{"id":6343,"date":"2015-05-09T18:54:15","date_gmt":"2015-05-09T16:54:15","guid":{"rendered":"http:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/?p=6343"},"modified":"2024-12-29T15:02:57","modified_gmt":"2024-12-29T14:02:57","slug":"riquet","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/2015\/05\/riquet\/","title":{"rendered":"Riquet"},"content":{"rendered":"<h2 class=\"wp-block-post-title\">Riquet<\/h2>\n\n<div class=\"wp-block-post-excerpt\"><p class=\"wp-block-post-excerpt__excerpt\">D\u2019Antoine Herniotte \/ d\u2019apr\u00e8s Charles Perrault \/ Mise en sc\u00e8ne par Laurent Brethome \/ du 5 au 10 mai 2015 \/ Th\u00e9\u00e2tre Am Stram Gram (Gen\u00e8ve) \/ Critiques par Jonathan Hofer et Jonas Parson . <\/p><\/div>\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>5 mai 2015<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par\u00a0<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/jonathan-hofer\/\">Jonathan Hofer<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>Une belle mochet\u00e9!<\/strong><\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-large is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"683\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/05\/04-16Ri131-1024x683.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-9933\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/05\/04-16Ri131-1024x683.jpg 1024w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/05\/04-16Ri131-250x167.jpg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/05\/04-16Ri131-300x200.jpg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/05\/04-16Ri131-768x512.jpg 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/05\/04-16Ri131-624x416.jpg 624w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/05\/04-16Ri131.jpg 1200w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Elisabeth Carecchio<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>Que faire quand on est moche mais tr\u00e8s intelligent&nbsp;? La r\u00e9ponse para\u00eet \u00e9vidente&nbsp;: il faut s\u2019autoproclamer \u00ab&nbsp;prince de la nuit&nbsp;\u00bb&nbsp;! Fermer les yeux, ne plus vivre du regard des autres et danser toute la journ\u00e9e.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Adapt\u00e9 du conte de Perrault par Antoine Herniotte,&nbsp;<em>Riquet<\/em>&nbsp;raconte l\u2019histoire d\u2019un prince et de deux princesses. Le personnage \u00e9ponyme ainsi que l\u2019une des princesses se voient pourvus du plus brillant esprit mais d\u2019un physique innommable, alors que la derni\u00e8re princesse est infiniment belle, mais b\u00eate comme ses pieds&nbsp;! Pendant que Riquet, fra\u00eechement autoproclam\u00e9 prince de la nuit, se r\u00e9fugie dans la for\u00eat sans lumi\u00e8re, les deux princesses doivent trouver un mari pour succ\u00e9der \u00e0 leur vieux p\u00e8re, trop \u00e2g\u00e9 pour continuer \u00e0 porter la couronne \u2013 litt\u00e9ralement.<\/p>\n\n\n\n<p>Sous la direction de Laurent Brethome, cette fable de la fin du XVIIe si\u00e8cle reprend vie. Gr\u00e2ce notamment \u00e0 la contribution de Louis Lavedan \u2013 artiste plasticien pr\u00e9sent pendant la repr\u00e9sentation \u2013 les effets sc\u00e9niques&nbsp;sont travaill\u00e9s par des dichotomies : inesth\u00e9tique et esth\u00e9tique, po\u00e9sie et froideur implacable, nuit et jour\u2026 tout se m\u00eale, forme contraste pour que la beaut\u00e9 naisse dans la laideur.<\/p>\n\n\n\n<p><em>Riquet<\/em>&nbsp;doit \u00eatre un spectacle pour les enfants&nbsp;: c\u2019est du moins ce que laisse penser la simple observation du public. Difficile cependant, au d\u00e9but, d\u2019imaginer que les bambins peuvent appr\u00e9cier autant de deuxi\u00e8me degr\u00e9, d\u2019allusions, de phrases lourdes de sens dans un discours qui, bien que tr\u00e8s vari\u00e9 dans sa forme, se veut plut\u00f4t s\u00e9rieux. La grossi\u00e8ret\u00e9 des d\u00e9cors&nbsp;et des costumes surprend \u00e9galement : du papier mal soign\u00e9 en fond, des chapeaux pointus et des baguettes pour signifier les f\u00e9es, \u2026Toute la r\u00e9ussite du spectacle est cependant l\u00e0. Comment traiter un sujet douloureux, celui de la laideur, touchant particuli\u00e8rement \u2013 chacun doit s\u2019en souvenir \u2013 le monde des enfants&nbsp;? Il faut prendre par la main, accompagner, plus encore&nbsp;: cr\u00e9er un monde avec les spectateurs. En cela, Riquet fonctionne tr\u00e8s bien. Petit \u00e0 petit, laissant les images parler, parfois \u00e0 travers des marionnettes, parfois dans le noir presque complet et parfois dans la simplicit\u00e9 de la sc\u00e8ne. Dans une po\u00e9tique f\u00e9erique, la performance donne \u00e0 r\u00eaver. En sortant de la salle, les adultes seront plus enfants que les jeunes spectateurs&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<p>Les enfants y trouveront eux aussi certainement leur compte au final. Patrick,12 ans, me l\u2019a assur\u00e9&nbsp;: \u00ab&nbsp;au d\u00e9but je m\u2019ennuyais mais \u00e0 la fin c\u2019\u00e9tait vraiment trop joli&nbsp;\u00bb. Que petits et grands se rendent au th\u00e9\u00e2tre Am Stram Gram pour se laisser bercer, pour rire et pleurer, qui sait&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>5 mai 2015<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par&nbsp;<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/jonathan-hofer\/\">Jonathan Hofer<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>5 mai 2015<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par\u00a0<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/jonas-parson\/\">Jonas Parson<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>Quand l\u2019amour offre la libert\u00e9<\/strong><br><\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"709\" height=\"473\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/05\/04-16Ri274.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-9934\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/05\/04-16Ri274.jpeg 709w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/05\/04-16Ri274-250x167.jpeg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/05\/04-16Ri274-300x200.jpeg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/05\/04-16Ri274-624x416.jpeg 624w\" sizes=\"auto, (max-width: 709px) 100vw, 709px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Elisabeth Carecchio<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>Deux royaumes voisins, un prince dont la laideur n\u2019a d\u2019\u00e9gal que son esprit, deux princesses, l\u2019une belle et l\u2019autre intelligente, des f\u00e9es: au premier abord, tout semble rester fid\u00e8le au conte de Perrault. Mais rapidement la pi\u00e8ce s\u2019\u00e9carte du conte, pour affirmer avec force l\u2019amour et l\u2019ouverture contre une uniformit\u00e9 des beaut\u00e9s et des intelligences. Laurent Brethome signe avec Riquet une mise en sc\u00e8ne qui chante le refus de l\u2019acceptation d\u2019un destin tout trac\u00e9 et le courage de tracer sa propre route loin des conventions.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Des f\u00e9es peu efficaces<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Si la magie et le fantastique semblent pr\u00e9sents dans la pi\u00e8ce -\u00e0 travers l\u2019intervention des deux f\u00e9es sur les berceaux du prince et des deux princesses -le r\u00f4le du surnaturel est rapidement \u00e9vacu\u00e9. Alors que dans la pi\u00e8ce originale, la f\u00e9e dote Riquet d\u2019une intelligence sans bornes, ainsi que la capacit\u00e9 de transmettre cette intelligence \u00e0 la personne qu\u2019il aime, ici les f\u00e9es- qui si elles ont doubl\u00e9 en nombre, ont perdu en efficacit\u00e9- \u00e9chouent dans leurs tentatives d\u2019aider le jeune gar\u00e7on. De m\u00eame, chez les princesses jumelles du royaume voisin, aucun mauvais sort ne vient \u00f4ter l\u2019esprit \u00e0 la plus belle, et aucun bon sort ne vient offrir le don d\u2019intelligence \u00e0 la plus laide. Le seul \u00e9l\u00e9ment de magie de la pi\u00e8ce seront les boucles d\u2019oreilles qui avertiront chacune des s\u0153urs des soucis de l\u2019autre.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019enjeu de l\u2019\u00e9vacuation de la magie est de taille. Dans le conte de Perrault, l\u2019intrigue repose principalement sur l\u2019intervention de la f\u00e9e, qui offre un avenir serein \u00e0 Riquet. Quand il rencontre la princesse belle et b\u00eate du royaume voisin, il sait d\u2019office qu\u2019elle recevra de lui son esprit, et lui d\u2019elle sa beaut\u00e9. Confiant dans son destin, Riquet est un personnage immobile, qui ne fait qu\u2019attendre que miracle se fasse. Au contraire, le Riquet de la pi\u00e8ce n\u2019est pas sauv\u00e9 par les f\u00e9es. Le seul r\u00e9sultat de leur poudre magique- dont l\u2019effet est tr\u00e8s bien rendu par une savante alliance de paillettes jet\u00e9es en l\u2019air et de stroboscope, donnant un effet de scintillement intense- ne r\u00e9sulte qu\u2019en un \u00e9ternuement.<\/p>\n\n\n\n<p>Ici, aucun r\u00e9confort, tout n\u2019est que souffrances occasionn\u00e9es par le manque de compassion des pairs. Empruntant les ressorts de la com\u00e9die musicale, Riquet chante son calvaire, entre star de rock et monstre grotesque, sur fond d\u2019enregistrements de moqueries d\u00e9sincarn\u00e9es, qui ne rendent que plus inqui\u00e9tante la sc\u00e8ne. La fuite devient la seule option envisageable, et le jeune homme trouve refuge dans la foret obscure, ou il devient \u00ab&nbsp;Prince de la Nuit&nbsp;\u00bb. On sent la gen\u00e8se d\u2019une grande figure de vilain, mais l\u2019histoire en d\u00e9cidera autrement. C\u2019est dans cette for\u00eat sans jour que Riquet rencontrera Sublima, princesse \u00e0 la grande beaut\u00e9 mais cible de moqueries pour sa pr\u00e9tendue stupidit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Une autre beaut\u00e9, une autre intelligence.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>A l\u2019abri du monde et de ses conventions, les deux r\u00e9fugi\u00e9s de la for\u00eat sauront s\u2019apprivoiser et danser ensemble. Ici c\u2019est l\u2019\u00e9coute et la gentillesse de Riquet qui donneront \u00e0 Sublima le contexte n\u00e9cessaire \u00e0 l\u2019expression de son intelligence. Se lib\u00e9rant du joug d\u2019une intelligence norm\u00e9e, Sublima peut enfin vivre libre, s\u2019exprimant peut-\u00eatre par des moyens qui ne semblaient pas l\u00e9gitimes \u00e0 la cour. La danse avec son prince sera un moyen d\u2019\u00e9mancipation pour celle dont \u00ab&nbsp;on se moquait [des] belles id\u00e9es&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Le tour de ma\u00eetre de la pi\u00e8ce est ainsi de garder la dimension magique du conte- les f\u00e9es sont l\u00e0, elles tentent d\u2019intervenir- mais d\u2019en emp\u00eacher l\u2019effectivit\u00e9 au profit d\u2019une r\u00e9flexion sur la question du regard de l\u2019autre et de l\u2019amour comme possibilit\u00e9 de transformation. La r\u00e9demption finale du conte n\u2019est plus l\u2019\u0153uvre d\u2019un&nbsp;<em>deus ex machina,<\/em>&nbsp;mais celle, active, des protagonistes.<\/p>\n\n\n\n<p>Brethome propose une pi\u00e8ce qui se donne au spectateur sur plusieurs niveaux. Les \u00e9l\u00e9ments fantastiques, f\u00e9es, for\u00eat myst\u00e9rieuse et boucles d\u2019oreilles magiques maintiennent le caract\u00e8re f\u00e9erique du conte, et permettent une exp\u00e9rience plus na\u00efve et simple de l\u2019histoire. Mais les plans d\u2019analyse se multiplient, cr\u00e9ant une pi\u00e8ce qui a quelque chose \u00e0 offrir \u00e0 tous ses spectateurs.<\/p>\n\n\n\n<p>Avec des ambiances et des rythmes tr\u00e8s divers, la pi\u00e8ce passe de sc\u00e8nes o\u00f9 la qualit\u00e9 comique ou visuelle est plus importante, \u00e0 des sc\u00e8nes plus po\u00e9tiques qui mettent l\u2019accent sur le texte. Il est \u00e9vident que les sc\u00e8nes qui sont plus textuelles que visuelles ne sont pas les plus \u00e9videntes pour un jeune public, au vu des r\u00e9actions de la salle lors de ces \u00e9pisodes. Mais plut\u00f4t que de sacrifier la lenteur et la beaut\u00e9 du texte \u00e0 l\u2019impatience d\u2019un public qui n\u2019en a pas l\u2019habitude, le spectacle propose plut\u00f4t, en variant les sc\u00e8nes, un premier contact avec une certaine lenteur qui est toujours plus vitale dans un monde qui voue un culte \u00e0 la vitesse.<\/p>\n\n\n\n<p>La dimension plastique de la pi\u00e8ce, \u00e0 travers le travail de&nbsp;<em>live painting&nbsp;<\/em>de&nbsp;Louis Lavedan permet la cr\u00e9ation d\u2019un univers visuel saisissant, et constitue aussi un travail entre action et lenteur. Le dessin se construit petit \u00e0 petit, n\u00e9cessite patience, mais le spectacle de son d\u00e9voilement est aussi fascinant. L\u2019importance donn\u00e9e au travail visuel dans une pi\u00e8ce qui traite du beau, du laid est \u00e9videmment des plus pertinentes, et le travail du peintre sur la rature comme repr\u00e9sentation du laid est tr\u00e8s int\u00e9ressant.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>\u00ab&nbsp;Fuir le monde qui nous a \u00e9t\u00e9 d\u00e9cid\u00e9&nbsp;\u00bb<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Tout au long de la pi\u00e8ce, la fuite est au centre de l\u2019intrigue. Fuite de Riquet, de Sublima qui refusent de souffrir des moqueries, mais aussi fuite de la s\u0153ur de Sublima, Mimip\u00e9dia, qui refuse le destin que la coutume et la tradition du conte tracent pour elle. L\u2019image du roi qui cherche d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9ment un prince qui pourra le d\u00e9charger du poids de sa fonction- illustr\u00e9e de mani\u00e8re tr\u00e8s efficace par une couronne qui ne fait que grandir, pour finir par l\u2019engloutir tout entier \u00e0 la fin de la pi\u00e8ce- et de sa fille qui refuse de devoir assumer cette charge que lui destine son p\u00e8re, est une belle all\u00e9gorie de la r\u00e9volte d\u2019une jeunesse qui se voit h\u00e9riter d\u2019un monde, d\u2019une peine qui est la (d\u00e9s)\u0153uvre des g\u00e9n\u00e9rations pr\u00e9c\u00e9dentes. Fuyant l\u2019histoire pour voyager, Mimip\u00e9dia rencontre le peintre, et brouillant la fronti\u00e8re entre les personnages et les techniciens de la pi\u00e8ce, cr\u00e9\u00e9e une contamination de l\u2019un vers l\u2019autre, la princesse devenant agente du d\u00e9cor en m\u00eame temps que le peintre devient agent de l\u2019intrigue.<\/p>\n\n\n\n<p>A l\u2019encontre d\u2019un \u00ab\u00a0monde en retard\u00a0\u00bb, le peintre qui trace librement son chemin sur l\u2019\u00e9cran et la princesse qui trace sa vie dans le monde revendiquent en guise de morale la possibilit\u00e9 de cr\u00e9er un monde nouveau, d\u2019amour et de libert\u00e9, o\u00f9 le beau r\u00e9side dans l\u2019\u0153il de celui qui aime.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>5 mai 2015<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par&nbsp;<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/jonas-parson\/\">Jonas Parson<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/www.amstramgram.ch\/#riquet-a-la-houppe\">Voir la page du spectacle<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>D\u2019Antoine Herniotte \/ d\u2019apr\u00e8s Charles Perrault \/ Mise en sc\u00e8ne par Laurent Brethome \/ du 5 au 10 mai 2015 \/ Th\u00e9\u00e2tre Am Stram Gram (Gen\u00e8ve) \/ Critiques par Jonathan Hofer et Jonas Parson .<\/p>\n","protected":false},"author":1001119,"featured_media":9933,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[32,34,38,143],"tags":[27,141],"class_list":["post-6343","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-critique","category-expired","category-spectacle","category-theatre-am-stram-gram-geneve","tag-jonas-parson","tag-jonathan-hofer"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6343","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1001119"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=6343"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6343\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":21370,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6343\/revisions\/21370"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/9933"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=6343"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=6343"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=6343"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}