{"id":6109,"date":"2015-03-23T16:56:19","date_gmt":"2015-03-23T15:56:19","guid":{"rendered":"http:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/?p=6109"},"modified":"2025-01-15T15:45:12","modified_gmt":"2025-01-15T14:45:12","slug":"le-manuscrit-des-chiens-iii","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/2015\/03\/le-manuscrit-des-chiens-iii\/","title":{"rendered":"Le Manuscrit des chiens III"},"content":{"rendered":"<h2 class=\"wp-block-post-title\">Le Manuscrit des chiens III<\/h2>\n\n<div class=\"wp-block-post-excerpt\"><p class=\"wp-block-post-excerpt__excerpt\">D\u2019apr\u00e8s Jon Fosse \/ Mise en sc\u00e8ne par Guillaume B\u00e9guin \/ du 20 au 22 mars 2015 \/ Th\u00e9\u00e2tre Am Stram Gram (Gen\u00e8ve) \/ En tourn\u00e9e jusqu\u2019au 10 mai 2015 \/ Critiques par Luc Siegenthaler et Nicolas Joray . <\/p><\/div>\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>20 mars 2015<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par&nbsp;<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/luc-siegenthaler\/\">Luc Siegenthaler<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Un chien m\u00e9lancolique ?<\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"567\" height=\"378\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/03\/PF_14NC6_000972_2.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-9852\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/03\/PF_14NC6_000972_2.jpg 567w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/03\/PF_14NC6_000972_2-250x167.jpg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/03\/PF_14NC6_000972_2-300x200.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 567px) 100vw, 567px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Pablo Fernandez<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>Qui n\u2019a jamais \u00e9t\u00e9 berc\u00e9 par des histoires peupl\u00e9es d\u2019animaux parlants\u00a0? Guillaume B\u00e9guin dans\u00a0<\/em>Le Manuscrit des Chiens III<em>\u00a0au Th\u00e9\u00e2tre Am Stram Gram \u00e0 Gen\u00e8ve nous invite \u00e0 en retrouver \u00e0 bord du Fou de Bassan, un bateau \u00e9trangement familier, tout comme les probl\u00e8mes de ses passagers canins.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab\u00a0Si on prenait un deuxi\u00e8me chien \u00e0 bord ? \u00c7a devrait te plaire, non ? dit le capitaine Phosphore\u00a0\u00bb. Alors qu\u2019Haktor, le chien du capitaine, entretient une longue relation d\u2019amiti\u00e9 avec son ma\u00eetre, voil\u00e0 que Loliletta, jeune chienne belle et extravagante, lui vole la vedette en s\u2019autoproclamant nouveau \u00ab\u00a0chien de bateau\u00a0\u00bb. Ce qui ne convient pas \u00e0 Haktor, angoiss\u00e9 \u00e0 l\u2019id\u00e9e de se faire remplacer. Mais l\u2019harmonie entre le chien et Le Capitaine Phosphore n\u2019est pas pr\u00eate \u00e0 se briser.<\/p>\n\n\n\n<p>Cette fable \u00e9crite par Jon Fosse en 1997 a une port\u00e9e universelle. Elle traite de la peur de se sentir inutile et de perdre son r\u00f4le social face \u00e0 l\u2019arriv\u00e9e d\u2019une nouvelle personne, plus jeune et plus dynamique. Le caract\u00e8re abstrait du r\u00e9cit est retranscrit par Guillaume B\u00e9guin&nbsp;: le statut social de chaque personnage n\u2019est jamais clairement d\u00e9limit\u00e9. Le Capitaine Phosphore et le vaurien Heinar sont interpr\u00e9t\u00e9s par des femmes, tandis qu\u2019Haktor et Loliletta sont humanis\u00e9s. Haktor et le Capitaine Phosphore symbolisent-ils une relation amoureuse, un rapport filial, un lien d\u2019amiti\u00e9&nbsp;? Le d\u00e9cor constitu\u00e9 d\u2019une cuisine, d\u2019une baignoire, d\u2019un lit, d\u2019un canap\u00e9 et de toilettes ne limite pas l\u2019imaginaire spatial du spectateur au bateau du capitaine mais \u00e9largit son champ interpr\u00e9tatif en \u00e9voquant un univers domestique au sein duquel surgissent des bruits et des sons marins. Ainsi, les possibilit\u00e9s interpr\u00e9tatives sont multiples, chaque spectateur \u00e9tant libre de s\u2019identifier aux personnages selon son propre imaginaire\u2026 s\u2019il y parvient. En effet, si le metteur en sc\u00e8ne conserve la dimension universelle du&nbsp;<em>Manuscrit des chiens III<\/em>, il lui sacrifie la profondeur des personnages. Homme animalis\u00e9, Haktor se gratte, mange et se couche comme un chien. Le caract\u00e8re provoque le rire chez le spectateur, enfant comme adulte, mais ne l\u2019\u00e9meut gu\u00e8re. Est-il autre chose qu\u2019un homme-chien&nbsp;? On peine \u00e0 y voir la figure d\u2019un mari, d\u2019un enfant, d\u2019un ami. Certaines sc\u00e8nes symboliquement charg\u00e9es dans le texte de Fosse en deviennent ici plus \u00e9tranges qu\u2019attendrissantes, comme celle dans laquelle Haktor embrasse le Capitaine Phosphore sur la bouche avant que Loliletta ne fasse son apparition. Loliletta elle-m\u00eame reste cantonn\u00e9e \u00e0 un r\u00f4le de \u00ab&nbsp;femme canine&nbsp;\u00bb \u00e0 l\u2019animalit\u00e9 loufoque. Cette adaptation \u00e0 la fois r\u00e9aliste et fantastique atteindrait sans doute davantage la sensibilit\u00e9 du spectateur si elle \u00e9tait marqu\u00e9e d\u2019une tonalit\u00e9 plus homog\u00e8ne, \u00e0 moins de consid\u00e9rer que l\u2019imagination puisse, \u00e0 partir du texte de Fosse, nous guider sur ces sentiments qui ne sont pas explicit\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>20 mars 2015<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par&nbsp;<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/luc-siegenthaler\/\">Luc Siegenthaler<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>20 mars 2015<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par&nbsp;<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/nicolas-joray\/\">Nicolas Joray<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Des chiens ou des hommes<\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"567\" height=\"378\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/03\/PF_14NC6_000867_1.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-9850\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/03\/PF_14NC6_000867_1.jpg 567w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/03\/PF_14NC6_000867_1-250x167.jpg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/03\/PF_14NC6_000867_1-300x200.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 567px) 100vw, 567px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Pablo Fernandez<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>Le chien de bateau Haktor est le compagnon du capitaine Phosphore. Mais voil\u00e0 que le cours de sa longue vie est troubl\u00e9 par l\u2019arriv\u00e9e d\u2019une plus jeune cr\u00e9ature\u00a0: Loliletta. Jonglant entre r\u00e9cit et th\u00e9\u00e2tre, le spectacle pr\u00e9sent\u00e9 \u00e0 Am Stram Gram th\u00e9matise la peur d\u2019\u00eatre remplac\u00e9.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Des toilettes \u00e0 moit\u00e9 cach\u00e9es par un paravent. Une statue d\u00e9corative de chien. Une table et un lit \u00e0 \u00e9tage. Une baignoire. Une armoire de cuisine en bois \u00e0 c\u00f4t\u00e9 d\u2019un four. Une bouilloire dont s\u2019\u00e9chappe de la vapeur d\u2019eau. C\u2019est tout le mobilier d\u2019une habitation qui est condens\u00e9 dans cette proposition sc\u00e9nographique. Alors que l\u2019histoire de Jon Fosse se d\u00e9roule sur un bateau, le d\u00e9cor instaure ici un autre univers\u00a0: celui d\u2019un int\u00e9rieur de maison ou d\u2019appartement. Que reste-t-il du monde maritime\u00a0? Une radio dont s\u2019\u00e9chappe la bande-son du spectacle\u00a0: cris de mouettes et bruits de moteurs. Pourtant, ce mobilier s\u2019apparente bien parfois \u00e0 celui du bateau\u00a0: le lit \u00e0 \u00e9tages devient celui du navire lorsque les dialogues en \u00e9voquent l\u2019existence. Parfois, le doute surgit\u00a0: la vapeur de la bouilloire symbolise-t-elle la fum\u00e9e du bateau\u00a0? Quoi qu\u2019il en soit, cette alternance, dans la relation des \u00e9l\u00e9ments sc\u00e9niques au texte, entre discordance et ad\u00e9quation semble \u00eatre un mouvement constitutif de la proposition de Guillaume B\u00e9guin, mouvement qui ne se limite pas \u00e0 la seule sc\u00e9nographie. En effet, le jeu des com\u00e9diens oscille \u00e9galement entre le p\u00f4le de l\u2019identification, de l\u2019incarnation, et celui de la narration. On peine d\u2019abord \u00e0 diff\u00e9rencier les personnages\u00a0: le chien de bateau Haktor, le capitaine Phosphore et le vaurien Einar. Car les actions de chaque personnage sont aussi narr\u00e9es par les trois acteurs\u00a0: le texte de l\u2019auteur norv\u00e9gien \u00e9tant parsem\u00e9 de \u00ab\u00a0pense le chien de bateau Haktor\u00a0\u00bb ou de \u00ab\u00a0dit le capitaine Phosphore\u00a0\u00bb, cette distribution \u00e9clat\u00e9e du texte propos\u00e9e par Guillaume B\u00e9guin r\u00e9pond tout \u00e0 fait au style narratif du texte. Petit \u00e0 petit cependant, l\u2019identification des acteurs aux personnages devient plus claire (m\u00eame si les acteurs racontent toujours des actions de personnages qu\u2019ils ne repr\u00e9sentent pas). Le capitaine Phosphore, appara\u00eet sous les traits de Fran\u00e7oise Boillat. Jean-Louis Johannides joue le chien, et Johanne Kneub\u00fchler le vaurien Einar. Univers de la fable et univers sc\u00e9nique sont donc soumis \u00e0 un jeu d\u2019attraction et de r\u00e9pulsion d\u2019autant plus pertinent que l\u2019enjeu d\u2019une mise en sc\u00e8ne d\u2019un tel texte est de rendre une narration au th\u00e9\u00e2tre.<\/p>\n\n\n\n<p>Cependant, ce balancier ne permet pas totalement de compenser la difficult\u00e9, pour le spectateur, \u00e0 s\u2019accrocher \u00e0 d\u2019autres mouvements que celui de la narration. Il y a bien des d\u00e9placements et d\u00e9tournements minimes de meubles (la baignoire devient un lit), quelques espaces de jeu qui sont cr\u00e9\u00e9s en de nouveaux endroits du plateau, deux ou trois incursions dans le domaine du burlesque (une com\u00e9dienne essuie par exemple sa brosse \u00e0 dents sur son derri\u00e8re), mais les actions se ressemblent pour la plupart, le mobilier est en g\u00e9n\u00e9ral utilis\u00e9 de fa\u00e7on conventionnelle, la bande-son ne r\u00e9serve pas de grosse surprise. Si l\u2019entr\u00e9e en sc\u00e8ne de Laurence Ma\u00eetre, interpr\u00e9tant avec exub\u00e9rance la chienne Loliletta, apporte de la fra\u00eecheur, l\u2019ajout d\u2019autres ruptures ou de progressions visuelles ou musicales aurait peut-\u00eatre conf\u00e9r\u00e9 au spectacle un rythme plus vari\u00e9, et permis d\u2019\u00e9viter le sentiment de l\u00e9g\u00e8re routine qui s\u2019installe.<\/p>\n\n\n\n<p>En revanche, cette proposition artistique excelle dans la fa\u00e7on dont elle th\u00e9matise la peur de perdre sa place dans le c\u0153ur de quelqu\u2019un. Le metteur en sc\u00e8ne dipl\u00f4m\u00e9 du Conservatoire de Lausanne a voulu en faire un \u00e9l\u00e9ment central&nbsp;: \u00ab&nbsp;Et pourtant, comme dans toutes les familles, il y a des gens qui s\u2019aiment, il y a des rivalit\u00e9s et il y a des relations qui se transforment. L\u2019amour change et se partage autrement. Et quelquefois l\u2019amour engendre de la peur. Peur que l\u2019amour disparaisse, justement.&nbsp;\u00bb Car le vieux chien n\u2019est pas seulement une statue de chien. Il n\u2019est pas seulement un chien. Pas seulement un com\u00e9dien. Le vieux chien qui a peur d\u2019\u00eatre remplac\u00e9, c\u2019est peut-\u00eatre aussi moi.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>20 mars 2015<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par&nbsp;<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/nicolas-joray\/\">Nicolas Joray<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/www.amstramgram.ch\/#le-manuscrit-des-chiens\">Voir la page du spectacle <\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>D\u2019apr\u00e8s Jon Fosse \/ Mise en sc\u00e8ne par Guillaume B\u00e9guin \/ du 20 au 22 mars 2015 \/ Th\u00e9\u00e2tre Am Stram Gram (Gen\u00e8ve) \/ En tourn\u00e9e jusqu\u2019au 10 mai 2015 \/ Critiques par Luc Siegenthaler et Nicolas Joray . <\/p>\n","protected":false},"author":1001119,"featured_media":9850,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[32,34,38,143],"tags":[139,128],"class_list":["post-6109","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-critique","category-expired","category-spectacle","category-theatre-am-stram-gram-geneve","tag-luc-siegenthaler","tag-nicolas-joray"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6109","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1001119"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=6109"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6109\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":21412,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6109\/revisions\/21412"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/9850"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=6109"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=6109"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=6109"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}