{"id":7167,"date":"2015-10-25T09:24:06","date_gmt":"2015-10-25T08:24:06","guid":{"rendered":"http:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/?p=7167"},"modified":"2025-02-10T12:32:58","modified_gmt":"2025-02-10T11:32:58","slug":"la-cerisaie","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/2015\/10\/la-cerisaie\/","title":{"rendered":"La Cerisaie"},"content":{"rendered":"<h2 class=\"wp-block-post-title\">La Cerisaie<\/h2>\n\n<div class=\"wp-block-post-excerpt\"><p class=\"wp-block-post-excerpt__excerpt\">D\u2019Anton Tchekhov \/ par la Cie du Passage et Cie G. Bouillon \/ Th\u00e9\u00e2tre du Passage (Neuch\u00e2tel) \/ du 22 au 25 octobre 2015 \/ Critiques par Camille Logoz et Marie Reymond. <\/p><\/div>\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>22 octobre 2015<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/camille-logoz\/\">Camille Logoz<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Une maison de fous<\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"870\" height=\"580\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/10\/04-La-cerisaie-r-p-tition-05-Cosimo-Terlizzi.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-10004\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/10\/04-La-cerisaie-r-p-tition-05-Cosimo-Terlizzi.jpg 870w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/10\/04-La-cerisaie-r-p-tition-05-Cosimo-Terlizzi-250x167.jpg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/10\/04-La-cerisaie-r-p-tition-05-Cosimo-Terlizzi-300x200.jpg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/10\/04-La-cerisaie-r-p-tition-05-Cosimo-Terlizzi-768x512.jpg 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/10\/04-La-cerisaie-r-p-tition-05-Cosimo-Terlizzi-624x416.jpg 624w\" sizes=\"auto, (max-width: 870px) 100vw, 870px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9Cosimo Terlizzi<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>Sur un territoire qu\u2019elle refuse d\u2019abandonner, une famille \u00e0 l\u2019avenir incertain lutte pour pr\u00e9server son ordinaire des effets de l\u2019ali\u00e9nation. \u00c0 trop essayer de rester ma\u00eetres de leurs terres et d\u2019eux-m\u00eames, ses membres finissent par perdre la face et la t\u00eate. Un drame, apparemment, mais que les protagonistes vivent comme un doux d\u00e9lire fantastique.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>La Cerisaie<\/em>&nbsp;raconte les derniers jours pass\u00e9s par une famille aristocrate et leurs domestiques sur leurs terres en Russie. Sans moyens pour rembourser les int\u00e9r\u00eats, ils sont contraints \u00e0 vendre le domaine familial avant la fin de l\u2019\u00e9t\u00e9. Malgr\u00e9 ces circonstances pesantes, les personnages vivent dans une \u00e9tonnante l\u00e9g\u00e8ret\u00e9, qui tend de plus en plus vers la frivolit\u00e9, jusqu\u2019\u00e0 basculer dans une ivresse merveilleuse et inqui\u00e9tante&nbsp;: la douce folie de ceux qui d\u00e9pensent sans compter, b\u00e9ats devant leur incapacit\u00e9 pratique et la b\u00eatise de leurs jeux infantiles. L\u2019\u00e9trange envahit la maison&nbsp;: les personnages sont tour \u00e0 tour d\u00e9biles, s\u00e9niles, saouls, voire carr\u00e9ment diaboliques. Ils se surprennent, jouent \u00e0 se faire peur, soudain poussent des cris, se laissent aller \u00e0 des effusions spontan\u00e9es&nbsp;: ils s\u2019\u00e9treignent, r\u00e9v\u00e9lant des relations \u00e0 la limite de l\u2019inceste, s\u2019\u00e9changent des grimaces, et n\u2019ont aucune des mani\u00e8res qu\u2019on attend chez une famille de leur rang. Ils ne parviennent pas \u00e0 s\u2019entendre, soit qu\u2019ils parlent tous en m\u00eame temps, soit qu\u2019ils passent dans leurs conversations du coq \u00e0 l\u2019\u00e2ne. Dans tous les cas, ils ne s\u2019\u00e9coutent pas. \u00c0 chaque fou sa marotte. On prend peu \u00e0 peu conscience du fait qu\u2019il n\u2019y a que dans les monologues, c\u2019est-\u00e0-dire lorsqu\u2019ils ne doivent affronter aucune alt\u00e9rit\u00e9, qu\u2019ils sont capables de tenir un discours construit.<\/p>\n\n\n\n<p>Autour de cette maison qu\u2019on sait destin\u00e9e \u00e0 la perte s\u2019articule une curieuse distribution de l\u2019espace&nbsp;: une dialectique entre int\u00e9rieur et ext\u00e9rieur se met en place, ne laissant aucun espace isol\u00e9. Les fronti\u00e8res sont modulables, les personnages franchissent les murs \u00e0 volont\u00e9, les font tomber, le dedans et le dehors se fondent \u2013 rendant vaine toute distinction entre le priv\u00e9 et le public. Cette porosit\u00e9 permet un jeu d\u2019observation des personnages entre eux, pas le moins du monde troubl\u00e9s par ces intrusions. Ils semblent au contraire ravis de se donner en spectacle. Ce n\u2019est que dans la derni\u00e8re sc\u00e8ne, lors du grand d\u00e9part, que l\u2019espace se cl\u00f4t d\u00e9finitivement \u2013 en m\u00eame temps qu\u2019on quitte et ferme la maison.<\/p>\n\n\n\n<p>Si une collaboration pour sauver le domaine et m\u00eame tout engagement entre les personnages se r\u00e9v\u00e8lent totalement impossibles, c\u2019est parce que chacun, raide et fig\u00e9 dans son r\u00f4le, s\u2019accroche fermement \u00e0 sa partition, \u00e0 sa propre version de l\u2019histoire. Pris dans ce sombre destin collectif, les individus s\u2019usent et leurs d\u00e9sirs s\u2019\u00e9maillent. Tant qu\u2019ils le peuvent, ils s\u2019empressent alors d\u2019occuper la parole, et esp\u00e8rent assouvir par ce moyen leur instinct de conservation \u2013 qu\u2019il touche \u00e0 la sauvegarde de la cerisaie, de la maison, d\u2019une hi\u00e9rarchie ou de leur vie d\u2019avant. En devenant des caricatures d\u2019eux-m\u00eames, ils pensent \u00e9chapper \u00e0 la pr\u00e9carit\u00e9 de leur vie, de leur raisonnement et de leur pouvoir. Oscillant entre trag\u00e9die et vaudeville, ils restent dans l\u2019expectative de leur ruine, bien qu\u2019ils soient (d)\u00e9chus depuis longtemps. Un \u00e9v\u00e9nement qui ne viendra donc pas, tout comme la demande en mariage de Lopakhine \u00e0 Varia, dont la suppos\u00e9e imminence traverse la pi\u00e8ce et qui n\u2019aura finalement jamais lieu.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>22 octobre 2015<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/camille-logoz\/\">Camille Logoz<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>22 octobre 2015<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/marie-reymond\/\">Marie Reymond<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">\u00c0 la lumi\u00e8re des regards<\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"870\" height=\"580\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/10\/06-La-cerisaie-r-p-tition-09-Cosimo-Terlizzi.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-10006\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/10\/06-La-cerisaie-r-p-tition-09-Cosimo-Terlizzi.jpg 870w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/10\/06-La-cerisaie-r-p-tition-09-Cosimo-Terlizzi-250x167.jpg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/10\/06-La-cerisaie-r-p-tition-09-Cosimo-Terlizzi-300x200.jpg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/10\/06-La-cerisaie-r-p-tition-09-Cosimo-Terlizzi-768x512.jpg 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/10\/06-La-cerisaie-r-p-tition-09-Cosimo-Terlizzi-624x416.jpg 624w\" sizes=\"auto, (max-width: 870px) 100vw, 870px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9Cosimo Terlizzi<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>Une famille russe voit son domaine menac\u00e9 de vente si elle ne trouve pas un moyen de rembourser les int\u00e9r\u00eats de ses dettes. R\u00e9unis pour la premi\u00e8re fois depuis des ann\u00e9es, ses membres sont amen\u00e9s \u00e0 revisiter leur pass\u00e9 li\u00e9 au domaine dans un processus de deuil. Aid\u00e9s par l\u2019utilisation de la lumi\u00e8re, les spectateurs sont happ\u00e9s dans les introspections des diff\u00e9rents personnages, que l\u2019on suit avec passion.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Dans cette mise en sc\u00e8ne, le personnage principal, c\u2019est la demeure elle-m\u00eame. Elle est le point de d\u00e9part de l\u2019histoire, puisqu\u2019elle rassemble autour d\u2019elle une myriade de personnages se trouvant \u00e0 un moment charni\u00e8re de leur existence, qui les pousse \u00e0 se remettre en question. Le jeu des lumi\u00e8res refl\u00e8te les diff\u00e9rents regards que les personnages posent sur la maison, regard qui \u00e9volue et se transforme au fur et \u00e0 mesure des sc\u00e8nes.<\/p>\n\n\n\n<p>La maison est repr\u00e9sent\u00e9e par un pan de mur avec trois fen\u00eatres et une porte-fen\u00eatre. Des branches de cerisier y sont peintes. Quelques meubles en bois et des jouets pour enfants \u2013 une maison de poup\u00e9e, un cheval \u00e0 bascule \u2013 occupent l\u2019espace sc\u00e9nique. Un tableau familial surplombe la pi\u00e8ce et ach\u00e8ve de donner \u00e0 l\u2019espace un aspect fig\u00e9. Toute la sc\u00e8ne est plong\u00e9e dans une lumi\u00e8re verd\u00e2tre qui donne des airs de morte \u00e0 la demeure.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans un effort final de d\u00e9ni, Lioubov, la ma\u00eetresse de maison, organise une f\u00eate le jour de la potentielle vente du domaine. La vieille b\u00e2tisse reprend vie. La lumi\u00e8re chaleureuse en fait un cocon d\u2019une beaut\u00e9 sans pareille, \u00e0 laquelle Loubiov fait \u00e9cho dans sa robe scintillante. La maison semble sortie d\u2019un r\u00eave, comme en dehors du passage du temps. Puis la nouvelle de la vente tombe&nbsp;; le domaine est condamn\u00e9 \u00e0 \u00eatre d\u00e9truit. La sc\u00e8ne est soudainement plong\u00e9e dans une lumi\u00e8re froide et crue&nbsp;: elle fait de la maison un cadavre que l\u2019on passera bient\u00f4t \u00e0 l\u2019autopsie.<\/p>\n\n\n\n<p>Les personnages se pr\u00e9parent \u00e0 quitter la cerisaie. Les fen\u00eatres et volets sont clos, comme un regard ferm\u00e9. La lumi\u00e8re brille \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur, mais plus dans la maison. Le processus de deuil s\u2019ach\u00e8ve avec la mort du vieux serviteur, rest\u00e9 seul dans la vieille demeure. Des \u00ab&nbsp;il est temps de mourir, vieil homme&nbsp;\u00bb ponctuent toute la pi\u00e8ce et pr\u00e9sagent une forme d\u2019aboutissement. On en arrive \u00e0 une forme d\u2019acceptation, qui donne \u00e0 cette fin un go\u00fbt m\u00e9lancolique, mais apais\u00e9. Et&nbsp;<em>noir<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>22 octobre 2015<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/marie-reymond\/\">Marie Reymond<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/www.theatredupassage.ch\/spectacles\/la-cerisaie\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Voir la page du spectacle<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>D\u2019Anton Tchekhov \/ par la Cie du Passage et Cie G. 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