{"id":6562,"date":"2015-06-14T20:34:29","date_gmt":"2015-06-14T18:34:29","guid":{"rendered":"http:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/?p=6562"},"modified":"2024-12-22T11:50:42","modified_gmt":"2024-12-22T10:50:42","slug":"33-tours-et-quelques-secondes","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/2015\/06\/33-tours-et-quelques-secondes\/","title":{"rendered":"33 tours et quelques secondes"},"content":{"rendered":"<h2 class=\"wp-block-post-title\">33 tours et quelques secondes<\/h2>\n\n<div class=\"wp-block-post-excerpt\"><p class=\"wp-block-post-excerpt__excerpt\">Conception Lina Majdalanie et Rabih Mrou\u00e9 \/ du 13 au 14 juin 2015 \/ Th\u00e9\u00e2tre de Vidy (Lausanne) \/ Critiques par No\u00e9mie Desarzens et Lucas Mor\u00ebel . <\/p><\/div>\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>13 juin 2015<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/noemie-desarzens\/\">No\u00e9mie Desarzens<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>Entre fiction et imaginaire : portrait du Liban contemporain<\/strong><\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-large is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"768\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/06\/P1030709-1024x768.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-9988\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/06\/P1030709-1024x768.jpg 1024w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/06\/P1030709-227x170.jpg 227w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/06\/P1030709-267x200.jpg 267w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/06\/P1030709-768x576.jpg 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/06\/P1030709-624x468.jpg 624w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/06\/P1030709.jpg 1067w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Louis Sarmad<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>Comment rendre compte de l\u2019absence sur sc\u00e8ne&nbsp;? C\u2019est \u00e0 ce d\u00e9fi que r\u00e9pond le spectacle&nbsp;<\/em>33 tours et quelques secondes<em>. Dans le creux laiss\u00e9 par le suicide d\u2019un certain Diyaa Yamout, jeune libanais de 28 ans, se dresse un portrait de la soci\u00e9t\u00e9 contemporaine libanaise et de ses multiples facettes.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Sur le plateau, aucune pr\u00e9sence humaine ne se manifeste. Divers objets animent et occupent l\u2019espace sc\u00e9nique&nbsp;: un ordinateur, un bureau, un r\u00e9pondeur, un t\u00e9l\u00e9phone mobile, des livres, un tapis. \u00c0 c\u00f4t\u00e9, des enceintes reli\u00e9es \u00e0 un tourne-disque. Au fond, une vieille t\u00e9l\u00e9vision. Le plateau est plong\u00e9 dans une semi-p\u00e9nombre, rehauss\u00e9e de quelques faisceaux lumineux \u00e9clairant les affaires d\u2019une personne absente. Apr\u00e8s une observation minutieuse de chacune d\u2019elle, des questions circulent dans le public&nbsp;: est-ce l\u00e0 le spectacle ? Soudain, la chanson de Jacques Brel&nbsp;<em>Le Dernier Repas<\/em>&nbsp;interrompt les conversations. Les lumi\u00e8res baissent. Tout aussi brusquement qu\u2019elle s\u2019est enclench\u00e9e, la musique s\u2019interrompt. La t\u00e9l\u00e9vision s\u2019allume. Le t\u00e9l\u00e9phone sonne. Une page Facebook, celle d\u2019un d\u00e9nomm\u00e9 Diyaa Yamout, se projette sur une toile en arri\u00e8re-plan.<\/p>\n\n\n\n<p><em>33 tours et quelques secondes<\/em>, spectacle cr\u00e9\u00e9 en 2012, relate \u00e0 travers le son, l\u2019image et l\u2019\u00e9criture l\u2019impact du suicide de ce militant de 28 ans dans la soci\u00e9t\u00e9 libanaise d\u2019aujourd\u2019hui. Ce jeune homme est ainsi \u00e9voqu\u00e9 en l\u2019absence de tout acteur, \u00e0 travers les outils de communications qu\u2019il a laiss\u00e9 derri\u00e8re lui. Lina Majdalanie et Rabih Mrou\u00e9, couple d\u2019artistes libanais, parviennent ainsi \u00e0 construire un spectacle \u00ab sur la pr\u00e9sence de l\u2019absence&nbsp;\u00bb. Partant d\u2019un \u00e9v\u00e9nement r\u00e9el, ils vont entrem\u00ealer fiction et images d\u2019archive afin de repr\u00e9senter l\u2019actualit\u00e9 de leur pays, aux prises avec les contradictions et les conflits politico-religieux.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans ce spectacle, tout vise \u00e0 souligner l\u2019absence, dramatique, de ce jeune homme. Le t\u00e9l\u00e9phone sonne d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9ment, les messages restent sans r\u00e9ponse, le profil Facebook ne montre aucune photo et le fax d\u00e9verse des feuillets sans plus de destinataire. Cet univers personnel contraste avec les nouvelles relay\u00e9es par les journaux t\u00e9l\u00e9vis\u00e9s, montr\u00e9es en alternance. Un d\u00e9calage se cr\u00e9e rapidement, entre les r\u00e9actions de la jeunesse libanaise publi\u00e9es sur le r\u00e9seau social, amie de Diyaa ou sympathisante de son combat, et le relai m\u00e9diatique.<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est paradoxalement au c\u0153ur de l\u2019absence qu\u2019un vide se comble : cette installation sur la sc\u00e8ne th\u00e9\u00e2trale parvient \u00e0 peupler de pr\u00e9sences un espace vide et \u00e0 nous confronter \u00e0 une violence qui semble faire partie int\u00e9grante de cette soci\u00e9t\u00e9. Est-ce que mourir pour d\u00e9fendre ses id\u00e9es a un impact sur le syst\u00e8me sociopolitique&nbsp;? C\u2019est \u00e0 ce genre de question que r\u00e9agissent les quelque 3500 amis Facebook de Diyaa Yamout sur le mur de leur h\u00e9ros incompris.<\/p>\n\n\n\n<p>Le spectacle se termine sur la chanson magistrale de Janis Joplin<em>&nbsp;Piece of My Heart<\/em>. La musique s\u2019interrompt brusquement, la lumi\u00e8re refait son apparition. \u00c0 nous de sortir de ce microcosme que Lina Majdalanie et Rabih Mrou\u00e9 sont parvenus \u00e0 construire afin de nous plonger au c\u0153ur des probl\u00e9matiques politiques, sociales et religieuses qui habitent le Liban. \u00c0 d\u00e9couvrir jusqu\u2019au 14 juin 2015, dans le cadre de la r\u00e9trospective qui anime actuellement le Th\u00e9\u00e2tre de Vidy.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>13 juin 2015<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/noemie-desarzens\/\">No\u00e9mie Desarzens<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>13 juin 2015<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/lucas-moreel\/\">Lucas Mor\u00ebel<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>Votre ami Diyaa s\u2019est suicid\u00e9 (j\u2019aime; commenter; partager)<\/strong><\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-large is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"768\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/06\/P1030709-1024x768.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-9988\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/06\/P1030709-1024x768.jpg 1024w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/06\/P1030709-227x170.jpg 227w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/06\/P1030709-267x200.jpg 267w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/06\/P1030709-768x576.jpg 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/06\/P1030709-624x468.jpg 624w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/06\/P1030709.jpg 1067w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Louis Sarmad<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>Cette pi\u00e8ce originale vous emm\u00e8ne dans un voyage sur la toile. Plus pr\u00e9cis\u00e9ment, sur le mur Facebook de Diyaa Yamout. \u00ab&nbsp;Vous avez de nouvelles notifications.&nbsp;\u00bb \u00ab&nbsp;N\u2019oubliez pas de relever vos messages vocaux&nbsp;\u00bb \u00ab&nbsp;La r\u00e9volution 2.0 a commenc\u00e9, allez-vous participer \u00e0 cet \u00e9v\u00e9nement&nbsp;?&nbsp;\u00bb<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Une fois install\u00e9s au c\u0153ur d\u2019un salon, am\u00e9nag\u00e9 dans la p\u00e9nombre de salle Ren\u00e9 Gonzalez, c\u2019est le son lancinant d\u2019un tourne-disque qui attire d\u2019abord l\u2019attention. Le reste est plus banal&nbsp;: de l\u2019autre c\u00f4t\u00e9 de la sc\u00e8ne, la neige anime l\u2019\u00e9cran d\u2019un vieux t\u00e9l\u00e9viseur. Au centre, un bureau, un ordinateur, un t\u00e9l\u00e9phone portable et quelques autres appareils \u00e9lectroniques compl\u00e8tent le tableau de la vie ordinaire.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais lorsque d\u00e9marre la chanson&nbsp;<em>Le dernier repas<\/em>&nbsp;de Jacques Brel, la salle se couvre d\u2019un voile plus grave. Et c\u2019est sous l\u2019auspice de la mort que se poursuivra la s\u00e9ance. Ce sont en effet les r\u00e9percussions du suicide de l\u2019anarchiste Diyaa Yamout le 3 octobre 2011 qui nous seront pr\u00e9sent\u00e9es, et ce uniquement \u00e0 partir de son mur Facebook, des \u00e9missions de t\u00e9l\u00e9 qui tentent de comprendre et des messages de son amie qui tente d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9ment de le joindre, ne croyant pas \u00e0 sa mort. Sur sc\u00e8ne, pas d\u2019autre pr\u00e9sence que celle des appareils de communication.<\/p>\n\n\n\n<p>Un mois d\u2019archives Facebook nous entrainent \u00e0 travers les diff\u00e9rentes discussions autour de la pens\u00e9e pas toujours bien comprise de Diyaa. Ses amis en font un martyr voire un saint, les croyants une \u00e2me damn\u00e9e, ses proches un enfant perdu, les media un adolescent qui n\u2019a pas su affronter les contradictions de la vie.<\/p>\n\n\n\n<p>Son amie l\u2019appelle r\u00e9guli\u00e8rement, comme un&nbsp;<em>leitmotiv<\/em>, pour lui rappeler que la mort ne passe pas par la fin du corps mais par la fin du langage&nbsp;; et qu\u2019il est donc condamn\u00e9 \u00e0 vivre, ayant trop parl\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Une derni\u00e8re personne, comme la r\u00e9manence de la vie dans la mort, \u00e9crit des messages \u00e0 Diyaa en date du 30 septembre 2011. Son avion est retard\u00e9, elle ne peut le prendre qu\u2019en s\u2019engageant dans une r\u00e9volte des passagers. Puis, arriv\u00e9e sur le sol libanais, elle est retenue dans le terminal \u00e0 cause de sa nationalit\u00e9 palestinienne.<\/p>\n\n\n\n<p>Alors que la mort de l\u2019anarchiste, r\u00e9cup\u00e9r\u00e9e par tout le monde, finit de perdre son sens sur les r\u00e9seaux sociaux, le langage se d\u00e9couvre comme V\u00e9rit\u00e9 de la vie et le voyage en avion se pose comme mise en ab\u00eeme de l\u2019existence de Diyaa.<\/p>\n\n\n\n<p>Qu\u2019est-ce que vivre&nbsp;? Qu\u2019est-ce que mourir pour une Id\u00e9e&nbsp;? Cette fable sur la communication contemporaine que nous pr\u00e9sentent Lina Majdalanie et Rabih Mrou\u00e9 r\u00e9ussit brillamment \u00e0 abolir le mur s\u00e9parant la vie de la mort. Diyaa, celui qu\u2019aucun homme politique n\u2019a jamais \u00e9cout\u00e9, se retrouve sur toutes les bouches d\u00e8s lors qu\u2019il cesse d\u2019\u00eatre un homme pour devenir un mort. Mourir pour une id\u00e9e permet, peut-\u00eatre, de vivre enfin.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>13 juin 2015<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/lucas-moreel\/\">Lucas Mor\u00ebel<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/www.vidy.ch\/fr\/evenement\/lina-majdalanie-et-rabih-mroue-33-tours-et-quelques-secondes\/\">Voir la page du spectacle <\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Conception Lina Majdalanie et Rabih Mrou\u00e9 \/ du 13 au 14 juin 2015 \/ Th\u00e9\u00e2tre de Vidy (Lausanne) \/ Critiques par No\u00e9mie Desarzens et Lucas Mor\u00ebel . <\/p>\n","protected":false},"author":784,"featured_media":9988,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[32,34,38,2],"tags":[137,127],"class_list":["post-6562","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-critique","category-expired","category-spectacle","category-theatre-de-vidy","tag-lucas-moreel","tag-noemie-desarzens"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6562","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/784"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=6562"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6562\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":21345,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6562\/revisions\/21345"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/9988"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=6562"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=6562"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=6562"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}