{"id":753,"date":"2013-11-04T12:33:56","date_gmt":"2013-11-04T11:33:56","guid":{"rendered":"http:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/?p=753"},"modified":"2025-02-10T13:34:31","modified_gmt":"2025-02-10T12:34:31","slug":"quatre-femmes","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/2013\/11\/quatre-femmes\/","title":{"rendered":"Les Femmes savantes"},"content":{"rendered":"<h2 class=\"wp-block-post-title\">Les Femmes savantes<\/h2>\n\n<div class=\"wp-block-post-excerpt\"><p class=\"wp-block-post-excerpt__excerpt\">de Moli\u00e8re \/ mise en sc\u00e8ne Denis Marleau \/ Th\u00e9\u00e2tre de Vidy \u00e0 Lausanne \/ du 29 octobre au 2 novembre 2013 \/ Critiques par Cecilia Galindo, Jonas Guyot, Jehanne Denogent et Suzanne Balharry. <\/p><\/div>\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>29 octobre 2013<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a title=\"Cecilia Galindo\" href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/cecilia-galindo\/\">Cecilia Galindo<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Le savant de ces dames<\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"704\" height=\"467\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2013\/11\/Les-femmes-savantes-le-savant-de-ces-dames-1.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-21840\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2013\/11\/Les-femmes-savantes-le-savant-de-ces-dames-1.png 704w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2013\/11\/Les-femmes-savantes-le-savant-de-ces-dames-1-300x200.png 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2013\/11\/Les-femmes-savantes-le-savant-de-ces-dames-1-250x166.png 250w\" sizes=\"auto, (max-width: 704px) 100vw, 704px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 St\u00e9phanie Jasmine<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><strong><em>C\u2019est un Trissotin aussi \u00e9l\u00e9gant que clownesque que nous pouvions d\u00e9couvrir ces derniers jours au Th\u00e9\u00e2tre de Vidy, dans la derni\u00e8re cr\u00e9ation du metteur en sc\u00e8ne qu\u00e9b\u00e9cois Denis Marleau. L\u2019arriv\u00e9e inattendue du p\u00e9dant en Vespa refl\u00e8te par son humour le choix plaisant de la transposition du cadre des <\/em>Femmes savantes<em> de Moli\u00e8re aux ann\u00e9es 1950 ? transposition justifiable mais qui ne convainc pas sur tous les plans.<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Du dedans au dehors<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Une grande terrasse avec un bassin au milieu. Une jeune femme en robe claire fait son entr\u00e9e et s\u2019installe sur un transat. Elle repositionne son chapeau et se plonge dans la lecture d\u2019un magazine f\u00e9minin consacr\u00e9 au mariage. Un deuxi\u00e8me personnage, sa s\u0153ur a\u00een\u00e9e, s\u2019avance \u00e0 son tour sur la sc\u00e8ne. Elle est en tenue de bain et semble chercher un peu de fra\u00eecheur \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur de la maison. C\u2019est sur cette image d\u2019\u00e9t\u00e9 tr\u00e8s <em>dolce vita<\/em> que s\u2019ouvre la com\u00e9die de Moli\u00e8re, abordant la pi\u00e8ce sous un jour nouveau. On ne s\u2019immisce plus dans des int\u00e9rieurs bourgeois pour surprendre <em>in media res<\/em> les affaires priv\u00e9es d\u2019une famille en d\u00e9saccord. Ici, les personnages quittent les murs pour s\u2019exposer aux regards.<\/p>\n\n\n\n<p>A l\u2019origine, le spectacle de Denis Marleau est la r\u00e9ponse \u00e0 une invitation de la part de la direction culturelle du ch\u00e2teau de Grignan, situ\u00e9 dans la Dr\u00f4me. Au sein de ce site patrimonial se d\u00e9roulent chaque \u00e9t\u00e9 les \u00ab&nbsp;f\u00eates nocturnes&nbsp;\u00bb, un \u00e9v\u00e9nement culturel qui propose au public de d\u00e9couvrir une pi\u00e8ce classique, repr\u00e9sent\u00e9e en plein air durant deux mois. Le metteur en sc\u00e8ne, sensible \u00e0 l\u2019histoire des lieux (Madame de S\u00e9vign\u00e9, entre autres, y a pass\u00e9 ses derniers jours), affirme s\u2019\u00eatre assez rapidement orient\u00e9 vers Moli\u00e8re, en sachant que cette d\u00e9cision repr\u00e9sentait un d\u00e9fi puisqu\u2019il s\u2019agissait de sa premi\u00e8re adaptation d\u2019un texte de cet auteur. Ainsi, influenc\u00e9 par le lieu et par le climat sous lequel la pi\u00e8ce allait \u00eatre jou\u00e9e, Marleau a pris le parti d\u2019emmener les personnages \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur et de faire dispara\u00eetre les int\u00e9rieurs, dont seuls divers tissus projet\u00e9s sur un grand \u00e9cran en fond de sc\u00e8ne gardent encore la trace.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Des personnages en folie<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Dans cette configuration nouvelle, les personnages sortent de la maison pour entrer en sc\u00e8ne, et y entrent lorsqu\u2019ils sortent de sc\u00e8ne. Les passages d\u2019un acte \u00e0 l\u2019autre se font en douceur, dans un accompagnement musical. Les diff\u00e9rents personnages s\u2019installent dans le d\u00e9cor de mani\u00e8re d\u00e9contract\u00e9e, tels des vacanciers, et sont souvent suivis des laquais, qui apportent des moments ludiques (lorsqu\u2019ils jonglent avec des verres par exemple, avant de les servir) dont on se r\u00e9jouit et qu\u2019on regrette d\u2019\u00eatre si peu nombreux dans cette mise en sc\u00e8ne qui manque parfois de folie.<\/p>\n\n\n\n<p>De la folie, il y en a pourtant chez certains personnages, que les com\u00e9diens incarnent \u00e0 merveille. C\u2019est le cas notamment de Trissotin, p\u00e9dant dans l\u2019exc\u00e8s et int\u00e9ress\u00e9 par l\u2019argent, qui s\u00e8me la discorde dans la famille dirig\u00e9e par Philaminte, dont le mari se laisse mener par le bout du nez. La ma\u00eetresse de maison ainsi que sa belle-s\u0153ur B\u00e9lise et sa fille a\u00een\u00e9e Armande sont des femmes instruites qui pr\u00e9f\u00e8rent ? ou croient pr\u00e9f\u00e9rer ? les plaisirs de l\u2019esprit aux plaisirs du corps. Elles sont en admiration devant ce cher Trissotin, qui n\u2019inspire aucune confiance \u00e0 Chrysale, p\u00e8re de famille peu affirm\u00e9, et qu\u2019Henriette, qui r\u00eave d\u2019\u00e9pouser Clitandre, a en horreur. Mais lorsque Philaminte veut imposer \u00e0 Henriette Trissotin comme \u00e9poux, les \u00e9v\u00e9nements se g\u00e2tent.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Moli\u00e8re, f\u00e9ministe d\u2019un autre temps&nbsp;?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Des femmes qui s\u2019instruisent, des hommes qui se soumettent&nbsp;: dans ce f\u00e9minisme avant l\u2019heure, on comprend le choix de Denis Marleau quant aux costumes et au d\u00e9cor ancr\u00e9s dans les ann\u00e9es 1950, p\u00e9riode durant laquelle les femmes commen\u00e7aient leur chemin vers l\u2019\u00e9mancipation. Cependant, cette d\u00e9marche ne va pas toujours tr\u00e8s bien avec les allusions socio-historiques propres au XVIIe si\u00e8cle qui apparaissent dans le texte. Notons par exemple un d\u00e9bat sur la cour entre Clitandre et Trissotin, qui n\u2019a plus lieu d\u2019\u00eatre au milieu du XXe si\u00e8cle. A l\u2019inverse, en soulignant les traits f\u00e9ministes de ces h\u00e9ro\u00efnes, Marleau donne \u00e0 la raillerie une victime inattendue: le personnage d\u2019Henriette incarnait, dans les milieux que fr\u00e9quentait Moli\u00e8re, des valeurs positives car il faisait preuve de mesure et d\u2019une lucidit\u00e9 ind\u00e9niable. Il devient ici na\u00eff et un peu \u00ab&nbsp;fleur bleue&nbsp;\u00bb, et on ne peut que se moquer de l\u2019ignorante, lorsqu\u2019elle avoue ne rien conna\u00eetre du grec et du latin, la bouche encore pleine de chips et la posture enfantine.<\/p>\n\n\n\n<p>Assister \u00e0 ce spectacle s\u2019av\u00e8re en somme tr\u00e8s agr\u00e9able&nbsp;: on entre impatient dans le th\u00e9\u00e2tre et on en ressort content et rafra\u00eechi par cette promenade estivale. Mais peut-on vraiment entreprendre un tel saut dans le temps, sur le plan de la sc\u00e9nographie, sans porter parfois atteinte \u00e0 l\u2019esprit du texte de Moli\u00e8re&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>29 octobre 2013<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a title=\"Cecilia Galindo\" href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/cecilia-galindo\/\">Cecilia Galindo<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>29 octobre 2013<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a title=\"Jonas Guyot\" href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/jonas-guyot\/\">Jonas Guyot<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">L\u2019\u0153uvre d&rsquo;art de Denis Marleau<\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"704\" height=\"467\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2013\/11\/Les-femmes-savantes-le-savant-de-ces-dames-1.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-21840\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2013\/11\/Les-femmes-savantes-le-savant-de-ces-dames-1.png 704w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2013\/11\/Les-femmes-savantes-le-savant-de-ces-dames-1-300x200.png 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2013\/11\/Les-femmes-savantes-le-savant-de-ces-dames-1-250x166.png 250w\" sizes=\"auto, (max-width: 704px) 100vw, 704px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 St\u00e9phanie Jasmine<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><strong><em>Pour la premi\u00e8re fois, Denis Marleau met en sc\u00e8ne du Moli\u00e8re. Cette nouvelle exp\u00e9rience donne lieu \u00e0 un spectacle tr\u00e8s esth\u00e9tique&nbsp;o\u00f9 la femme est \u00e0 l\u2019honneur.<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Le recours \u00e0 l\u2019audiovisuel<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>En entrant dans la salle, le regard du spectateur se pose sur le bassin circulaire rempli d\u2019eau, s\u2019enfuit par une s\u00e9rie de marches, passe sous une fine arcade en fer forg\u00e9, puis s\u2019arr\u00eate sur la projection d\u2019un imposant b\u00e2timent qui occupe le fond de la sc\u00e8ne. Deux petits buis de part et d\u2019autre de l\u2019\u00e9difice apportent une touche de vert sur un ensemble de tons chauds typiquement proven\u00e7aux. Le b\u00e2timent n\u2019est autre que le Ch\u00e2teau de Grignan o\u00f9 le spectacle de Denis Marleau a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9 durant l\u2019\u00e9t\u00e9 2012. La lumi\u00e8re s\u2019\u00e9teint dans la salle et aussit\u00f4t la sc\u00e8ne s\u2019anime, des personnages d\u00e9filent sur l\u2019\u00e9cran, ils entrent et sortent du b\u00e2timent comme des figurants au fond de la sc\u00e8ne. Quelques instants plus tard, la projection se fige et les com\u00e9diens font leur entr\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>Durant toute la pi\u00e8ce, Denis Marleau communique au public son go\u00fbt pour l\u2019audiovisuel, projetant sans cesse en arri\u00e8re-fond des gros plans sur des tissus \u00e0 motifs floraux. Ces projections rappellent les robes port\u00e9es par les com\u00e9diennes, ces images apparaissent puis s\u2019estompent au gr\u00e9 de l\u2019entr\u00e9e des personnages f\u00e9minins, relevant d\u2019un certain esth\u00e9tisme et montrant la vari\u00e9t\u00e9 des figures f\u00e9minines. Les vid\u00e9os sont r\u00e9alis\u00e9es par St\u00e9phanie Jasmin qui codirige avec Denis Marleau la Compagnie UBU depuis 2000. Tous deux partagent une attirance pour le septi\u00e8me art&nbsp;; ils ont notamment travaill\u00e9 sur une projection audiovisuelle qui animait une trentaine de mannequins dans la grande exposition \u00ab&nbsp;La plan\u00e8te mode de Jean Paul Gautier&nbsp;\u00bb, au Mus\u00e9e des beaux-arts de Montr\u00e9al.<\/p>\n\n\n\n<p>Le texte de Moli\u00e8re se fige dans une tr\u00e8s belle fresque que peint Denis Marleau. Les com\u00e9diens se retrouvent tr\u00e8s souvent immobiles et align\u00e9s sur sc\u00e8ne comme les personnages d\u2019une peinture ce qui donne lieu \u00e0 de magnifiques tableaux. Les ondulations des tissus en arri\u00e8re-plan apportent un peu de mouvement \u00e0 la pi\u00e8ce tout comme la pr\u00e9sence de deux jongleurs qui interviennent \u00e0 quelques reprises. On regrettera peut-\u00eatre que ces deux circassiens ne soient pas plus pr\u00e9sents dans la mise en sc\u00e8ne, tant leurs interventions constituent un apport int\u00e9ressant au texte. Dans une jolie repr\u00e9sentation de marionnettiste, ils d\u00e9montrent notamment le r\u00f4le de pantin que joue le personnage de Chrysale par rapport \u00e0 sa femme.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Trissotin et la p\u00e9danterie<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Le jeu de Carl B\u00e9chard, qui incarne le r\u00f4le de Trissotin, rend parfaitement cette suffisance dont le personnage est empli. La d\u00e9clamation de son banal sonnet co\u00efncide parfaitement avec son p\u00e9rilleux exercice d\u2019\u00e9quilibriste autour du bassin. A plusieurs reprises, il risque de chuter, mena\u00e7ant par l\u00e0 m\u00eame de faire tomber le voile sur sa supercherie, mais l\u2019aveuglement de ses auditrices le sauve de sa mis\u00e9rable tentative d\u2019\u00e9criture. Les mouvements grotesques et la perruque excessivement longue sur le devant, rappelant la coiffure d\u2019Elvis Presley, rendent ce Monsieur Trissotin tout \u00e0 fait ridicule et antipathique. Une lecture contemporaine de la pi\u00e8ce aurait pu cependant mettre davantage en avant l\u2019opportunisme de Trissotin face \u00e0 ces femmes qui en sont finalement des victimes. Le personnage appara\u00eet dans la pi\u00e8ce, comme Tartuffe, \u00e0 partir de l\u2019acte III seulement, apr\u00e8s tous les autres. Le spectateur, dont la curiosit\u00e9 \u00e0 son \u00e9gard a \u00e9t\u00e9 suscit\u00e9e, attend son entr\u00e9e en sc\u00e8ne avec impatience. Mais la repr\u00e9sentation de Denis Marleau ne joue pas sur cette attente. Son parti-pris est d\u2019avoir port\u00e9 les figures f\u00e9minines sur le devant de la sc\u00e8ne, au d\u00e9triment parfois de cette figure si int\u00e9ressante de Trissotin. Il est vrai que Moli\u00e8re donnait d\u00e9j\u00e0, dans sa com\u00e9die, une importance toute particuli\u00e8re aux personnages f\u00e9minins.<\/p>\n\n\n\n<p>Il ressort de ce spectacle une tr\u00e8s belle fresque de la soci\u00e9t\u00e9 du XVII<sup>e<\/sup> si\u00e8cle transpos\u00e9e dans les ann\u00e9es 1950. Le choix de cette p\u00e9riode permet de replacer le texte de Moli\u00e8re dans un contexte o\u00f9 le combat des femmes pour l\u2019acc\u00e8s au savoir n\u2019\u00e9tait pas encore gagn\u00e9. Ainsi le discours r\u00e9actionnaire de Chrysale sur la place des femmes et l\u2019indignation des dames de sa maisonn\u00e9e y garde toute sa pertinence&#8230;<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>29 octobre 2013<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a title=\"Jonas Guyot\" href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/jonas-guyot\/\">Jonas Guyot<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>29 octobre 2013<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a title=\"Jehanne Denogent\" href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/jehanne-denogent\/\">Jehanne Denogent<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Des femmes et des jupons<\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"704\" height=\"467\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2013\/11\/Les-femmes-savantes-le-savant-de-ces-dames-1.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-21840\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2013\/11\/Les-femmes-savantes-le-savant-de-ces-dames-1.png 704w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2013\/11\/Les-femmes-savantes-le-savant-de-ces-dames-1-300x200.png 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2013\/11\/Les-femmes-savantes-le-savant-de-ces-dames-1-250x166.png 250w\" sizes=\"auto, (max-width: 704px) 100vw, 704px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 St\u00e9phanie Jasmine<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><strong><em>Au Th\u00e9\u00e2tre de Vidy, le tr\u00e8s attendu Denis Marleau pr\u00e9sente <\/em>Les Femmes Savantes<em> de Moli\u00e8re. Ouvrage fin et color\u00e9.<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est l\u2019heure o\u00f9 le jour succombe sous le poids des ombres. Seule une guirlande lumineuse \u00e9claire le ch\u00e2teau de Grignan, curieusement transport\u00e9 de la Dr\u00f4me aux abords du lac L\u00e9man. L\u2019enceinte du ch\u00e2teau \u2013 le vrai, celui dans lequel s\u00e9journa Mme de S\u00e9vign\u00e9 &#8211; fut le berceau du projet, <em>Les Femmes savantes<\/em> r\u00e9pondant \u00e0 une invitation sp\u00e9ciale du site patrimonial pour la compagnie UBU. Ne pouvant se r\u00e9soudre \u00e0 l\u2019abandonner lors de la tourn\u00e9e, le metteur en sc\u00e8ne Denis Marleau en emporte le souvenir ainsi que l\u2019image sensible qu\u2019il projette en arri\u00e8re-plan. \u00c9tonnant et \u00e9l\u00e9gant&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<p>Des <em>femmes savantes<\/em> et des robes<\/p>\n\n\n\n<p>Une s\u00e9rie de petits losanges noirs remplacent l\u2019imposante b\u00e2tisse. Ce sont les imprim\u00e9s du maillot d\u2019Armande. Les petits losanges laissent place \u00e0 leur tour aux points grossiers d\u2019un tissu blanc et bleu. Martine, la servante vient d\u2019appara\u00eetre. Ainsi commence l\u2019amoncellement d\u2019\u00e9toffes. Elles se plissent, se superposent, s\u2019effacent. C\u2019est la ronde des jupons des femmes d\u2019une famille. Elles m\u00e8nent la danse, ces femmes-l\u00e0. Il y a d\u2019abord Philaminte, la matrone et chef du cercle des <em>Femmes savantes<\/em>. Les fleurs qui s\u2019\u00e9laborent sur sa robe sont noires, s\u00e8ches et \u00e9pineuses. Sans l\u2019aide de son mari, passager inutile, elle tient les r\u00eanes et d\u00e9cide du mariage de ses filles Armande et Henriette. Cette derni\u00e8re, le tablier orn\u00e9 de petites fleurs roses, est amoureuse du beau Clitandre, passion qui n\u2019est pas, comme on peut l\u2019imaginer, soutenue par la m\u00e8re.<\/p>\n\n\n\n<p>A l\u2019intrigue classique du mariage malheureux s\u2019ajoute une critique de la p\u00e9danterie. Au XVIIe si\u00e8cle, de nombreux cercles, comme celui des femmes savantes, revendiquent une recherche du raffinement aussi bien dans les sentiments que dans l\u2019expression litt\u00e9raire. Philaminte, sa belle-s\u0153ur aux imprim\u00e9s bleus pr\u00e9cieux et sa fille Armande, en sont des caricatures. Elles ne jurent que par la philosophie, seule nourriture acceptable. L\u2019esprit prime sur le corps. Mais la vie para\u00eet s\u2019\u00eatre enfuie de ces corps secs et blancs. Moli\u00e8re semble nous indiquer que ce sont elles les v\u00e9ritables perdantes, finissant tristes, vieilles filles et alcooliques.<\/p>\n\n\n\n<p>Un tour dans les <em>fifties<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Pour cette relecture, Denis Marleau d\u00e9place la trame des <em>Femmes savantes <\/em>de Moli\u00e8re&nbsp;dans les chiffons et combats des ann\u00e9es cinquante. On roule en vespa, on ose arborer une fi\u00e8re coupe de cheveux en banane et les maillots de bain d\u00e9couvrent avec audace les \u00e9paules des jeunes femmes. La proposition fait sens. Les femmes \u00e9clair\u00e9es \u00e9voqu\u00e9es par Moli\u00e8re trouvent pantalons \u00e0 leurs jambes dans les mouvements d\u2019\u00e9mancipation du milieu du XX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Un parcours vari\u00e9<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>A la question du choix de la pi\u00e8ce, le metteur en sc\u00e8ne qu\u00e9b\u00e9cois r\u00e9pond n\u2019avoir encore jamais touch\u00e9 aux textes de Moli\u00e8re. Il a pourtant une longue s\u00e9rie de classiques derri\u00e8re lui&nbsp;: <em>Othello<\/em> de Shakespeare en 2007, <em>Agamemnon<\/em> de S\u00e9n\u00e8que le Jeune \u00e0 la Com\u00e9die-Fran\u00e7aise en 2011, \u2026 Denis Marleau ne s\u2019est toutefois pas fait conna\u00eetre par ces reprises mais par des cr\u00e9ations sur des textes aux formes compliqu\u00e9es et \u00e9tonnantes comme des textes oulipiens ou dada\u00efstes. Il cr\u00e9a ainsi son propre sillon, en marge de la pratique th\u00e9\u00e2trale qu\u00e9b\u00e9coise. Actuellement, il partage la direction de la troupe UBU avec St\u00e9phanie Jasmine. C\u2019est en partie \u00e0 cette conceptrice vid\u00e9o que l\u2019on doit la grande pr\u00e9sence de vid\u00e9os dans les projets de UBU.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019habilit\u00e9 de Denis Marleau rend avec brio la com\u00e9die de Moli\u00e8re. Bien montr\u00e9s, les enjeux sont rendus limpides, comme les vers \u00e9gren\u00e9s par des acteurs de m\u00e9rite. Connaissant le metteur en sc\u00e8ne, on aurait toutefois pu s\u2019attendre \u00e0 trouver plus de caract\u00e8re chez ces femmes savantes, \u00e0 plonger tout entier dans un univers onirique et envo\u00fbtant, sous-tendu de jeux de lumi\u00e8re et vid\u00e9os. Les quelques effets vid\u00e9os rendent gourmands&nbsp;\u2026 mais on en aurait bien aim\u00e9 davantage&nbsp;! Lorsque, \u00e0 la fin du spectacle, la nuit a pris ses quartiers sur le plateau, seuls quelques souvenirs du jour et des brillantes <em>Femmes savantes<\/em> viennent encore rider l\u2019eau du bassin de Grignan.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>29 octobre 2013<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a title=\"Jehanne Denogent\" href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/jehanne-denogent\/\">Jehanne Denogent<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>29 octobre 2013<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a title=\"Suzanne Balharry\" href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/suzanne-balahrry\/\">Suzanne Balharry<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Un bassin d&rsquo;eau trouble<\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"704\" height=\"467\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2013\/11\/Les-femmes-savantes-le-savant-de-ces-dames-1.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-21840\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2013\/11\/Les-femmes-savantes-le-savant-de-ces-dames-1.png 704w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2013\/11\/Les-femmes-savantes-le-savant-de-ces-dames-1-300x200.png 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2013\/11\/Les-femmes-savantes-le-savant-de-ces-dames-1-250x166.png 250w\" sizes=\"auto, (max-width: 704px) 100vw, 704px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 St\u00e9phanie Jasmine<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><strong><em>Les \u00e9changes sont dynamiques et les com\u00e9diens, pour ponctuer leurs r\u00e9pliques, s\u2019\u00e9claboussent d\u2019eau. <\/em>Les Femmes savantes<em>, dans une mise en sc\u00e8ne de Denis Marleau, se joue autour d\u2019un grand bassin qui se pr\u00eate bien aux interventions fluides et jaillissantes des personnages. Si la transposition de la pi\u00e8ce aux ann\u00e9es cinquante appelle quelques r\u00e9serves, le jeu des com\u00e9diens rend la satire tout \u00e0 fait vivante.<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>La transposition \u00e0 l\u2019\u00e9poque moderne de la com\u00e9die de Moli\u00e8re jou\u00e9e ce week-end au Th\u00e9\u00e2tre de Vidy fonctionne. Elle garde les \u00e9l\u00e9ments originaux de la satire contre le p\u00e9dantisme acad\u00e9mique et, sur un autre plan, r\u00e9v\u00e8le que les conventions sont, malgr\u00e9 les si\u00e8cles, toujours pr\u00e9sentes dans les esprits. Bien qu\u2019Henriette aime Clitandre d\u2019un amour sinc\u00e8re, les femmes de sa famille veulent qu\u2019elle \u00e9pouse le po\u00e8te Trissotin, qui d\u00e9clame avec emphase ses \u0153uvres litt\u00e9raires autour du bassin. Philaminte, la m\u00e8re, dont l\u2019autorit\u00e9 inspire la crainte de son mari Chrysale, est persuad\u00e9e que cet homme de lettres est talentueux et d\u00e9sint\u00e9ress\u00e9. L\u2019histoire r\u00e9v\u00e8le pourtant que ses v\u00e9ritables motivations concernent moins l\u2019art que la fortune de la famille.<\/p>\n\n\n\n<p>Le spectacle est avant tout rendu vivant par la qualit\u00e9 du jeu des acteurs. Carl B\u00e9chard, dans le r\u00f4le du p\u00e9dant Trissotin, nous livre notamment une prestation cocasse o\u00f9 il ponctue ses d\u00e9clamations po\u00e9tiques par de grands gestes, et Christine Pasquier incarne le r\u00f4le d\u00e9testable de Philaminte sans ciller. Les r\u00e9pliques de Moli\u00e8re s\u2019encha\u00eenent avec dynamisme, et Marie-Eve Beaulieu parvient \u00e0 nous livrer malgr\u00e9 son petit r\u00f4le une version tr\u00e8s s\u00e9duisante de la servante Martine.<\/p>\n\n\n\n<p>Cette transposition \u00e0 l\u2019\u00e9poque moderne cr\u00e9e cependant une certaine confusion. Des passages tels que le monologue de Clitandre sur la Cour ne trouvent pas de sens coh\u00e9rent dans ce contexte. La mise en sc\u00e8ne pourrait insister un peu plus sur la critique de la p\u00e9danterie, qui est un peu troubl\u00e9e par la capacit\u00e9 \u00e0 \u00eatre ridicules des femmes cultiv\u00e9es de la pi\u00e8ce. Les com\u00e9diens Stefan Glazewski et Damien Heinrich, qui jouent les deux valets, savent jongler, ce que Denis Marleau d\u00e9cide d\u2019exploiter \u00e0 deux reprises dans le spectacle. Ces sc\u00e8nes donnent de la joie \u00e0 la pi\u00e8ce et mettent en \u00e9vidence qu&rsquo;il y a des moments o\u00f9 les personnages sont jou\u00e9s comme des marionnettes. Elles ne sont malheureusement pas assez nombreuses pour transmettre ce message clairement.&nbsp;La premi\u00e8re fois, les com\u00e9diens jonglent autour de Chrysale, soulignant le manque d\u2019autorit\u00e9 du personnage jou\u00e9 par Henri Chass\u00e9. La seconde, le jonglage cr\u00e9e une pause dans le d\u00e9roulement de l\u2019action sans aucune raison, suscitant la surprise la plus totale des spectateurs.&nbsp;Denis Marleau, qui a remport\u00e9 de nombreux prix, nous surprend donc cette fois-ci avec une pi\u00e8ce certes amusante sans vulgarit\u00e9 mais dont la coh\u00e9rence dramaturgique n\u2019est pas \u00e9vidente.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>29 octobre 2013<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a title=\"Suzanne Balharry\" href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/suzanne-balahrry\/\">Suzanne Balharry<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/vidy.ch\/fr\/evenement\/denis-marleau-les-femmes-savantes\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Voir la page du spectacle<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>de Moli\u00e8re \/ mise en sc\u00e8ne Denis Marleau \/ Th\u00e9\u00e2tre de Vidy \u00e0 Lausanne \/ du 29 octobre au 2 novembre 2013 \/ Critiques par Cecilia Galindo, Jonas Guyot, Jehanne Denogent et Suzanne Balharry.<\/p>\n","protected":false},"author":784,"featured_media":21840,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[32,34,38,2],"tags":[37,22,24,36],"class_list":["post-753","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-critique","category-expired","category-spectacle","category-theatre-de-vidy","tag-cecilia-galindo","tag-jehanne-denogent","tag-jonas-guyot","tag-suzanne-balharry"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/753","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/784"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=753"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/753\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":21841,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/753\/revisions\/21841"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/21840"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=753"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=753"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=753"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}