{"id":6235,"date":"2015-04-26T19:51:32","date_gmt":"2015-04-26T17:51:32","guid":{"rendered":"http:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/?p=6235"},"modified":"2025-01-07T15:29:35","modified_gmt":"2025-01-07T14:29:35","slug":"le-deratiseur-de-hamelin","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/2015\/04\/le-deratiseur-de-hamelin\/","title":{"rendered":"Le D\u00e9ratiseur de Hamelin"},"content":{"rendered":"<h2 class=\"wp-block-post-title\">Le D\u00e9ratiseur de Hamelin<\/h2>\n\n<div class=\"wp-block-post-excerpt\"><p class=\"wp-block-post-excerpt__excerpt\">De Nicolas Yazgi \/ Mise en sc\u00e8ne Julie Burnier et Fr\u00e9d\u00e9ric Ozier \/ du 22 avril au 10 mai 2015 \/ Petit Th\u00e9\u00e2tre de Lausanne \/ Critique par Ma\u00eblle Andrey . <\/p><\/div>\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>22 avril 2015<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par\u00a0<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/maelle-andrey\/\">Ma\u00eblle Andrey<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Op\u00e9-RAT rock<\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-large is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"683\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/04\/sylvain_chabloz_13-1024x683.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-9930\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/04\/sylvain_chabloz_13-1024x683.jpg 1024w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/04\/sylvain_chabloz_13-250x167.jpg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/04\/sylvain_chabloz_13-300x200.jpg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/04\/sylvain_chabloz_13-768x512.jpg 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/04\/sylvain_chabloz_13-624x416.jpg 624w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/04\/sylvain_chabloz_13.jpg 1200w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Sylvain Chabloz<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>C\u2019est \u00ab interpell\u00e9e par l\u2019injustice et la cruaut\u00e9 de la l\u00e9gende ancestrale du&nbsp;<\/em>Joueur de fl\u00fbte de Hamelin&nbsp;<em>\u00bb que la compagnie vaudoise&nbsp;<\/em>Pied de Biche<em>&nbsp;choisit de se servir du fort potentiel de r\u00e9interpr\u00e9tation du mythe, en le transformant en un extraordinaire conte musical.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Les cloches d\u2019Hamelin sonnent. Plusieurs petites maisons \u00ab&nbsp;distordues&nbsp;\u00bb (aux allures&nbsp;de peintures cubistes) forment la ville. Les habitants de ce patelin allemand symbolisent, sans \u00e9quivoque, la face sombre de notre soci\u00e9t\u00e9 actuelle&nbsp;: violente, injuste, \u00e0 la constante recherche du simple et pur profit. Con\u00e7ue comme une \u00ab&nbsp;parodie du pouvoir&nbsp;\u00bb centralis\u00e9, cette soci\u00e9t\u00e9 g-RAT-vite autour de \u00ab&nbsp;son Opulence&nbsp;\u00bb, \u00ab&nbsp;sa Boursouflure&nbsp;\u00bb, \u00ab&nbsp;son Doigt d\u2019honneur&nbsp;\u00bb, Monsieur le bourgmestre. Tout semble se passer pour le mieux dans cette petite ville, lorsqu\u2019un beau jour, un fl\u00e9au fait son apparition&nbsp;: des RATS&nbsp;! Ces derniers, qui s\u2019attaquent aux moulins, aux caves et commerces et m\u00eame \u00e0 l\u2019Eglise, ne sont \u00ab&nbsp;pas que quelques\u2026 mais plusieurs quelques&nbsp;\u00bb. Les habitants, affol\u00e9s, se rassemblent sur la place du village pour crier leur m\u00e9contentement en chantant en ch\u0153ur \u00ab&nbsp;c\u2019est l\u2019invasion, c\u2019est la mar\u00e9e de rats, l\u00e0 et l\u00e0 et l\u00e0 et l\u00e0\u2026 les revoil\u00e0&nbsp;!&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Il faut donc trouver une solution au plus vite, car m\u00eame le plus \u00e9minent professeur, un savant \u00ab&nbsp;abruti \u00e0 lunettes&nbsp;\u00bb n\u2019en voit aucune. Preuve que les scientifiques n\u2019ont pas toujours raison&nbsp;: dans cette fable, c\u2019est plut\u00f4t l\u2019Art et la puissance de la musique qui trouveront la solution&nbsp;: l\u2019\u00e9-RAT-dication. Apparaissant comme un envoy\u00e9 du Ciel, tel un sauveur, le \u00ab&nbsp;super h\u00e9ros rock&nbsp;\u00bb qu\u2019est le joueur de fl\u00fbte fait une promesse&nbsp;: \u00ab&nbsp;pas un il ne reste-RAT&nbsp;\u00bb. Les habitants d\u2019Hamelin n\u2019en doutent pas, vu la richesse de son curriculum vitae&nbsp;: apr\u00e8s qu\u2019il a dompt\u00e9 Lucifer, noy\u00e9 Cerb\u00e8re ou encore vendu Nessie \u00e0 un zoo du Tennessee, nettoyer la ville de son fl\u00e9au ne devrait pas \u00eatre une t\u00e2che insurmontable. Le musicien tient sa parole et parvient, \u00e0 l\u2019aide de sa fascinante musique, \u00e0 dompter la colonie de rats. Envo\u00fbt\u00e9e, elle le suit, sort de la ville, et finit noy\u00e9e dans la rivi\u00e8re. Mais l\u00e0, on le sait, n\u2019est pas la fin de l\u2019histoire. Le joueur de fl\u00fbte, qui incarne ici un \u00ab&nbsp;agent symbolique&nbsp;\u00bb entre deux mondes (\u00ab&nbsp;d\u2019un monde st\u00e9rile \u00e0 un monde o\u00f9 la vie rena\u00eet sur d\u2019autres bases&nbsp;\u00bb), revient au village r\u00e9clamer sa r\u00e9compense&nbsp;: il n\u2019en aura pas et, comme promis, se venge-RAT\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;C\u2019est des vrais gens, eux&nbsp;?&nbsp;\u00bb demande une petite fille assise sur les bancs du Petit Th\u00e9\u00e2tre, \u00e0 sa maman. Le m\u00e9lange entre manipulation de marionnettes (sc\u00e9nographie des marionnettes de Christophe Kiss), jeu de com\u00e9diens (Julie Burnier, Fran\u00e7ois Karlen, C\u00e9dric Leproust, Fr\u00e9d\u00e9ric Ozier et Selvi Purro), chants, musiques (composition musicale de Yves Ali Zahno) et mini-chor\u00e9graphies est parfait. Les d\u00e9cors, les jeux de lumi\u00e8res et la musique (entre orchestrations, rock, blues et fanfares), qui est centrale, donnent \u00e0 cette histoire une empreinte f\u00e9\u00e9rique (bien que parfois apocalyptique) et magique. \u00ab&nbsp;A travers cette fable, nous traitons de la revanche de l\u2019imaginaire sur l\u2019homme de calcul, de l\u2019art sur le capital \u00bb d\u00e9clare la Cie Pied de Biche, qui a d\u00e9j\u00e0 adapt\u00e9 d\u2019autres contes tels que&nbsp;<em>Le Vaillant petit Tailleur<\/em>&nbsp;(2007),&nbsp;<em>Pinocchio<\/em>&nbsp;(2011),&nbsp;<em>Si seulement je pouvais avoir peur&nbsp;!<\/em>&nbsp;(2011). Cette compagnie est un collectif de cinq personnes, visant un \u00ab&nbsp;th\u00e9\u00e2tre populaire&nbsp;\u00bb, dont le travail (tant \u00e0 destination des adultes que des enfants) na\u00eet dans des \u00ab&nbsp;laboratoires cr\u00e9atifs&nbsp;\u00bb (des ateliers, r\u00e9flexions, partage d\u2019id\u00e9es). Les deux metteurs en sc\u00e8ne, Julie Burnier et Fr\u00e9d\u00e9ric Ozier, poursuivent leur collaboration dans&nbsp;<em>Le D\u00e9ratiseur de Hamelin<\/em>, apr\u00e8s leurs deux spectacles de 2013 (<em>Enqu\u00eate Magnetique<\/em>&nbsp;et&nbsp;<em>Il Va Vous Arriver Quelque chose\u2026<\/em>). Cr\u00e9\u00e9 et pr\u00e9sent\u00e9 comme un monde fascinant pour les enfants, ce spectacle aborde tout de m\u00eame des th\u00e8mes profonds et philosophiques de la vie&nbsp;: enfance, art et civilisation, pouvoir, injustice, in\u00e9galit\u00e9, vengeance, mort. Le tout dans un savoureux m\u00e9lange h\u00e9t\u00e9roclite entre le terreau originel de la fable et des facettes plus rock\u2019n\u2019roll&nbsp;; o\u00f9 le poste radio r\u00e9tro c\u00f4toie l\u2019aspirine et la \u00ab&nbsp;guitare \u00e9lectrique&nbsp;\u00bb, dans un d\u00e9cor du XIII<sup>e&nbsp;<\/sup>si\u00e8cle.<\/p>\n\n\n\n<p>Cette mise en sc\u00e8ne d\u00e9jant\u00e9e, rock\u2019n\u2019roll et po\u00e9tique, pousse ind\u00e9niablement petits (d\u00e8s 7 ans) et grands \u00e0 la r\u00e9flexion. Un fabuleux moment, hors du temps, o\u00f9 chacun de nous sourit (ou -RAT&nbsp;!), \u00e0 vivre absolument au Petit Th\u00e9\u00e2tre de Lausanne, jusqu\u2019au 10 mai prochain.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>22 avril 2015<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par&nbsp;<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/maelle-andrey\/\">Ma\u00eblle Andrey<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/pied-de-biche.ch\/les-spectacles\/le-deratiseur-de-hamelin\/\">Voir la page du spectacle <\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>De Nicolas Yazgi \/ Mise en sc\u00e8ne Julie Burnier et Fr\u00e9d\u00e9ric Ozier \/ du 22 avril au 10 mai 2015 \/ Petit Th\u00e9\u00e2tre de Lausanne \/ Critique par Ma\u00eblle Andrey . <\/p>\n","protected":false},"author":1001119,"featured_media":9930,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[32,34,4,38],"tags":[126],"class_list":["post-6235","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-critique","category-expired","category-le-petit-theatre","category-spectacle","tag-maelle-andrey"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6235","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1001119"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=6235"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6235\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":21392,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6235\/revisions\/21392"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/9930"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=6235"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=6235"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=6235"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}