{"id":7741,"date":"2016-01-30T10:48:29","date_gmt":"2016-01-30T09:48:29","guid":{"rendered":"http:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/?p=7741"},"modified":"2025-02-10T12:23:33","modified_gmt":"2025-02-10T11:23:33","slug":"le-conte-dhiver","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/2016\/01\/le-conte-dhiver\/","title":{"rendered":"Le Conte d\u2019hiver"},"content":{"rendered":"<h2 class=\"wp-block-post-title\">Le Conte d\u2019hiver<\/h2>\n\n<div class=\"wp-block-post-excerpt\"><p class=\"wp-block-post-excerpt__excerpt\">De William Shakespeare \/ mise en sc\u00e8ne Fr\u00e9d\u00e9ric Polier \/ Th\u00e9\u00e2tre du Gr\u00fctli \/ du 26 janvier au 14 f\u00e9vrier 2016 \/ Critiques par Jonathan Hofer et Marie Reymond. <\/p><\/div>\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>26 janvier 2016<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/jonathan-hofer\/\">Jonathan Hofer<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Fait divers<\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"738\" height=\"500\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/01\/MG_2744.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-10125\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/01\/MG_2744.jpg 738w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/01\/MG_2744-250x170.jpg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/01\/MG_2744-295x200.jpg 295w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/01\/MG_2744-624x423.jpg 624w\" sizes=\"auto, (max-width: 738px) 100vw, 738px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9Th\u00e9\u00e2tre du Gr\u00fctli<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>Un roi, une reine, de la jalousie, un ours meurtrier, un bandit de grand chemin, des bergers et de la musique. Vous l\u2019aurez compris, la troupe de l\u2019Atelier Sphinx donne \u00e0 voir dans son interpr\u00e9tation du&nbsp;<\/em>Conte d\u2019hiver<em>&nbsp;de Shakespeare un spectacle au contenu des plus h\u00e9t\u00e9roclites.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>A l\u2019occasion du 400<sup>e<\/sup>&nbsp;anniversaire de la mort de Shakespeare, le th\u00e9\u00e2tre du Gr\u00fctli et l\u2019Atelier Sphinx, emmen\u00e9s par Fr\u00e9d\u00e9ric Polier, s\u2019attaquent au&nbsp;<em>Conte d\u2019hiver<\/em>. Une tragicom\u00e9die d\u00e9lirante, o\u00f9 les personnages royaux et les motifs pastoraux se c\u00f4toient. Dans cet univers, o\u00f9 interviennent m\u00eame des \u00e9l\u00e9ments fantastiques, deux rois \u2013 de Boh\u00e8me et de Sicile \u2013 sont les meilleurs amis du monde. Voil\u00e0 pourtant que lors d\u2019une soir\u00e9e bien arros\u00e9e, le roi de Sicile, constatant la proximit\u00e9 de sa femme et de son ami, enrage de jalousie. Il tente alors d\u2019assassiner le suppos\u00e9 amant, met sa femme au cachot et bannit son enfant nouveau n\u00e9, une fille, qu\u2019il croit b\u00e2tarde. Cette derni\u00e8re tombera dans les bras d\u2019un berger qui l\u2019\u00e9l\u00e8vera comme si elle \u00e9tait sienne.<\/p>\n\n\n\n<p>La mise en sc\u00e8ne de Fr\u00e9d\u00e9ric Polier propose un accompagnement musical \u00e0 ce classique. Les dialogues sont port\u00e9s par un duo de violon et violoncelle, tant\u00f4t au premier plan, tant\u00f4t en fond sonore. Les compositions de Philippe Koller marquent nettement les limites entre trag\u00e9die et com\u00e9die pastorale, s\u2019accordant \u00e0 l\u2019une ou \u00e0 l\u2019autre tonalit\u00e9, ce qui aide \u00e0 faire les basculements entre ces deux genres, si diff\u00e9rents dans leurs registres. La sc\u00e9nographie facilite aussi cette transition&nbsp;: le spectacle s\u2019appuie sur un changement clair dans les lumi\u00e8res \u2013 on passe d\u2019un plateau tr\u00e8s cibl\u00e9 dans son \u00e9clairage \u00e0 une luminosit\u00e9 diffuse, plus importante \u2013 tandis que quelques \u00e9l\u00e9ments de d\u00e9cors sont ajout\u00e9s \u2013 une table de banquet, des roues orn\u00e9es de rubans. Ces quelques op\u00e9rations d\u00e9versent, dans les moments pastoraux, un bol d\u2019air frais sur le public.<\/p>\n\n\n\n<p>Monter une pi\u00e8ce du r\u00e9pertoire peut s\u2019av\u00e9rer \u00e0 double tranchant&nbsp;: d\u2019un c\u00f4t\u00e9, les textes se signalent souvent par leurs qualit\u00e9s intrins\u00e8ques \u2013 textuelles, stylistiques, id\u00e9ologiques, \u2026 . D\u2019un autre c\u00f4t\u00e9, l\u2019enjeu pour un metteur en sc\u00e8ne devrait \u00eatre de sortir de l\u2019ordinaire, d\u2019apporter un nouvel \u00e9clairage, de surprendre. De ce point de vue, la prestation du th\u00e9\u00e2tre genevois manque d\u2019\u00e9clat, de surprise, de nouveaut\u00e9, malgr\u00e9 la pr\u00e9sence, agr\u00e9able mais non r\u00e9volutionnaire, de la musique. Sans retrouver le grand frisson, on prend simplement plaisir \u00e0 revoir ce grand classique, qui se laisse appr\u00e9cier comme un vieux film.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>26 janvier 2016<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/jonathan-hofer\/\">Jonathan Hofer<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>26 janvier 2016<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/marie-reymond\/\">Marie Reymond<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Langages universels<\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"737\" height=\"500\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/01\/MG_2942.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-10126\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/01\/MG_2942.jpg 737w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/01\/MG_2942-250x170.jpg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/01\/MG_2942-295x200.jpg 295w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/01\/MG_2942-624x423.jpg 624w\" sizes=\"auto, (max-width: 737px) 100vw, 737px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9Th\u00e9\u00e2tre du Gr\u00fctli<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>Un roi, une reine, de la jalousie, un ours meurtrier, un bandit de grand chemin, des bergers et de la musique. Vous l\u2019aurez compris, la troupe de l\u2019Atelier Sphinx donne \u00e0 voir dans son interpr\u00e9tation du&nbsp;<\/em>Conte d\u2019hiver<em>&nbsp;de Shakespeare un spectacle au contenu des plus h\u00e9t\u00e9roclites.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>A l\u2019occasion du 400<sup>e<\/sup>&nbsp;anniversaire de la mort de Shakespeare, le th\u00e9\u00e2tre du Gr\u00fctli et l\u2019Atelier Sphinx, emmen\u00e9s par Fr\u00e9d\u00e9ric Polier, s\u2019attaquent au&nbsp;<em>Conte d\u2019hiver<\/em>. Une tragicom\u00e9die d\u00e9lirante, o\u00f9 les personnages royaux et les motifs pastoraux se c\u00f4toient. Dans cet univers, o\u00f9 interviennent m\u00eame des \u00e9l\u00e9ments fantastiques, deux rois \u2013 de Boh\u00e8me et de Sicile \u2013 sont les meilleurs amis du monde. Voil\u00e0 pourtant que lors d\u2019une soir\u00e9e bien arros\u00e9e, le roi de Sicile, constatant la proximit\u00e9 de sa femme et de son ami, enrage de jalousie. Il tente alors d\u2019assassiner le suppos\u00e9 amant, met sa femme au cachot et bannit son enfant nouveau n\u00e9, une fille, qu\u2019il croit b\u00e2tarde. Cette derni\u00e8re tombera dans les bras d\u2019un berger qui l\u2019\u00e9l\u00e8vera comme si elle \u00e9tait sienne.<\/p>\n\n\n\n<p>La mise en sc\u00e8ne de Fr\u00e9d\u00e9ric Polier propose un accompagnement musical \u00e0 ce classique. Les dialogues sont port\u00e9s par un duo de violon et violoncelle, tant\u00f4t au premier plan, tant\u00f4t en fond sonore. Les compositions de Philippe Koller marquent nettement les limites entre trag\u00e9die et com\u00e9die pastorale, s\u2019accordant \u00e0 l\u2019une ou \u00e0 l\u2019autre tonalit\u00e9, ce qui aide \u00e0 faire les basculements entre ces deux genres, si diff\u00e9rents dans leurs registres. La sc\u00e9nographie facilite aussi cette transition&nbsp;: le spectacle s\u2019appuie sur un changement clair dans les lumi\u00e8res \u2013 on passe d\u2019un plateau tr\u00e8s cibl\u00e9 dans son \u00e9clairage \u00e0 une luminosit\u00e9 diffuse, plus importante \u2013 tandis que quelques \u00e9l\u00e9ments de d\u00e9cors sont ajout\u00e9s \u2013 une table de banquet, des roues orn\u00e9es de rubans. Ces quelques op\u00e9rations d\u00e9versent, dans les moments pastoraux, un bol d\u2019air frais sur le public.<\/p>\n\n\n\n<p>Monter une pi\u00e8ce du r\u00e9pertoire peut s\u2019av\u00e9rer \u00e0 double tranchant&nbsp;: d\u2019un c\u00f4t\u00e9, les textes se signalent souvent par leurs qualit\u00e9s intrins\u00e8ques \u2013 textuelles, stylistiques, id\u00e9ologiques, \u2026 . D\u2019un autre c\u00f4t\u00e9, l\u2019enjeu pour un metteur en sc\u00e8ne devrait \u00eatre de sortir de l\u2019ordinaire, d\u2019apporter un nouvel \u00e9clairage, de surprendre. De ce point de vue, la prestation du th\u00e9\u00e2tre genevois manque d\u2019\u00e9clat, de surprise, de nouveaut\u00e9, malgr\u00e9 la pr\u00e9sence, agr\u00e9able mais non r\u00e9volutionnaire, de la musique. Sans retrouver le grand frisson, on prend simplement plaisir \u00e0 revoir ce grand classique, qui se laisse appr\u00e9cier comme un vieux film.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>26 janvier 2016<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/marie-reymond\/\">Marie Reymond<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/www.grutli.ch\/Spectacles\/view\/94#.VqyFi_HXtR0\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Voir la page du spectacle<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>De William Shakespeare \/ mise en sc\u00e8ne Fr\u00e9d\u00e9ric Polier \/ Th\u00e9\u00e2tre du Gr\u00fctli \/ du 26 janvier au 14 f\u00e9vrier 2016 \/ Critiques par Jonathan Hofer et Marie Reymond.<\/p>\n","protected":false},"author":1001220,"featured_media":10126,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[32,34,38,125],"tags":[141,165],"class_list":["post-7741","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-critique","category-expired","category-spectacle","category-teatre-du-grutli","tag-jonathan-hofer","tag-marie-reymond"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7741","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1001220"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=7741"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7741\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":21149,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7741\/revisions\/21149"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/10126"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=7741"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=7741"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=7741"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}