{"id":6197,"date":"2015-04-19T12:10:20","date_gmt":"2015-04-19T10:10:20","guid":{"rendered":"http:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/?p=6197"},"modified":"2025-01-07T16:35:33","modified_gmt":"2025-01-07T15:35:33","slug":"othello","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/2015\/04\/othello\/","title":{"rendered":"Othello"},"content":{"rendered":"<h2 class=\"wp-block-post-title\">Othello<\/h2>\n\n<div class=\"wp-block-post-excerpt\"><p class=\"wp-block-post-excerpt__excerpt\">De Shakespeare \/ Mise en sc\u00e8ne d\u2019Eric Salama \/du 15 au 30 avril 2015 \/ Th\u00e9\u00e2tre St-Gervais (Gen\u00e8ve) \/ Critiques par Ana\u00efs Gasser et Joanna Bravo Carmona . <\/p><\/div>\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>15 avril 2015<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par\u00a0<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/anais-gasser\/\">Ana\u00efs Gasser<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Une \u00e9pid\u00e9mie de jaloux<\/h3>\n\n\n\n<p><em>Pour son cinqui\u00e8me spectacle en r\u00e9sidence au Th\u00e9\u00e2tre Saint-Gervais, Eric Salama choisit de revisiter&nbsp;<\/em>Othello<em>, un grand mythe shakespearien dont il souhaite d\u00e9montrer l\u2019actualit\u00e9 et la pertinence. Au moyen d\u2019une distribution r\u00e9duite, le metteur en sc\u00e8ne resserre l\u2019intrigue \u00e0 l\u2019essentiel&nbsp;: la jalousie, l\u2019alt\u00e9rit\u00e9, et toutes les cons\u00e9quences de l\u2019aveuglement.<\/em><\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-large is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"703\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/04\/affiche-othello-mg_8188-1024x703.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-9917\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/04\/affiche-othello-mg_8188-1024x703.jpg 1024w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/04\/affiche-othello-mg_8188-248x170.jpg 248w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/04\/affiche-othello-mg_8188-291x200.jpg 291w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/04\/affiche-othello-mg_8188-768x527.jpg 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/04\/affiche-othello-mg_8188-624x428.jpg 624w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/04\/affiche-othello-mg_8188.jpg 1165w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Isabelle Meister<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p>Bien connue, l\u2019histoire d\u2019<em>Othello<\/em>&nbsp;est celle de la jalousie communicative qui se propage au sein des sph\u00e8res v\u00e9nitiennes. L\u2019envieux Iago, enseigne sous le commandement d\u2019Othello, d\u00e9cide de se venger de ce dernier sur lequel il concentre toute sa haine. Au commencement du spectacle, les acteurs, post\u00e9s de part et d\u2019autre dans les all\u00e9es qui bordent les si\u00e8ges, cernent le public. Iago (Vincent Bonillo) s\u2019agite, exprime les raisons de sa fureur et pr\u00e9sente les autres protagonistes de la pi\u00e8ce. Eux sont immobiles, comme s\u2019ils redoutaient le son aigre et grin\u00e7ant des rouages de la m\u00e9canique tragique. Sur sc\u00e8ne, un porte-habits o\u00f9 sont suspendues des vestes qu\u2019endossent les acteurs. Des panneaux m\u00e9talliques sur lesquels joueront des effets de projection&nbsp;: parfois de belles peintures renaissantes, d\u2019autres fois des images de bateaux, de souterrains\u2026 Tout cela pour cr\u00e9er les ambiances et caract\u00e9riser les lieux. Quelques interm\u00e8des de commentaires ajout\u00e9s au texte de l\u2019\u00e9crivain anglais rapprochent trag\u00e9die et th\u00e9\u00e2tre \u00e9pique et apportent une touche de l\u00e9g\u00e8ret\u00e9 au spectacle.<\/p>\n\n\n\n<p>Iago entame la mise en \u0153uvre de son grand projet&nbsp;du vice : il veut transmettre ses propres craintes \u00e0 Othello. Le rendre jaloux. Il invente une histoire de tromperie pour le pousser \u00e0 assassiner sa bien-aim\u00e9e, la fid\u00e8le Desd\u00e9mone. Une histoire de mouchoir. Trouv\u00e9, vol\u00e9, puis perdu. Un mouchoir qui sert de preuve au mensonge. Qui convainc le juste Othello. Pris par la col\u00e8re et la d\u00e9raison, ce dernier assassine Desd\u00e9mone.<\/p>\n\n\n\n<p><em>Othello<\/em>, c\u2019est la jalousie. Celui que l\u2019on d\u00e9signe comme coupable de tous les maux, c\u2019est Othello, le&nbsp;\u00ab&nbsp;maure de Venise&nbsp;\u00bb. L\u2019\u00e9tranger, le&nbsp;<em>self made man<\/em>. L\u2019alt\u00e9rit\u00e9 absolue pour le jaloux Iago. Simple et actuel, Eric Salama l\u2019a bien compris&nbsp;: \u00ab&nbsp;Aujourd\u2019hui dans nos d\u00e9mocraties, le d\u00e9bat public se place toujours sur le plan de l\u2019irrationnel. Et il est toujours plus difficile de convaincre par des arguments logiques, des faits v\u00e9rifiables, en face de ceux qui misent sur l\u2019\u00e9motion, sur les pulsions collectives, les peurs et les fantasmes&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Sobre, la mise en sc\u00e8ne prend soin de rendre l\u2019intensit\u00e9 des tensions entre les individus qui animent le texte shakespearien, m\u00eame si le choix de pr\u00e9senter une Desd\u00e9mone infantile, dont les crises aux accents haut perch\u00e9s rejoignent bien des fois la caricature, enl\u00e8ve de la profondeur \u00e0 ce personnage.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>15 avril 2015<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par&nbsp;<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/anais-gasser\/\">Ana\u00efs Gasser<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>15 avril 2015<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par\u00a0<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/joanna-bravo-carmona\/\">Joanna Bravo Carmona<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>\u00d4<\/strong>\u00a0jalousie, quand tu nous tiens!<\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-large is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"701\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/04\/photo-othello-mg-7970-1024x701.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-9929\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/04\/photo-othello-mg-7970-1024x701.jpg 1024w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/04\/photo-othello-mg-7970-248x170.jpg 248w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/04\/photo-othello-mg-7970-292x200.jpg 292w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/04\/photo-othello-mg-7970-768x526.jpg 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/04\/photo-othello-mg-7970-624x427.jpg 624w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/04\/photo-othello-mg-7970.jpg 1168w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Isabelle Meister<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>Quatre ans apr\u00e8s avoir propos\u00e9\u00a0<\/em>Hamlet<em>\u00a0au Th\u00e9\u00e2tre d\u2019\u00e9t\u00e9 de l\u2019Orangerie, Eric Salama visite \u00e0 nouveau le r\u00e9pertoire shakespearien en proposant une adaptation d\u2019<\/em>Othello<em>, dont l\u2019intrigue se resserre autour de cinq protagonistes. Avec sa Compagnie 94, le metteur en sc\u00e8ne genevois met l\u2019accent sur les passions irrationnelles et contagieuses qui font na\u00eetre chez le plus noble des hommes les pulsions les plus fatales. S\u2019il donne son nom \u00e0 la pi\u00e8ce, Othello n\u2019en appara\u00eet pas moins ici uniquement comme un pantin, qui suit au doigt et \u00e0 l\u2019\u0153il les conseils d\u2019un Iago habit\u00e9 par une jalousie maladive.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Connaissez-vous la tragique histoire du Maure de Venise?\u00a0Othello,\u00a0noble issu des peuplades berb\u00e8res,\u00a0\u00e0 peine mari\u00e9 \u00e0 la fille du s\u00e9nateur Brabantio, s\u2019appr\u00eate \u00e0 affronter les terribles Turcs, \u00e0 la t\u00eate de la flotte v\u00e9nitienne. Suite \u00e0 une temp\u00eate, les navires turcs sont engloutis, et Othello se retrouve gouverneur de Chypre. La paix r\u00e8gne\u00a0jusqu\u2019\u00e0 ce que\u00a0Iago, officier de la flotte\u00a0qui convoitait la place de bras droit d\u2019Othello, attribu\u00e9e \u00e0 son rival Cassio, d\u00e9cide\u00a0de se venger de lui. Il parvient notamment \u00e0 faire germer une jalousie maladive dans son esprit, lui faisant croire \u00e0 l\u2019infid\u00e9lit\u00e9 de\u00a0son \u00e9pouse. Othello finira par \u00e9touffer sa bien-aim\u00e9e, avant que la machinerie diabolique ne soit r\u00e9v\u00e9l\u00e9e au grand jour. Prenant conscience de la\u00a0monstruosit\u00e9\u00a0de son acte, le h\u00e9ros se suicide.<br>De chaque c\u00f4t\u00e9 des spectateurs se tiennent les cinq protagonistes en habits d\u2019\u00e9poque,\u00a0Desd\u00e9mone\u00a0et\u00a0Cassio\u00a0de l\u2019un, Othello et\u00a0Roderigo\u00a0de l\u2019autre.\u00a0Iago, l\u2019assoiff\u00e9 de vengeance, passe \u00e0 travers le public, l\u2019interpelle, lui r\u00e9v\u00e8le la haine qui l\u2019habite, lui expose son plan machiav\u00e9lique. L\u2019une des com\u00e9diennes rappelle les \u00e9v\u00e9nements ant\u00e9rieurs, et r\u00e9v\u00e8le le fil rouge de la pi\u00e8ce : la peur irrationnelle, face \u00e0 cet \u00e9tranger qui d\u00e9robe tous les honneurs. Chaque transition entre les diff\u00e9rents tableaux est ing\u00e9nieusement marqu\u00e9e par un discret changement de d\u00e9cor, op\u00e9r\u00e9 par un jeu de projection sur des panneaux m\u00e9talliques, qui permet le voyage entre Venise et Chypre, et dans les diff\u00e9rents lieux du palais. La particularit\u00e9 de la mise en sc\u00e8ne\u00a0d\u2019Eric\u00a0Salama\u00a0r\u00e9side cependant dans la place r\u00e9serv\u00e9e \u00e0 la parole f\u00e9minine : \u00ab\u00a0il y a une vraie dimension f\u00e9minine dans le th\u00e9\u00e2tre de Shakespeare. Il critique le patriarcat et le sort r\u00e9serv\u00e9 aux femmes. Il les d\u00e9fend, comme il d\u00e9fend la figure de l\u2019\u00e9tranger. J\u2019aimerais qu\u2019on porte sur cette histoire un regard de femme\u00a0\u00bb. Un regard, mais aussi des paroles, \u00e9crites et prises en charge dans les commentaires des trois com\u00e9diennes tout au long de la pi\u00e8ce, qui illustrent la position de la femme dans la soci\u00e9t\u00e9 : quelle place joue-t-elle dans une soci\u00e9t\u00e9 patriarcale, r\u00e9gie par le pouvoir des hommes? Quels sont leurs droits? Leurs besoins? Leurs aspirations? Cette mise en lumi\u00e8re invite le spectateur \u00e0 la r\u00e9flexion, \u00e0 travers des yeux de femmes, \u00e0 travers le regard de l\u2019\u00e9tranger.<\/p>\n\n\n\n<p>La place que la soci\u00e9t\u00e9 r\u00e9serve aux \u00e9trangers, telle qu\u2019elle se r\u00e9v\u00e8le dans&nbsp;<em>Othello<\/em>, trouve son commencement dans la haine de l\u2019autre, son moyen dans la jalousie, sa cons\u00e9quence ultime dans la mort. Pi\u00e8ce classique et trame moderne s\u2019unissent afin d\u2019investir une probl\u00e9matique de nos d\u00e9mocraties : l\u2019appel aux pulsions collectives et le rejet de prises de position rationnelles. Contamin\u00e9e par la peur, la soci\u00e9t\u00e9 se laisse convaincre par un discours \u00e9motionnel. Et cela arrive m\u00eame aux plus sages d\u2019entre nous&nbsp;: Othello, tout r\u00e9fl\u00e9chi et pos\u00e9 qu\u2019il est, tombera le premier dans cette machinerie machiav\u00e9lique, allant jusqu\u2019\u00e0 \u00f4ter le souffle \u00e0 Desd\u00e9mone, sans m\u00eame avoir re\u00e7u de preuve tangible de son adult\u00e8re.<\/p>\n\n\n\n<p>Un&nbsp;<em>Othello<\/em>&nbsp;\u00e9tranger et f\u00e9minin, un drame universel aux \u00e9chos bien actuels, c\u2019est ce que r\u00e9serve cette mise en sc\u00e8ne d\u2019Eric Salama, \u00e0 d\u00e9couvrir jusqu\u2019au 30 avril au Th\u00e9\u00e2tre Saint-Gervais \u00e0 Gen\u00e8ve.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>15 avril 2015<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par&nbsp;<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/joanna-bravo-carmona\/\">Joanna Bravo Carmona<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/leprogramme.ch\/theatre\/othello\/saint-gervais-geneve-le-theatre\">Voir la page du spectacle <\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>De Shakespeare \/ Mise en sc\u00e8ne d\u2019Eric Salama \/du 15 au 30 avril 2015 \/ Th\u00e9\u00e2tre St-Gervais (Gen\u00e8ve) \/ Critiques par Ana\u00efs Gasser et Joanna Bravo Carmona . <\/p>\n","protected":false},"author":1001119,"featured_media":9929,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[32,34,8,38],"tags":[138,142],"class_list":["post-6197","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-critique","category-expired","category-maison-saint-gervais","category-spectacle","tag-anais-gasser","tag-joanna-bravo-carmona"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6197","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1001119"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=6197"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6197\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":21398,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6197\/revisions\/21398"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/9929"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=6197"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=6197"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=6197"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}