{"id":6172,"date":"2015-04-03T23:43:23","date_gmt":"2015-04-03T21:43:23","guid":{"rendered":"http:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/?p=6172"},"modified":"2025-01-15T15:05:52","modified_gmt":"2025-01-15T14:05:52","slug":"le-moche","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/2015\/04\/le-moche\/","title":{"rendered":"Le Moche"},"content":{"rendered":"<h2 class=\"wp-block-post-title\">Le Moche<\/h2>\n\n<div class=\"wp-block-post-excerpt\"><p class=\"wp-block-post-excerpt__excerpt\">De Marius von Mayenburg \/ Mise en sc\u00e8ne par Nathalie Sandoz \/ du 24 au 31 mars 2015 \/ Th\u00e9\u00e2tre du Passage (Neuch\u00e2tel) \/ Critiques par Nicolas Joray et Elisa Picci . <\/p><\/div>\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>24 mars 2015<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par\u00a0<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/nicolas-joray\/\">Nicolas Joray<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Visage trouv\u00e9, identit\u00e9s troubl\u00e9es<\/h3>\n\n\n\n<p><em>Apr\u00e8s&nbsp;<\/em>J\u00e9r\u00e9my Fischer&nbsp;<em>et&nbsp;<\/em>Trois hommes dans un bateau sans oublier le chien<em>, la compagnie neuch\u00e2teloise&nbsp;<\/em>De facto&nbsp;<em>s\u2019empare d\u2019un texte de Marius von Mayenburg, et explore les sables mouvants de la notion d\u2019identit\u00e9.<\/em><\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"870\" height=\"580\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/04\/ThePas-14-15-saison-38s1-Guillaume-Perret.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-9907\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/04\/ThePas-14-15-saison-38s1-Guillaume-Perret.jpg 870w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/04\/ThePas-14-15-saison-38s1-Guillaume-Perret-250x167.jpg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/04\/ThePas-14-15-saison-38s1-Guillaume-Perret-300x200.jpg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/04\/ThePas-14-15-saison-38s1-Guillaume-Perret-768x512.jpg 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/04\/ThePas-14-15-saison-38s1-Guillaume-Perret-624x416.jpg 624w\" sizes=\"auto, (max-width: 870px) 100vw, 870px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Guillaume Perret<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p>Situ\u00e9 derri\u00e8re une paroi de plastique ressemblant furieusement \u00e0 une vitre de douche destin\u00e9e \u00e0 flouter les corps, Lette appuie sa bouche contre cette surface. Mais le contact de la bouche sur la paroi la rend visible. \u00c0 un autre moment, ce mur de plastique laisse apercevoir Lette et sa femme qui dansent sensuellement. Il recule&nbsp;: son image se trouble avec la distance, alors que celle de sa femme reste plus ou moins nette. Certaines des parois mi-opaques s\u2019ouvrent telles des portes. Une autre pivote comme une entr\u00e9e de centre commercial. Toutes d\u00e9couvrent ou absorbent, r\u00e9v\u00e8lent ou cachent les sept personnages qu\u2019endossent les quatre com\u00e9diens&nbsp;: les identit\u00e9s, ici aussi, sont fluctuantes. Les protagonistes d\u00e9tournent \u00e9galement les parois de leur usage, en font des miroirs dans lesquels ils se scrutent. L\u2019ambition de parvenir \u00e0 un \u00ab&nbsp;art cin\u00e9tique&nbsp;\u00bb est atteinte. La sc\u00e9nographie de ce spectacle rend sensible un axe central de la pi\u00e8ce de Mayenburg&nbsp;: le jeu sur le trouble de l\u2019identit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Lette est un homme dou\u00e9, mais son patron ne veut pas le laisser pr\u00e9senter un produit qu\u2019il a conceptualis\u00e9. Pourquoi&nbsp;? Il l\u2019apprend devant nos yeux&nbsp;: son visage est trop moche. Direction le chirurgien pour se faire greffer un nouveau visage. \u00ab&nbsp;C\u2019est mon mari&nbsp;?&nbsp;\u00bb s\u2019interroge sa femme en d\u00e9couvrant son image dans le reflet d\u2019un miroir qu\u2019elle caresse. Le r\u00e9sultat est sublime, mais les choses se compliquent lorsque le docteur utilise ce m\u00eame mod\u00e8le pour d\u2019autres clients\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>Le propos qui sous-tend le texte du dramaturge allemand contemporain n\u2019est pas des plus roses&nbsp;: homog\u00e9n\u00e9isation des individus, perte de rep\u00e8res, victoire de l\u2019image sur les comp\u00e9tences. Le traitement qu\u2019en fait Nathalie Sandoz lui apporte une l\u00e9g\u00e8ret\u00e9 bienvenue&nbsp;: le jeu est \u00e9nergique, le rythme soutenu et les situations parfois cocasses (Lette parle de son connecteur de quarante centim\u00e8tres de long en ponctuant son discours d\u2019un geste obsc\u00e8ne). Les lieux communs tragiques de la modernit\u00e9 sont ici abord\u00e9s sous un \u00e9clairage frais, esth\u00e9tique et comique, loin des discours moralisateurs et culpabilisants. Le rire nous sauvera.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>24 mars 2015<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par&nbsp;<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/nicolas-joray\/\">Nicolas Joray<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>24 mars 2015<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par\u00a0<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/elisa-picci\/\">Elisa Picci<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Une beaut\u00e9 fracassante<\/h3>\n\n\n\n<p><em>Nathalie Sandoz propose dans sa mise en sc\u00e8ne du&nbsp;<\/em>Moche<em>&nbsp;une com\u00e9die originale o\u00f9 les questions portant sur les standards de beaut\u00e9 et la lutte pour le succ\u00e8s s\u2019entrecroisent joyeusement. Derri\u00e8re l\u2019humour se cache aussi une r\u00e9flexion profonde sur les diktats de beaut\u00e9 qui r\u00e9gissent notre soci\u00e9t\u00e9.<\/em><\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"870\" height=\"580\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/04\/ThePas-14-15-saison-38s3-Guillaume-Perret.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-9909\" style=\"width:299px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/04\/ThePas-14-15-saison-38s3-Guillaume-Perret.jpg 870w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/04\/ThePas-14-15-saison-38s3-Guillaume-Perret-250x167.jpg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/04\/ThePas-14-15-saison-38s3-Guillaume-Perret-300x200.jpg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/04\/ThePas-14-15-saison-38s3-Guillaume-Perret-768x512.jpg 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/04\/ThePas-14-15-saison-38s3-Guillaume-Perret-624x416.jpg 624w\" sizes=\"auto, (max-width: 870px) 100vw, 870px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Guillaume Perret<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p>Apr\u00e8s&nbsp;<em>J\u00e9r\u00e9my Fisher&nbsp;<\/em>et&nbsp;<em>Trois hommes dans un bateau sans oublier le chien,&nbsp;<\/em>la Compagnie De Facto, cr\u00e9\u00e9e en 2011 par Nathalie Sandoz, propose avec&nbsp;<em>Le Moche&nbsp;<\/em>une mise en sc\u00e8ne de la pi\u00e8ce de l\u2019\u00e9crivain allemand Marius von Mayenburg, publi\u00e9e en 2008. Cette \u0153uvre porte sur le rapport que les gens entretiennent avec leur corps et leur image.<\/p>\n\n\n\n<p>La Compagnie est compos\u00e9e de quatre acteurs: Nathalie Jeannet, Pierre-Isa\u00efe Duc, Guillaume Marquet et Rapha\u00ebl Tschudi. Avec brio, chaque acteur joue le r\u00f4le de deux personnages et arrive \u00e0 passer de l\u2019un \u00e0 l\u2019autre avec une aisance remarquable&nbsp;: Nathalie Jeannet est la femme de Lette ou une femme d\u2019un certain \u00e2ge&nbsp;; le spectateur sait toujours exactement qui parle. Idem pour Pierre-Isa\u00efe Duc et Rapha\u00ebl Tschudi qui alternent leurs personnages de fa\u00e7on tr\u00e8s naturelle. Guillaume Marquet qui, lui, incarne uniquement sur le personnage principal, Lette, lui donne une dimension \u00e0 la fois dr\u00f4le et attachante.<\/p>\n\n\n\n<p>Sur la sc\u00e8ne domine une plateforme blanche comportant plusieurs portes, qui repr\u00e9sentent diff\u00e9rents lieux. Un d\u00e9cor fonctionnel et r\u00e9aliste qui permet de soutenir toute l\u2019histoire\u00a0: Lette, ing\u00e9nieur talentueux, se rend compte par le biais de son patron et de sa femme qu\u2019il est tr\u00e8s moche. Sa laideur repr\u00e9sentant un frein dans sa carri\u00e8re professionnelle, il d\u00e9cide d\u2019avoir recours \u00e0 la chirurgie esth\u00e9tique. Si les premiers temps sont pour lui un v\u00e9ritable bonheur, la descente aux enfers est proche. La r\u00e9flexion sur l\u2019identit\u00e9 de l\u2019\u00eatre se dessine. Devenu incroyablement beau gr\u00e2ce au talent de son chirurgien, il bascule de l\u2019homme amoureux de sa femme et fort sympathique au Don Juan infid\u00e8le et arrogant. Le moment du \u00ab\u00a0Scheffler Show\u00a0\u00bb o\u00f9 le chirurgien souhaite vendre le visage de Lette et o\u00f9 les com\u00e9diens n\u2019h\u00e9sitent pas \u00e0 jouer avec le public, montre \u00e9galement comment cet homme s\u2019est transform\u00e9 en un produit de consommation destin\u00e9 \u00e0 plaire et \u00e0 rapporter de l\u2019argent. En somme, un v\u00e9ritable gigolo est n\u00e9\u00a0: dans un jeu tr\u00e8s amusant, Guillaume Marquet danse autour d\u2019une barre torse nu et exhibe sa nouvelle plastique avantageuse. Puis, petit \u00e0 petit, la beaut\u00e9 de Lette devient accessible \u00e0 tous. Tout le monde peut \u00ab\u00a0s\u2019acheter\u00a0\u00bb un visage comme le sien, ce qui le rend totalement inutile pour son patron et invisible pour sa femme. Les acteurs endossent tous au fur et \u00e0 mesure de la pi\u00e8ce une sorte de body couleur peau, qui montre bien comment l\u2019identit\u00e9 humaine s\u2019efface, laissant appara\u00eetre uniquement des corps qui finalement se ressemblent tous. Toute la probl\u00e9matique de la pi\u00e8ce se cristallise lors de ce simple \u00e9change, peu avant la fin de la repr\u00e9sentation : au personnage qui, arrivant, annonce \u00ab\u00a0c\u2019est moi\u00a0\u00bb, Lette demande\u00a0: \u00ab\u00a0qui, moi\u00a0?\u00a0\u00bb. Ce \u00ab\u00a0moi\u00a0\u00bb n\u2019existe plus puisque tout le monde est devenu identique. La fin semble ouverte, entre le d\u00e9sespoir de Lette d\u2019avoir perdu sa femme, son travail et son identit\u00e9, et l\u2019\u00e9gocentrisme exacerb\u00e9 des personnages \u00e9blouis par leur nouvelle beaut\u00e9. Cette pi\u00e8ce tragi-comique montre donc sur un mode comique et r\u00e9aliste les m\u00e9faits de l\u2019obsession de la beaut\u00e9 de notre soci\u00e9t\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>24 mars 2015<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par&nbsp;<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/elisa-picci\/\">Elisa Picci<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/www.theatredupassage.ch\/spectacles\/le-moche\">Voir la page du spectacle <\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>De Marius von Mayenburg \/ Mise en sc\u00e8ne par Nathalie Sandoz \/ du 24 au 31 mars 2015 \/ Th\u00e9\u00e2tre du Passage (Neuch\u00e2tel) \/ Critiques par Nicolas Joray et Elisa Picci . <\/p>\n","protected":false},"author":1001119,"featured_media":9909,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[32,34,38,12],"tags":[132,128],"class_list":["post-6172","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-critique","category-expired","category-spectacle","category-theatre-du-passage","tag-elisa-picci","tag-nicolas-joray"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6172","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1001119"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=6172"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6172\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":21403,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6172\/revisions\/21403"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/9909"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=6172"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=6172"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=6172"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}