{"id":6961,"date":"2015-10-13T23:10:46","date_gmt":"2015-10-13T21:10:46","guid":{"rendered":"http:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/?p=6961"},"modified":"2024-12-12T15:42:24","modified_gmt":"2024-12-12T14:42:24","slug":"munchhausen","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/2015\/10\/munchhausen\/","title":{"rendered":"M\u00fcnchhausen ?"},"content":{"rendered":"<h2 class=\"wp-block-post-title\">M\u00fcnchhausen ?<\/h2>\n\n<div class=\"wp-block-post-excerpt\"><p class=\"wp-block-post-excerpt__excerpt\">De Fabrice Melquiot \/ mise en sc\u00e8ne Joan Mompart \/ Th\u00e9\u00e2tre Am Stram Gram\/ \u00a0du 29 septembre au 18 octobre\/ Critique par Julia Cela . <\/p><\/div>\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>29 septembre 2015<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/julia-cela\/\">Julia Cela<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Love from Gibraltar<\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft\"><a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/10\/m%C3%BCnchausen.jpg\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/10\/m%C3%BCnchausen-284x200.jpg\" alt=\"libre de droit\" class=\"wp-image-6960\" \/><\/a><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9Elisabeth Carecch<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>Moi, Son seul pote, Elle et l\u2019Inconnu au bataillon deviennent les h\u00e9ros des aventures cont\u00e9es par le fant\u00f4me du Baron de M\u00fcnchhausen, narrateur de ses exploits&nbsp;: un grand voyage ponctu\u00e9 de flatulences qui s\u2019\u00e9chappent du Baron, comme les histoires qu\u2019il n\u2019a pas le temps de raconter.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Les cheveux en houppette d\u00e9garnie, un sourire tranquille sur le visage, le Baron de M\u00fcnchhausen regarde les spectateurs s\u2019installer&nbsp;: il attend la pleine attention de son auditoire. A l\u2019ouverture du rideau, il rejoint le d\u00e9cor&nbsp;d\u00e9pouill\u00e9, en cama\u00efeu de blancs. Une chambre d\u2019h\u00f4pital. Debout sur son lit, des grimaces, des pets, du burlesque. Des gribouillis envahissent les murs blancs. Dans un coin, une silhouette camoufl\u00e9e et immobile. Entre alors un personnage \u00e0 houppette plus fournie&nbsp;: il est plus jeune. C\u2019est le fils rendant visite \u00e0 son p\u00e8re. Exc\u00e9d\u00e9 de prendre soin du fou. P\u00e8re et fils se disputent. La dispute se solde par la mort du Baron. Le fils devient alors le narrateur de sa propre histoire&nbsp;: celle du fils qui commence \u00e0 croire au monde merveilleux des histoires de son p\u00e8re.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;J\u2019ai eu trente ans le jour de la mort de mon p\u00e8re. Mon p\u00e8re est mort le jour o\u00f9 je lui ai dit de se taire\u00bb. C\u2019est donc l\u2019histoire d\u2019un jeune homme qui ne croit plus aux histoires du vieillard. Qui pense l\u2019avoir men\u00e9 \u00e0 la tombe le jour o\u00f9 il en eut assez des contes. La culpabilit\u00e9 devient un dragon dans le c\u0153ur du jeune homme. Le dragon prend de plus en plus de place, jusqu\u2019\u00e0 prendre forme et devenir r\u00e9el, nous raconte le fils. Parfois, le dragon et lui regardent la t\u00e9l\u00e9vision ensemble. Petit \u00e0 petit, cependant, le deuil ouvre la porte \u00e0 l\u2019imaginaire et au monde des histoires. Un cheval \u00e0 l\u2019enterrement, des voix, des bruits de pets qu\u2019il croit reconna\u00eetre. \u00ab&nbsp;Mon p\u00e8re est mort en disant qu\u2019il avait un truc \u00e0 faire et que ce truc, c\u2019\u00e9tait revivre\u00bb. Un soir, alors que le fils ne trouve pas le sommeil, le fant\u00f4me du p\u00e8re est l\u00e0. Le voil\u00e0 donc camp\u00e9 sur ses deux pieds, prenant son fils par la main pour le jeter dans la vie.<\/p>\n\n\n\n<p>Ils entament alors un magnifique voyage. Le fils rencontre \u00ab&nbsp;Elle&nbsp;\u00bb. Elle est belle et intelligente. Au premier rendez-vous, il ira avec \u00ab&nbsp;Son seul pote&nbsp;\u00bb. Sur le d\u00e9cor blanc poussent un jardin et un petit caf\u00e9. Ils boivent tous les trois des \u00ab&nbsp;trucs zarbi&nbsp;\u00bb. L\u2019\u00e9trange silhouette cach\u00e9e dans le d\u00e9cor prend le r\u00f4le de serveur. C\u2019est \u00ab&nbsp;l\u2019Inconnu au bataillon&nbsp;\u00bb, qui se glisse dans la peau de tous les personnages secondaires. Le Baron est l\u00e0 lui aussi, visible pour son fils seulement. Une longue s\u00e9rie de pets r\u00e9v\u00e8le sa pr\u00e9sence aux comparses de son fils. Plus la peine de se rendre discret. Il emporte alors tous les personnages au c\u0153ur de ses aventures. Cette course folle, entrecoup\u00e9e de batailles d\u2019oreillers, emm\u00e8ne les personnages jusque dans l\u2019espace, ou encore au c\u0153ur de la Terre. Puis la course se ralentit, et m\u00e8ne les quatre comparses \u00e0 Gibraltar. Sur l\u2019immense rocher, entre deux plaques de marbre, on glisse une feuille portant l\u2019indication&nbsp;: \u00ab&nbsp;Liste de choses \u00e0 imaginer afin qu\u2019elles soient prouv\u00e9es plus tard\u00bb. On y \u00e9crit, afin que le rythme fou des r\u00e9cits jamais ne se suspende.<\/p>\n\n\n\n<p>Au th\u00e9\u00e2tre Am Stram Gram, on assiste pendant un peu plus d\u2019une heure \u00e0 la mat\u00e9rialisation sur sc\u00e8ne de r\u00eaves d\u2019enfants d\u00e9jant\u00e9s. Les enfants dans la salle rient fort et de bon c\u0153ur. Les personnages, s\u2019extrayant parfois des \u00e9v\u00e9nements pour s\u2019adresser au public et raconter, nous entretiennent avec beaucoup d\u2019humour. Le plongeon dans les histoires du Baron de M\u00fcnchhausen aura donn\u00e9 \u00e0 son fils \u00ab&nbsp;une passion&nbsp;\u00bb et \u00ab&nbsp;une amoureuse&nbsp;\u00bb. On se prend \u00e0 croire un instant \u00e0 l\u2019extraordinaire. C\u2019est rassembler une famille par le merveilleux, et faire na\u00eetre de l\u2019amour dans l\u2019imagination. Une magnifique histoire dont le ton et le visuel ne sont pas sans \u00e9voquer&nbsp;<em>Alice au Pays des merveilles<\/em>&nbsp;ou encore&nbsp;<em>Big Fish<\/em>&nbsp;de Tim Burton. Un spectacle bienveillant o\u00f9 le fond blanc de la folie ne laisse que plus de place \u00e0 la peinture de l\u2019imagination. Avec beaucoup de pets, savamment orchestr\u00e9s, dr\u00f4les pour tous les \u00e2ges.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>29 septembre 2015<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/julia-cela\/\">Julia Cela<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/www.amstramgram.ch\/#munchhausen-2\">Voir la page du spectacle<\/a><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>De Fabrice Melquiot \/ mise en sc\u00e8ne Joan Mompart \/ Th\u00e9\u00e2tre Am Stram Gram\/ \u00a0du 29 septembre au 18 octobre\/ Critique par Julia Cela .<\/p>\n","protected":false},"author":1001220,"featured_media":10027,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[32,34,38,143],"tags":[155],"class_list":["post-6961","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-critique","category-expired","category-spectacle","category-theatre-am-stram-gram-geneve","tag-julia-cela"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6961","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1001220"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=6961"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6961\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":21315,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6961\/revisions\/21315"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/10027"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=6961"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=6961"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=6961"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}