{"id":6674,"date":"2015-06-27T23:17:11","date_gmt":"2015-06-27T21:17:11","guid":{"rendered":"http:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/?p=6674"},"modified":"2024-12-22T11:38:20","modified_gmt":"2024-12-22T10:38:20","slug":"un-tramway-nomme-desir","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/2015\/06\/un-tramway-nomme-desir\/","title":{"rendered":"Un Tramway nomm\u00e9 d\u00e9sir"},"content":{"rendered":"<h2 class=\"wp-block-post-title\">Un Tramway nomm\u00e9 d\u00e9sir<\/h2>\n\n<div class=\"wp-block-post-excerpt\"><p class=\"wp-block-post-excerpt__excerpt\">D&rsquo;apr\u00e8sTennessee Williams \/ Mise en sc\u00e8ne de Zo\u00e9 Reverdin \/ du 23 juin au 11 juillet 2015 \/ Th\u00e9\u00e2tre de l\u2019Orangerie (Gen\u00e8ve) \/ Critiques par No\u00e9mie Desarzens et et Fr\u00e9d\u00e9ric Guignard . <\/p><\/div>\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>23 juin 2015<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/noemie-desarzens\/\">No\u00e9mie Desarzens <\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>\u201cL\u2019antidote contre la mort, c\u2019est le d\u00e9sir!\u201d<\/strong><\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-large is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"683\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/06\/TO-2015-_Tramway-repet-5891-1024x683.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-9990\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/06\/TO-2015-_Tramway-repet-5891-1024x683.jpg 1024w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/06\/TO-2015-_Tramway-repet-5891-250x167.jpg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/06\/TO-2015-_Tramway-repet-5891-300x200.jpg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/06\/TO-2015-_Tramway-repet-5891-768x512.jpg 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/06\/TO-2015-_Tramway-repet-5891-624x416.jpg 624w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/06\/TO-2015-_Tramway-repet-5891.jpg 1200w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Marc Vanappelghem<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>La reprise, par la genevoise Zo\u00e9 Reverdin, de la pi\u00e8ce de Tennessee Williams cr\u00e9\u00e9e en 1947 \u00e0 Broadway signe l\u2019ouverture estivale du Th\u00e9\u00e2tre de l\u2019Orangerie, dans un cadre tout \u00e0 fait charmant. Un climat saisissant qui entra\u00eene son public dans une atmosph\u00e8re de brutalit\u00e9 animale.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Sur sc\u00e8ne, une construction m\u00e9tallique marque les contours de l\u2019\u00e9troit deux pi\u00e8ces de Stella et Stanley. Des rideaux de fils divisent l\u2019espace, le restreignant encore davantage. Lorsque les lumi\u00e8res de la salle s\u2019affaiblissent, des bruits de tramway se m\u00ealent graduellement \u00e0 une voix grave afro-am\u00e9ricaine. Appara\u00eet en arri\u00e8re-plan, derri\u00e8re un rideau, la mince silhouette de Blanche Dubois (Marie Druc) avec deux valises. Fra\u00eechement d\u00e9barqu\u00e9e chez sa s\u0153ur Stella, elle se d\u00e9marque par son attitude bourgeoise et prude. Mais Stanley n\u2019est pas dupe&nbsp;: il sent que sa belle-s\u0153ur cache sa r\u00e9elle situation.<\/p>\n\n\n\n<p>Cette pi\u00e8ce analyse les relations et les tensions qui se tissent entre Blanche, Stella (Anna Pieri) et Stanley (Valentin Rossier). Cette brutalit\u00e9 et ce d\u00e9sespoir que Blanche exacerbe par sa pr\u00e9sence prolong\u00e9e chez sa s\u0153ur soul\u00e8vent la question du d\u00e9sir, animal chez Stella et Stanley, vital pour Blanche. Pour survivre au d\u00e9c\u00e8s de son mari, celle-ci a en effet d\u00e9cid\u00e9 de se perdre dans le d\u00e9sir charnel. Afin d\u2019\u00e9chapper \u00e0 la mort, elle doit se rendre d\u00e9sirable pour exister. Les questions concernant nos raisons de vivre et notre apparence physique restent actuelles. Cette mise en sc\u00e8ne \u00e9pur\u00e9e de Zo\u00e9 Reverdin parvient \u00e0 cr\u00e9er un huis-clos dans lequel ces trois personnages \u00e9voluent, fr\u00f4lant l\u2019\u00e9touffement. Les \u00e9clairages renforcent l\u2019effet de confinement et de pr\u00e9carit\u00e9 de l\u2019appartement.<\/p>\n\n\n\n<p>Le seul point difficile \u00e0 interpr\u00e9ter de la pi\u00e8ce&nbsp;: la sc\u00e8ne de viol de Blanche. Au moment o\u00f9 l\u2019acte de violence se produit, une musique l\u00e9g\u00e8re se fait entendre. Le d\u00e9calage entre ces deux modes \u2013 une brutalit\u00e9 innommable et un air joyeux \u2013 cr\u00e9e un certain malaise. A dessein, sans doute, mais on peine \u00e0 saisir la justification de ce dispositif par rapport \u00e0 l\u2019ensemble du projet.<\/p>\n\n\n\n<p>Reste que Marie Druc, \u00e9poustouflante, incarne une figure \u00e0 la fois fragile et manipulatrice. Valentin Rossier r\u00e9alise une performance d\u2019une vraisemblance effrayante dans les acc\u00e8s de col\u00e8re, les sautes d\u2019humeur, et le r\u00f4le de m\u00e2le dominant du personnage de Stanley. Sa seule pr\u00e9sence corporelle et le timbre de sa voix mettent en place un sentiment d\u2019ins\u00e9curit\u00e9, produisant avec une palette de jeu qui va de la nonchalance \u00e0 une intensit\u00e9 tout \u00e0 fait saisissante, une v\u00e9ritable tension au sein du public.<\/p>\n\n\n\n<p>A voir absolument au Th\u00e9\u00e2tre de l\u2019Orangerie \u00e0 Gen\u00e8ve jusqu\u2019 au 11 juillet.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>23 juin 2015<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/noemie-desarzens\/\">No\u00e9mie Desarzens <\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>23 juin 2015<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/frederic-guignard\/\">Fr\u00e9d\u00e9ric Guignard<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>Quelque chose en nous de Blanche DuBois<\/strong><\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"533\" height=\"800\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/06\/TO-2015_Tramway-filage-1-6715.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-9991\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/06\/TO-2015_Tramway-filage-1-6715.jpg 533w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/06\/TO-2015_Tramway-filage-1-6715-113x170.jpg 113w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/06\/TO-2015_Tramway-filage-1-6715-133x200.jpg 133w\" sizes=\"auto, (max-width: 533px) 100vw, 533px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Marc Vanappelghem<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>La production genevoise d\u2019<\/em>Un tramway nomm\u00e9 D\u00e9sir<em>, pr\u00e9sent\u00e9e au th\u00e9\u00e2tre de l\u2019Orangerie cet \u00e9t\u00e9, fait le pari de refuser l\u2019identification totale entre com\u00e9diens et personnages. Sous la direction de Zo\u00e9 Reverdin, les acteurs prennent plaisir \u00e0 r\u00e9v\u00e9ler la primaut\u00e9 de leur jeu sur les personnages qu\u2019ils incarnent, avant d\u2019\u00eatre emport\u00e9s par cette trag\u00e9die domestique, gr\u00e2ce \u00e0 eux sublim\u00e9e.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019histoire est connue: Blanche, a\u00een\u00e9e ruin\u00e9e d\u2019une bonne famille du Mississipi, vient s\u2019installer dans l\u2019humble masure n\u00e9o-orl\u00e9anaise que poss\u00e8de Stanley, son beau-fr\u00e8re rustre, alcoolique et violent, en particulier avec sa femme Stella, cadette r\u00e9aliste mais soumise de l\u2019arrivante. La convaincante Marie Druc, qui interpr\u00e8te cette derni\u00e8re, donne rapidement le ton: la diction en acc\u00e9l\u00e9r\u00e9, l\u2019absence d\u2019implication \u00e9motionnelle et le sourire en coin indiquent la distance initiale qui est prise avec le texte. Anna Pieri, qui joue la s\u0153ur, n\u2019est pas en reste et entre dans le (non-)jeu, initiant un dialogue qui met paradoxalement en valeur les r\u00e9pliques par le fait de ne pas s\u2019y attarder, l\u2019attention \u00e9tant d\u2019autant plus mobilis\u00e9e. De m\u00eame, Valentin Rossier, un Stanley beaufissime \u2013 une r\u00e9ussite, donc -, prend plaisir \u00e0 caricaturer son personnage lors de sa premi\u00e8re apparition comme pour en faire ressortir la facticit\u00e9. Le r\u00e9sultat est humoristique, dans un premier temps, le spectateur \u00e9tant surpris par le proc\u00e9d\u00e9. Et l\u2019ironie, perp\u00e9tuelle remise en question du propos par le d\u00e9tachement vis-\u00e0-vis du texte, est d\u2019abord bon enfant.<\/p>\n\n\n\n<p>Puis la fiction semble rattraper et les com\u00e9diens et les personnages: l\u2019histoire qui est racont\u00e9e n\u2019est pas dr\u00f4le, et ne finira pas bien. L\u2019illusion se cr\u00e9e malgr\u00e9 tout, et d\u2019autant plus qu\u2019elle n\u2019est pas impos\u00e9e. Le parcours de Blanche n\u2019est d\u2019ailleurs pas bien \u00e9loign\u00e9 de celui du spectateur: on la voit mettre en place un r\u00e9seau de mensonges qui alt\u00e8rent la r\u00e9alit\u00e9 en la rendant supportable, de m\u00eame que dans l\u2019obscurit\u00e9 le public est satisfait que ce qu\u2019on lui pr\u00e9sente ne soit pas vrai. Les mots sont le vernis qui adoucit le r\u00e9el, lui donne une teinte \u00e9th\u00e9r\u00e9e. Ainsi, lorsque Mitch, \u201cl\u2019amoureux\u201d de Blanche, tente de l\u2019embrasser contre son gr\u00e9, leur \u00e9change reste convenu, masquant la violence de l\u2019acte; le d\u00e9calage est \u00e9galement important entre les coups que re\u00e7oit Blanche et le r\u00e9cit qu\u2019elle en fait le lendemain, les marques sur son visage contredisant les mots. Les d\u00e9ferlements de violence de Stanley sont mis en sc\u00e8ne de mani\u00e8re tr\u00e8s br\u00e8ve, dans la p\u00e9nombre, d\u00e9r\u00e9alis\u00e9s. On nie la r\u00e9alit\u00e9 pour tenter de s\u2019en d\u00e9faire. Les personnages ont \u00e9volu\u00e9, les caricatures amusantes du d\u00e9but c\u00e8dent la place \u00e0 une version inqui\u00e9tante de leurs masques, sans renoncer compl\u00e8tement \u00e0 cette distance vis-\u00e0-vis du texte: l\u2019ironie s\u2019est faite mortif\u00e8re. Il y a un bourreau et il y a une victime&nbsp;: Stanley, lucide et terre-\u00e0-terre, jouissant de sa m\u00e9diocrit\u00e9, d\u00e9truira Blanche, r\u00eaveuse mais menteuse, tentant d\u2019\u00e9chapper \u00e0 son insignifiance. Il y a une morale&nbsp;: la fiction est toujours abolie par le r\u00e9el. La r\u00e9ussite de la mise en sc\u00e8ne tient dans le fait d\u2019avoir exacerb\u00e9 l\u2019un pour rendre compte de l\u2019autre, en un subtil jeu m\u00e9ta-th\u00e9\u00e2tral. \u00ab&nbsp;Je ne dis pas la v\u00e9rit\u00e9, je dis ce que devrait \u00eatre la v\u00e9rit\u00e9&nbsp;\u00bb, affirme Blanche, r\u00e9sumant le travail de dramaturge. A l\u2019Orangerie, pourtant, on a cru voir quelque chose comme de la v\u00e9rit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>23 juin 2015<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/frederic-guignard\/\">Fr\u00e9d\u00e9ric Guignard<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/leprogramme.ch\/theatre\/un-tramway-nomme-desir\/geneve\/theatre-de-l-orangerie\">Voir la page du spectacle <\/a><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>D&rsquo;apr\u00e8sTennessee Williams \/ Mise en sc\u00e8ne de Zo\u00e9 Reverdin \/ du 23 juin au 11 juillet 2015 \/ Th\u00e9\u00e2tre de l\u2019Orangerie (Gen\u00e8ve) \/ Critiques par No\u00e9mie Desarzens et et Fr\u00e9d\u00e9ric Guignard . <\/p>\n","protected":false},"author":1001119,"featured_media":9990,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[32,34,38,124],"tags":[140,127],"class_list":["post-6674","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-critique","category-expired","category-spectacle","category-orangerie","tag-frederic-guignard","tag-noemie-desarzens"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6674","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1001119"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=6674"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6674\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":21343,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6674\/revisions\/21343"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/9990"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=6674"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=6674"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=6674"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}