{"id":6147,"date":"2015-03-27T12:35:57","date_gmt":"2015-03-27T11:35:57","guid":{"rendered":"http:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/?p=6147"},"modified":"2025-01-15T15:37:19","modified_gmt":"2025-01-15T14:37:19","slug":"julia","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/2015\/03\/julia\/","title":{"rendered":"Julia"},"content":{"rendered":"<h2 class=\"wp-block-post-title\">Julia<\/h2>\n\n<div class=\"wp-block-post-excerpt\"><p class=\"wp-block-post-excerpt__excerpt\">D\u2019apr\u00e8s August Strindberg \/ Mise en sc\u00e8ne par Christiane Jatahy \/ du 25 au 26 mars 2015\/ Th\u00e9\u00e2tre Populaire Romand (la Chaux-de-Fonds) \/ Critiques par Cecilia Galindo et Nicolas Joray . <\/p><\/div>\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>25 mars 2015<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par\u00a0<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/cecilia-galindo\/\">Cecilia Galindo<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">L\u2019espace d\u2019un soir<\/h3>\n\n\n\n<p><em>R\u00e9\u00e9criture br\u00e9silienne de&nbsp;<\/em>Mademoiselle Julie<em>&nbsp;de Strindberg,&nbsp;<\/em>Julia&nbsp;<em>raconte le rapport tumultueux et charnel entre une jeune fille blanche des beaux quartiers de Rio et un domestique noir issu des favelas<\/em>.&nbsp;<em>Dans cette mise en sc\u00e8ne actuelle, Christiane Jatahy et la Cie Vertice de teatro explorent diff\u00e9rents espaces et superposent film et th\u00e9\u00e2tre. Captivant et d\u2019une intensit\u00e9 rare.<\/em><\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"869\" height=\"519\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/03\/julia-1-e1427404358518.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-9873\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/03\/julia-1-e1427404358518.png 869w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/03\/julia-1-e1427404358518-250x149.png 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/03\/julia-1-e1427404358518-300x179.png 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/03\/julia-1-e1427404358518-768x459.png 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/03\/julia-1-e1427404358518-624x373.png 624w\" sizes=\"auto, (max-width: 869px) 100vw, 869px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 David Pacheco<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p>A l\u2019arriv\u00e9e du public dans la salle, de grands panneaux gris pastel occupent la sc\u00e8ne. La r\u00e9gie a \u00e9t\u00e9 install\u00e9e sur le plateau, c\u00f4t\u00e9 jardin, et autour d\u2019elle gravitent un cam\u00e9raman et les deux com\u00e9diens qui joueront Julia et Jelson. Ils attendent et observent les spectateurs. Une fois ceux-ci bien install\u00e9s, les lumi\u00e8res se tamisent et le spectacle s\u2019ouvre sur une projection vid\u00e9o&nbsp;: Julia enfant, dans sa petite robe blanche, se pavane devant la cam\u00e9ra de papa, qui l\u2019interpelle. Julia enfant, dans son ensemble noir, boude devant la cam\u00e9ra de papa et demande \u00e0 ce qu\u2019on la laisse seule. Julia est en train de grandir, et c\u2019est en jeune adulte qu\u2019elle appara\u00eet ensuite \u00e0 la fois sur la sc\u00e8ne et sur l\u2019\u00e9cran. Le d\u00e9but d\u2019une longue nuit s\u2019amorce.<\/p>\n\n\n\n<p>Julia et Jelson vivent dans la m\u00eame maison depuis longtemps, mais ils ne sont pas de la m\u00eame famille et encore moins du m\u00eame milieu. N\u00e9e avec une cuill\u00e8re en argent dans la bouche pour l\u2019une, entrav\u00e9 par des origines pr\u00e9caires pour l\u2019autre, ces deux personnes ne devraient pas se c\u00f4toyer. Et pourtant ils se rapprochent, in\u00e9vitablement. Mais entre attirance et rejet, s\u00e9duction et violence, le duo devient bient\u00f4t duel.<\/p>\n\n\n\n<p>Avec&nbsp;<em>Julia<\/em>, Christiane Jatahy, metteure en sc\u00e8ne br\u00e9silienne, transpose l\u2019intrigue de&nbsp;<em>Mademoiselle Julie<\/em>&nbsp;dans le Br\u00e9sil d\u2019aujourd\u2019hui et rend notamment sensible aux rapports de pouvoir entre l\u2019homme et la femme, aux diff\u00e9rences de classes et \u00e0 la question raciale qui concernent le pays. Mais elle explore aussi le genre th\u00e9\u00e2tral \u00e0 travers la notion d\u2019espace, comme elle l\u2019avait d\u00e9j\u00e0 fait avec la plupart de ses cr\u00e9ations (notamment&nbsp;<em>Corte Seco<\/em>&nbsp;en 2010 et&nbsp;<em>E se elas fossem par Moscou<\/em>&nbsp;? en 2014). Gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019insertion du film, tant\u00f4t enregistr\u00e9, tant\u00f4t en direct, la dimension spatiale de la pi\u00e8ce prend une ampleur consid\u00e9rable&nbsp;: contrairement \u00e0 ce que pr\u00e9sente la version originale, se d\u00e9voilent ici le lieu de la f\u00eate nocturne, la danse entre Julia et le domestique et leurs \u00e9bats. Le cam\u00e9raman, v\u00e9ritable personnage, filme en direct les s\u00e9quences th\u00e9\u00e2trales, permettant une vision double sur l\u2019action, et suivra m\u00eame les protagonistes jusqu\u2019\u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur du th\u00e9\u00e2tre.<br>De cette mani\u00e8re hybride d\u2019exploiter l\u2019espace et de jouer l\u2019histoire na\u00eet \u00e9galement une confusion entre le jeu et la r\u00e9alit\u00e9 qui permet au spectateur, entre des sc\u00e8nes d\u2019une forte intensit\u00e9, de prendre du recul sur ce qui se d\u00e9roule devant lui. La pr\u00e9sence et la mobilit\u00e9 de la cam\u00e9ra sur le plateau, les adresses au public r\u00e9p\u00e9t\u00e9es de la part de la touchante com\u00e9dienne Julia Bernat (m\u00eame pr\u00e9nom, \u00e7a ne s\u2019invente pas&nbsp;!), ou encore les moments de pause dans le jeu participent au rappel de cette division de l\u2019instant pr\u00e9sent, parfois r\u00e9el, parfois jou\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Sous des airs de t\u00e9l\u00e9-r\u00e9alit\u00e9, ce th\u00e9\u00e2tre film\u00e9 s\u00e9duit et implique le public jusqu\u2019au bout. Les com\u00e9diens, Julia Bernat (Julia), Rodrigo dos Santos (Jelson) et Tatiana Tiburcio (Cristina, en vid\u00e9o), sont d\u2019une justesse bluffante et atteignent les sentiments de chacun. Un spectacle qui touche, marque, et donne terriblement envie de suivre le parcours de ces artistes br\u00e9siliens. A voir absolument.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>25 mars 2015<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par&nbsp;<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/cecilia-galindo\/\">Cecilia Galindo<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>25 mars 2015<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par\u00a0<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/nicolas-joray\/\">Nicolas Joray<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Des champs aux favelas<\/h3>\n\n\n\n<p><em>Julia s\u2019en est all\u00e9e. Les applaudissements jaillissent alors qu\u2019appara\u00eet le g\u00e9n\u00e9rique du spectacle, projet\u00e9 sur deux panneaux mobiles. Comme dans un film, la musique des violons accompagne ce tomber de rideau cin\u00e9matographique. Sur les planches du TPR,&nbsp;<\/em>Julia<em>&nbsp;a bel et bien vacill\u00e9 entre th\u00e9\u00e2tre et cin\u00e9ma.<\/em><\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1021\" height=\"559\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/03\/julia-3.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-9878\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/03\/julia-3.jpg 1021w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/03\/julia-3-250x137.jpg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/03\/julia-3-300x164.jpg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/03\/julia-3-768x420.jpg 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/03\/julia-3-624x342.jpg 624w\" sizes=\"auto, (max-width: 1021px) 100vw, 1021px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 David Pacheco<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p>Sc\u00e8nes projet\u00e9es (par exemple de l\u2019eau bleue troubl\u00e9e petit \u00e0 petit par du rouge sang), diffusion de sc\u00e8nes film\u00e9es en temps r\u00e9el (comme l\u2019image captur\u00e9e et retransmise directement sur sc\u00e8ne de Jelson, le domestique, que Julia a fait s\u2019asseoir sur une chaise lors d\u2019une dispute), g\u00e9n\u00e9rique final&nbsp;: le septi\u00e8me art est un acteur central de cette cr\u00e9ation de Christiane Jatahy. Pourquoi&nbsp;? La sc\u00e8ne d\u2019\u00e9bats sexuels du milieu du spectacle entre le serviteur et Julia, la fille du comte, en cristallise la pertinence. Le texte original ne fait qu\u2019\u00e9voquer sur le mode de l\u2019implicite le rapport sexuel entre Mademoiselle Julie et le serviteur Jean. \u00c9v\u00e9nement \u00ab&nbsp;hors-texte&nbsp;\u00bb, hors-champ pourrait-on dire. Christiane Jatahy a voulu expliciter et montrer ce rapport sexuel. Mais ce passage du \u00ab&nbsp;hors-champ&nbsp;\u00bb du lecteur au \u00ab&nbsp;champ&nbsp;\u00bb visible du spectateur est en quelque sorte lui-m\u00eame mis en sc\u00e8ne&nbsp;: les corps nus des acteurs sont bien pr\u00e9sents mais cach\u00e9s par une paroi ; ils sont amen\u00e9s au spectateur gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019utilisation de la cam\u00e9ra directe, leur image \u00e9tant projet\u00e9e sur un \u00e9cran. La proposition dramaturgique de la metteure en sc\u00e8ne br\u00e9silienne joue ainsi sans cesse de ce passage entre espaces et corps cin\u00e9matographiques et th\u00e9\u00e2traux : lorsqu\u2019au d\u00e9but du spectacle Julia dispara\u00eet en coulisses, voici qu\u2019elle appara\u00eet sur l\u2019\u00e9cran, dans une f\u00eate, au milieu de nombreuses personnes.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 ces deux espaces dans lesquels se joue la fiction (la fable de Strindberg) s\u2019ajoutent des espaces hybrides, liminaux. Peu avant l\u2019\u00e9vocation du sang dans l\u2019eau, le personnage de la com\u00e9dienne qui joue Mlle Julie pour un film avertit franchement&nbsp;: \u00ab&nbsp;\u00c0 la fin de la pi\u00e8ce, du texte original de la pi\u00e8ce, elle s\u2019en va et elle se tue&nbsp;\u00bb, et poursuit \u00ab&nbsp;Qu\u2019est-ce que je fais&nbsp;? Qu\u2019est-ce que nous faisons&nbsp;? Ce que vous allez voir maintenant c\u2019est encore la fin de Strindberg.&nbsp;\u00bb Alors que les acteurs livrent un spectacle en portugais, surtitr\u00e9 en fran\u00e7ais, voici que la com\u00e9dienne s\u2019exprime dans la langue de Moli\u00e8re. \u00c0 un autre moment, le cameraman filme l\u2019\u00e9cran du portable avec lequel l\u2019actrice se prend en photo. L\u2019image est projet\u00e9e sur un \u00e9cran&nbsp;: elle publie en direct son selfie sur Facebook avec la mention \u00ab&nbsp;Premi\u00e8re \u2013 TPR \u2013 Chaux-de-Fonds&nbsp;\u00bb. Ou alors Julia, suivi de Jelson, sort de la salle et s\u2019en va profiter de la neige neuch\u00e2teloise. \u00c0 nouveau, le spectateur en est inform\u00e9 gr\u00e2ce aux vid\u00e9os film\u00e9es et retransmises en direct. Parfois, espaces de passage entre le cin\u00e9ma et le th\u00e9\u00e2tre (le cameraman lance un \u00ab&nbsp;action&nbsp;!&nbsp;\u00bb ou demande que les com\u00e9diens rejouent une sc\u00e8ne pour un gros plan). Parfois, espaces de passage entre la fable et la salle. Toujours, espaces hybrides dans lesquels ce ne sont plus forc\u00e9ment les personnages que l\u2019on voit, le portugais que l\u2019on entend ou le Br\u00e9sil que l\u2019on se repr\u00e9sente. Ce sont les com\u00e9diens, le fran\u00e7ais ou la Chaux-de-Fonds. Et ce n\u2019est plus exactement la fiction.<\/p>\n\n\n\n<p>En cela \u00e9ventuellement le th\u00e9\u00e2tre de Christiane Jatahy est politique&nbsp;: il floute la barri\u00e8re entre ce que nous appelons fiction et r\u00e9alit\u00e9. Il d\u00e9range. Le th\u00e8me de la s\u00e9gr\u00e9gation sociale, qui sous-tend le texte original, et ici doubl\u00e9 d\u2019une mise en jeu de la s\u00e9gr\u00e9gation raciale, d\u00e9fi du Br\u00e9sil contemporain. Travaillant la dichotomie fiction\/r\u00e9alit\u00e9, la proposition artistique sugg\u00e8re \u00e9galement que la fable n\u2019est peut-\u00eatre pas uniquement fable.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>25 mars 2015<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par&nbsp;<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/nicolas-joray\/\">Nicolas Joray<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/www.tpr.ch\/spectacle\/julia\/\">Voir la page du spectacle <\/a><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>D\u2019apr\u00e8s August Strindberg \/ Mise en sc\u00e8ne par Christiane Jatahy \/ du 25 au 26 mars 2015\/ Th\u00e9\u00e2tre Populaire Romand (la Chaux-de-Fonds) \/ Critiques par Cecilia Galindo et Nicolas Joray . <\/p>\n","protected":false},"author":1001119,"featured_media":9873,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[32,34,38,121],"tags":[37,128],"class_list":["post-6147","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-critique","category-expired","category-spectacle","category-theatre-arc-en-scenes-chaux-de-fonds","tag-cecilia-galindo","tag-nicolas-joray"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6147","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1001119"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=6147"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6147\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":21409,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6147\/revisions\/21409"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/9873"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=6147"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=6147"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=6147"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}