{"id":7688,"date":"2016-01-17T15:51:02","date_gmt":"2016-01-17T14:51:02","guid":{"rendered":"http:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/?p=7688"},"modified":"2025-02-10T12:24:29","modified_gmt":"2025-02-10T11:24:29","slug":"dans-la-mer-il-y-a-des-crocodiles","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/2016\/01\/dans-la-mer-il-y-a-des-crocodiles\/","title":{"rendered":"Dans la mer il y a des crocodiles"},"content":{"rendered":"<h2 class=\"wp-block-post-title\">Dans la mer il y a des crocodiles<\/h2>\n\n<div class=\"wp-block-post-excerpt\"><p class=\"wp-block-post-excerpt__excerpt\">D\u2019apr\u00e8s Fabio Geda \/ mise en sc\u00e8ne Isabelle Loyse Gremaud \/ Th\u00e9\u00e2tre des Osses \/ du 15 au 31 janvier 2016 \/ Critiques par Lauriane Pointelet et Chantal Zumwald. <\/p><\/div>\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>15 janvier 2016<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/lauriane-pointet\/\">Lauriane Pointet<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Du r\u00e9cit \u00e0 la sc\u00e8ne : un voyage difficile<\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"886\" height=\"591\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/01\/croco_09.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-10134\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/01\/croco_09.jpg 886w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/01\/croco_09-250x167.jpg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/01\/croco_09-300x200.jpg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/01\/croco_09-768x512.jpg 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/01\/croco_09-624x416.jpg 624w\" sizes=\"auto, (max-width: 886px) 100vw, 886px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9Jonas Haenggi<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>Apr\u00e8s les spectacles&nbsp;<\/em>Eldorado<em>&nbsp;ou&nbsp;<\/em>Une En\u00e9ide,&nbsp;<em>la question de la migration est \u00e0 nouveau au c\u0153ur de la programmation th\u00e9\u00e2trale romande avec&nbsp;<\/em>Dans la mer il y a des crocodiles,&nbsp;<em>une adaptation du livre \u00e9ponyme de Fabio Geda pr\u00e9sent\u00e9e jusqu\u2019\u00e0 fin janvier au Th\u00e9\u00e2tre des Osses.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>Dans la mer il y a des crocodiles,&nbsp;<\/em>c\u2019est avant tout l\u2019histoire vraie d\u2019Enaiatollah Akbari, parti d\u2019Afghanistan \u00e0 10 ans pour tenter de trouver un avenir meilleur, d\u2019abord dans les pays proches, puis en Europe. Ce sont trois com\u00e9diens qui se pr\u00eatent \u00e0 l\u2019exercice de l\u2019adaptation dans la mise en sc\u00e8ne d\u2019Isabelle Loyse Gremaud. Olivier Havran incarne Enaiatollah Akbari, \u00ab&nbsp;Enaiat&nbsp;\u00bb, en chemise de coton claire et pantalons bruns. Les deux autres (Xavier Deniau, Maria Augusta Balla), tout en noir, alternent entre un r\u00f4le de narrateur et l\u2019illustration des personnages crois\u00e9s par notre h\u00e9ros. Evoluant sur un plateau d\u00e9pouill\u00e9 de tout d\u00e9cor, sans autre accessoire que trois tabourets de bois, ils nous racontent tour \u00e0 tour et par bribes l\u2019incroyable voyage qui a men\u00e9 Enaiat de son village natal \u00e0 l\u2019Italie. La pi\u00e8ce fait dialoguer des passages racont\u00e9s et des passages jou\u00e9s. Seulement, condenser une dizaine d\u2019ann\u00e9es et des milliers de kilom\u00e8tres en une centaine de pages \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 difficile. Vouloir les r\u00e9sumer en une heure de spectacle\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>Afghanistan, Pakistan, Iran, Turquie, Gr\u00e8ce et enfin Italie. Les \u00e9tapes s\u2019encha\u00eenent \u00e0 une cadence effr\u00e9n\u00e9e. Enaiat n\u2019a pas m\u00eame le temps de nous raconter une anecdote que le voil\u00e0 d\u00e9j\u00e0 reparti pour la suite de son p\u00e9riple, au point que l\u2019\u00e9motion passe souvent \u00e0 la trappe. On ne retrouve pas le subtil \u00e9quilibre entre empathie, rire, piti\u00e9, tristesse et espoir qui caract\u00e9risait le r\u00e9cit de Fabio Geda. L\u2019on regrettera que les com\u00e9diens abordent presque toujours un l\u00e9ger sourire quand ils prennent une posture de narrateur&nbsp;; cela a certainement pour but d\u2019illustrer la l\u00e9g\u00e8ret\u00e9 de ton d\u2019Enaiatollah dans le livre, mais cela provoque surtout une d\u00e9cr\u00e9dibilisation tant du personnage que des \u00e9preuves qu\u2019il traverse.<\/p>\n\n\n\n<p>Cherchant peut-\u00eatre \u00e0 rester trop proche de sa source, dont elle cite de grands pans de texte et conserve globalement la structure, la pi\u00e8ce ne profite pas assez des possibilit\u00e9s qu\u2019offre la sc\u00e8ne par rapport \u00e0 l\u2019\u00e9crit. La sc\u00e9nographie d\u00e9pouill\u00e9e jusqu\u2019\u00e0 l\u2019exc\u00e8s invite le spectateur \u00e0 imaginer ce qu\u2019on lui raconte, mais elle risque aussi de provoquer l\u2019effet inverse, et de laisser le public sur sa faim.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>15 janvier 2016<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/lauriane-pointet\/\">Lauriane Pointet<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>15 janvier 2016<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/chantal-zumwald\/\">Chantal Zumwald<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">L\u2019enfant courage<\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"886\" height=\"591\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/01\/croco_08.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-10133\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/01\/croco_08.jpg 886w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/01\/croco_08-250x167.jpg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/01\/croco_08-300x200.jpg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/01\/croco_08-768x512.jpg 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2016\/01\/croco_08-624x416.jpg 624w\" sizes=\"auto, (max-width: 886px) 100vw, 886px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9Jonas Haenggi<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>De l\u2019Afghanistan \u00e0 Turin, en passant par l\u2019Iran, la Turquie et la Gr\u00e8ce, un jeune gar\u00e7on clandestin lutte pour sa survie durant cinq ann\u00e9es. Ce r\u00e9cit de vie poignant et v\u00e9ridique \u00e9voque le courage et la foi d\u2019un jeune h\u00e9ros inattendu, Enaiatollah Akbari, \u00e2g\u00e9 d\u2019environ dix ans lors de son d\u00e9part.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019histoire de&nbsp;<em>Dans la mer il y a des crocodiles<\/em>&nbsp;est un r\u00e9cit de vie recueilli par l\u2019\u00e9crivain italien Fabio Geda, qui l\u2019a co\u00e9crit avec Enaiatollah Akbari, le h\u00e9ros r\u00e9el, apr\u00e8s leur rencontre au Centre interculturel de Turin. Le livre, sorti en 2010, vendu en Italie \u00e0 plus de 400\u2019000 exemplaires, traduit dans vingt-huit pays, est lu dans les \u00e9coles et existe \u00e9galement en livre audio \u2013 et des pi\u00e8ces de th\u00e9\u00e2tre en sont tir\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n<p>Enaiatollah, l\u2019enfant dont l\u2019aventure est mise en sc\u00e8ne, est n\u00e9 Hazara, une ethnie afghane ha\u00efe par les Pachtounes et les talibans. Il est laiss\u00e9 par sa m\u00e8re de l\u2019autre c\u00f4t\u00e9 de la fronti\u00e8re, dans un geste d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9 afin de le soustraire aux marchands pachtounes qui le r\u00e9clament comme esclave pour payer une pr\u00e9tendue dette de son p\u00e8re d\u00e9j\u00e0 assassin\u00e9 par des bandits. \u00ab Pas plus haut qu\u2019une ch\u00e8vre\u00bb selon l\u2019auteur, ce petit gars survit sur un p\u00e9riple de cinq ans, passant les fronti\u00e8res au p\u00e9riple de sa vie.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour sa repr\u00e9sentation au Th\u00e9\u00e2tre des Osses, la sc\u00e8ne se veut d\u00e9pouill\u00e9e&nbsp;: seuls trois tabourets meublent le plateau noir. Ce d\u00e9nuement ne met que davantage en valeur le r\u00e9cit qui fait voyager le spectateur du tribunal de Turin, o\u00f9 le jeune Enaiat doit recevoir son permis de s\u00e9jour, au point de d\u00e9part du protagoniste, son village natal Nava qu\u2019il a quitt\u00e9 cinq ans plus t\u00f4t de nuit, avec sa m\u00e8re.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans cet espace d\u00e9nud\u00e9 de la sc\u00e8ne, les visages des acteurs rendent de mani\u00e8re encore plus frappante les sentiments du jeune gar\u00e7on et de sa m\u00e8re, comme lorsque na\u00eff et ob\u00e9issant, le premier hoche la t\u00eate aux recommandations de la seconde (ne pas tuer, ne pas voler, ne pas se droguer), ou encore lorsque le d\u00e9sarroi les envahit.<\/p>\n\n\n\n<p>Le d\u00e9pouillement sc\u00e9nique permet \u00e9galement de faire r\u00e9sonner le texte, ainsi que les citations fortes qui le composent. L\u2019aventure est notamment scand\u00e9e par les pens\u00e9es d\u2019Enaiat qui se r\u00e9p\u00e8te inlassablement, tel un mantra&nbsp;: \u00ab&nbsp;L\u2019espoir d\u2019une vie meilleure est plus fort que la peur&nbsp;\u00bb. Le judicieux jeu de lumi\u00e8re cr\u00e9\u00e9 par David Da Cruz met en valeur les personnages qui \u00e9mergent de la nuit, cette nuit qui donne corps au l\u00e9ger bruitage, \u00e0 la musique d\u2019Alain Monod et au chant aux intonations exotiques interpr\u00e9t\u00e9 en&nbsp;<em>live&nbsp;<\/em>par la com\u00e9dienne Maria Augusta Balla<em>.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>La mise en sc\u00e8ne se r\u00e9v\u00e8le \u00eatre un savant m\u00e9lange de r\u00e9cits en voix&nbsp;<em>off&nbsp;<\/em>livr\u00e9s par les trois acteurs pr\u00e9sents sur sc\u00e8ne, enrichis de&nbsp;<em>focus&nbsp;<\/em>dialogu\u00e9s et jou\u00e9s pour les sc\u00e8nes-cl\u00e9, notamment pour le voyage \u00e0 travers les montagnes glaciales, la travers\u00e9e en mer sur un cano\u00e9 de fortune ou le trajet dans le mince double fond d\u2019un camion.<\/p>\n\n\n\n<p>Cette pi\u00e8ce apporte un t\u00e9moignage pr\u00e9cieux du chemin des r\u00e9fugi\u00e9s survivants qui permet de mieux comprendre cette vie dont l\u2019Occident ignore les p\u00e9rils r\u00e9els \u2013 les m\u00e9dias \u00e9tant souvent impuissants devant une si grande ou lourde t\u00e2che, toujours quelque part \u00ab&nbsp;censur\u00e9s&nbsp;\u00bb par la biens\u00e9ance ou la politique. Elle contribue \u00e0 augmenter l\u2019empathie pour ces peuples victimes de la violence de ceux qui \u00ab&nbsp;aiment le pouvoir comme un avare aime l\u2019or&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Le spectacle est compl\u00e9t\u00e9, dans les escaliers qui m\u00e8nent \u00e0 la salle de repr\u00e9sentation, par une exposition du photographe fran\u00e7ais d\u2019origine iranienne Reza Deghati, qui avait expos\u00e9 des portraits de r\u00e9fugi\u00e9s \u00e0 Paris en 2015.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce spectacle, vivement recommand\u00e9, dure jusqu\u2019\u00e0 fin janvier aux Osses, et pourra encore \u00eatre vu au Th\u00e9\u00e2tre de Poche \u00e0 Bienne le 2 f\u00e9vrier.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>15 janvier 2016<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/chantal-zumwald\/\">Chantal Zumwald<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/www.theatreosses.ch\/saison-15-16\/dans-la-mer-il-y-a-des-crocodiles\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Voir la page du spectacle<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>D\u2019apr\u00e8s Fabio Geda \/ mise en sc\u00e8ne Isabelle Loyse Gremaud \/ Th\u00e9\u00e2tre des Osses \/ du 15 au 31 janvier 2016 \/ Critiques par Lauriane Pointelet et Chantal Zumwald.<\/p>\n","protected":false},"author":1001220,"featured_media":10133,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","_seopress_analysis_target_kw":"","footnotes":""},"categories":[32,34,11,38],"tags":[133,167],"class_list":["post-7688","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-critique","category-expired","category-theatre-des-osses","category-spectacle","tag-chantal-zumwald","tag-lauriane-pointet"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7688","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1001220"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=7688"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7688\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":21157,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7688\/revisions\/21157"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/10133"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=7688"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=7688"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=7688"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}