{"id":6248,"date":"2015-04-28T11:29:18","date_gmt":"2015-04-28T09:29:18","guid":{"rendered":"http:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/?p=6248"},"modified":"2025-01-07T15:14:36","modified_gmt":"2025-01-07T14:14:36","slug":"les-arbres-pleurent-ils-aussi","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/2015\/04\/les-arbres-pleurent-ils-aussi\/","title":{"rendered":"Les arbres pleurent-ils aussi?"},"content":{"rendered":"<h2 class=\"wp-block-post-title\">Les arbres pleurent-ils aussi?<\/h2>\n\n<div class=\"wp-block-post-excerpt\"><p class=\"wp-block-post-excerpt__excerpt\">Par la Cie Fabienne Berger \/ du 25 avril au 2 mai 2015 \/ Equilibre-Nuithonie (Fribourg) \/ En tourn\u00e9e jusqu\u2019au 8 mai 2015 \/ Critiques par Nicolas Joray et Chantal Zumwald . <\/p><\/div>\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>25 avril 2015<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par\u00a0<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/nicolas-joray\/\">Nicolas Joray<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Correspondances<\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"630\" height=\"320\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/04\/les_arbres_pleurent-ils_aussi-site_webmario_del_curto.jpg__630x320_q90_crop-1.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-9921\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/04\/les_arbres_pleurent-ils_aussi-site_webmario_del_curto.jpg__630x320_q90_crop-1.jpg 630w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/04\/les_arbres_pleurent-ils_aussi-site_webmario_del_curto.jpg__630x320_q90_crop-1-250x127.jpg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/04\/les_arbres_pleurent-ils_aussi-site_webmario_del_curto.jpg__630x320_q90_crop-1-300x152.jpg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/04\/les_arbres_pleurent-ils_aussi-site_webmario_del_curto.jpg__630x320_q90_crop-1-624x317.jpg 624w\" sizes=\"auto, (max-width: 630px) 100vw, 630px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Mario del Curto<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>On peine d\u2019abord \u00e0 distinguer les \u00e9l\u00e9ments qui se balancent, \u00e0 moins d\u2019un m\u00e8tre du plateau&nbsp;: il s\u2019agit des t\u00eates des danseuses suspendues par les pieds. Ces chauves-souris humaines tiennent dans leurs mains ce qui semble \u00eatre des portables, qui les \u00e9clairent. \u00c0 Nuithonie se m\u00ealent et s\u2019emm\u00ealent nature et industrie.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Le son des grillons c\u00f4toie les bruissements de papier. Le bruit des mouches, celui de basses profondes. Et les cris des corbeaux, le \u00ab&nbsp;tac tac&nbsp;\u00bb d\u2019un roulement de train. Les ambiances sonores du spectacle cr\u00e9\u00e9es par Malena Sardi font brillamment \u00e9cho aux revendications artistiques du projet&nbsp;: donner \u00e0 voir \u00ab&nbsp;une \u0153uvre qui questionne notre rapport au vivant, au monde organique visible ou invisible, dans notre quotidien hautement technologique et connect\u00e9.&nbsp;\u00bb Il ne s\u2019agit cependant pas uniquement d\u2019une superposition des bruits d\u2019h\u00e9licopt\u00e8res et autres sons produits par des humains aux m\u00e9lodies du vent et murmures semblables de la nature. Souvent, on peine \u00e0 distinguer la fronti\u00e8re entre ces deux univers, \u00e0 d\u00e9terminer la provenance de ces atmosph\u00e8res auditives. Les spectateurs sont tant\u00f4t amen\u00e9s \u00e0 chercher en eux \u00e0 quelles r\u00e9alit\u00e9s correspondent les sons, tant\u00f4t simplement bouscul\u00e9s lorsque les registres sont flout\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p>Parfois, les corps des quatre danseuses r\u00e9sonnent, semble-t-il, aux invitations de la bande-son. Ainsi, peu apr\u00e8s le fracas d\u2019un arbre qui tombe en grin\u00e7ant, une danseuse se maintient en \u00e9quilibre sur la t\u00eate et les avant-bras, droite tel un arbre. Plus fr\u00e9quemment, le lien entre les atmosph\u00e8res sonores et les corps est moins ais\u00e9 \u00e0 \u00e9tablir&nbsp;: ces derniers \u00e9voluent sur d\u2019autres modes que celui de la transcription r\u00e9aliste. D\u2019abord, mode de la saccade ou de la fluidit\u00e9. Mode de la lenteur ou de la rapidit\u00e9. Mais aussi mode de parcours du plateau entre cour et jardin ou entre proche et lointain. Mode de la solitude ou, plus rarement, de la rencontre. Ceux-ci s\u2019articulent et se conjuguent selon de nombreuses combinaisons chor\u00e9graphi\u00e9es par Fabienne Berger&nbsp;: variations rythm\u00e9es et rythme vari\u00e9. La cadence est \u00e9galement travaill\u00e9e par la proposition sc\u00e9nographique (ventilateurs et autres effets percutants) de Sven Kreter qui r\u00e9serve quelques surprises&nbsp;: si les spectateurs des premiers rangs peuvent se munir des couvertures mises \u00e0 disposition pour lutter contre les courants, les autres s\u2019armeront de placidit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Les danseuses sont les piliers, et les spectateurs les passants de cette cr\u00e9ation toute baudelairienne de Fabienne Berger.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>25 avril 2015<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par&nbsp;<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/nicolas-joray\/\">Nicolas Joray<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>25 avril 2015<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par\u00a0<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/chantal-zumwald\/\">Chantal Zumwald<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">La vie secr\u00e8te des Arbres<\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"630\" height=\"320\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/04\/les_arbres_pleurent-ils_aussi-site_webmario_del_curto.jpg__630x320_q90_crop-1.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-9921\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/04\/les_arbres_pleurent-ils_aussi-site_webmario_del_curto.jpg__630x320_q90_crop-1.jpg 630w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/04\/les_arbres_pleurent-ils_aussi-site_webmario_del_curto.jpg__630x320_q90_crop-1-250x127.jpg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/04\/les_arbres_pleurent-ils_aussi-site_webmario_del_curto.jpg__630x320_q90_crop-1-300x152.jpg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/04\/les_arbres_pleurent-ils_aussi-site_webmario_del_curto.jpg__630x320_q90_crop-1-624x317.jpg 624w\" sizes=\"auto, (max-width: 630px) 100vw, 630px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Mario del Curto<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>Performer et chor\u00e9graphe n\u00e9e \u00e0 Lausanne, Fabienne Berger propose des spectacles issus de son exp\u00e9rience en&nbsp;<\/em><em>danse classique et en Modern Jazz, enrichis de techniques orientales et de yoga, qui influencent son rapport au mouvement, introduisant, par exemple, dans son travail, la notion de \u00ab&nbsp;transfert de poids&nbsp;\u00bb. Elle cr\u00e9e sa propre compagnie en 1985. Apr\u00e8s quarante ans de cr\u00e9ations, dont&nbsp;<\/em>Elle(s), Screen Sisters, Floating Tones<em>&nbsp;et&nbsp;<\/em>Phren,<em>&nbsp;elle pr\u00e9sente son dernier spectacle en compagnie des danseuses Caroline de Corni\u00e8re, Marie-Elodie Vattoux et Margaux Monetti, sous les projecteurs de Sven Kreter, accompagn\u00e9e de la cr\u00e9ation musicale de Malena Sardi. &nbsp;<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Le d\u00e9cor de la pi\u00e8ce se r\u00e9sume aux ventilateurs et aux haut-parleurs. Le sol et les murs sont tendus de noir\u2026 Tout commence par un tableau surprenant&nbsp;: suspendues, des t\u00eates de danseuses \u00e9mergent de l\u2019obscurit\u00e9, vaguement \u00e9clair\u00e9es par une simple lampe de poche que tient une autre danseuse elle aussi&nbsp;<em>sans pieds<\/em>, ceux-ci \u00e9tant li\u00e9s par une corde qui est accroch\u00e9e au ciel de sc\u00e8ne. Le temps s\u2019est arr\u00eat\u00e9, balanc\u00e9 par une douce m\u00e9lodie. L\u2019obscurit\u00e9 revient et, de l\u2019ombre, \u00e9mergent les arbres-danseuses, une for\u00eat compos\u00e9e de quatre femmes v\u00eatues de chemises et pantalons noirs, ou bronze pour l\u2019une d\u2019entre elles&nbsp;: les arbres se mettent \u00e0 se mouvoir dans un naturel maladroit. Au loin, des grillons, des crapauds, le bruit de la pluie. C\u2019est si bien \u00e9voqu\u00e9 que le public commence \u00e0 ressentir le froid. La solitude propre \u00e0 chacun de ces arbres, qui transpara\u00eet dans l\u2019individualisme des figures de danse, est ressentie jusque dans les gradins. La nature prend ses droits, avec encore le bruit d\u2019abeilles qui \u00e9veillent les arbres. Le temps se dilate dans ce monde fou de vitesse. Les danseuses se contorsionnent, perdent l\u2019\u00e9quilibre, le retrouvent, dans une volont\u00e9 d\u2019int\u00e9gration et de r\u00e9sonance avec la nature, qui en respecte toutefois le mutisme. Les s\u00e9quences dans\u00e9es s\u2019affranchissent du rythme musical et chacun garde son rythme propre, dans une r\u00e9interpr\u00e9tation et une recomposition r\u00e9adapt\u00e9es chaque soir. Ces mouvements individuels, presque individualistes, ont un effet \u00e9trange sur le spectateur&nbsp;: il a l\u2019impression de ne pas pouvoir acc\u00e9der au spectacle, de ne pas l\u2019int\u00e9grer. C\u2019est une belle exp\u00e9rience de contre-rythme. Et peu \u00e0 peu, le tempo de la musique l\u2019emporte et les arbres finissent par adopter son rythme&nbsp;: une homog\u00e9n\u00e9it\u00e9 s\u2019installe. &nbsp;Elle gagne en intensit\u00e9&nbsp;: un vent fort se l\u00e8ve, propuls\u00e9 par quatre ventilateurs g\u00e9ants. Les arbres danseuses, les cheveux emport\u00e9s, tentent de se prot\u00e9ger, enfilent bonnets et imperm\u00e9ables. Par pr\u00e9venance, la compagnie a d\u00e9pos\u00e9 des couvertures aux pieds des spectateurs&nbsp;! Plusieurs personnes \u00e9ternuent ou toussent&nbsp;: la for\u00eat s\u2019agrandit\u2026 Les fronti\u00e8res se dissipent. L\u2019exp\u00e9rience se propage au-del\u00e0 de la sc\u00e8ne.<\/p>\n\n\n\n<p>Au moment o\u00f9 ce rythme devient le n\u00f4tre, tout s\u2019arr\u00eate et\u2026 un grand bruit, l\u2019obscurit\u00e9, \u00e0 nouveau la lumi\u00e8re : trois arbres ont \u00e9t\u00e9 ensevelis! Le monde ne peut-il tourner sans catastrophe qui d\u00e9truit le peu d\u2019\u00e9quilibre ou le peu de plaisir p\u00e9niblement acquis&nbsp;? Un spectacle est-il un spectacle, une vie est-elle une vie, un arbre est-il un arbre, s\u2019il n\u2019est&nbsp;<em>sci\u00e9<\/em>&nbsp;<em>en plein vol&nbsp;?<\/em>&nbsp;En explorant la corpor\u00e9it\u00e9 et ses limites, la danse soul\u00e8ve des questions philosophiques : le langage du corps t\u00e9moigne de secrets et de r\u00e9v\u00e9lations multiples, au-del\u00e0 de toute attente. C\u2019est une belle victoire de la corpor\u00e9it\u00e9 sur l\u2019intellect, m\u00eame si nos interpr\u00e9tations passent par le langage pour se dire.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>25 avril 2015<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par&nbsp;<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/chantal-zumwald\/\">Chantal Zumwald<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/www.equilibre-nuithonie.ch\/fr\/spectacles\/les-arbres-pleurent-ils-aussi\">Voir la page du spectacle <\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Par la Cie Fabienne Berger \/ du 25 avril au 2 mai 2015 \/ Equilibre-Nuithonie (Fribourg) \/ En tourn\u00e9e jusqu\u2019au 8 mai 2015 \/ Critiques par Nicolas Joray et Chantal Zumwald . <\/p>\n","protected":false},"author":1001119,"featured_media":9921,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[32,131,34,38],"tags":[133,128],"class_list":["post-6248","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-critique","category-equilibre-nuithonie","category-expired","category-spectacle","tag-chantal-zumwald","tag-nicolas-joray"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6248","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1001119"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=6248"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6248\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":21388,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6248\/revisions\/21388"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/9921"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=6248"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=6248"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=6248"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}