{"id":7408,"date":"2015-11-16T16:13:32","date_gmt":"2015-11-16T15:13:32","guid":{"rendered":"http:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/?p=7408"},"modified":"2025-02-10T12:29:42","modified_gmt":"2025-02-10T11:29:42","slug":"les-acteurs-de-bonne-foi","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/2015\/11\/les-acteurs-de-bonne-foi\/","title":{"rendered":"Les Acteurs de bonne foi"},"content":{"rendered":"<h2 class=\"wp-block-post-title\">Les Acteurs de bonne foi<\/h2>\n\n<div class=\"wp-block-post-excerpt\"><p class=\"wp-block-post-excerpt__excerpt\">De Marivaux \/ mise en sc\u00e8ne Genevi\u00e8ve Pasquier et Nicolas Rossier \/ Th\u00e9\u00e2tre des Osses \/ du 14 novembre au 8 d\u00e9cembre 2015 \/ Critiques par Emilie Roch et Josefa Terribilini <\/p><\/div>\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>14 novembre 2015<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/emilie-roch\/\">Emilie Roch<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Quand l\u2019amour (se) joue<\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-large is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"702\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/11\/CaroleParodi6743-1024x702.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-10079\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/11\/CaroleParodi6743-1024x702.jpg 1024w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/11\/CaroleParodi6743-248x170.jpg 248w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/11\/CaroleParodi6743-292x200.jpg 292w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/11\/CaroleParodi6743-768x526.jpg 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/11\/CaroleParodi6743-624x428.jpg 624w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/11\/CaroleParodi6743.jpg 1167w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9Carole Parodi<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>Apr\u00e8s&nbsp;<\/em>L\u2019Illusion comique&nbsp;<em>de Corneille qui avait ouvert avec \u00e9clat la saison 2014-2015 du Th\u00e9\u00e2tre des Osses<\/em>,&nbsp;<em>le duo form\u00e9 par les co-directeurs du Centre dramatique fribourgeois, Genevi\u00e8ve Pasquier et Nicolas Rossier, renouvelle son aventure dans le registre comique classique avec une p\u00e9tillante adaptation d\u2019une pi\u00e8ce en un acte de Marivaux,&nbsp;<\/em>Les Acteurs de bonne foi<em>.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Poutres apparentes, \u00e9chelles, poulie, bottes de foin, poules (en chair et en os), boxes pour les chevaux, c\u2019est dans une grange tout en bois que se joue&nbsp;<em>Les Acteurs de bonne foi.<\/em>&nbsp;Cette grange est tour \u00e0 tour le th\u00e9\u00e2tre des premiers \u00e9mois d\u2019Eraste et de sa fianc\u00e9e Ang\u00e9lique, qui batifolent secr\u00e8tement dans la paille, le lieu de r\u00e9p\u00e9tition d\u2019une pi\u00e8ce clandestine et le terrain de jeu de Madame Amelin, tante d\u2019Eraste, riche mondaine qui s\u2019amuse sans scrupule aux d\u00e9pens de son entourage. Intemporel foyer des \u00e9changes secrets, ce lieu est aussi celui d\u2019une mise en abyme, dans cette pi\u00e8ce de Marivaux dont le moteur est celui du \u00ab&nbsp;th\u00e9\u00e2tre dans le th\u00e9\u00e2tre&nbsp;\u00bb. Les domestiques de la maison de Madame Argante s\u2019y r\u00e9unissent sous la houlette du valet Merlin&nbsp;: Madame Amelin \u2013 venue c\u00e9l\u00e9brer le mariage d\u2019Eraste et d\u2019Ang\u00e9lique \u2013 lui a promis une r\u00e9compense en \u00e9change d\u2019une pi\u00e8ce qui la divertirait. Merlin, imbus de ses talents dramaturgiques, tente tant bien que mal de discipliner sa troupe de fortune compos\u00e9e de son amante Lisette, ainsi que d\u2019un couple d\u2019amoureux, Colette et Blaise. Il s\u2019agit de les faire jouer \u00ab&nbsp;\u00e0 l\u2019impromptu&nbsp;\u00bb selon la tradition italienne, c\u2019est-\u00e0-dire \u00e0 partir d\u2019un simple canevas. Et ce n\u2019est pas le gar\u00e7on de ferme dissip\u00e9 (interpr\u00e9t\u00e9 par Sara Oswald, musicienne professionnelle), reconverti en violoncelliste, qui lui simplifie la t\u00e2che&nbsp;! L\u2019id\u00e9e de Merlin est d\u2019inverser les couples dans la com\u00e9die, afin d\u2019\u00e9veiller les passions et les jalousies et donc de provoquer un jeu plus vrai que nature, un jeu de \u00ab&nbsp;bonne foi&nbsp;\u00bb. Et comme ce qui devait arriver arriva, la situation s\u2019envenime bien vite entre les personnages qui peinent \u00e0 distinguer la r\u00e9alit\u00e9 de la fiction\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>Avec&nbsp;<em>L\u2019Illusion comique&nbsp;<\/em>et&nbsp;<em>Les Acteurs de bonne foi<\/em>, nul ne saurait nier que la mise en abyme inspire Genevi\u00e8ve Pasquier et Nicolas Rossier, dont la collaboration avait jusque l\u00e0 surtout donn\u00e9 naissance \u00e0 des spectacles inspir\u00e9s d\u2019\u0153uvres des XXe et XXIe si\u00e8cles : parmi les plus r\u00e9cents,&nbsp;<em>L\u00e9kombinaQueneau&nbsp;<\/em>(2010),&nbsp;<em>Le Ch\u00e2teau&nbsp;<\/em>de Kafka (2010) et&nbsp;<em>Le Ravissement d\u2019Ad\u00e8le&nbsp;<\/em>de R\u00e9mi De Vos (2013). Dans&nbsp;<em>Les Acteurs de bonne foi<\/em>, \u00ab&nbsp;le th\u00e9\u00e2tre, jou\u00e9 au plus proche de la v\u00e9rit\u00e9, agit comme un r\u00e9v\u00e9lateur des sentiments les plus enfouis&nbsp;\u00bb, d\u00e9clarent les co-metteurs en sc\u00e8ne. Et cela brouille \u00e9galement les fronti\u00e8res entre les diff\u00e9rents plans de la fiction, cr\u00e9ant autant de situations comiques, comme lorsque la grange se mue en ring de boxe o\u00f9 s\u2019affrontent Colette et Lisette, apr\u00e8s que la premi\u00e8re a si bien mim\u00e9 son amour pour Merlin que toutes deux s\u2019y sont m\u00e9prises\u2026 Du comique certes, mais bien souvent n\u00e9 de situations cruelles, car les personnages, dans leur majorit\u00e9, jouent leur propre r\u00f4le sans le savoir et sont par cons\u00e9quent frapp\u00e9s de plein fouet par la pi\u00e8ce dont ils font partie. Si la pi\u00e8ce a une fin heureuse pour presque tous, Araminte, \u00e9prise d\u2019Eraste, est la seule \u00e0 ne pas \u00ab&nbsp;fol\u00e2trer et rire&nbsp;\u00bb comme le chantent les autres personnages lors de l\u2019ultime sc\u00e8ne. Veuve \u00e0 trente-neuf ans et demi, elle ne peut que constater avec d\u00e9pit que l\u2019amour n\u2019est plus de son \u00e2ge. Malgr\u00e9 le statut ambigu de ce rire, le public rit \u00e0 gorge d\u00e9ploy\u00e9e pendant une heure et quart de spectacle et applaudit parfois les trouvailles ing\u00e9nieuses de mise en sc\u00e8ne ainsi que les talents des com\u00e9diens, admirables de polyvalence. Musique, chant, acrobatie, magie, twirling, ou encore dressage canin agr\u00e9mentent la pi\u00e8ce de ce que l\u2019on appelait \u00e0 l\u2019\u00e9poque de Marivaux des \u00ab&nbsp;divertissements&nbsp;\u00bb. De chaque \u00e9l\u00e9ment de la grange est fait un usage surprenant et comique&nbsp;: les fers \u00e0 cheval ou les boilles \u00e0 lait se muent en percussions et les \u0153ufs en balles de jonglage. Cr\u00e9ativit\u00e9 est le ma\u00eetre-mot pour qualifier cette adaptation des&nbsp;<em>Acteurs de bonne foi<\/em>, qui ne manquera pas de d\u00e9rider m\u00eame votre aust\u00e8re grand-oncle.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>14 novembre 2015<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/emilie-roch\/\">Emilie Roch<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>14 novembre 2015<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/josefa-terribilini\/\">Josefa Terribilini<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Pour fol\u00e2trer et rire<\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-large is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"666\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/11\/CaroleParodi7248-1024x666.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-10081\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/11\/CaroleParodi7248-1024x666.jpg 1024w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/11\/CaroleParodi7248-250x163.jpg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/11\/CaroleParodi7248-300x195.jpg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/11\/CaroleParodi7248-768x500.jpg 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/11\/CaroleParodi7248-624x406.jpg 624w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/11\/CaroleParodi7248.jpg 1200w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9Carole Parodi<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>Genevi\u00e8ve Pasquier et Nicolas Rossier poursuivent leur exploration du th\u00e9\u00e2tre dans le th\u00e9\u00e2tre&nbsp;; apr\u00e8s l\u2019\u00e9pique&nbsp;<\/em>Illusion comique&nbsp;<em>corn\u00e9lienne, c\u2019est une jolie com\u00e9die de Marivaux qu\u2019ils choisissent de revisiter. Fresque paysanne dans la paille d\u2019une \u00e9curie, \u00e7a p\u00e9tille, \u00e7a tambourine, \u00e7a danse, \u00e7a rit, c\u2019est exutoire.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Ils font semblant de faire semblant&nbsp;!&nbsp;\u00bb s\u2019exclame Blaise entre deux b\u00e9gaiements. En voil\u00e0 un pour qui cette petite com\u00e9die n\u2019a rien de dr\u00f4le. Le pauvre paysan, admirablement demeur\u00e9, est au d\u00e9sespoir d\u2019assister \u00e0 la s\u00e9duction de sa pimpante Colette par le valet Merlin. C\u2019est qu\u2019il ne comprend pas,&nbsp;<em>morgu\u00e9&nbsp;!<\/em>, qu\u2019il s\u2019agit de th\u00e9\u00e2tre. Mais la fiction en est-elle vraiment une&nbsp;? Blaise se trompe-t-il tout a fait&nbsp;? Ses yeux na\u00effs ne d\u00e9c\u00e8leraient-ils pas ce qui se joue r\u00e9ellement dans la pi\u00e8ce mont\u00e9e par le fantasque Merlin&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>Dans cette mise en abyme marivaudienne, la vie des personnages contamine leur spectacle, et vice-versa. Nous-m\u00eames, on s\u2019interroge&nbsp;: qui joue, qui ne joue pas&nbsp;? Les niveaux se brouillent. C\u2019est que, bien s\u00fbr, entre r\u00e9alit\u00e9 et fiction, les fronti\u00e8res sont poreuses. Ce th\u00e8me est bien connu, mais il est abord\u00e9 ici avec humour, l\u00e9g\u00e8ret\u00e9 et tr\u00e8s grande intelligence. Par une mise en sc\u00e8ne ing\u00e9nieuse, le bin\u00f4me des Osses exploite le potentiel comique, et presque philosophique, de cette petite fantaisie de Marivaux, servie par de fabuleux com\u00e9diens.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Du th\u00e9\u00e2tre dans le th\u00e9\u00e2tre<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Tant de fils \u00e0 d\u00e9m\u00ealer&nbsp;! Pas \u00e9tonnant que les personnages s\u2019y perdent. Un groupe de quatre paysans, valets ou femmes de chambres, est enr\u00f4l\u00e9 par la riche tante d\u2019Eraste, hobereau promis \u00e0 la gentille Ang\u00e9lique, pour pr\u00e9senter un court spectacle \u00e0 la future belle-m\u00e8re du jeune homme. Deux couples donc r\u00e9p\u00e8tent leurs r\u00f4les sous la baguette de Merlin (interpr\u00e9t\u00e9 par l\u2019excellent Pierric Tenthorey dont la ma\u00eetrise de la prestidigitation est exploit\u00e9e avec talent). Ce dernier se sert des caract\u00e8res de chacun pour inventer un canevas qui doit brouiller les relations amoureuses par des chiasmes et des m\u00e9prises, et auquel se m\u00ealent divers num\u00e9ros burlesques. Or le th\u00e9\u00e2tre joue bien son r\u00f4le d\u2019agent r\u00e9v\u00e9lateur&nbsp;; pour ces acteurs en herbe, les quiproquos deviennent trop r\u00e9els, et Merlin lui-m\u00eame semble se prendre au jeu.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans la deuxi\u00e8me partie, la pi\u00e8ce bascule chez les aristocrates, en visite dans l\u2019\u00e9curie. C\u2019est maintenant \u00e0 la tante d\u2019Eraste d\u2019endosser la fonction de metteur sc\u00e8ne pour monter une farce cette fois-ci bien plus machiav\u00e9lique. Car d\u00e9sormais, ce ne sera plus la vie qui se m\u00e9langera au th\u00e9\u00e2tre mais le th\u00e9\u00e2tre qui investira la vie. En donnant \u00e0 penser \u00e0 tous que son projet de marier son neveu est chang\u00e9, elle forcera la m\u00e8re d\u2019Ang\u00e9lique \u00e0 se donner en spectacle. Pas \u00e9tonnant d\u2019ailleurs que le rythme de la pi\u00e8ce retombe un peu&nbsp;: la machinerie devient plus vile et les personnages, moins color\u00e9s, plus nobles et, disons-le, plus ennuyeux, sont \u00e9galement plus pernicieux. Par vengeance et pour son divertissement personnel, la m\u00e9chante tante se joue de ses pairs qui devront s\u2019humilier pour lui complaire.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Danses de foin et bruits de ferme<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Dans ce d\u00e9sordre pourtant, l\u2019harmonie ne manque pas. Un gar\u00e7on de ferme se charge de rythmer ce capharna\u00fcm de personnages-acteurs. La t\u00eate dans son b\u00e9ret, il joue du ukul\u00e9l\u00e9 et du violoncelle, du kazoo et des percussions en tous genre. Lui \u2013 ou&nbsp;<em>elle<\/em>&nbsp;puisqu\u2019il s\u2019agit de la musicienne Sara Oswald \u2013 et les autres com\u00e9diens ex\u00e9cutent une musique faite maison, sign\u00e9e Mathieu Kyriakidis, en direct de la sc\u00e8ne. Avec bidons et b\u00e2tons, poutrelles et \u00e9cuelles, ils garnissent la pi\u00e8ce de m\u00e9lodies populaires, donnent vie aux balais et aux \u0153ufs et font danser les meules de foin.<\/p>\n\n\n\n<p>Alors la paille jaillit et jonche le sol. Elles sont bien r\u00e9elles, ces meules. Au fur et \u00e0 mesure que le spectacle avance, les voil\u00e0 soulev\u00e9es, jet\u00e9es, renvers\u00e9es, permettant ainsi de former diff\u00e9rents tableaux sur le plateau sans que jamais ces transformations sc\u00e9niques ne nuisent \u00e0 la fluidit\u00e9 du spectacle. Dans ce climat pittoresque \u00e0 l\u2019odeur de bois sec, on se laisse emporter, sans cesse surpris par des id\u00e9es toujours plus insolites mais qui ne trahissent jamais le propos de la pi\u00e8ce.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>14 novembre 2015<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/josefa-terribilini\/\">Josefa Terribilini<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/www.theatreosses.ch\/saison-15-16\/les-acteurs-de-bonne-foi\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Voir la page du spectacle<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>De Marivaux \/ mise en sc\u00e8ne Genevi\u00e8ve Pasquier et Nicolas Rossier \/ Th\u00e9\u00e2tre des Osses \/ du 14 novembre au 8 d\u00e9cembre 2015 \/ Critiques par Emilie Roch et Josefa Terribilini<\/p>\n","protected":false},"author":1001220,"featured_media":10080,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[32,34,11,38],"tags":[164,158],"class_list":["post-7408","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-critique","category-expired","category-theatre-des-osses","category-spectacle","tag-emilie-roch","tag-josefa-terribilini"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7408","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1001220"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=7408"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7408\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":21210,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7408\/revisions\/21210"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/10080"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=7408"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=7408"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=7408"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}