{"id":6422,"date":"2015-05-25T10:40:22","date_gmt":"2015-05-25T08:40:22","guid":{"rendered":"http:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/?p=6422"},"modified":"2024-12-22T15:06:36","modified_gmt":"2024-12-22T14:06:36","slug":"abymes","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/2015\/05\/abymes\/","title":{"rendered":"Abymes"},"content":{"rendered":"<h2 class=\"wp-block-post-title\">Abymes<\/h2>\n\n<div class=\"wp-block-post-excerpt\"><p class=\"wp-block-post-excerpt__excerpt\">Texte et mise en sc\u00e8ne d\u2019Audrey Cavelius \/ du 19 au 24 mai 2015 \/ Th\u00e9\u00e2tre Arsenic (Lausanne) \/ Critiques par Laura Pall\u00f9 et Chantal Zumwald . <\/p><\/div>\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>19 mai 2015<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/laura-pallu\/\">Laura Pall\u00f9<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>Dans le r\u00eave \u00e9veill\u00e9,\u00a0\u00ab\u00a0je est un autre, l\u2019autre c\u2019est moi\u00a0\u00bb<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"480\" height=\"464\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/05\/abymes-2-e1432543384633.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-9951\" style=\"width:298px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/05\/abymes-2-e1432543384633.jpg 480w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/05\/abymes-2-e1432543384633-176x170.jpg 176w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/05\/abymes-2-e1432543384633-207x200.jpg 207w\" sizes=\"auto, (max-width: 480px) 100vw, 480px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Julie Masson<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>L\u2019esprit est comme une machine \u00e0 traverser le temps qui nous permet de voyager dans le pass\u00e9 et le futur. Gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019imagination, on devient cr\u00e9ateurs de notre destin, en changeant les \u00e9v\u00e9nements v\u00e9cus et en fabriquant de possibles d\u00e9veloppements pour l\u2019avenir. Dans les r\u00eaves \u00e9veill\u00e9s tout est possible, car notre psych\u00e9 est vaste et profonde, comme un abyme.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>Abymes<\/em>&nbsp;comprend deux parties tr\u00e8s distinctes&nbsp;:&nbsp;<em>Living gallery<\/em>&nbsp;et&nbsp;<em>La po\u00e9tique de l\u2019autre<\/em>. Dans la premi\u00e8re, nous sommes accueillis par Audrey Cavelius dans une salle de cin\u00e9ma munie de chaises longues qui invitent \u00e0 la d\u00e9tente. On assiste \u00e0 une projection vid\u00e9o, qui montre une multitude de sc\u00e9narios, plus ou moins possibles, des vies futures imaginaires de ce personnage. \u00c0 travers la r\u00eaverie, elle exp\u00e9rimente diff\u00e9rentes visions d\u2019elle-m\u00eame et une vaste gamme d\u2019identit\u00e9s. Comme le sugg\u00e8re le titre, il y a dans le spectacle un jeu de \u00ab&nbsp;mise en abyme&nbsp;\u00bb, de fiction dans la fiction. Un premier degr\u00e9 est repr\u00e9sent\u00e9 sur le plateau par le jeu th\u00e9\u00e2tral du personnage, qui dialogue avec nous. Le deuxi\u00e8me degr\u00e9 est celui qui est projet\u00e9 sur l\u2019\u00e9cran&nbsp;: ce sont les films que la jeune femme est en train de produire dans sa t\u00eate. Les limites entre le public et la com\u00e9dienne sont t\u00e9nues. Elle partage avec nous l\u2019exp\u00e9rience passive du spectateur, en observant sa propre vie imagin\u00e9e. Son voyage introspectif devient aussi source d\u2019inspiration pour le public. Gr\u00e2ce \u00e0 la musique et aux images muettes, on se laisse transporter par notre propre imagination et nos propres fantasmes en s\u2019identifiant par moments, et en se dissociant dans d\u2019autres.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans la deuxi\u00e8me partie du spectacle, la salle n\u2019est plus la m\u00eame. La blancheur du pavement et de la paroi du plateau symbolisent l\u2019entr\u00e9e dans une nouvelle dimension. Le public est pass\u00e9 dans une sph\u00e8re interne, celle, onirique, de la psych\u00e9 de la protagoniste, dans le subconscient, l\u00e0 o\u00f9 les id\u00e9es et les d\u00e9sirs sont exprim\u00e9s par la pens\u00e9e symbolique. Le personnage n\u2019existe plus comme \u00e9l\u00e9ment ext\u00e9rieur&nbsp;: nous sommes entr\u00e9s dans sa t\u00eate. Existent seulement ses projections mentales et ses&nbsp;<em>alter egos<\/em>. Les images mentales ne sont pas m\u00e9diatis\u00e9es par la conscience de celui qui les produit. L\u2019atmosph\u00e8re rev\u00eat un caract\u00e8re sacr\u00e9 par la blancheur qui r\u00e8gne sur le plateau. Presque comme dans une salle de mus\u00e9e&nbsp;<em>white cube<\/em>, on assiste \u00e0 la r\u00e9alisation de sculptures vivantes, jou\u00e9es en&nbsp;<em>live<\/em>&nbsp;par la protagoniste et une autre com\u00e9dienne, plus ou moins statiques. Cette deuxi\u00e8me partie aborde de grandes th\u00e9matiques&nbsp;: la vieillesse, l\u2019amour, le succ\u00e8s, l\u2019amiti\u00e9, le sexe, la religion, la lutte pour la survie. La&nbsp; sc\u00e9nographie du spectacle est tr\u00e8s soign\u00e9e et les corps des personnages, dot\u00e9s d\u2019une forte pr\u00e9sence sc\u00e9nique, produisent un grand impact visuel, gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019utilisation de masques, de d\u00e9guisements et de gestes expressifs. La musique, compos\u00e9e expr\u00e8s pour le spectacle par Christophe Gonet, compositeur et musicien&nbsp;<em>live<\/em>, accompagne agr\u00e9ablement ce&nbsp; spectacle \u2013 conceptuel, donc, mais qui ne manque pas d\u2019humour.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>19 mai 2015<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/laura-pallu\/\">Laura Pall\u00f9<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>19 mai 2015<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/chantal-zumwald\/\">Chantal Zumwald<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>R\u00e9veillons-nous!<\/strong><\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"720\" height=\"480\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/05\/abymes-3.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-9953\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/05\/abymes-3.jpg 720w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/05\/abymes-3-250x167.jpg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/05\/abymes-3-300x200.jpg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/05\/abymes-3-624x416.jpg 624w\" sizes=\"auto, (max-width: 720px) 100vw, 720px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Julie Masson<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>Avec&nbsp;<\/em>Abymes<em>, NoNameCompany offre un diptyque compos\u00e9 de \u00ab&nbsp;Living Gallery&nbsp;\u00bb et de \u00ab&nbsp;La po\u00e9tique de l\u2019autre&nbsp;\u00bb, deux spectacles compl\u00e9mentaires pr\u00e9sent\u00e9s sur deux sc\u00e8nes diff\u00e9rentes. Ces deux tableaux riches et fantasques flirtent avec les motifs de l\u2019illusion et de la d\u00e9sillusion, de la solitude et de la mort. L\u2019h\u00e9ro\u00efne est un soi au destin \u00e0 facettes qui joue \u00e0&nbsp;: \u00ab&nbsp;Je est un autre, l\u2019autre c\u2019est moi&nbsp;\u00bb.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Une petite salle baign\u00e9e de lumi\u00e8re, occup\u00e9e par trois rang\u00e9es de transats rouges, sagement align\u00e9s. Un accueil chaleureux et personnel d\u2019Audrey Cavelius, r\u00e9alisatrice et interpr\u00e8te, ravit les spectateurs. Sur la droite du parterre, un petit \u00eelot de joncs et de roseaux o\u00f9 repose le fauteuil de notre h\u00f4tesse. Sur la gauche, Christophe Gonet et ses instruments, dont il se servira en&nbsp;<em>live&nbsp;<\/em>dans ses propres compositions.<\/p>\n\n\n\n<p>En face, sur le grand \u00e9cran, une petite femme en robe rouge se met \u00e0 danser, rejointe par quatre joueurs de tuba g\u00e9ant dont le pantalon peine \u00e0 tenir; deux danseuses affichent leurs fesses aux spectateurs hilares. Une femme encore jeune, seule, rentre chez elle de nuit&nbsp;; des bruits \u00e9tranges, un chat&nbsp;; \u2026la douche a chang\u00e9 de couleur&nbsp;! Quelle aurait pu \u00eatre la vie de cette femme, si\u2026&nbsp;? Six tableaux, accompagn\u00e9s de musique jou\u00e9e en direct sur fond sonore, pr\u00e9sentent des destins possibles, aussi tristes qu\u2019inattendus, dont quatre sont domin\u00e9s par la solitude. Dans le meilleur des cas, la derni\u00e8re phase de vie est partag\u00e9e avec un compagnon et Madame travaille. Dans les pires, c\u2019est la rue qui attend la protagoniste, mais elle pourrait \u00e9galement vivre seule, dans une maison mono-pi\u00e8ce et froide du Val d\u2019Aoste et danser tristement au son de son gramophone, en pleine nature, avec son col renard, ou encore, \u00eatre cette vieille qu\u2019un jeune homme vient chercher au home pour une soir\u00e9e arros\u00e9e, ou celle qui, malgr\u00e9 sa fortune, est rattrap\u00e9e par un myst\u00e9rieux flacon, ou m\u00eame encore, cette autre, dynamique, ancienne pionni\u00e8re nostalgique de l\u2019aviation. Madame Audrey traverse la sc\u00e8ne et sort, affubl\u00e9e de sa perruque si bien tress\u00e9e durant la projection, son masque de vieille femme sur le visage.<\/p>\n\n\n\n<p>Pause et place au second volet du diptyque&nbsp;: un gazouillis l\u00e9ger d\u2019oiseaux, une sc\u00e8ne bord\u00e9e de cinq caisses de fleurs multicolores et vari\u00e9es, un grand caillou, un transat&nbsp;; le r\u00e9gisseur sur le c\u00f4t\u00e9. Violente lumi\u00e8re blanche \u00e9blouissante&nbsp;: une vieille dame, v\u00eatue d\u2019une robe d\u2019\u00e9t\u00e9 l\u00e9g\u00e8re \u00e0 motifs fleuris, p\u00e9n\u00e8tre le halo aveuglant, un panier contenant fleurs, terre et eau sous le bras. Elle transplante, arrose, soigne. Une voisine large et imposante arrive. Audrey Cavelius et Claire Deutsch seront aussi, sous le masque des vieilles dames,&nbsp;<em>cow-boy<\/em>, tueurs, cibles, hommes, femmes, ombres\u2026&nbsp;: vies par procuration, peupl\u00e9es d\u2019angoisse, de mort de solitude et de r\u00eaves impossibles, aux princes charmants absents.<\/p>\n\n\n\n<p>Un spectacle noir, mais qui ouvre les yeux sur la vieillesse des femmes seules et sur la n\u00e9cessit\u00e9 de cr\u00e9er un futur vivant et joyeux, en d\u00e9veloppant peut-\u00eatre un imaginaire positif.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>19 mai 2015<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/chantal-zumwald\/\">Chantal Zumwald<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/arsenic.ch\/\">Voir la page du spectacle<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Texte et mise en sc\u00e8ne d\u2019Audrey Cavelius \/ du 19 au 24 mai 2015 \/ Th\u00e9\u00e2tre Arsenic (Lausanne) \/ Critiques par Laura Pall\u00f9 et Chantal Zumwald . <\/p>\n","protected":false},"author":784,"featured_media":9951,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[32,34,3,38],"tags":[133,115],"class_list":["post-6422","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-critique","category-expired","category-theatre-de-larsenic","category-spectacle","tag-chantal-zumwald","tag-laura-pallu"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6422","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/784"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=6422"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6422\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":21353,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6422\/revisions\/21353"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/9951"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=6422"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=6422"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=6422"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}