <\/p><\/div>\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>28 janvier 2016<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/elisa-picci\/\">Elisa Picci<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Au bonheur du sexe<\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"267\" height=\"200\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/01\/marla_heu-498x373-267x200-1.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-21144\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/01\/marla_heu-498x373-267x200-1.png 267w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/01\/marla_heu-498x373-267x200-1-227x170.png 227w\" sizes=\"auto, (max-width: 267px) 100vw, 267px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9Virginie Otth<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>Marla est une jeune femme de 25 ans, escort girl, qui \u00ab&nbsp;aime le sexe, aime jouir et faire jouir&nbsp;\u00bb. Le public fait connaissance avec cette personnalit\u00e9 tout \u00e0 fait fascinante gr\u00e2ce \u00e0 la plume de Denis Maillefer et l\u2019interpr\u00e9tation de Magali Heu. Le spectacle pr\u00e9sente une profonde r\u00e9flexion sur le rapport de l\u2019individu au corps et au sexe, par le t\u00e9moignage \u00e0 la fois dr\u00f4le et lucide de Marla.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Denis Maillefer a connu Marla par le biais des m\u00e9dias. Curieux, il a d\u00e9cid\u00e9 de la rencontrer afin de cr\u00e9er sur sc\u00e8ne le portrait de cette femme optimiste. Il poursuit ainsi de mani\u00e8re indirecte le travail sur l\u2019autofiction qu\u2019il effectue depuis plusieurs ann\u00e9es. Le portrait d\u2019un individu permet pour lui de r\u00e9fl\u00e9chir \u00e0 des enjeux, notamment sociaux, beaucoup plus vastes.<\/p>\n\n\n\n<p>A la suite des nombreuses interviews qu\u2019il a men\u00e9es avec elle, il a r\u00e9dig\u00e9 un discours \u00e0 la premi\u00e8re personne, m\u00ealant les dires de la jeune femme \u00e0 des choses plus fantasm\u00e9es. C\u2019est Magali Heu, fra\u00eechement dipl\u00f4m\u00e9e de la Manufacture, qui a \u00e9t\u00e9 choisie pour interpr\u00e9ter le r\u00f4le de Marla.<\/p>\n\n\n\n<p>La sc\u00e9nographie est tr\u00e8s sobre. Des panneaux clairs et faiblement \u00e9clair\u00e9s, dispos\u00e9s en demi-cercle. Magali Heu porte un haut rouge, un pantalon noir et des bottines noires \u00e0 talon. Une bague en argent et une ceinture noire en guise d\u2019accessoire avec un maquillage l\u00e9ger. Des cheveux attach\u00e9s qu\u2019elle rel\u00e2chera plus tard. Rien de plus. Si ce n\u2019est l\u2019\u00e2ge de la com\u00e9dienne, jeune comme Marla, et \u00e9galement une magnifique chevelure rousse, comme Marla. Denis Maillefer le dit, c\u2019est un heureux hasard. A la base, il voulait que la com\u00e9dienne soit jeune mais il n\u2019\u00e9tait pas primordial qu\u2019elle soit rousse. Cependant, il semble que ce soit le d\u00e9but d\u2019une identification troublante entre Marla et la com\u00e9dienne. La r\u00e9ussite de cette mise en sc\u00e8ne r\u00e9sulte dans ce point&nbsp;: un discours \u00e0 la premi\u00e8re personne, une femme qui a certains traits de Marla, une sc\u00e9nographie qui d\u00e9gage quelque chose d\u2019intime : on oublie alors que ce n\u2019est pas Marla devant nous. Le spectateur entre ainsi dans l\u2019intimit\u00e9 de la jeune escort, on est avec elle et on l\u2019\u00e9coute attentivement, tous ensemble, et parfois m\u00eame on s\u2019identifie. Ce qui a attir\u00e9 le metteur en sc\u00e8ne chez Marla c\u2019est son enthousiasme et sa joie de vivre. Magali Heu est souvent souriante, un brin espi\u00e8gle, le discours est notamment fait d\u2019anecdotes tr\u00e8s dr\u00f4les. Denis Maillefer pr\u00e9sente alors avec cette mise en sc\u00e8ne une v\u00e9ritable po\u00e9tique du bonheur qui s\u2019ancre dans des r\u00e9flexions beaucoup plus s\u00e9rieuses sur la fa\u00e7on de concevoir le sexe dans notre soci\u00e9t\u00e9. On comprend ainsi tout \u00e0 fait le titre,&nbsp;<em>Marla, portrait d\u2019une femme joyeuse.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Avec cette sc\u00e9nographie, on est dans un lieu ind\u00e9finissable, une chambre peut-\u00eatre, qui plonge le spectateur dans une ambiance tamis\u00e9e, intime, voire romantique et qui met efficacement en lumi\u00e8re la com\u00e9dienne. Les regards sont directement dirig\u00e9s sur elle. La fa\u00e7on dont elle s\u2019exprime accentue encore plus cette captation. Elle r\u00e9p\u00e8te \u00e9galement souvent&nbsp;: \u00ab&nbsp;Regardez-moi&nbsp;\u00bb, \u00e0 la mani\u00e8re d\u2019un refrain, ce qui oblige le public \u00e0 la fixer et \u00e0 se reconcentrer sur elle. Gr\u00e2ce \u00e0 une voix pos\u00e9e et un d\u00e9bit de parole contr\u00f4l\u00e9, le spectateur est efficacement absorb\u00e9 d\u00e8s les premi\u00e8res secondes. Un plaisir pour les yeux et les oreilles.<\/p>\n\n\n\n<p>On ne parle pas vraiment de prostitution dans cette pi\u00e8ce. Le but n\u2019est pas l\u00e0. Consciente des conditions difficiles de certaines prostitu\u00e9es, Marla le dit&nbsp;: \u00ab&nbsp;je suis quand m\u00eame une grosse chanceuse chez les putes.&nbsp;\u00bb Le spectateur est surtout confront\u00e9 \u00e0 une r\u00e9flexion plus large sur le sexe dans notre soci\u00e9t\u00e9. Marla aime le sexe et sait parfaitement de quoi elle parle. C\u2019est comme assister \u00e0 une conf\u00e9rence, en mieux. Elle est une \u00ab&nbsp;travailleuse du sexe&nbsp;\u00bb, mais on devrait plut\u00f4t dire \u00ab&nbsp;travailleuse sociale&nbsp;\u00bb&nbsp;: son exp\u00e9rience lui permet de dresser un portrait de notre soci\u00e9t\u00e9 qui a uniformis\u00e9 la fa\u00e7on de concevoir l\u2019acte. D\u00e8s que quelqu\u2019un sort de cette norme, il devient une sorte de paria. Marla livre ses confidences&nbsp;: certains clients sont des hommes qui n\u2019osent pas demander certaines choses \u00e0 leur femme. La soci\u00e9t\u00e9 cr\u00e9e donc une forte hypocrisie dans les rapports humains, puisqu\u2019on est tous soumis \u00e0 cette norme. Avouer certaines envies est quelque chose de trop difficile. Alors vers qui se tourner quand on a des fantasmes inavouables&nbsp;? Vers une prostitu\u00e9e. Marla ne juge pas, elle veut juste faire du bien.<\/p>\n\n\n\n<p>Elle d\u00e9nonce \u00e9galement le sexisme \u00e0 l\u2019\u00e9gard non seulement des prostitu\u00e9es mais de toutes les femmes, en condamnant notamment le&nbsp;<em>slut-shaming<\/em>, comportement agressif envers celles qui ont une sexualit\u00e9 diff\u00e9rente. On en revient au probl\u00e8me d\u2019une vision du sexe beaucoup trop norm\u00e9e. Sortir de cela, c\u2019est se condamner \u00e0 \u00eatre jug\u00e9(e).<\/p>\n\n\n\n<p>Marla offre une vision diff\u00e9rente du sexe. Contrairement \u00e0 ce que l\u2019on peut penser, ce n\u2019est pas n\u00e9cessairement une affaire de d\u00e9sir. Elle n\u2019en \u00e9prouve pas toujours pour ses clients, pourtant il lui arrive de jouir avec eux. Le sexe est alors une question de consentement, o\u00f9 l\u2019unique chose qui compte est le respect.<\/p>\n\n\n\n<p>Elle pose \u00e9galement de mani\u00e8re plus large la question de l\u2019amour. Elle est polyamoureuse et s\u2019est sentie pendant longtemps anormale. Dans la soci\u00e9t\u00e9, ce qui appara\u00eet comme \u00e9vident, c\u2019est d\u2019\u00eatre amoureux d\u2019une seule personne. D\u00e8s lors, comment s\u2019y retrouver lorsqu\u2019on aime plusieurs hommes et\/ou femmes ? Elle diff\u00e9rencie ainsi ses amoureux\/amoureuses et ses amants\/amantes, nous pr\u00e9sentant encore une fois une nouvelle fa\u00e7on de concevoir l\u2019amour.<\/p>\n\n\n\n<p>On a donc de la part de cette femme un regard tr\u00e8s critique, mais enti\u00e8rement fond\u00e9, sur les normes rigides de notre soci\u00e9t\u00e9. Intelligente et lucide, elle tient un discours qui se veut comme une v\u00e9ritable encyclop\u00e9die des rapports possibles au sexe, sans norme et sans tabou. Ce qui compte c\u2019est d\u2019\u00eatre heureux et en accord avec ses propres conceptions. Laissez-vous donc aller \u00e0 cette nouvelle aire du sexe et fantasmez en compagnie de Marla \u00e0 l\u2019Arsenic jusqu\u2019au 7 f\u00e9vrier. Vous en ressortirez diff\u00e9rents.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>28 janvier 2016<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/elisa-picci\/\">Elisa Picci<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>28 janvier 2016<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/camille-logoz\/\">Camille Logoz<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Regardez-moi<\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"267\" height=\"200\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/01\/marla_heu-498x373-267x200-1.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-21144\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/01\/marla_heu-498x373-267x200-1.png 267w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/01\/marla_heu-498x373-267x200-1-227x170.png 227w\" sizes=\"auto, (max-width: 267px) 100vw, 267px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9Virginie Otth<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>Marla. Un pr\u00e9nom f\u00e9minin, annonc\u00e9 d\u2019entr\u00e9e de jeu, martel\u00e9, dans lequel tient aussi le sujet du spectacle\u00a0: une jeune femme ind\u00e9pendante, libre d\u2019avoir choisi la prostitution, un travail qui lui correspond\u00a0; un r\u00f4le, une performance, une image \u00e0 entretenir, maintenir, soigner. Un outil. Mais aussi une zone de flou, une existence qu\u2019on estompe, un statut auquel on refuse droits, respect et consid\u00e9ration.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Ce que Marla revendique, c\u2019est d\u2019avoir embrass\u00e9 sa carri\u00e8re en pleine connaissance de cause. D\u2019avoir fait ce choix par confort, et par plaisir. Elle gagne bien sa vie, exerce en ind\u00e9pendante. Elle est travailleuse du sexe. Elle dit que son m\u00e9tier participe d\u2019une vision plus globale de l\u2019amour et du sexe, d\u2019un rapport au corps qu\u2019elle entretient m\u00eame dans le priv\u00e9, entre ses diverses relations. C\u2019est un style de vie qui la rend heureuse, qu\u2019elle n\u2019impose \u00e0 personne, et pourtant elle se heurte \u00e0 de nombreuses barri\u00e8res&nbsp;: un Etat qui ne reconna\u00eet pas sa profession, qui la pr\u00e9carise, la retranche du tableau d\u2019une soci\u00e9t\u00e9 heureuse&nbsp;; des connaissances inqui\u00e8tes de la voir se livrer comme une marchandise, invoquant son inconscience&nbsp;; une bien-pensance naus\u00e9euse qui lui \u00f4te m\u00eame le droit de penser librement, affirmant reconna\u00eetre l\u00e0 un effet de plus de l\u2019ali\u00e9nation des femmes par la virilit\u00e9 exub\u00e9rante et non canalisable des hommes.<\/p>\n\n\n\n<p>La com\u00e9dienne d\u00e9veloppe la trajectoire de Marla, ses obstacles, ses arguments dans un brillant monologue sous un jeu de lumi\u00e8re subtil, qui l\u2019\u00e9claire de fa\u00e7on tant\u00f4t aveuglante, tant\u00f4t tamis\u00e9e, comme pour rappeler l\u2019hyper-exposition que ce m\u00e9tier demande au corps et \u00e0 la personne, et la zone d\u2019ombre dans laquelle on tente de le rel\u00e9guer. Zone que pourtant il ne quitte jamais vraiment, de par son lien avec l\u2019intimit\u00e9 profonde. Marla \u2013 le personnage \u2013 a le regard clair, exhibe sa fra\u00eecheur, ponctue son discours d\u2019injonctions \u00e0 la regarder, l\u2019assimiler, la prendre en compte. Elle nous observe en retour. Ses yeux se fixent sur l\u2019assistance, primordiale dans ce dispositif sc\u00e9nique de l\u2019exposition, du d\u00e9voilement, de la mise en avant, de la revendication. Quand la lumi\u00e8re se fait forte, elle baigne dedans au m\u00eame titre que Marla, Marla inclut le public dans son monde, plut\u00f4t que de continuer \u00e0 \u00eatre l\u2019exclue.<\/p>\n\n\n\n<p>Le spectateur est tant\u00f4t entra\u00een\u00e9 par l\u2019illusion de spontan\u00e9it\u00e9 et d\u2019authenticit\u00e9, tant\u00f4t il se heurte aux effets du discours pr\u00e9par\u00e9 et appris par c\u0153ur, sans que cela ne vienne remettre en doute le dispositif d\u2019assimilation de la figure interpr\u00e9t\u00e9e \u00e0 la figure r\u00e9elle. Le texte se divise entre langage cru, qui met \u00e0 jour la r\u00e9alit\u00e9, qui se saisit parfois de l\u2019anecdote, et les phrases plus travaill\u00e9es qui explicitent une position, qui d\u00e9veloppent un argument. Il reprend ainsi la dialectique entre r\u00f4le \u00e0 jouer et mise \u00e0 nu que demande le travail de Marla. \u00c0 travers ces reflets de facticit\u00e9, c\u2019est la vraie Marla qu\u2019on devine, celle qui a donn\u00e9 sa substance et ses mots \u00e0 son double sc\u00e9nique, qui, assise dans la salle, a cette fois pris sa place au sein de l\u2019assistance.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>28 janvier 2016<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/camille-logoz\/\">Camille Logoz<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/www.arsenic.ch\/programme\/marla\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Voir la page du spectacle<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Ecrit et mis en sc\u00e8ne par Denis Maillefer \/ L&rsquo;Arsenic \/ du 28 janvier au 7 f\u00e9vrier 2016 \/ Critiques par Elisa Picci et Camille Logoz.<\/p>\n","protected":false},"author":1001220,"featured_media":21144,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[32,34,3,38],"tags":[136,132],"class_list":["post-7757","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-critique","category-expired","category-theatre-de-larsenic","category-spectacle","tag-camille-logoz","tag-elisa-picci"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7757","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1001220"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=7757"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7757\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":21145,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7757\/revisions\/21145"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/21144"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=7757"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=7757"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=7757"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}