{"id":5987,"date":"2015-03-09T23:36:28","date_gmt":"2015-03-09T22:36:28","guid":{"rendered":"http:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/?p=5987"},"modified":"2025-02-10T12:36:33","modified_gmt":"2025-02-10T11:36:33","slug":"mademoiselle-julie","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/2015\/03\/mademoiselle-julie\/","title":{"rendered":"Mademoiselle Julie"},"content":{"rendered":"\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Mademoiselle Julie<\/h2>\n\n\n<p>d&rsquo;Auguste Strindberg \/ mise en sc\u00e8ne Gian Manuel Rau \/ du 24 f\u00e9vrier au 15 mars 2015 \/Th\u00e9\u00e2tre de Carouge \/ Critiques par Luc Siegenthaler et Fr\u00e9d\u00e9ric Guignard.<\/p>\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>9 mars 2015<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par\u00a0<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/luc-siegenthaler\/\">Luc Siegenthaler<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Silence bruyant<\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"800\" height=\"533\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/02\/w7_MlleJulie_MariodelCurto.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-9830\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/02\/w7_MlleJulie_MariodelCurto.jpg 800w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/02\/w7_MlleJulie_MariodelCurto-250x167.jpg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/02\/w7_MlleJulie_MariodelCurto-300x200.jpg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/02\/w7_MlleJulie_MariodelCurto-768x512.jpg 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/02\/w7_MlleJulie_MariodelCurto-624x416.jpg 624w\" sizes=\"auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Nuithonie<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>\u00ab Mademoiselle est folle, compl\u00e8tement folle \u00bb. De m\u00eame est la mise en sc\u00e8ne de\u00a0<\/em>Mademoiselle Julie<em>\u00a0par Gian Manuel Rau au Th\u00e9\u00e2tre de Carouge, d\u00e9s\u00e9quilibrant sans cesse les rep\u00e8res du spectateur \u00e0 travers un questionnement identitaire sans bornes.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab Ce sujet va faire du bruit \u00bb avait pr\u00e9venu Strindberg. Ecrite en 1888, cette pi\u00e8ce ne fut mise en sc\u00e8ne pour la premi\u00e8re fois qu\u2019en 1906 en raison de sa dimension controvers\u00e9e, notamment \u00e0 l\u2019\u00e9gard de la \u00ab vraisemblance \u00bb sociale : il paraissait impensable que Julie, fille d\u2019un aristocrate, mette fin \u00e0 ses jours sous les ordres de Jean, valet de son p\u00e8re, apr\u00e8s avoir couch\u00e9 avec lui. Le caract\u00e8re subversif de ce texte r\u00e9sonne encore en 2015.<\/p>\n\n\n\n<p>Les sc\u00e8nes s\u2019encha\u00eenent dans un r\u00e9alisme cru conforme \u00e0 l\u2019esth\u00e9tique naturaliste de Strindberg, au sein duquel surgissent des images symboliques empreintes d\u2019une violence exacerb\u00e9e. Ainsi, lorsque Jean s\u2019isole avec Julie pour se livrer \u00e0 des \u00e9bats sexuels, des graffitis d\u2019un rouge agressif sont projet\u00e9s sur l\u2019int\u00e9gralit\u00e9 de la fa\u00e7ade de la cuisine sur un rythme effr\u00e9n\u00e9 de death metal. Mais voil\u00e0 qu\u2019appara\u00eet Christine, fianc\u00e9e trahie de Jean et domestique de Julie, marchant lentement dans un silence complet, dans une atmosph\u00e8re sobre et sombre. Voil\u00e0 o\u00f9 se situe la finesse artistique de Gian Manuel Rau. Son monde sc\u00e9nique dans Mademoiselle Julie s\u2019extrait de toute fronti\u00e8re d\u00e9finie et ne cesse de vaciller entre r\u00e9alisme et symbolisme ; raison et folie ; bruit et silence ; artifice et nudit\u00e9 ; f\u00eate et mort.<\/p>\n\n\n\n<p>Cet univers ambigu rappelle aussi la complexit\u00e9 des relations entre les personnages de Strindberg. Personne n\u2019est \u00e0 sa place, personne ne trouve sa place. Jean s\u2019insurge contre sa position de valet et domine Julie en usant d\u2019un pouvoir arbitraire li\u00e9 \u00e0 la nature de son sexe. Julie se m\u00eale aux mouvements populaires lors de la Saint-Jean, s\u00e9duit Jean, et r\u00eave d\u2019un ailleurs bourgeois. Cette d\u00e9gradation sociale se traduit par son apparence m\u00eame : tout d\u2019abord maquill\u00e9e et habill\u00e9e d\u2019une robe blanche \u00e9l\u00e9gante, elle se d\u00e9nude pour enfin porter les m\u00eames habits que Jean. Seule Christine semble ob\u00e9ir aux exigences que lui impose son r\u00f4le social : femme et servante dans un univers sexiste et aristocratique, elle est d\u2019abord un simple prolongement du d\u00e9cor. Lorsqu\u2019elle se plaint de sa condition, son fianc\u00e9 allume la radio, rendant ses paroles insignifiantes ; m\u00eame l\u2019exhibition de ses fesses ne parviendra pas \u00e0 d\u00e9s\u00e9quilibrer l\u2019orgueil masculin de Jean. Mais chaque personnage se d\u00e9fie, se rebelle, se perd et chute dans une qu\u00eate identitaire. Cette mise en sc\u00e8ne de&nbsp;<em>Mademoiselle Julie<\/em>&nbsp;fait du bruit ; elle d\u00e9stabilise constamment les rep\u00e8res du spectateur, qui, lui-m\u00eame, ne sait plus o\u00f9 se situer.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>9 mars 2015<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par\u00a0<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/luc-siegenthaler\/\">Luc Siegenthaler<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>9 mars 2015<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par\u00a0<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/frederic-guignard\/\">Fr\u00e9d\u00e9ric Guignard<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Eau \u00e9carlate<\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"800\" height=\"533\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/02\/w10_MlleJulie_MariodelCurto.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-9826\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/02\/w10_MlleJulie_MariodelCurto.jpg 800w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/02\/w10_MlleJulie_MariodelCurto-250x167.jpg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/02\/w10_MlleJulie_MariodelCurto-300x200.jpg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/02\/w10_MlleJulie_MariodelCurto-768x512.jpg 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/02\/w10_MlleJulie_MariodelCurto-624x416.jpg 624w\" sizes=\"auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Nuithonie<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>Une femme, un homme et une autre femme : l\u2019\u00e9ternel conflit amoureux prend dans\u00a0<\/em>Mademoiselle Julie<em>\u00a0des allures de trag\u00e9die grecque m\u00e2tin\u00e9e de boue naturaliste. C\u2019est que la salet\u00e9 est en l\u2019homme, m\u00eame harmonieusement mise en sc\u00e8ne par Gian Manuel Rau, qui livre une repr\u00e9sentation saisissante de la m\u00e9diocrit\u00e9 et de la grandeur.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Il y a une puret\u00e9 esth\u00e9tique certaine dans cette mise en sc\u00e8ne de&nbsp;<em>Mademoiselle Julie<\/em>, d\u00e8s les premiers instants. Sur la large sc\u00e8ne du Th\u00e9\u00e2tre de Carouge, le d\u00e9cor est partitionn\u00e9 en deux, entre cuisine d\u2019\u00e9poque en tons fonc\u00e9s c\u00f4t\u00e9 jardin et paroi lumineuse trou\u00e9e de fen\u00eatres qui laisse respirer la profondeur c\u00f4t\u00e9 cour mais il d\u00e9gage un \u00e9tonnant sentiment d\u2019unit\u00e9, pleine et rassurante. La luminosit\u00e9, tout en nuances de beige, est tamis\u00e9e par un \u00e9clairage doux et renforce la sensation de s\u00e9r\u00e9nit\u00e9 que d\u00e9gage la sc\u00e8ne inaugurale. Pourtant, rien de lisse chez les trois com\u00e9diens qui peuplent v\u00e9ritablement le vaste espace de leurs all\u00e9es et venues autant que de leur immobilit\u00e9 signifiante, ni dans l\u2019intrigue serr\u00e9e qui d\u00e9roule ses drames minuscules par leur port\u00e9e mais \u00e9normes d\u2019intensit\u00e9, dans un huis clos des plus terribles.<\/p>\n\n\n\n<p>Jean, domestique, fianc\u00e9 de Christine, cuisini\u00e8re de son \u00e9tat, drague Mademoiselle Julie, fille du Comte et donc appartenant \u00e0 la classe sup\u00e9rieure, qui succombe \u00e0 ses charmes factices, par amour, et choisit au final la mort plut\u00f4t que le d\u00e9shonneur. R\u00e9sum\u00e9 ainsi, c\u2019est un triangle amoureux des plus rab\u00e2ch\u00e9s que Strindberg met en sc\u00e8ne, certainement par volont\u00e9 naturaliste de repr\u00e9senter le m\u00e9diocre, ou pire: le banal. Impossible n\u00e9anmoins de ne pas \u00eatre emport\u00e9 par le micro-d\u00e9sastre qui se noue et se d\u00e9noue constamment sous nos yeux: le texte implacable et cruel est rendu avec justesse par trois com\u00e9diens qui brillent autant par la ma\u00eetrise de leur personnage que par le contraste qu\u2019ils forment une fois largu\u00e9s ensemble dans cette ar\u00e8ne que semble figurer l\u2019unique pi\u00e8ce du d\u00e9cor. Julie et Jean forment ainsi un couple h\u00e9t\u00e9roclite, s\u00e9par\u00e9s par leur condition, par leur sexe (Strindberg montre d\u00e9j\u00e0 l\u2019aporie de la condition f\u00e9minine, le choix \u00e9tant r\u00e9duit \u00e0 m\u00e8re ou putain, soit Christine ou Julie) et par leur \u00e2ge \u2013 du moins avec le duo Berdine Nusselder et Roland Vouilloz \u2013 qui renforce l\u2019irr\u00e9conciliable dichotomie que la vie a d\u00e9cid\u00e9 de placer l\u00e0, afin de livrer un combat \u00e0 l\u2019amour, \u00e0 la mort. Le second entra\u00eene ainsi la premi\u00e8re dans son univers vici\u00e9, la tra\u00eene dans la boue pour mieux exorciser ses propres envies et ses propres doutes.<\/p>\n\n\n\n<p>Il s\u2019agit pour Jean, pour Strindberg et sans doute \u00e9galement pour Rau de r\u00e9v\u00e9ler que tout est \u201csalet\u00e9 qui flotte dans l\u2019eau jusqu\u2019\u00e0 ce qu\u2019elle d\u00e9rive et s\u2019enfonce\u201d, en particulier ce qui nous semble le plus pur, \u00e0 l\u2019instar de Mademoiselle Julie. Cette puret\u00e9 initiale symbolis\u00e9e par la robe qu\u2019on croit immacul\u00e9e est soutenue par la mise en sc\u00e8ne polic\u00e9e, soucieuse du d\u00e9tail, mais bient\u00f4t les taches qu\u2019on y distingue avec un peu d\u2019attention s\u2019\u00e9tendent \u00e0 son \u00eatre. F\u00e9ministe avant l\u2019heure dans sa mani\u00e8re d\u2019\u00eatre et d\u2019agir, remarquablement incarn\u00e9e par une Berdine Nusselder plut\u00f4t punk, la protagoniste succombe pourtant \u00e0 ce qu\u2019elle prend pour souillure, la relation sexuelle avec Jean, que Gian Manuel Rau expose s\u00e8chement, dans sa crudit\u00e9, par le rhabillement vulgaire des deux personnages une fois la chose accomplie. Une magnifique sc\u00e8ne de purification, soutenue par une lumi\u00e8re toujours exacte et un Stabat Mater&nbsp;<em>off<\/em>&nbsp;fort \u00e0 propos (tant il rappelle l\u2019h\u00e9ritage chr\u00e9tien qui sous-tend le p\u00e9ch\u00e9 que Julie est cens\u00e9e avoir commis) et pourtant bouleversant, ne lui apportera pas la r\u00e9demption: la fuite est irr\u00e9alisable, l\u2019amant ne l\u2019aimant pas, et c\u2019est encore par l\u2019\u00e9l\u00e9ment aquatique que ce personnage \u00e9minemment complexe et touchant tire sa r\u00e9v\u00e9rence, dans un artifice sc\u00e9nique qui subsume et transcende une \u201ctrag\u00e9die naturaliste\u201d r\u00e9alisant avec brio l\u2019intention originale d\u2019August Strindberg.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>9 mars 2015<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par\u00a0<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/frederic-guignard\/\">Fr\u00e9d\u00e9ric Guignard<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/tcag.ch\/saison\/piece\/mademoiselle-julie\/5\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Voir la page du spectacle <\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>d&rsquo;Auguste Strindberg \/ mise en sc\u00e8ne Gian Manuel Rau \/ du 24 f\u00e9vrier au 15 mars 2015 \/Th\u00e9\u00e2tre de Carouge \/ Critiques par Luc Siegenthaler et Fr\u00e9d\u00e9ric Guignard.<\/p>\n","protected":false},"author":784,"featured_media":9829,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[32,34,38,7],"tags":[140,139],"class_list":["post-5987","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-critique","category-expired","category-spectacle","category-theatre-de-carouge","tag-frederic-guignard","tag-luc-siegenthaler"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5987","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/784"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=5987"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5987\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":21447,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5987\/revisions\/21447"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/9829"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=5987"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=5987"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=5987"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}