{"id":6016,"date":"2015-03-12T16:07:28","date_gmt":"2015-03-12T15:07:28","guid":{"rendered":"http:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/?p=6016"},"modified":"2025-02-10T12:35:45","modified_gmt":"2025-02-10T11:35:45","slug":"le-jour-ou-jai-tue-un-chat","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/2015\/03\/le-jour-ou-jai-tue-un-chat\/","title":{"rendered":"Le jour o\u00f9 j&rsquo;ai tu\u00e9 un chat"},"content":{"rendered":"\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Le jour o\u00f9 j&rsquo;ai tu\u00e9 un chat<\/h2>\n\n\n<p>de Laetitia Barras \/ du 10 au 22 mars 2015 \/ Th\u00e9\u00e2tre 2.21 \/ Critiques par Jonas Guyot et Camille Logoz<\/p>\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>12 mars 2015<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par\u00a0<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/jonas-guyot\/\">Jonas Guyot<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Confessions entre coll\u00e8gues<\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"567\" height=\"567\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/03\/csm_chat01_f54e424b5a.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-9865\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/03\/csm_chat01_f54e424b5a.jpg 567w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/03\/csm_chat01_f54e424b5a-170x170.jpg 170w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/03\/csm_chat01_f54e424b5a-200x200.jpg 200w\" sizes=\"auto, (max-width: 567px) 100vw, 567px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Nuithonie<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>Apr\u00e8s&nbsp;<\/em>Peanuts<em>, la compagnie \u00dcberrunter revient avec un nouveau spectacle qui s\u2019int\u00e9resse au conflit qui peut na\u00eetre entre l\u2019\u00e9panouissement de la vie personnelle et la part toujours plus grandissante de la vie professionnelle. Avec humour et po\u00e9sie, les quatre protagonistes de cette fable des Temps modernes confessent leurs petits plaisirs, leurs frustrations et leurs d\u00e9sirs sous une forme chor\u00e9graphique et parfois hypnotique.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Quelques piles de journaux, un tabouret et deux tables forment un d\u00e9cor plut\u00f4t sobre dans lequel quatre personnages livrent \u00e0 un rythme effr\u00e9n\u00e9 petits plaisirs, angoisses, d\u00e9go\u00fbts et confessions de tout ordre. Nous assistons \u00e0 une variante du questionnaire de Proust dont on aurait supprim\u00e9 les questions pour ne laisser place qu\u2019\u00e0 des r\u00e9ponses du type&nbsp;: \u00ab&nbsp;je n\u2019ai pas le permis de conduire du coup je pr\u00e9f\u00e8re, de mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale, \u00eatre passager.&nbsp;\u00bb Si cette succession de petites anecdotes quotidiennes pourrait devenir tr\u00e8s vite lassante, la compagnie&nbsp;\u00dcberrunter parvient \u00e0 cr\u00e9er des encha\u00eenement dr\u00f4les et po\u00e9tiques. Le spectacle s\u2019\u00e9loigne d\u2019une d\u00e9marche \u00e9gocentrique qui consisterait \u00e0 d\u00e9voiler ses petits probl\u00e8mes et ses grandes aspirations. Le texte est, au contraire, compos\u00e9 de phrases suffisamment diversifi\u00e9es pour que chacun trouve chaussure \u00e0 son pied. Dans un souci d\u2019\u00e9change, la compagnie&nbsp;invite d\u2019ailleurs le spectateur \u00e0 inscrire, dans un petit cahier, la phrase du spectacle qu\u2019il a pr\u00e9f\u00e9r\u00e9e, et \u00e0 en ajouter une autre issue de sa propre r\u00e9flexion afin de la faire partager.<\/p>\n\n\n\n<p>Le spectacle s\u2019enrichit \u00e9galement d\u2019une r\u00e9flexion sur l\u2019ali\u00e9nation de l\u2019\u00eatre par le travail. En effet, cette succession de confessions, d\u2019interrogations et de r\u00e9flexions sur la vie et le quotidien s\u2019inscrit dans une chor\u00e9graphie tr\u00e8s pr\u00e9cise. Le spectacle est divis\u00e9 en quatre journ\u00e9es que nous identifions par les diverses activit\u00e9s de ces quatre personnages. Chaque journ\u00e9e de travail est pr\u00e9c\u00e9d\u00e9e de la lecture assez br\u00e8ve du journal&nbsp;: m\u00e9t\u00e9o, horoscope, gros titres. Puis dans une chor\u00e9graphie millim\u00e9tr\u00e9e, \u00e0 la mani\u00e8re des&nbsp;<em>Temps modernes<\/em>&nbsp;de Charlie Chaplin, les protagonistes d\u00e9butent un travail d\u2019usine r\u00e9p\u00e9titif et dont la finalit\u00e9 demeure absurde. Un homme transmet \u00e0 une femme une feuille de journal qui est ensuite tamponn\u00e9e, puis d\u00e9chir\u00e9e, avant d\u2019\u00eatre coll\u00e9e avec du ruban adessif pour finalement revenir aupr\u00e8s de l\u2019homme qui les empile. Tout au long de ce travail m\u00e9canique et harassant, les phrases fusent comme si la parole \u00e9tait le seul moyen de ne pas dispara\u00eetre derri\u00e8re la t\u00e2che ali\u00e9nante du travail.<\/p>\n\n\n\n<p>Les questions, les choix et les go\u00fbts que partagent ces quatre personnages sont pour eux une mani\u00e8re d\u2019exister. Au fur et \u00e0 mesure que les jours avancent, les pauses deviennent de moins en moins fr\u00e9quentes et le travail de plus en plus d\u00e9sordonn\u00e9. Le rythme s\u2019essouffle et la col\u00e8re monte dans la voix des personnages. La parole lib\u00e9r\u00e9e et qui semble ne plus vouloir s\u2019arr\u00eater appara\u00eet comme le grain de sable qui s\u2019est gliss\u00e9 dans la machine et en menace le bon fonctionnement. Dans une soci\u00e9t\u00e9 o\u00f9 le travail \u00ab&nbsp;grignote&nbsp;\u00bb de plus en plus notre vie personnelle,&nbsp;<em>Le jour o\u00f9 j\u2019ai tu\u00e9 un chat<\/em>&nbsp;s\u2019arr\u00eate sur cette relation conflictuelle en s\u2019interrogeant sur ce qui fonde notre identit\u00e9. L\u2019un des personnages se questionne d\u2019ailleurs dans une longue tirade sur ce qui aurait pu arriver s\u2019il avait \u00e9t\u00e9 un autre.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans une forme relativement courte (55 minutes), la compagnie&nbsp;\u00dcberrunter parvient \u00e0 susciter la curiosit\u00e9 et l\u2019int\u00e9r\u00eat, malgr\u00e9 un spectacle \u00e0 la forme volontairement r\u00e9p\u00e9titive. Nous tenons \u00e9galement \u00e0 relever le professionnalisme incroyable de ces quatre interpr\u00e8tes qui, m\u00eame avec un public particuli\u00e8rement turbulent le soir de la premi\u00e8re, ne se sont pas laiss\u00e9s d\u00e9stabiliser.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>12 mars 2015<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par\u00a0<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/jonas-guyot\/\">Jonas Guyot<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>12 mars 2015<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par\u00a0<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/camille-logoz\/\">Camille Logoz<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">A la poursuite du bonheur<\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"600\" height=\"600\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/03\/cie-berrunter.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-9864\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/03\/cie-berrunter.jpg 600w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/03\/cie-berrunter-170x170.jpg 170w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/03\/cie-berrunter-200x200.jpg 200w\" sizes=\"auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Nuithonie<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>La Cie \u00dcberrunter pr\u00e9sente du 11 au 22 mars 2015 au Th\u00e9\u00e2tre 2.21 de Lausanne un dr\u00f4le de concert. Si le spectacle se veut un hymne aux petits plaisirs qui forment notre quotidien, le cadre dystopique o\u00f9 na\u00eet la parole des personnages emp\u00eache pourtant de s\u2019abandonner compl\u00e8tement \u00e0 ce flux d\u2019optimisme.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Sur sc\u00e8ne, trois femmes et un homme. Ils racontent, \u00e0 tour de r\u00f4le, ce qu\u2019ils aiment, ce qu\u2019ils n\u2019aiment pas, leurs habitudes, leurs craintes, leurs exp\u00e9riences, leurs r\u00e9solutions\u2026 C\u2019est ainsi, par ces listes et ces \u00e9num\u00e9rations, qu\u2019ils tentent de donner une d\u00e9finition d\u2019eux-m\u00eames. Leurs monologues prennent vite la forme d\u2019une chorale \u2013 ou plut\u00f4t d\u2019un canon : chacun prend la parole individuellement, mais les voix s\u2019entrem\u00ealent et forment une seule m\u00e9lodie, soutenue par le rythme de leurs gestes. Alors que les personnages se mettent \u00e0 effectuer un travail \u00e0 la cha\u00eene, on identifie enfin la couleur de leurs v\u00eatements, comme celle d\u2019un bleu de travail. Le contexte dans lequel leurs monologues prennent racine est en fait celui d\u2019une usine.<\/p>\n\n\n\n<p>Allant \u00e0 l\u2019encontre de cette r\u00e9gularit\u00e9 et de l\u2019aspect cyclique du spectacle (repr\u00e9sentant quatre journ\u00e9es de travail, entrecoup\u00e9es par le chant du coq et la sonnerie de la pause), la prosodie \u00e9volue et varie. Il arrive que les personnages prennent de la distance, peinent \u00e0 se faire entendre, gonflent leurs voix, explosent : ces crises passag\u00e8res sont soit isol\u00e9es \u2013 et le train-train ne tarde pas \u00e0 reprendre sa place, soit g\u00e9n\u00e9rales, comme celle qui permettra d\u2019encha\u00eener avec la derni\u00e8re sc\u00e8ne. Sur un air des Quatre Saisons de Vivaldi qui ne laisse pas trop de doute quand \u00e0 l\u2019intention optimiste de ce final, les personnages clament soudainement leur enthousiasme pour la vie et cl\u00f4turent la repr\u00e9sentation par une derni\u00e8re liste, celle de leurs petits bonheurs.<\/p>\n\n\n\n<p>En fin de compte, le spectacle laisse un go\u00fbt mi-sal\u00e9, mi-sucr\u00e9. L\u2019annonce \u00e9tait pourtant claire : le th\u00e8me \u00e9tait d\u2019\u00ab \u00e9voquer le quotidien de mani\u00e8re inhabituelle pour lui redonner sa part d\u2019extraordinaire \u00bb, d\u2019\u00ab observer les richesses oubli\u00e9es du train-train de tout un chacun \u00bb. Dans cette optique, l\u2019intitul\u00e9 du spectacle surprend d\u00e9j\u00e0 : tuer un chat, un \u00e9v\u00e9nement usuel et routinier ? Le spectateur est partag\u00e9 entre son envie de poursuivre la liste que la compagnie laisse ouverte (elle propose d\u2019ailleurs au public de l\u2019allonger avec ses propres phrases \u00e0 inscrire dans le livre d\u2019or \u00e0 l\u2019issue du spectacle), et celle d\u2019\u00e9chapper \u00e0 ce m\u00e9canisme trop r\u00f4d\u00e9. On est entra\u00een\u00e9 par la chor\u00e9graphie endiabl\u00e9e des ouvriers et par l\u2019encha\u00eenement ent\u00eatant des r\u00e9pliques si bien que malgr\u00e9 le finale enjou\u00e9, on reste pris dans l\u2019engrenage de l\u2019usine d\u2019o\u00f9 s\u2019\u00e9l\u00e8ve la parole des personnages. N\u2019a-t-on pas voulu nous pr\u00e9senter, en fait de plaidoyer optimiste, une mani\u00e8re de fabriquer des pens\u00e9es positives ? Lorsque la lumi\u00e8re se rallume, on n\u2019a pas tant envie rentrer chez soi et de retrouver ses petites habitudes que de changer celles-ci radicalement. Quoique l\u2019on puisse se montrer r\u00e9ticent face \u00e0 l\u2019automatisme des encha\u00eenements, on appr\u00e9ciera tout de m\u00eame l\u2019\u00e9nergie qui se d\u00e9gage des quatre individus. \u00c0 chacun de d\u00e9cider d\u2019y voir un \u00e9lan de r\u00e9sistance ou des forcen\u00e9s qui se d\u00e9battent avec leurs cha\u00eenes.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>12 mars 2015<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par\u00a0<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/camille-logoz\/\">Camille Logoz<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/theatre221.ch\/spectacles\/125\/le-jour-o-j-ai-tu-un-chat\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Voir la page du spectacle <\/a><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>de Laetitia Barras \/ du 10 au 22 mars 2015 \/ Th\u00e9\u00e2tre 2.21 \/ Critiques par Jonas Guyot et Camille Logoz<\/p>\n","protected":false},"author":1001119,"featured_media":9864,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[32,34,38,120],"tags":[136,24],"class_list":["post-6016","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-critique","category-expired","category-spectacle","category-theatre-2-21-lausanne","tag-camille-logoz","tag-jonas-guyot"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6016","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1001119"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=6016"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6016\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":21433,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6016\/revisions\/21433"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/9864"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=6016"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=6016"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=6016"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}