{"id":7498,"date":"2015-11-26T05:01:48","date_gmt":"2015-11-26T04:01:48","guid":{"rendered":"http:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/?p=7498"},"modified":"2025-02-10T12:27:20","modified_gmt":"2025-02-10T11:27:20","slug":"tristesse-animal-noir","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/2015\/11\/tristesse-animal-noir\/","title":{"rendered":"Tristesse animal noir"},"content":{"rendered":"<h2 class=\"wp-block-post-title\">Tristesse animal noir<\/h2>\n\n<div class=\"wp-block-post-excerpt\"><p class=\"wp-block-post-excerpt__excerpt\">D\u2019Anja Hilling \/ mise en sc\u00e8ne Collectif Sur un Malentendu \/ L&rsquo;Arsenic \/ du 23 au 29 novembre 2015 \/ Critiques par Amandine Rosset et Valmir Rexhepi. <\/p><\/div>\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>23 novembre 2015<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/amandine-rosset\/\">Amandine Rosset<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Un cauchemar \u00e0 la belle \u00e9toile<\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-large is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"683\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/11\/tristesse-SD13-1024x683.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-21242\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/11\/tristesse-SD13-1024x683.jpg 1024w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/11\/tristesse-SD13-300x200.jpg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/11\/tristesse-SD13-250x167.jpg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/11\/tristesse-SD13-768x513.jpg 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/11\/tristesse-SD13-1536x1025.jpg 1536w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/11\/tristesse-SD13.jpg 1798w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Nicolas Di Meo<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>Lundi, les six jeunes com\u00e9diens du Collectif Sur un Malentendu pr\u00e9sentaient Tristesse animal noir, une histoire vraisemblable, dramatique et emprunte d\u2019ironie et de folie qui pose la question du deuil et du choc post-traumatique. La pi\u00e8ce parle de l\u2019exp\u00e9rience d\u2019un groupe d\u2019amis avant, pendant et apr\u00e8s le drame qui changera leur vie.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Plus qu\u2019une pi\u00e8ce de th\u00e9\u00e2tre, c\u2019est \u00e0 un v\u00e9ritable roman auquel le public a assist\u00e9 pour la premi\u00e8re de Tristesse animal noir. En effet, durant les deux heures de repr\u00e9sentation, les spectateurs sont comme plong\u00e9s dans un livre, notamment gr\u00e2ce \u00e0 une voix off qui au d\u00e9but contextualise l\u2019histoire dans le noir et qui durant la suite de la pi\u00e8ce d\u00e9crit les personnages et leurs mouvements. L\u2019histoire commence bien. Un groupe de six personnes ainsi qu\u2019un b\u00e9b\u00e9 partent de la ville en minibus pour aller respirer le grand air de la for\u00eat \u00e0 l\u2019occasion d\u2019une nuit \u00e0 la belle \u00e9toile. Cette for\u00eat est le d\u00e9cor central de la pi\u00e8ce. Des troncs, des feuilles ainsi que de la mousse au sol et des bruits d\u2019animaux plongent les spectateurs dans la s\u00e9r\u00e9nit\u00e9 de cet espace naturel. Les personnages sont li\u00e9s par l\u2019amour, l\u2019amiti\u00e9 ou la fraternit\u00e9. Cette soir\u00e9e est pour eux l\u2019occasion de se rencontrer mais aussi pour certains l\u2019occasion de faire certaines r\u00e9v\u00e9lations. La conversation est celle de jeunes trentenaires. Ils parlent de travail, d\u2019amour, de tabagisme, de la mort.<\/p>\n\n\n\n<p>La nuit tombe, les yeux se ferment et le noir s\u2019installe dans la salle. Les personnages vont alors vivre un cauchemar. Le public ne distingue que des ombres mais vit la catastrophe seconde apr\u00e8s seconde au travers de cris et de voix venant de tous les c\u00f4t\u00e9s. Les protagonistes racontent les uns apr\u00e8s les autres leur version du drame, toujours dans la nuit. Puis, le jour revient et avec lui la convalescence, la folie pour certain. Toutes les \u00e9tapes du deuil sont personnifi\u00e9es gr\u00e2ce aux diverses r\u00e9actions des survivants. La culpabilit\u00e9 aussi est tr\u00e8s pr\u00e9sente. Comment vivre avec ce sentiment ? C\u2019est la question qui reste dans leur t\u00eate \u00e0 tous. Dans une ambiance tr\u00e8s sereine et un d\u00e9cor blanc, les personnages se retrouvent et tentent de reprendre leur vie, mais tout a chang\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Malgr\u00e9 des petits couacs dus certainement au stress de la premi\u00e8re, cette pi\u00e8ce, tr\u00e8s r\u00e9aliste, est lente \u00e0 dig\u00e9rer, preuve \u00e9tant le silence qui r\u00e8gne dans la salle une fois les com\u00e9diens sortis de sc\u00e8ne. Le public reste muet, encore sous le choc, ne sachant pas quoi penser et avec des images plein la t\u00eate. La mise en sc\u00e8ne joue avec l\u2019imagination des spectateurs qui, plong\u00e9s dans le noir, se font leur propre id\u00e9e de l\u2019action qui leur est d\u00e9crite. Tristesse animal noir est \u00e0 voir jusqu\u2019au 29 novembre 2015 \u00e0 l\u2019Arsenic.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>23 novembre 2015<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/amandine-rosset\/\">Amandine Rosset<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>23 novembre 2015<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/valmir-rexhepi\/\">Valmir Rexhepi<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Th\u00e9\u00e2tre ardent<\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-large is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"683\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/11\/press-SD05-1024x683.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-21243\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/11\/press-SD05-1024x683.jpg 1024w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/11\/press-SD05-300x200.jpg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/11\/press-SD05-250x167.jpg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/11\/press-SD05-768x512.jpg 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/11\/press-SD05-1536x1024.jpg 1536w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/11\/press-SD05.jpg 1800w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Nicolas Di Meo<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>Six personnages vont passer par les flammes, certains vont en ressortir, carbonis\u00e9s au-dedans comme au-dehors.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Six com\u00e9diens se partagent la sc\u00e8ne pour nous livrer une pi\u00e8ce au titre \u00e9nigmatique dont on n\u2019essayera pas de percer le myst\u00e8re&nbsp;:&nbsp;<em>Tristesse animal noir<\/em>, compos\u00e9e par Anja Hilling, en allemand, puis traduite en fran\u00e7ais avec le concours de Silvia Berutti-Ronelt en collaboration avec Jean-Claude Berutti. Au milieu de la sc\u00e8ne a pouss\u00e9 une for\u00eat. C\u2019est ici que le drame va se jouer, dans la lumi\u00e8re cr\u00e9pusculaire s\u2019\u00e9chappant des braises d\u2019un barbecue. Trois couples se trouvent l\u00e0 pour partager viandes, bi\u00e8res, vins, questions, discussions. Un des couples a un b\u00e9b\u00e9. La banalit\u00e9 de l\u2019ambiance est encore soulign\u00e9e par la pr\u00e9sence d\u2019une voix off d\u2019une platitude robotique qui jongle entre didascalies et descriptions narratives.<\/p>\n\n\n\n<p>Et puis tout le monde s\u2019endort, noir. Mais voici que des cr\u00e9pitements se font entendre, les craquements du bois qui br\u00fble. Le cr\u00e9pitement devient vrombissement sourd, une vapeur s\u2019\u00e9l\u00e8ve et nous l\u00e8che le visage. Noir, \u00e7a br\u00fble dans le noir. La voix off est partie en fum\u00e9e&nbsp;; d\u00e9sormais les personnages, de part et d\u2019autre de la colline o\u00f9 sont cach\u00e9s les spectateurs, annoncent dans des cris d\u00e9chir\u00e9s par la panique ce qui se passe \u00e0 l\u2019ombre des flammes. Ce sont des voix on, investies par la peur, la douleur. Un bruit de semelles sur le sol sem\u00e9 de cendres se m\u00eale aux cris&nbsp;: quelqu\u2019un avance dans le noir du brasier. On voit un peu du drame, par \u00e9tincelles&nbsp;; dans le feu, trois corps ont fusionn\u00e9. Le feu s\u2019endort, lumi\u00e8re.<\/p>\n\n\n\n<p>Le drame ne s\u2019\u00e9teint pas avec le feu. Apr\u00e8s la fusion des corps, voici la fission des relations. Des couples de d\u00e9part il ne reste rien, carbonis\u00e9. Les personnages encore vivants ne communiquent que par la m\u00e9diation de deux micros, par des paroles qui partent en volutes. On attend peut-\u00eatre un sauvetage, une stabilisation, un retour \u00e0 la normale. Mais l\u2019\u00e9preuve du feu, telle ces ordalies m\u00e9di\u00e9vales, aura raison de tout&nbsp;: innocent, coupable, qu\u2019importe. On est br\u00fbl\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>23 novembre 2015<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/valmir-rexhepi\/\">Valmir Rexhepi<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/www.arsenic.ch\/programme\/tristesse-animal-noir\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Voir la page du spectacle<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>D\u2019Anja Hilling \/ mise en sc\u00e8ne Collectif Sur un Malentendu \/ L&rsquo;Arsenic \/ du 23 au 29 novembre 2015 \/ Critiques par Amandine Rosset et Valmir Rexhepi.<\/p>\n","protected":false},"author":1001220,"featured_media":21241,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[32,34,3,38],"tags":[30,166],"class_list":["post-7498","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-critique","category-expired","category-theatre-de-larsenic","category-spectacle","tag-amandine-rosset","tag-valmir-rexhepi"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7498","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1001220"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=7498"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7498\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":21245,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7498\/revisions\/21245"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/21241"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=7498"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=7498"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=7498"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}