{"id":6386,"date":"2015-05-14T14:17:03","date_gmt":"2015-05-14T12:17:03","guid":{"rendered":"http:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/?p=6386"},"modified":"2024-12-29T10:25:46","modified_gmt":"2024-12-29T09:25:46","slug":"lane-et-le-ruisseau","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/2015\/05\/lane-et-le-ruisseau\/","title":{"rendered":"L&rsquo;\u00e2ne et le ruisseau"},"content":{"rendered":"<h2 class=\"wp-block-post-title\">L&rsquo;\u00e2ne et le ruisseau<\/h2>\n\n<div class=\"wp-block-post-excerpt\"><p class=\"wp-block-post-excerpt__excerpt\">L\u2019\u00e2ne et le ruisseau \/ D\u2019Alfred de Musset \/ Mise en sc\u00e8ne Christian Geffroy Schlittler \/ du 12 au 23 mai 2015 \/ Th\u00e9\u00e2tre Saint-Gervais (Gen\u00e8ve) \/ Critiques par Nicolas Joray et Jonas Parson . <\/p><\/div>\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>12 mai 2015<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par\u00a0<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/nicolas-joray\/\">Nicolas Joray<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>L\u2019amour h\u00e9sitant<\/strong><\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-large is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"702\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/05\/lane-et-le-ruisseau-mg-2472-1024x702.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-9973\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/05\/lane-et-le-ruisseau-mg-2472-1024x702.jpg 1024w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/05\/lane-et-le-ruisseau-mg-2472-248x170.jpg 248w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/05\/lane-et-le-ruisseau-mg-2472-292x200.jpg 292w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/05\/lane-et-le-ruisseau-mg-2472-768x526.jpg 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/05\/lane-et-le-ruisseau-mg-2472-624x428.jpg 624w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/05\/lane-et-le-ruisseau-mg-2472.jpg 1167w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Isabelle Meister<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>Temps \u00e9tendu entre les r\u00e9pliques, musique jazz au tempo lent, absence de mont\u00e9e d\u2019\u00e9nergie significative dans le rythme g\u00e9n\u00e9ral&nbsp;: au risque d\u2019agacer ou d\u2019ennuyer, h\u00e9sitation et lenteur sont d\u00e9clin\u00e9es de multiples mani\u00e8res sur la sc\u00e8ne du Th\u00e9\u00e2tre Saint-Gervais. Le style \u00e9tait annonc\u00e9&nbsp;: \u00ab&nbsp;la tragi-com\u00e9die de l\u2019amour prend des allures de songe \u00e9trange et d\u00e9phas\u00e9&nbsp;\u00bb.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Un carr\u00e9 blanc fait office de sc\u00e8ne sur la sc\u00e8ne. Le Baron de Valbrun, interpr\u00e9t\u00e9 par David Gobet, erre autour de cet espace alors que les autres personnages y \u00e9voluent sans g\u00eane&nbsp;: il n\u2019ose pas faire le pas. Cette proposition initiale fait \u00e9cho au propos de la fable de Musset&nbsp;: le Baron ne parvient pas \u00e0 d\u00e9clarer sa flamme de mani\u00e8re passionn\u00e9e \u00e0 la Comtesse, \u00e0 qui il est promis. Une autre fois, les deux pr\u00e9tendus amoureux se retrouvent de part et d\u2019autre de la fronti\u00e8re bordant cet espace blanc. Ils sont proches, esquissent des mouvements sensuels mais ne se touchent pas. Comme si, de la m\u00eame mani\u00e8re qu\u2019il refuse de s\u2019engager, le Baron refusait de jouer.<\/p>\n\n\n\n<p>La fable dont s\u2019empare Christian Geffroy Schlittler montre les tergiversations de l\u2019amour&nbsp;: deux couples (le Baron et la Comtesse, le Marquis et Marguerite) se sont promis au mariage, mais ont du mal \u00e0 concr\u00e9tiser leurs projets&nbsp;: le Baron n\u2019est pas assez expressif pour la Comtesse, Marguerite n\u2019est pas assez jalouse pour le Marquis. Deux des personnages vont donc s\u2019ing\u00e9nier \u00e0 mettre en sc\u00e8ne une fausse tromperie pour tester leurs compagnons. Revendiquant le parti pris de la \u00ab&nbsp;r\u00e9appropriation libre&nbsp;\u00bb, le metteur en sc\u00e8ne campe cette histoire dans une sc\u00e9nographie r\u00e9solument contemporaine&nbsp;: chaises orange vif&nbsp;; fauteuil jaune&nbsp;; chaises longues. Les costumes, eux aussi, se veulent actuels&nbsp;: une jaquette Adidas et un short bleu c\u00f4toient le costard \u00e9l\u00e9gant.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce qui d\u00e9range, parfois, ce sont les ruptures dans le jeu des com\u00e9diens, dont la motivation et tout sauf \u00e9vidente&nbsp;: ici, un corps qui danse de mani\u00e8re exag\u00e9r\u00e9e et l\u00e0, des mouvements disloqu\u00e9s&nbsp;; ici, un jeu r\u00e9p\u00e9titif (est-ce un gag&nbsp;?) avec une paire de lunettes qui se coince dans des cheveux et l\u00e0, un encha\u00eenement d\u2019ouvertures des portes invisibles dont l\u2019absence physique contraste avec la pr\u00e9sence mat\u00e9rielle des autres objets du plateau. Alors que sur d\u2019autres plans \u2013 adresses au public, par exemple \u2013 la proposition artistique est aboutie, on peine malheureusement \u00e0 faire sens de ces \u00ab&nbsp;num\u00e9ros&nbsp;\u00bb, qui sont trop peu nombreux pour former une esth\u00e9tique coh\u00e9rente.<\/p>\n\n\n\n<p>Ceux qui veulent d\u00e9couvrir cette version originale de&nbsp;<em>L\u2019\u00e2ne et le ruisseau&nbsp;<\/em>ont jusqu\u2019au 23 mai pour se rendre au Th\u00e9\u00e2tre Saint-Gervais.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>12 mai 2015<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par&nbsp;<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/nicolas-joray\/\">Nicolas Joray<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>12 mai 2015<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par\u00a0<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/jonas-parson\/\">Jonas Parson<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>L\u2019amour est un ruisseau tumultueux<\/strong><\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-large is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"700\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/05\/lane-et-le-ruisseau-mg-2163-1024x700.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-9972\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/05\/lane-et-le-ruisseau-mg-2163-1024x700.jpg 1024w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/05\/lane-et-le-ruisseau-mg-2163-250x170.jpg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/05\/lane-et-le-ruisseau-mg-2163-293x200.jpg 293w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/05\/lane-et-le-ruisseau-mg-2163-768x525.jpg 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/05\/lane-et-le-ruisseau-mg-2163-624x427.jpg 624w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/05\/lane-et-le-ruisseau-mg-2163.jpg 1170w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Isabelle Meister<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>Deux couples sur le point de se marier, des h\u00e9sitations, des relations floues, agr\u00e9ment\u00e9es de stratag\u00e8mes et quiproquos: la derni\u00e8re pi\u00e8ce, posthume, de Musset, est une com\u00e9die qui nous parle de cette r\u00e9ticence \u00e0 s\u2019engager. Pi\u00e8ce de salon, elle devient entre les mains de Christian Geffroy Schlittler, qui poursuit ici son travail de r\u00e9appropriation des classiques, le mat\u00e9riel de base d\u2019un travail sc\u00e9nique tr\u00e8s int\u00e9ressant, qui n\u2019oublie pas d\u2019\u00eatre dr\u00f4le.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est une r\u00e9flexion sur la peur de l\u2019engagement, intemporelle, plac\u00e9e ici dans un d\u00e9cor minimal- un certain c\u00f4t\u00e9 froid et su\u00e9dois, peut-\u00eatre- une question s\u00e9rieuse donc, que propose L\u2019agence Louis-Fran\u00e7ois-Pinagot. Mais un travail exigeant du jeu et de la forme m\u00eame de la pi\u00e8ce replace toujours la farce et la l\u00e9g\u00e8ret\u00e9 au centre de la sc\u00e8ne. Avec une bienveillante cruaut\u00e9, Christian Geffroy Schlittler peint des gens qui semblent flotter sans grande id\u00e9e des cons\u00e9quences de leurs actes, impliqu\u00e9s dans un jeu dont les enjeux les d\u00e9passent.<\/p>\n\n\n\n<p>S\u2019il fallait faire une d\u00e9monstration de l\u2019importance du metteur en sc\u00e8ne dans la direction que prend une pi\u00e8ce, celle-ci en serait un exemple parfait. Par del\u00e0 le texte, qui dit les h\u00e9sitations et les amours entre deux couples qui ne parviennent pas \u00e0 franchir le pas du mariage, le jeu des com\u00e9diens raconte une autre histoire, tout de corps entrelac\u00e9s et de baisers d\u00e9rob\u00e9s, qui ne se dit pas, mais qui vient ajouter \u00e0 la confusion de nos ind\u00e9cis protagonistes. Quand le Marquis propose \u00e0 la Comtesse d\u2019inventer une liaison entre eux deux, celle-ci semble bien plus vraie que leurs mots ne le disent. Et la fougue avec laquelle Marguerite, apprenant la pr\u00e9tendue tromperie de son amant, embrasse le Baron laisse transpara\u00eetre plus qu\u2019une simple d\u00e9cision de circonstance.<\/p>\n\n\n\n<p>Les personnages sont l\u00e0, sans grands rep\u00e8res \u2013 la sc\u00e8ne blanche et froide parsem\u00e9e de mobilier Ikea ne fait que l\u2019accentuer \u2013 vagues et ind\u00e9cis. Toujours l\u00e9g\u00e8rement d\u00e9cal\u00e9s, m\u00eame au plus profond des affres de l\u2019amour, ils sont toujours aussi l\u00e9g\u00e8rement ridicules. Voil\u00e0 nos deux comp\u00e8res, Baron et Marquis en cow-boys d\u00e9risoires, h\u00e9ros minables. Affubl\u00e9s de santiags, complets, larges lunettes de soleil et chapeaux aux bords larges, \u00e0 califourchon sur deux transats, ils regardent au loin, une canette de bi\u00e8re \u00e0 la main. Une grille de projecteurs jette une lumi\u00e8re dure sur cette sc\u00e8ne absurde dont le sujet est la peur de l\u2019engagement chez le Baron. Au fil de la conversation, le Marquis h\u00e9site \u00e0 laisser ou non le mot compromettant qu\u2019il a fa\u00e7onn\u00e9 pour tenter de pousser son ami \u00e0 franchir le pas. L\u2019absence totale de subtilit\u00e9 et de discr\u00e9tion avec laquelle il cache ce mot sous le chapeau de l\u2019amoureux ind\u00e9cis ne rendra que plus ridicule l\u2019effondrement total de ce dernier face \u00e0 un stratag\u00e8me pourtant bien grossier.<\/p>\n\n\n\n<p>Schlitter place sans souci le Baron au milieu d\u2019une sc\u00e8ne de laquelle il est suppos\u00e9 \u00eatre absent, comme un \u00e9l\u00e9ment de d\u00e9cor pos\u00e9 sur une table basse. Juxtaposant ainsi la vue de sa mine de cow-boy d\u00e9pit\u00e9, convaincu d\u2019\u00eatre cocu, \u00e0 une discussion sur le caract\u00e8re enti\u00e8rement fictif de l\u2019affaire, il produit un comique de situation des plus jouissifs. Les com\u00e9diens sortent rarement de sc\u00e8ne, et quand bien m\u00eame ils n\u2019occupent pas le plateau de fa\u00e7on aussi centrale, ils sont souvent en bord de sc\u00e8ne, regardant attentivement un \u00e9change dont ils ne sont pas suppos\u00e9s avoir connaissance. Les quiproquos et d\u00e9sastres qui se profilent n\u2019en sont que plus absurdes.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce n\u2019est certainement pas le public que l\u2019on prend pour un \u00e2ne dans cette agr\u00e9able com\u00e9die \u00e0 voir au th\u00e9\u00e2tre Saint-Gervais jusqu\u2019au 23 mai.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>12 mai 2015<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par&nbsp;<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/jonas-parson\/\">Jonas Parson<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/archive.saintgervais.ch\/programme\/detail\/l-ane-et-le-ruisseau.html\">Voir la page du spectacle<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L\u2019\u00e2ne et le ruisseau \/ D\u2019Alfred de Musset \/ Mise en sc\u00e8ne Christian Geffroy Schlittler \/ du 12 au 23 mai 2015 \/ Th\u00e9\u00e2tre Saint-Gervais (Gen\u00e8ve) \/ Critiques par Nicolas Joray et Jonas Parson .<\/p>\n","protected":false},"author":1001119,"featured_media":9973,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[32,34,8,38],"tags":[27,128],"class_list":["post-6386","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-critique","category-expired","category-maison-saint-gervais","category-spectacle","tag-jonas-parson","tag-nicolas-joray"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6386","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1001119"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=6386"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6386\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":21364,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6386\/revisions\/21364"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/9973"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=6386"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=6386"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=6386"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}