{"id":6162,"date":"2015-03-31T11:11:36","date_gmt":"2015-03-31T09:11:36","guid":{"rendered":"http:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/?p=6162"},"modified":"2025-01-15T15:14:53","modified_gmt":"2025-01-15T14:14:53","slug":"berthollet","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/2015\/03\/berthollet\/","title":{"rendered":"Berthollet"},"content":{"rendered":"<h2 class=\"wp-block-post-title\">Berthollet<\/h2>\n\n<div class=\"wp-block-post-excerpt\"><p class=\"wp-block-post-excerpt__excerpt\">De Charles-Ferdinand Ramuz \/ Mise en sc\u00e8ne par Mathieu Bertholet \/ du 26 au 28 mars 2015 \/ La Grange de Dorigny (Lausanne) \/ Critiques par Ana\u00efs Gasser et Joanna Bravo Carmona . <\/p><\/div>\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>26 mars 2015<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par\u00a0<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/anais-gasser\/\">Ana\u00efs Gasser<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Les gestes du boucher<\/h3>\n\n\n\n<p><em>Premier volet de la trilogie ramuzienne cr\u00e9\u00e9e par Mathieu Bertholet dans le cadre de sa r\u00e9sidence en terre valaisanne, Berthollet est l\u2019adaptation th\u00e9\u00e2trale d\u2019une nouvelle de l\u2019\u00e9crivain vaudois. Le lent ballet quasi m\u00e9canique ex\u00e9cut\u00e9 par les acteurs, leurs voix profondes qui racontent les \u00e9v\u00e9nements, traduisent la d\u00e9tresse terriblement cruelle et pourtant banale d\u2019un boucher de village endeuill\u00e9.<\/em><\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-large is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"682\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/03\/Berthollet2-1024x682.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-9834\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/03\/Berthollet2-1024x682.jpg 1024w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/03\/Berthollet2-250x166.jpg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/03\/Berthollet2-300x200.jpg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/03\/Berthollet2-768x511.jpg 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/03\/Berthollet2-624x415.jpg 624w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/03\/Berthollet2.jpg 1182w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 PA Bertholet<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p>Poutres, charpente apparente, la grange de Dorigny semble pr\u00e9destin\u00e9e \u00e0 accueillir&nbsp;<em>Berthollet<\/em>&nbsp;et son atmosph\u00e8re montagnarde. R\u00e9partis autour de l\u2019espace de jeu, les spectateurs se situent \u00e0 distance de l\u2019\u00e9trange socle irr\u00e9gulier constitu\u00e9 de caisses en bois, peau de vache, verre et n\u00e9ons sur lequel les acteurs \u00e9voluent.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce sont leurs gestes synchrones qui ouvrent la pi\u00e8ce. Ils miment un travail \u00e0 la faux, instaurant un rythme de mouvements et de sons qui perdure jusqu\u2019\u00e0 la fin de la repr\u00e9sentation. M\u00eame lorsque la parole ou plut\u00f4t le r\u00e9cit (indiff\u00e9remment pris en charge par l\u2019un ou l\u2019autre des acteurs) intervient, il ne se substitue jamais compl\u00e8tement \u00e0 la chor\u00e9graphie.<\/p>\n\n\n\n<p>Apr\u00e8s l\u2019\u00e9puisant et monotone travail des champs c\u2019est la peine profonde que manifestent les mains rigides des acteurs tant\u00f4t dress\u00e9es vers le vide ou glissant le long de leurs visages afflig\u00e9s. Autrefois vigoureux boucher campagnard, Berthollet, apr\u00e8s avoir perdu sa femme et ses filles, commet une premi\u00e8re tentative de suicide. Il est sauv\u00e9&nbsp;<em>in extremis<\/em>&nbsp;par les gens de son village. D\u00e9j\u00e0 perdu, il n\u2019est plus m\u00fb que par la seule volont\u00e9 de rejoindre sa femme d\u00e9c\u00e9d\u00e9e. Le drame se d\u00e9roule alors comme une trag\u00e9die de la droiture morale. Celle d\u2019un homme d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9 qui promet malgr\u00e9 lui au pasteur de son village de ne plus chercher la mort et se retrouve condamn\u00e9 \u00e0 vivre. Les jours et les mois se tra\u00eenent, sur sc\u00e8ne les acteurs se rel\u00e8vent et se recouchent constamment. La vie ne se manifeste plus que par le passage du temps.<\/p>\n\n\n\n<p>Et puis, pouss\u00e9 \u00e0 bout, incapable de supporter le poids de son serment, Berthollet se rend chez le nouveau pasteur, l\u2019ancien s\u2019\u00e9tant install\u00e9 ailleurs. Il frappe et attend sur le perron. La bonne ne le laisse pas entrer. Il implore. Non. Elle le croit fou. Le temps s\u2019acc\u00e9l\u00e8re. Les coudes des acteurs qui tombent et retombent mollement sur le socle battent les secondes. Il dit qu\u2019il attend seulement une minute et qu\u2019apr\u00e8s il trahira son serment. La minute pass\u00e9e il retire son pied de l\u2019embrasure de la porte. La servante effray\u00e9e la referme promptement et lui, il s\u2019en va vers le fleuve.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce dernier petit moment de bravoure \u00e0 la toute fin du spectacle semble indispensable \u00e0 r\u00e9veiller un public qui a d\u00e9j\u00e0 donn\u00e9 beaucoup de patience, et il est fort. La d\u00e9cision finale, la seule que prend le protagoniste, \u00e9meut en ce qu\u2019elle montre le fatal aboutissement de la destin\u00e9e d\u2019un homme simple, forc\u00e9 \u00e0 trahir les principes honn\u00eates qui ont r\u00e9gi le reste de son existence. Une pi\u00e8ce centr\u00e9e sur le deuil&nbsp;; banale, locale, mais pourtant universelle, tout comme le texte de Ramuz.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>26 mars 2015<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par&nbsp;<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/anais-gasser\/\">Ana\u00efs Gasser<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>26 mars 2015<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par\u00a0<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/joanna-bravo-carmona\/\">Joanna Bravo Carmona<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Lorsque les maux et les mots font corps<\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"600\" height=\"800\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/03\/Berthollet3.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-9835\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/03\/Berthollet3.jpg 600w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/03\/Berthollet3-128x170.jpg 128w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/03\/Berthollet3-150x200.jpg 150w\" sizes=\"auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 PA Bertholet<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>Que feriez-vous si vous vous retrouviez seul(e) au monde ? Directeur artistique et metteur en sc\u00e8ne de la compagnie MuFuThe cr\u00e9\u00e9e en en 2008, le Valaisan Mathieu Bertholet propose dans une transposition sc\u00e9nique de\u00a0<\/em>Berthollet<em>, nouvelle \u00e9crite en 1910 par Charles-Ferdinand Ramuz, un regard singulier sur une oeuvre r\u00e9gionale, aux modes d\u2019expression multiples et aux th\u00e9matiques universelles : l\u2019identit\u00e9 masculine, le deuil, l\u2019isolement, le suicide.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>Berthollet<\/em>\u00a0raconte la d\u00e9ch\u00e9ance d\u2019un boucher valaisan, un grand gaillard barbu, qui a perdu sa premi\u00e8re fille, puis la seconde et enfin sa femme. Le temps passe mais il ne parvient pas \u00e0 faire son deuil : le montagnard habituellement gai se retire chez lui, perd foi en Dieu, en la vie. Alors arrive le d\u00e9sespoir, et puis comme un appel de l\u2019au-del\u00e0 qui le pousse \u00e0 aller se jeter dans la Sarine, parce qu\u2019il n\u2019a plus de raison de vivre. Apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 sauv\u00e9\u00a0<em>in extremis<\/em>\u00a0de la noyade par les fr\u00e8res Berthod, il est aid\u00e9 par le pr\u00eatre du village qui lui impose un pacte, celui de faire son deuil afin de reprendre go\u00fbt \u00e0 vie. Parviendra-t-il \u00e0 tenir parole?<\/p>\n\n\n\n<p>Domin\u00e9e par une \u00e9trange estrade lumineuse faite de plaques en plastique, de caisses en bois et de peaux de b\u00eates, la sc\u00e8ne est entour\u00e9e par le public, dispos\u00e9 en carr\u00e9. Lorsque les lumi\u00e8res s\u2019assombrissent, plusieurs com\u00e9diens commencent \u00e0 ex\u00e9cuter conjointement les gestes quotidiens des montagnards aux champs, faits de labeur et de sueur. La r\u00e9partition de la parole n\u2019est pas d\u00e9l\u00e9gu\u00e9e de fa\u00e7on d\u00e9finie. Chacun des acteurs rev\u00eat plusieurs casquettes afin de permettre aux voix du narrateur, du boucher et du pr\u00eatre de faire \u00e9cho. La chor\u00e9graphie, marqu\u00e9e par la simultan\u00e9it\u00e9 et la r\u00e9p\u00e9tition des gestes, fait symboliquement corps avec le texte puisqu\u2019elle accompagne le flux des mots et accentue la dimension du temps qui passe, marqu\u00e9 par les innombrables levers et couchers des com\u00e9diens. Malgr\u00e9 l\u2019\u00e9coulement du temps, que les gestes scandent de fa\u00e7on d\u00e9lib\u00e9r\u00e9ment longue et r\u00e9p\u00e9titive, les maux restent et le boucher ne parvient pas \u00e0 faire son deuil. Ce choix de mise en perspective sc\u00e9nique permet de renforcer les sentiments de solitude, d\u2019isolement et de d\u00e9sespoir de Berthollet, qui se sent plus que jamais abandonn\u00e9 par ses voisins villageois et par Dieu, victime d\u2019une fatalit\u00e9 dont la seule issue est le suicide. Ou peut-\u00eatre pas. Le serment sacr\u00e9 propos\u00e9 par le pr\u00eatre lui rendra l\u2019\u00e9tincelle qu\u2019il avait perdue, mais pour combien de temps?<\/p>\n\n\n\n<p>La mise en sc\u00e8ne de Mathieu Bertholet explore le th\u00e9\u00e2tre et ses formes en m\u00ealant deux dimensions langagi\u00e8res, textuelle et corporelle : en r\u00e9sulte un spectacle touchant et r\u00e9solument contemporain, dans l\u2019air du temps.&nbsp;<em>Berthollet<\/em>&nbsp;porte \u00e0 la r\u00e9flexion, r\u00e9pond \u00e0 des questions par d\u2019autres questions. C\u2019est \u00e0 partir du drame d\u2019un montagnard bien de chez nous que Ramuz touche \u00e0 l\u2019universel en convoquant tour \u00e0 tour les th\u00e9matiques du deuil, de la solitude, du suicide. Berthollet symbolisait la figure vigoureuse et virile de son village, il est d\u00e9sormais celui qui a vacill\u00e9, celui qui a c\u00e9d\u00e9 devant la douleur du deuil.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>26 mars 2015<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par&nbsp;<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/joanna-bravo-carmona\/\">Joanna Bravo Carmona<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/www.grange-unil.ch\/\">Voir la page du spectacle <\/a><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>De Charles-Ferdinand Ramuz \/ Mise en sc\u00e8ne par Mathieu Bertholet \/ du 26 au 28 mars 2015 \/ La Grange de Dorigny (Lausanne) \/ Critiques par Ana\u00efs Gasser et Joanna Bravo Carmona . <\/p>\n","protected":false},"author":784,"featured_media":9835,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[32,34,5,38],"tags":[138,142],"class_list":["post-6162","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-critique","category-expired","category-la-grange","category-spectacle","tag-anais-gasser","tag-joanna-bravo-carmona"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6162","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/784"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=6162"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6162\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":21405,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6162\/revisions\/21405"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/9835"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=6162"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=6162"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=6162"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}