{"id":6835,"date":"2015-10-07T21:40:16","date_gmt":"2015-10-07T19:40:16","guid":{"rendered":"http:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/?p=6835"},"modified":"2025-02-02T16:25:27","modified_gmt":"2025-02-02T15:25:27","slug":"dacier","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/2015\/10\/dacier\/","title":{"rendered":"D&rsquo;acier"},"content":{"rendered":"<h2 class=\"wp-block-post-title\">D&rsquo;acier<\/h2>\n\n<div class=\"wp-block-post-excerpt\"><p class=\"wp-block-post-excerpt__excerpt\">De Silvia Avallone \/ mise en sc\u00e8ne Robert Sandoz \/ Th\u00e9\u00e2tre du Loup \/ du 6 au 18 octobre 2015 \/ Critiques par Deborah Strebel et Nadia Hachemi . <\/p><\/div>\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>6 octobre 2015<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/deborah-strebel\/\">Deborah Strebel<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Tra sogno e realt\u00e0<\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft\" id=\"attachment_6851\"><a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/10\/dacier2.jpg\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/10\/dacier2-300x184.jpg\" alt=\"\u00a9Guillaume Perret\" class=\"wp-image-6851\" \/><\/a><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9Guillaume Perret<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>Adapt\u00e9 du premier roman de Silvia Avallone,&nbsp;<\/em>D\u2019acier<em>&nbsp;dresse, avec une beaut\u00e9 saisissante, le portrait d\u2019une jeunesse italienne tiraill\u00e9e entre ses d\u00e9sirs et ses d\u00e9sillusions.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>N\u00e9e en 1984, Silvia Avallone a pass\u00e9 une partie de son adolescence \u00e0 Piombino, ville industrielle toscane. C\u2019est aussi le lieu dans lequel se d\u00e9roule le r\u00e9cit de son premier roman,&nbsp;<em>D\u2019acier<\/em>. Paru en 2010, cet ouvrage lui a valu des prix en Italie et en France. Apr\u00e8s une adaptation cin\u00e9matographique, tr\u00e8s remarqu\u00e9e, par Stefano Mordini, Robert Sandoz en propose une transposition th\u00e9\u00e2trale. S\u00e9duit par ce texte qui donne la parole \u00e0 la jeunesse, le metteur en sc\u00e8ne suisse s\u2019est directement tourn\u00e9 vers de jeunes com\u00e9diens et com\u00e9diennes, par peur de pervertir ce qui lui para\u00eet \u00eatre un \u00ab&nbsp;roman d\u2019une g\u00e9n\u00e9ration&nbsp;\u00bb. Ainsi, d\u00e8s les premiers instants, le spectacle est port\u00e9 par la ferveur de ces com\u00e9diens pr\u00e9trentenaires.<\/p>\n\n\n\n<p>Deux demoiselles d\u00e9boulent sur sc\u00e8ne en courant et riant. V\u00eatues de bikinis, elles se dirigent vers une plage. D\u2019autres personnes se pr\u00e9lassent d\u00e9j\u00e0 au soleil, la main dans la glaci\u00e8re ou \u00e9tendues sur des chaises blanches en plastique. Une ombre se profile au tableau. Un homme \u00e9pie les corps des deux baigneuses candides et souffle des commentaires salaces dans un micro. Ces remarques, frisant la vulgarit\u00e9, viennent briser ce cadre idyllique. Puis d\u2019autres \u00e9l\u00e9ments viennent obscurcir le tableau, faisant comprendre qu\u2019il ne s\u2019agit pas d\u2019une de ces belles plages touristiques, mais d\u2019un bord de mer mar\u00e9cageux avec comme arri\u00e8re-fond des barres d\u2019immeubles et une aci\u00e9rie.<\/p>\n\n\n\n<p>Cette gigantesque fabrique est le moteur de la ville. La plupart des hommes y travaillent durement jour et nuit. Absorb\u00e9s par cette fournaise, et recrach\u00e9s par ce monstre sans piti\u00e9 apr\u00e8s de longues heures de labeur, ils parviennent \u00e0 se changer les id\u00e9es \u00e0 l\u2019aide d\u2019un rail de coca\u00efne ou du petit coup de fouet donn\u00e9 par une dose d\u2019ecstasy. Au c\u0153ur de la cit\u00e9 et de la vie de ses habitants, la pr\u00e9sence de cette monumentale aci\u00e9rie est sugg\u00e9r\u00e9e sur la sc\u00e8ne par un imposant \u00e9chafaudage m\u00e9tallique. Cette structure accueille \u00e9galement de grandes lettres&nbsp;; non pas celles de l\u2019enseigne de la firme, mais celles du nom de l\u2019\u00eele enchanteresse se situant de l\u2019autre c\u00f4t\u00e9 de la mer, juste en face&nbsp;: ELBA. Ce dispositif parvient brillamment \u00e0 \u00e9voquer les deux polarit\u00e9s entre lesquelles les personnages sont cantonn\u00e9s&nbsp;: d\u2019un c\u00f4t\u00e9 l\u2019usine, de l\u2019autre l\u2019\u00eele&nbsp;; d\u2019un c\u00f4t\u00e9 l\u2019enfer, de l\u2019autre le paradis.<\/p>\n\n\n\n<p>Les deux principales protagonistes, Anna et Francesca, du haut de leurs presque quatorze ans, sont ballot\u00e9es d\u2019un p\u00f4le \u00e0 l\u2019autre. Si la premi\u00e8re est attir\u00e9e par les \u00e9tudes alors que la deuxi\u00e8me pr\u00e9f\u00e8re la t\u00e9l\u00e9vision berlusconienne, ensemble elles r\u00eavent de nager en direction de cette oasis avoisinante. Leur songe commun tend \u00e0 s\u2019\u00e9loigner quand la r\u00e9alit\u00e9 les rattrape&nbsp;: qu\u2019elle se rattache \u00e0 l\u2019absence paternelle ou \u00e0 l\u2019ignoble maltraitance d\u2019un p\u00e8re.<\/p>\n\n\n\n<p>Loin de n\u2019\u00eatre qu\u2019une \u00e9crasante chronique sociale, la pi\u00e8ce est parsem\u00e9e de touches po\u00e9tiques. Le public s\u2019attache tr\u00e8s vite aux personnages. Ces derniers, un peu perdus entre le d\u00e9sir de partir et celui de rester, n\u2019ont que l\u2019amiti\u00e9 et la fratrie comme bouclier face \u00e0 un futur incertain et peu r\u00e9jouissant.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>6 octobre 2015<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/deborah-strebel\/\">Deborah Strebel<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>6 octobre 2015<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/nadia-hachemi\/\">Nadia Hachemi<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Le d\u00e9senchantement adolescent<\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft\" id=\"attachment_6859\"><a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/10\/gdegald_acier3.jpg\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/10\/gdegald_acier3-300x184.jpg\" alt=\"\u00a9Guillaume Perret\" class=\"wp-image-6859\" \/><\/a><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9Guillaume Perret<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>Une aci\u00e9rie qui surplombe la ville, mortelle et pourtant n\u00e9cessaire. Au large d\u2019une plage insalubre, \u00ab&nbsp;Elba&nbsp;\u00bb, l\u2019\u00eele de tous les fantasmes, r\u00e9ceptacle des d\u00e9sirs d\u2019\u00e9vasion de personnages adolescents. Dans&nbsp;<\/em>D\u2019acier<em>, la dure r\u00e9alit\u00e9 se dresse pourtant comme un mur sous les yeux d\u2019un groupe de jeunes d\u00e9sempar\u00e9s. Le spectateur lui-m\u00eame ne peut que sentir son ombre gla\u00e7ante planer au-dessus de lui.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>La vie de la jeunesse d\u00e9favoris\u00e9e d\u2019une ville industrielle de la Toscane est repr\u00e9sent\u00e9e dans toute sa turbulence et ses illusions. La pi\u00e8ce s\u2019ouvre dans une ambiance l\u00e9g\u00e8re&nbsp;; des jeunes filles en maillots de bain courent sur une plage, rapidement rejointes par leurs amis qui jaillissent du public. Anna et Francesca, ins\u00e9parables amies de 13 ans, forment le centre d\u2019un groupe adolescent. Belles, elles attirent toutes les convoitises et tous les regards. Le culte de la beaut\u00e9 est omnipr\u00e9sent dans l\u2019esprit de ces jeunes gens. \u00ab&nbsp;Quand on n\u2019est pas belle, on a d\u00e9j\u00e0 envie de mourir \u00e0 13 ans&nbsp;\u00bb, ass\u00e8ne Francesca qui r\u00eave de devenir Miss Italie. Une adolescence typique donc, enti\u00e8re, insouciante, qui croit en son futur. \u00ab&nbsp;La vie, c\u2019est quand on a 14 ans&nbsp;\u00bb. Et le bonheur, le vrai, ce sera pour plus tard, quand on aura quitt\u00e9 cette ville. Conscients de sa d\u00e9solation, les jeunes qui y naissent ne peuvent pour autant la rejeter trop violemment&nbsp;: \u00ab&nbsp;&nbsp;cracher sur elle, c\u2019est cracher sur soi-m\u00eame&nbsp;\u00bb. Derri\u00e8re les jeux des jeunes filles et les vir\u00e9es en boite de leurs grands fr\u00e8res, l\u2019infortune de l\u2019endroit se fait sentir. Les descriptions de la plage, lieu central de la pi\u00e8ce, parsem\u00e9e d\u2019ordures et au milieu de laquelle coule un \u00e9gout, assombrissent d\u00e8s le d\u00e9but l\u2019atmosph\u00e8re.<\/p>\n\n\n\n<p>Ces descriptions du d\u00e9cor sont mises en place par la reprise de passages descriptifs tir\u00e9s directement de l\u2019\u0153uvre originale, et ins\u00e9r\u00e9s dans un dialogue ou simplement relat\u00e9s par un personnage charg\u00e9 temporairement du r\u00f4le de narrateur. Ces cadres visuels sont d\u2019ailleurs cruciaux pour la cr\u00e9ation de l\u2019atmosph\u00e8re de la pi\u00e8ce qui s\u2019alourdit au fil des minutes.<\/p>\n\n\n\n<p>La voix d\u00e9sincarn\u00e9e des p\u00e8res d\u2019Anna et de Francesca, ambiante et omnipr\u00e9sente, suscite une certaine inqui\u00e9tude chez le spectateur. Le p\u00e8re n\u2019appara\u00eet jamais physiquement sur sc\u00e8ne. Seule sa voix, port\u00e9e par un micro, r\u00e9v\u00e8le son existence. C\u2019est une parole violente, autoritaire et patriarcale qui insulte les jeunes filles, dont les rondeurs naissantes la menacent. Ces tirades contrebalancent les jeux de la jeunesse, en donnent un contre-discours et m\u00eame annoncent la d\u00e9tresse qui se r\u00e9v\u00e9lera dans son int\u00e9gralit\u00e9 \u00e0 la fin.<\/p>\n\n\n\n<p>Des p\u00e8res et m\u00e8res adolescents, une certaine d\u00e9bauche sexuelle, la consommation r\u00e9currente de drogues, les agressions r\u00e9p\u00e9t\u00e9es que subit Francesca de la part de son p\u00e8re, voil\u00e0 le quotidien sombre de cette jeunesse. Un contenu d\u2019une pesanteur \u00e9touffante. Toutefois la mise en sc\u00e8ne, cr\u00e9ative et pleine d\u2019originalit\u00e9, all\u00e8ge agr\u00e9ablement la gravit\u00e9 du sc\u00e9nario. Tr\u00e8s dynamique, le plateau est toujours en mouvement&nbsp;: les sept acteurs restent continuellement \u00e0 vue, changeant de r\u00f4le, manipulant le d\u00e9cor au fil de l\u2019avancement de l\u2019intrigue. En marge de l\u2019action principale, les personnages restent actifs, et l\u2019on peut suivre les mouvements des \u00ab&nbsp;absents&nbsp;\u00bb, comme ces jeunes filles qui dorment pendant que leurs a\u00een\u00e9s se d\u00e9foncent \u00e0 l\u2019ecstasy. Ces jeux d\u2019acteurs en mouvement constant sont accompagn\u00e9s de morceaux de musique extr\u00eamement bien choisis, m\u00e9langeant des tubes des ann\u00e9es soixante \u00e0 d\u2019autres plus contemporains. Le choix de l\u2019apparition sonore de Led Zeppelin, en particulier, a un effet dynamisant tr\u00e8s opportun.<\/p>\n\n\n\n<p>Un spectacle engag\u00e9&nbsp;? La d\u00e9nonciation d\u2019une situation socio-\u00e9conomique d\u00e9sastreuse&nbsp;? Assur\u00e9ment. Mais ce spectacle est avant tout un drame de l\u2019adolescence, et de ses espoirs d\u00e9truits. Le tragique de la pi\u00e8ce est affich\u00e9 d\u00e8s le d\u00e9but en lettres monumentales, sur une structure m\u00e9tallique repr\u00e9sentant tour \u00e0 tour une partie de l\u2019usine et des barres de pole dance&nbsp;: \u00ab&nbsp;ELBA&nbsp;\u00bb. L\u2019\u00eele touristique d\u2019en face, dont les personnages peuvent apercevoir les magnifiques plages de sable blanc. Un eldorado dans lequel se projettent tous leurs r\u00eaves d\u2019\u00e9chappatoire. Mais voil\u00e0, les belles filles se prostituent au lieu de devenir des stars et Elbe reste un horizon, inatteignable. Des adolescents qui foncent \u00e0 toute vitesse contre le mur de la r\u00e9alit\u00e9, puis qui r\u00e9alisent que si leurs r\u00eaves sont chim\u00e9riques, il reste les amis pour adoucir leur quotidien. Se terminant par une c\u00e9l\u00e9bration de l\u2019amiti\u00e9,&nbsp;<em>D\u2019acier&nbsp;<\/em>rappelle \u00e0 notre m\u00e9moire l\u2019adolescent que nous \u00e9tions et nos illusions perdues. Aussi profond que d\u00e9stabilisant, ce spectacle entra\u00eene dans un flot ininterrompu d\u2019\u00e9motions. L\u2019eldorado ne pourrait-il pas se trouver plus proche que nous ne le pensions&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>6 octobre 2015<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/nadia-hachemi\/\">Nadia Hachemi<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/theatreduloup.ch\/spectacle\/d-acier\/\">Voir la page du spectacle<\/a><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>De Silvia Avallone \/ mise en sc\u00e8ne Robert Sandoz \/ Th\u00e9\u00e2tre du Loup \/ du 6 au 18 octobre 2015 \/ Critiques par Deborah Strebel et Nadia Hachemi .<\/p>\n","protected":false},"author":1001220,"featured_media":10036,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[32,34,38,6],"tags":[31,162],"class_list":["post-6835","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-critique","category-expired","category-spectacle","category-theatre-du-loup","tag-deborah-strebel","tag-nadia-hachemi"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6835","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1001220"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=6835"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6835\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":22089,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6835\/revisions\/22089"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/10036"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=6835"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=6835"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=6835"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}