{"id":6278,"date":"2015-05-01T11:45:53","date_gmt":"2015-05-01T09:45:53","guid":{"rendered":"http:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/?p=6278"},"modified":"2025-01-07T14:55:37","modified_gmt":"2025-01-07T13:55:37","slug":"pas-grand-chose-plutot-que-rien","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/2015\/05\/pas-grand-chose-plutot-que-rien\/","title":{"rendered":"Pas grand-chose plut\u00f4t que rien"},"content":{"rendered":"<h2 class=\"wp-block-post-title\">Pas grand-chose plut\u00f4t que rien<\/h2>\n\n<div class=\"wp-block-post-excerpt\"><p class=\"wp-block-post-excerpt__excerpt\">Texte et mise en sc\u00e8ne Jo\u00ebl Maillard \/ Du 28 avril au 3 mai 2015 \/ Arsenic (Lausanne) \/ Critiques par Nicolas Joray et Jonas Guyot . <\/p><\/div>\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>28 avril 2015<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par\u00a0<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/nicolas-joray\/\">Nicolas Joray<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>\u00ca<\/strong>tre ou ne pas \u00eatre<\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"800\" height=\"450\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/04\/csm_SNAUT_PGC_02_d146bb3918.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-9919\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/04\/csm_SNAUT_PGC_02_d146bb3918.jpg 800w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/04\/csm_SNAUT_PGC_02_d146bb3918-250x141.jpg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/04\/csm_SNAUT_PGC_02_d146bb3918-300x169.jpg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/04\/csm_SNAUT_PGC_02_d146bb3918-768x432.jpg 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/04\/csm_SNAUT_PGC_02_d146bb3918-624x351.jpg 624w\" sizes=\"auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 SNAUT<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>Des \u00e9couteurs suspendus au plafond amorcent une descente&nbsp;: on veut nous faire entendre un discours sur la d\u00e9croissance. Finalement non, marche arri\u00e8re. Terminer le spectacle par un po\u00e8me, plut\u00f4t&nbsp;? Jouant avec les possibles, Jo\u00ebl Maillard met en sc\u00e8ne la contingence.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>La premi\u00e8re chose qui frappe est la configuration inhabituelle du lieu&nbsp;: une longue table entour\u00e9e d\u2019une petite quarantaine de chaises&nbsp;; six lampes&nbsp;; dix \u00e9crans. \u00c0 ce banquet artistique, les spectateurs se font face. Les chaises, ce sont les leurs. Aucune assiette garnie sur la table, mais un bo\u00eetier contenant deux boutons. A priori, aucun acteur non plus. Tout au long de la pi\u00e8ce, la \u00ab&nbsp;machine&nbsp;\u00bb (entendre par l\u00e0 les \u00e9crans et les voix qui assurent la narration du spectacle) pose aux spectateurs des questions plus ou moins existentielles&nbsp;: est-ce que la personne en face de nous nous pla\u00eet&nbsp;? est-ce qu\u2019on pense que le monde va vers un mieux&nbsp;? Les \u00ab&nbsp;oui&nbsp;\u00bb, les \u00ab&nbsp;non&nbsp;\u00bb, ainsi que les votes blancs sont collect\u00e9s, puis communiqu\u00e9s par une voix ou via les \u00e9crans. Conceptualis\u00e9 avec brio par Michael Egger, ce dispositif est remarquable dans la mesure o\u00f9 il s\u00e8me le doute en articulant deux registres. D\u2019un c\u00f4t\u00e9, on voit bien que le spectacle dispose d\u2019une trame narrative solide, que les images et les discours ont \u00e9t\u00e9 pr\u00e9con\u00e7us et que le spectateur ne dispose pas d\u2019une marge de man\u0153uvre tr\u00e8s significative pour influer sur le cours de l\u2019\u00e9v\u00e9nement. Qui dit d\u2019ailleurs que tous les r\u00e9sultats des votes affich\u00e9s sont effectivement ceux des personnes pr\u00e9sentes&nbsp;? De l\u2019autre, le lien entre les actions des spectateurs et l\u2019action du spectacle est parfois visible&nbsp;: certains boutons clignotent, par exemple, apr\u00e8s une question afin de r\u00e9v\u00e9ler \u00e0 tous la r\u00e9ponse des voisins&nbsp;; un temps est parfois laiss\u00e9 pour faire germer une discussion dans l\u2019assembl\u00e9e. Sont donc articul\u00e9s deux partis&nbsp;: celui de la \u00ab&nbsp;blague dramaturgique&nbsp;\u00bb et de l\u2019\u00ab&nbsp;id\u00e9e pour de vrai&nbsp;\u00bb. En filigrane de cette&nbsp;<em>Landsgemeinde<\/em>&nbsp;th\u00e9\u00e2trale, c\u2019est toute la question du pouvoir qui est th\u00e9matis\u00e9e avec brio&nbsp;: qui sont les acteurs&nbsp;? Jo\u00ebl Maillard et son \u00e9quipe, bien s\u00fbr, mais pas pas seulement. Il semble y avoir une place pour le public&nbsp;: inconfortable parfois, stimulante souvent, r\u00e9flexive toujours.<\/p>\n\n\n\n<p>Invit\u00e9s au d\u00e9but du spectacle \u00e0 prendre le point de vue des humains du futur et \u00e0 jeter un regard sur les restes de l\u2019Europe occidentale du d\u00e9but du XXIe si\u00e8cle, les spectateurs adoptent une vision ch\u00e8re aux ethnologues&nbsp;: le d\u00e9centrement. \u00c0 travers ce regard, ils (re)d\u00e9couvrent les lieux communs de la modernit\u00e9&nbsp;: bombardement publicitaire, mis\u00e8re affective, sentiment d\u2019inutilit\u00e9. Les images sont celles de zoos, dans lesquels les visiteurs c\u00f4toient pingouins et singes. Mais les protagonistes de ces vid\u00e9os deviennent ici \u00e0 leur tour des animaux expos\u00e9s aux yeux des spectateurs. Images de vid\u00e9osurveillance \u00e9galement&nbsp;: un homme qui est cens\u00e9 travailler \u00e0 son bureau se livre \u00e0 des activit\u00e9s inutiles et burlesques&nbsp;; un homme qui r\u00e9pare un appareil \u00e9lectronique se laisse distraire par des actions absurdes. Et nous, ne sommes-nous pas aussi surveill\u00e9s par la \u00ab&nbsp;machine&nbsp;\u00bb&nbsp;? Le tableau des temps modernes dress\u00e9 par ce spectacle est plut\u00f4t noir. De temps \u00e0 autre cependant sont introduites des lueurs d\u2019espoir&nbsp;: et si l\u2019on se parlait un instant, maintenant&nbsp;? et si l\u2019on dansait sur la table&nbsp;? et si l\u2019on repeignait les affiches publicitaires en noir&nbsp;? Ce ne serait pas grand-chose, mais ce serait mieux que rien.<\/p>\n\n\n\n<p>Seul b\u00e9mol : la toute fin \u2013 on laisse la surprise \u2013 fait surgir un discours plus conventionnel, sur le fond comme sur la forme. Si cela introduit bien une rupture avec les ambiances pr\u00e9c\u00e9dentes en rompant avec le mode de la r\u00eaverie, on peut s\u2019interroger sur la n\u00e9cessit\u00e9 d\u2019introduire (voire regretter que soit ainsi introduit&nbsp;<em>in fine<\/em>) un \u00ab clou \u00bb du spectacle. En m\u00eame temps, les choses peuvent \u00eatre ou ne pas \u00eatre\u2026<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>28 avril 2015<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par&nbsp;<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/nicolas-joray\/\">Nicolas Joray<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>28 avril 2015<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par\u00a0<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/jonas-guyot\/\">Jonas Guyot<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Faites votre choix<\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"800\" height=\"450\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/04\/csm_SNAUT_PGC_03_2b52505242.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-9920\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/04\/csm_SNAUT_PGC_03_2b52505242.jpg 800w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/04\/csm_SNAUT_PGC_03_2b52505242-250x141.jpg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/04\/csm_SNAUT_PGC_03_2b52505242-300x169.jpg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/04\/csm_SNAUT_PGC_03_2b52505242-768x432.jpg 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/04\/csm_SNAUT_PGC_03_2b52505242-624x351.jpg 624w\" sizes=\"auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 SNAUT<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>Apr\u00e8s<\/em>&nbsp;Rien voir<em>&nbsp;et&nbsp;<\/em>Ne plus rien dire<em>, Jo\u00ebl Maillard explore une nouvelle fois l\u2019univers du Rien. En s\u2019appropriant les codes de la publicit\u00e9 et le vote comme principe de la d\u00e9mocratie, le metteur en sc\u00e8ne interroge l\u2019impact que ces choix quotidiens peuvent avoir sur le monde.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>En entrant dans la salle de th\u00e9\u00e2tre, le spectateur comprend que&nbsp;<em>Pas grand-chose plut\u00f4t que rien<\/em>&nbsp;ne sera pas un spectacle domin\u00e9 par la s\u00e9paration sc\u00e8ne\/salle. En effet, ces deux espaces ont \u00e9t\u00e9 remplac\u00e9s par une tr\u00e8s longue table autour de laquelle deux rang\u00e9es de chaises se font face. Chaque place est \u00e9quip\u00e9e d\u2019un bo\u00eetier compos\u00e9 de deux boutons. Ce spectacle sera interactif ou ne sera pas.<\/p>\n\n\n\n<p>Une voix d\u2019ordinateur nous apprend que nous sommes dans le futur puisque la soci\u00e9t\u00e9 du XXIe si\u00e8cle semble avoir disparu depuis longtemps. La machine livre alors une s\u00e9rie d\u2019images et de vid\u00e9os qui t\u00e9moignent de nos sc\u00e8nes de vie comme une journ\u00e9e au zoo. Les commentaires de la voix off rel\u00e8vent un quotidien absurde compos\u00e9 principalement de travaux sans int\u00e9r\u00eat et de quelques loisirs. Ce d\u00e9calage temporel instaure d\u2019embl\u00e9e chez le spectateur un regard critique et ironique sur notre soci\u00e9t\u00e9 contemporaine.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais plus que les commentaires de la voix&nbsp;<em>off<\/em>, ce sont les choix que chacun d\u2019entre nous est amen\u00e9 \u00e0 faire qui font r\u00e9fl\u00e9chir. En effet, des \u00e9crans pr\u00e9sentent des s\u00e9ries de questions auxquelles les spectateurs sont invit\u00e9s \u00e0 r\u00e9pondre en choisissant parmi deux solutions. Le spectacle \u00e9volue alors en fonction du choix de la majorit\u00e9. Cette interactivit\u00e9 du spectateur le place dans la position du metteur en sc\u00e8ne puisque, par ses d\u00e9cisions, il construit peu \u00e0 peu le spectacle. Avec beaucoup d\u2019humour la machine se pla\u00eet parfois \u00e0 poser des questions embarrassantes comme lorsqu\u2019elle demande au spectateur de dire ce qu\u2019il pense de la personne en face de lui.<\/p>\n\n\n\n<p>Les s\u00e9ries de questions sont entrecoup\u00e9es de slogans publicitaires du type&nbsp;<em>\u00e7a sera mieux apr\u00e8s<\/em>&nbsp;et sont accompagn\u00e9es de jingles bien connu du monde de la publicit\u00e9.&nbsp;<em>Pas grand-chose plut\u00f4t que rien<\/em>&nbsp;met en \u00e9vidence les m\u00e9canismes puissants de la publicit\u00e9 qui, en nous faisant croire que nous avons le choix, impose toujours par l\u2019image et le son sa force de persuasion. La solution de l\u2019abstention est d\u2019ailleurs extr\u00eamement marginalis\u00e9e dans le choix des spectateurs, preuve que l\u2019individu a appris qu\u2019il doit avoir un avis sur tout et surtout qu\u2019il doit l\u2019exprimer. La machine met toutefois en \u00e9vidence que l\u2019avis ou la personnalit\u00e9 des spectateurs est, \u00e0 l\u2019image des tests \u00ab&nbsp;psychologiques&nbsp;\u00bb dans les magazines, format\u00e9 par le choix extr\u00eamement limit\u00e9 des r\u00e9ponses possibles.<\/p>\n\n\n\n<p>Avec un spectacle \u00e0 la forme \u00e9tonnante, Jo\u00ebl Maillard place le spectateur dans le r\u00f4le de l\u2019acteur, prouvant ainsi qu\u2019une succession de petites actions peut avoir un impact beaucoup plus important qu\u2019on ne l\u2019imagine.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>28 avril 2015<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par&nbsp;<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/jonas-guyot\/\">Jonas Guyot<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/vd.leprogramme.ch\/theatre\/pas-grand-chose-plutot-que-rien-1\/lausanne\">Voir la page du spectacle<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Texte et mise en sc\u00e8ne Jo\u00ebl Maillard \/ Du 28 avril au 3 mai 2015 \/ Arsenic (Lausanne) \/ Critiques par Nicolas Joray et Jonas Guyot .<\/p>\n","protected":false},"author":784,"featured_media":9918,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","_seopress_analysis_target_kw":"","footnotes":""},"categories":[32,34,3,38],"tags":[24,128],"class_list":["post-6278","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-critique","category-expired","category-theatre-de-larsenic","category-spectacle","tag-jonas-guyot","tag-nicolas-joray"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6278","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/784"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=6278"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6278\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":21381,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6278\/revisions\/21381"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/9918"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=6278"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=6278"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=6278"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}